‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 19 sur 341 · NAV · texte numérisé non relu

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717; Avis à nosseigneurs du parlement, sur la vente de la bibliothèque du cardinal de Mazarin, 1652, in-4-°, peu commiiii; Remise de la bibliothèque entre les maiis de M. Tubeuf, Hiol, in-V% plus rare encore; le Marfnre, ou Discours contre les libelles, Paris, 16:20, in-S", ouvrage extri^uiement rare. Le P. Jacob, carme, a donné un Recueil des éloges que les savants ont l'ait do Naudé , avec le catalogue de ses ouvrages, Paris, KioO, in-4°. On a recueilli dillV'n'nts traits de la vie et des pensées (l(> Naudé sous le titre de Naudeana, Paris, 1701, et Amsterdaiu , 1703, in-1-2, avec les additions.

NAUUÉ (PhilippkI, né à Metz en 1651, de parents pauvres, se retira h Berlin après la révocation de Tédit de Nantes. 11 fut reçu de la société desscienc's en 1701, et attaché, en 170V, à l'académie des princes, comme (irofesseur de mathématiques. On a de lui une Géométrie, in-'i-', en allemand; et quelques autres petites |iièces dans les Miscellanea de la société de Berlin. 11 laissa aussi beaucoup d'ouvrages de théologie, qui sont plutôt d'un homme emporté par le Innatisme do secte, que d'un auteur (]ui cherche à éclaircir les matières de religion : ils sont de ])lus écrits avec une sécheresse repoussante, et d'un style qui ne rachète en aucune façon les défauts inhi'renls h la chose. H mourut à Berlin en 17:29. On a de lui divers Mémoires dans les Miscellanea berolinensia.

N.VUDO (Paul), archevêque d'Avignon, naquit le "2.3 octiibro 179.'i., aux Angles, bourg de Catalogne, ancien diocèse d'Alet, département des Pyrénées orientales , d'une famille ani ieniie d'origine espagnole. Après avoir fait ses éludes dans un collège du département de l'Aude, il entra au séminaire de Carcassonne, et fut fait j)rétre on 1818. Ses succès théologiques engagèrent l'évèque à lui confier une chaire, qu'il conserva jusqu'en IS-lk. A cette époque l'évèque de ÎPerjiignan le rappela dans son diocèse, le choibit pour directeur de son grand séminaire, où il professa la théologie , l'astronomie et la physique, et plus tard il le nomma grand vicaire. En 183i., l'abbé Naudo fut promu à l'évèché de Nevers. Des discordes politiques agitaient ce pays, et le nouveau prélat dut op[ioser sa pacifique influence aux menaces do l'émeute. « Il y eut une collision terrible, « dit la liingraphie des hommes du jour, entre « un bataillon d'infanterie et Imit escadrons <i d(^ cavaleiio d'une i)art, et quelques niilliers « d'ouvriers flotteurs et de paysans de l'au- « tre. M. Naudo se rendit à Clainecy, où « l'émeuti! avait déjà éclaté par deux fois, « et, au |)èril de sa vie, lit agiéer son inter- « ventiou, et accomplit sa mission d'union « et do i)aix. » Transféré en 18'i-2 sur le siège archiépiscopal d'Avignon, il eut la douleur de voir (^xjiulser de leur maison, malgré ses (■•norgiques réclamations aj)[)uyéos d'une (iélil)élation ûo.s avocats les plus illustres de Paris, les religii>uses hospitalières de Sainl- Josejjli, i)ar suite d'impul.itioiis calonuiieuses relatives à un couunencement d'incendie Oui avait éclaté fi trois rej)rises dans leur

couvent, et h la séquestration de l'une d'entre elles atteinte de folie furieuse. Les hat)itants d'Avignon manifestèrent aussi dans cette occasion, de la manière la moins équivoque, la sympathie et la vénération que les sœurs leur avaient inspirées. Mais l'autorité civile n'en maintint pas moins sa décision. Mgr Naudo est mort d'une attaque d'apoplexie en célébrant le service divin, le jour de PAques, 23 avril 1848 : il était âgé de 54 ans.

N.'VULT (N.), procureur général sous la restauration, est auteur d'un bon ouvrage intitulé : Vérité catholique, ou Vue générale de la religion considérée dans son histoire et dans sa doctrine, suivie d'une Notice analytique des Pères de l'Eglise, Paris, 1837, 1 vol. in-12 de 234 pages.

N.4USÉA (Frédéric), surnommé 5/arictcanipianns, né près de Wurtzbourg, vers 148i), jirui'essa d'abord les belles-lettres, puis le droit et la théologie. 11 parut ensuite avec éclat dans la chaire, et fut, pendant 12 ans, prédicateur à Mayence. Appelé à la cour de Vienne, en 1533, il fut nommé, en 1541, évoque de cette ville, par l'empereur Charles-Quint, qui voulut récompenser ses succès dans la chaire et dans la controverse. Ce prélat mourut il Trente durant la tenue du concile, le G février 1532. Ses moi'urs étaient une règle vivante pour les évoques et pour le commun des fidèles. Nous avons de lui : plusieurs ouvrages en latin, contre les hérétiques, entre autres : De missœ sacrificio: quelijues Livres de inorale, parmi lesquels on distingue son Traité de la Résurrection, sous ce titre : De J.-C. et omnium mortuorum resurrectione, 1551, Vienne, in-4° : ouvrage singulier, curieux et peu connu ; Sept livres des choses merveilleuses, Cologne, 1532, in-4% fig. L'auteur y parle des monstres, des prodiges, des comètes. Cet ouvrage est foit curieux; mais l'auteur paraît quelquefois trop crédule. Catechismus calholicus; Consilia de puero litteris instituendo ; Libri quinque in concilia: Abrégé de la vie du pape Pie II, et de celle de l'empereur Frédéric III ; des Poésies assez faibles. On a imprimé à Bâle, en 1550, in-fol., un Recueil des lettres écrites à ce savant sur diverses m.atières. Ce recueil renferme aussi un catalogue de ses ouvrages.

NAV A (Gabriel-Mabie), évéque de Brescia, né le 17 avril 1758 à Barzano, diocèse de Milan, acheva ses études à l'université de Pavie,où il fut reçuavecla plus grande distinction docteur en théologie. Il fut nommé, à l'âge de 26 ans, prévôt de la collégiale de Saint- Etienne le Majeur à Milan, et en 1795 il passa avec le même litre à la paroisse de Saint- Ambroise, qu'il dirigeait encore lorsque les Français s'emparèrent de Milan. Nava , que son caractère et ses vertus entouraient d'une haute considération, parvint h sauver un autel fort riche, monument du ix' siècle, dont les Français voulaient s'em|)arer. Une fièvre jiernicieuse dont il fut atteint en assistant les malach'S de l'hôi^ital militaire de Saint-François, mit ses jours dans le plus grand dfiûger. Lorsque les Français évacuèrent l'Italie,

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