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la religion, trad. du l'allemand de Hnll(?r, 1772, in-8° ; Des lois civiles relativement à la propriété des biens, ouvrage traduit de l'italien, 1766, in-8'; nouvelle édition augmentée de quelques remarques par de Félice, 1768 ; Lettres sur la découverte de rancicnne ville d' Ilerculanum et de ses principales antiquités, 1770, 2 vol. in-8°, etc.— Des Mémoires sur l'éducation, la vie, les ouvrages et le caractère de feu M. Seignenx de Correvon, ont été impr. à Lausanne, 1776, in-S" de 2i p. SEILER (Georges-Frédéric), savant docteur allemand, né à Erlaiigen le 24- octobre 1733, mort le 13 mai 18U7, devint premier professeur à l'université d'iùlangen, et l'un des plus profonds théologiens de l'Alleniagne. Il jouissait aussi d'une grande célébrité comme prédicateur. L'Allemagne savante donne une liste de ses ouvrages, qui se montent k 170, et dont quelques-uns ont été tirés à 500 mille exemplaires. Nous citerons seulement : Religion des enfants, 1T72, qui a eu dix-huit éditions. Lectures pour l'habitant des villes et celui des campagnes. Elles ont eu jusqu'à quatorze éditions. Ces deux ouvra-

§es qui sont en allemand, ont été traduits en iverses langues. Sa Biographie , par J-B. Lippert, parut à Erlangen, 1789, in-8°.

6E1NT-GERMAN (Christophe), né à Skilton près de Coventry dans le Warwickshire d'une très-bonne famille, joignit à l'étude des belles-lettres celle de la théologie. 11 exerça avec distinction la profession d'avocat, et mourut à Londres le 28 septembre 15i0, laissant les ouvrages suivants : Dialogus de fundamentis legum Angliœ et de conscientia, Londres, 1528, 1598, 1604. et 1613, in-8° ; Principia legum Angliœ a gallico sermone translata, 1546, in -8° : cet ouvrage étant joint au précédent dans l'édition de 1528, donnée par Seint-German lui-même, on l'en croit Tauteu" ; Du pouvoir du clergé selon les lois ; Traité pour prouver que le clergé ne peut point faire des lois ; Traité de l'Eglise et de ses droits ; Traité des sacrements de l'Eglise; Apologie de Thomas More; Dialogue concernant le pouvoir du clergé et celui du peuple.

SELDEN (Jean), publiciste anglais, né à Salvington, dans le Sussex, en ISS'i^, fit ses études à Chichester, puis h Oxford, et s'y dévoua principalement à la connaissance du droit et de l'antiquité sacrée et profane. Après avoir mené une vie douce et apiiliquée, il mourut en 165'i-, à 70 ans. 11 avait pris pour devise : La liberté sur toutes choses. Cette liberté, qu'il mettait dans ses propos conmie dans sa conduite, le brouilla quelquefois avec Jacques l''et (^.harles 1". Mais comme îe zèle filutôt que resjirit de satire animait ses discours, on les lui pardonnait plus facilement qu'à tout autre. On a de lui : De succcssionibus in bona defuncti, secundum Iledrœos ; De jure naluruli cl gentium, juxla bisciplinam Hebrœorum; ouvrage fort estimé pur Puirendorf, qui n'est pas d'accord en cela avec Le Clerc et Barbeyrac. Il parait qu'il s'était un peu entôté des écrits des rabbins, et qu'il a voulu y jiuiser des connaissances

qu'il aurait pu prendre ailleurs. De nuptiis et divorliis ; De anno civili veterum Hebrœorum ; De nummis ; De diis Syris, Amsterdam, 1680, in-8* : ouvrage plein de recherches ; Uxor hebraica ; De laudibus legum Angliœ; Jani Anglorum faciès altéra ; Mure clausum. L'auteur y donne l'empire des quatre mers à sa nation. Grotius lui a opposé Mare liberum. Analecton Anglo-britannicum, etc., livre curieux, dans lequel on trouve l'histoire du gouvernement d'Angleterre jusq l'au règne detiuillaume le Conquérant; De si/nedriis Hebrœorum, traité savant et estimé; une Explication des marbres d'Artmdel, in-4°, en latin, avec des notes peut-être plus pleines d'érudition que de vérité historique : elle a été continuée par Prideaux, qui en a expliqué le plus grand nombre (voy. ce nom); un Traité des dimes, qui offensa beaucoup le clergé d'Angleterre; un autre de l'origine du duel. C'est lui aussi qui a [)ulilié le livre d'Eiitychius d'Alexandrie. Tous les ouvrages de St'lden, tant latins qu'anglais, ont été imprimés à Londres en 1726, 3 vol. in-fol. Ce recueil est recherché, quoiqu'on reproche à l'auteur un style plein d'obscurité. On a imprimé en anglais un recueil des paroles remarquables de cet habile jurisconsulte, sous le titre de Seldeniana.

SELLIER (N. OsMONT du), capucin, nommé en religion le père Tranquille de Bayeuxi embrassa les principes de Port-Royal. Son attachement à cette cause lui ût quitter son ordre en 1725, pour aller en Hollande se réunir aux appelants qui s'y étaient réfugiés, projet qu'il exécuta en 1727. 11 est auteur de divers ouvrages, dont voici les litiges : 7mstruction théologique, en forme de catéchisme, sur les promesses faites à l'Eglise, Utrecht, 1733, in-12 ; Eclaircissement de plusieurs difficultés touchant les conciles généraux, Amsterdam (Rouen), 1731-, in-12. La France littéraire attribue cet ouvrage à du Sellier, l'abhé Ladvocat le donne au chanoine Legios. Justification des discours de l'Histoire ecclésiastique de Fleury, 1736, 2 vol. in-12; Réponse à la bibliothèque janséniste, avec des remarques sur la réfutation des critiques de M. Bayle, Nancy (Paris), 17i0, in-12; Exormcn de l'instruction pastorale de M. l'archevêque de Cambrai. Il mourut vers 1770.

SELLIUS (Adam-Burckhardt), connu sous le nom de Nicomède Sellii, moine du couvent de Sainl-Alexandre-Nefski, à Saini-Pétersbourg, était né en Danemark et étudia dans plusieurs universités d'Allemagne. 11 vint, en 1722, à Saint-Pétersbourg où il se Uxa, et, vingt-deux ans après, il embrassa la religion russe. Il mourut dans cette capitale en 1746. On cite de lui h^s ouvrages suivants : Schediasma littcr. de scriptor. qui hisloriam polilico-eeclisiaslicam Russiœ scriptis illusirnrunt, Revel, 1736, trad. en russe, Moscou, 1815 ; Miroir des souverains russes, depuis Rurick jusqu'à Elisabeth, en vers ; De Russorum hierarchia, 5 volumes : c'est le meilleur ouvrage de Sellius.

SELLUM, meurtrier de Zacharie, roi d'is-. raël, usiu'pa la couronne l'an 771 avant Je-

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sus-Christ ; mais au bout d'un mois il fut mis à mort par Manalium, gc-néral des troupes de Zacharie, qui fut lui-même proclamé roi par son armée.

SEM, fils de Noé, né vers Fan 2'i.76 avant Jésus-Christ,. couvrit la nudité de son père. Noé, à son réveil, lui donna une bénédiction particulière. Sem mourut âgé de 600 ans, laissant cinq fils, Elam, Assur, Arphaxad, Lud , Aram, qui eurent pour partage les meilleures provinces de l'Asie. D'ArjthaYad descendirent, en ligne directe. Salé, Héber, Phaleg, Reii, Sarug, Nachor, et ïharé, père ifAbraliaïu.

SÉMÉI, parent du roi Saiil, imita et servit ce prince dans sa haine pour David. Voyant ce, père infortuné contraint de s'enfuir [)ar la rébellion de son fils Absalon, il |)rolita de cette calamité pour le poursuivre, et lui lança des pierres avec les injures les plus outrageantes. David ayant été vaiiiqueui-, Séméi seieta à ses pieds et demanda pardon. DaviJ, réprimant tout mouvement de vengeance, lui fit grâce ; mais il reconmianda en mourant à son fils Salonion de ne pas perdre do vue un rebelle dont l'impunité pouvait produire des etfets funestes à l'Elat. Ce prince, devenu roi, fit venir Séméi et lui défendit sous peine de la vie de sortir de Jérusalem, lui donnant ainsi la ville pour [)rison. Le coupable, ayant violé cette défense trois ans ainès, fut arrêté et condamné à avoir la tète tran.chée.

SÉMÉIAS, enthousiaste de la ville de Néliélèle, voulut se mêler de composer des prophéties, et envoya à Sophonias, lils de Maasias, un livre de prétendues r(!vélations, 011 il disait que Dieu ordonnait à Sophonias de prendre soin du peuple qui restait à Jérusalem. Le prophète Jérémie avertit, de la part de Dieu, Sophonias de ne pas croire ce fourbe, qui en serait puni par une captivité éternelle pour lui et pour sa [lostérité. — 11 ne faut pas le confondre avec le prophète SÉJiÉiAs, qui vivait sous Roboam, roi de Juda, et qui défendit à ce piùnce, de la part du Seigneur, de faire la guerre aux tribus qui s'étaient sé[iarées de lui. — ^11 y a un 3° SÉ- MiîiAS, dit Noadids, qui se laissa corrompre parles présents du gouverneur de Samarie, pour susciter des obstacles au saiu homme Néhémie, qui voulait rebâtir Jérusalem.

SEMÉLIER (Jean Laluent Lis), prêtre de la doctrine cinétienne, né en 1660, à Paris, d'une bonne famille, enseigna la théologie dans son ordre avec un succès distingué. Ses talents lui méritèrent la place d'assistant du général. Il mourut à Paris en 17-23, à 63 ans. On a de lui d'excellentes Conférences sur le mariage; l'édition la plus estimée est celle de Paris eu 1713, 3 vol. in-li, parce que celte édition fut revue et corrigée par plusieurs docteurs de la maison de Sorbonne , des Conférences sur l'usure et sur la restitution, dont la meilleure édition est celle de 1724-, en 4 vol. iu-12; des Conférences sur les péchés, 3 vol. in-12. Le i)ère Le Sémélier s'était proposé de donner de semblables conférences sur tous les traités de la morale

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