NAY
abandonnant leurs malades à Milan, Nava se chargea de pourvoir h leur subsistance , et ieur prodigua tous les secours que réclamait /eur position. Les militaires français lui exprimèrent leur reconnaissance dans une lettre qui a été insérée dans l'Ami de la religion du 5 juillet 18:'6, n" 2G76. Bonaparte ayant convoqué à Lyon, durant l'hiver de 1801-i 1802, une assemblée de notables italiens, Nava accompagna dans cette ville l'archevê- (jue de Milan qui y avait été mandé. Depuis, il assista au couronnement de Napoléon à Milan, et reçut les titres d'aumônier du roi d'Italie et de chevalier do la Couronne de Fer. En 1806, il fut promu à l'évêché de Brescia, et il lut préconisé à Rome, le 18 septembre 1807. Il s'apliqua à propager le goût des études, surtout dans le jeune clergé, et le zèle qu'il apporlail dans ses fonctions était tel qu'il prêchait souvent trois ou quatre fois le même dimanche. Eu 1811, il assista au concile convoqué par Napoléon à Paris, et fut nommé un des quatre secrétaires. L'adresse à l'empereur, dans laquelle ou avait fait entrer les quatre articles de 1682, que les évêques italiens n'admettaient j)oint, donna lieu de leur part à de vives réclamations; l'évoque de Brescia demanda qu'on retranchât (le l'adresse tout ce qui touchait à la doctrine. Cette ofiposition déplut à l'empereur : on demanda au prélat une rétractation, et, sur son refus, un autre secrétaire fut nommé à sa place. Il s'empressa d'aller reprendre ses fonctions pastorales dans son diocèse. Grâce à ses dons généreux et aux etforts qu'il fit pour slimuler l.i charité des fidèles, la nouvelle cathédrale de Brescia fut presque entièrement terminée sous son administration. Pendant la fuiiine qui se fit sentir en 1817, ce prélat, malgré la modicité de ses revenus, fit de nombreuses libéralités. Après avoir épuisé toutes ses ressources, il vendit, pour secourir les pauvres, un anneau qu'il avait reçu de Napoléon, et tous les objets précieux qu'il possédait. Il fonda dans son diocèse un grand nombre d'établissements pieux ^ qui reçurent de lui de grands secours, notamment le couvent de chu'isses établi à Lovère, en 1816; le couvent de religieuses de la Visitation, ouvert à Brescia en 1818, et un établissement d'oratoriens, formé dans la même ville en 1823, avec la charge de donner des retraites aux prêtres et des missions dans le diocèse. 11 mourut le 1" novembre 1831. Les prévôts Bazzoni et Bottelli prononcèrent son oraison funèbre; le professeur Zambelli prononça sou éloge à l'athénée de Brescia, et Menini publia un Abrégé de sa vie.
NAVjEUS (Mathias), natif de la Hesbaye dans la principauté de Liège, fut licencié en théologie, curé de Saint-Pierre à Douai, et ensuite chanoine de l'église de Tournai et censeur des livres. Sa régularité et son savoir lui concilièrent une considération générale. Il mourut vers le milieu du xvii'^ siècle. Ses principaux ouvrages sont : des sermons sur les fêtes de quelques saints , sous le titre de Prwlibntio theologica in {esta Sanclo-