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apiid Gallos, apud lielgns, sanguinis causas , auctorcs, initia, progressus; Meditationcs sacrœ, latin et ll.'imnnd , 1G15, 2 vol. in-8' ; Mediciis religiosus, 1619. 11 y parle dos maladies de l'Ame et de leur gu(''ri.son. Suprrior 7-eligiosus, 1019, iii-12; Cœnohiarcha, 102V, in- 8". Ces trois ouvragesoffrcnt d'excellents avis, fruit d'une exp(''rience longue et n^tléchie, et devraient ôlre le mavniel des supérieurs religieux. Politico-Christiaijus, l()2'i-, in-'i-% plein do vues sages qui rendraient les états et les particuliers heureux, si elles étaient suivies. Defensio Lipsii poslliuma, élégamment et judicieusement érrile.
SCULTliT (Ahuaham), né h (Irumberg en Silésie, l'an 15CC, se signala par son talent pour la chaire. Nommé professeur de théologie à Heidelberg, il fut envoyé au synode de Dordreclit, où il travailla en vain à mettre la jiaix entre les protestants. Il était naturel que ceux qui avaient rejeté l'autorité de l'Eglise universelle, ne s'en tinssent point à la décision de leurs égaux. On a de lui un livre intitulé : Medulla Patrum, 163'f-, in-4", et plusieurs autres ouvrages de théologie. Il mourut à Embden , en 1626. Son amour pour le travail lui avait fait placer sur la porte de son cabinet cette inscription, qui était à la fois une invitation pour les savants et un épouvantail pour les oisifs :
Amice, (iiiisquis liuc venis, Aut agilo panels, aul abi, Aiit nie lahorantem adjuva.
SCULTET. Yoii. Schlltet.
SCUPOLI (le P. Lalrent), né à Otrante, dans le royaume de Naples, vers l'an 1530, se distingua dans la congrégation des clercs réguliers, dits vulgairement théatins, pav sa régularité, sa morlilication, son zèle et ses lumières, et mourut en odeur di.' sainteté à Naples en 1610, Agé de 80 ans. On lui attribue assez communément ]e Combat spirituel, excellent traité de la morale et de la perfection chrétienne, traduit en latin par Lorichius, professeur dans l'universit'' de Fribourg en Bi'isgau , et en français par le P. Olympe Massutti, théatin, et le P. Jean Brignon. ( Voi/. ce nom, et le Journ. histor. et lia., 15 avril 1783, p. 578.) Il a été traduit do nouveau (1820) par M. do Saint-Victor : cette traduction fait jiartie de la Bibliothèque des dames chrétiennes, in-2'i-. Voi/. sur cette traduction le n° 2481 de la 2' éd'tion du Dictionnaire des anonymes, de Bai'bier. Saint François de Sales portait continuellement S'u- lui ce livre, qui a cela de commun avec Vlmitalion de Jésus-Chri.^t , que l'on a beaucouji dis|)utd pour en cunnaitro l'auteur. Les biMiédictins et les jésuiles l'ont revendiqué. Ou peut voir sur ce démêlé une Disscrtatio'i latine, par le P. Contiiii, tlii'^atin, imprimée à Vérone en 1747. (Quelques dévots ont cru pouvoir le préférer a l'inimitable ouvrage De imitationc Chrisli ; en quoi ils n'ont pas montré Ijcaucoup du discernement, m témoigné le goût de la véritable piété; car, quoique l'oiivrage du théatin soit solide et projjre à former les Ames à la sainteté, il est très-inférieur à celui de Tho-
' mas A-Kempis. "Voici le parallèle qu'un écrivain impartial a fait des deux 0''vrages : « L'un conduit à la vertu par la théorie des «guerres et des combals, qui constituent, « pour ainri dire, la vie du chrétien sur la « terre ; l'autre par la contemplation du « plus excellent modèle et les leçons du plus « grand maître. L'un est plus raisonné, plus «méthodique; l'autre, par une impression « lumineuse et rafiido, prévient l'elfet de « tous les raisonnements et de toutes les « métliodes. L'un tient jilus du travail et de « l'art; l'autre est l'ouvrage du cœur, de « l'onction et de la lumière de Dieu, dont les « mouvements ne connaissent ni règles, ni « calculs. L'auteur de l'un a peut-ê're plus « réfléchi, l'autre plus senti. » Voy. Kempis.
SEABURY (Samuel), premier évêque de l'église épiscopale des Etats-Unis, né l'an 1728, mort en 1796,. a laissé : des Sermons, 3 vol. in-8", y compris un vol. publié en 1798; le Devoir de conside'rer les routes que nous suivons ; un Discours prononce' à Portsmouth, à l'ordination de Robert Fowle, 1791.
SÉBA, de la tribu de Benjauiin, était un dos complices do la révolte d'Absalon contre son père. Loin de détester son crime après la mort de ce fds rebelle, il empêcha onze des tribus d'Israël de reconnaître David pour leur roi. Il eut lieu do s'en repentir. Etant allé se renfermer dans la ville d'Abela pour se soustraire aux poursuites de Joab, général de David, les habitants alarmés lui coupèrent la tète vers l'an 1023 avant l'ère chrétienne, et la jetèrent pardessus les murailles, à la vue de Joab, qui leva aussitôt le siège de cette ville.
SÉBASTIANI DELLA PoiiTA (Loiis), doyen de ré[)iscopat, né à la Porta-d'Auipugnani, en Corso, le 25 mars 1745, était curé avant la révolution et fui nommé, en 1802, à l'évèché qui, d'après la bulle du concordat, comprenait toute l'île de Corse : la cérémonie de son sacre eut lieu le 2ï juin de la môme année. Il assista au concile de Paris, en 1811 , et mourut à Ajaccio dans le mois de décembre 1831. Le jour do ses obsèques, deux Oraisons funèbres furent [irononcées : l'une par M. Ccratli, principal du collège, l'autre par M. Moltedo, curé do Vico. Ce prélat était om-ie du général Sébastian!, qui a été porté, par la révolution de juidet 1830, au ministère des atfairos étrangères.
SÉBASTIEN (saint), se signala tellement par son zèle pour la foi chrétienne, et par le grand nombre d'hommes illustres qu'il gagna à Jésus-Chriït, que s'étant attiré la hame des païens, il fut mis à mort le 20 janvier 288. Los Actes de son martyre portent qu'il fut d'aboivl percé de flèches et laissé pour mort ; qu'il on guérit, ot fut ensuite assommé à coups de bAton. Ces Actes ne sont jias d'un auteur contemporain, et paiaisseut être du iv" siècle. Bollandus les attribue à saint Ambroise. Il est certain qu'ils sont atitérieurs à l'an 403, puisqu'il y est parlé des gladiateurs, qui furent abolis cette année-l.^, par un décret de l'empereur Honorius.