SIL
pas tollcnient son temps qu'il no s'oroiipAt encoro (ic sciences et d'oiivrnges relatifs h la niora'e ot h la l'elifçion. Il niouiut h MAcon en 180!), ?i 00 ans, le 10 novembre; dans cet A^:e avancé il avait conservé toutes les facultés (le son esprit, et écrivait encoro avec une vi-çueur qu'on aurait admirée dans un jeune homme On a de lui ; Vr.ramcH di's leçons de pin/sif/ue du Cnllei/e-lloi/al , cité cidessus, 17V0. in-12 ; Repl'ir/nr à M. de Mnlières , ou Démonstration physiro - matht!motii/ne de l'insuffisance et de l'impossibililé lies lourhillons, l"il, in-1-2; Institu'ions neu'lonniennes, ou Introduction à la pliilosopliie de iWewlon, 1747, 2 vol. in-8" ; De la cause de l'ascension et de la suspension de la li(jueur dans les Inipiux capillaires, dissertation couronnée îi Uouen on 17V8 ; Institulinns leihnitziennes , ou Précis de monndoloi/ie, Lyon et Paris, 1707, in-i° et in-8'; Àstronomiœ pln/sicœ ju.rta Nnctoni principia breviariuin ad usum studiosœ juventutis, Paris, 17V8, in-12; Prœlcetioncs astronomiœ newtonianœ, 17G9, in-8' ; Dissertation sur le prêt à jour; Lettres écrites de In plaine, en réponse â celles de la montac/ne ( de J,-J. Rousseau), Amsterdam, 1763, in-12; Le philosophe chrétien, ou Lettres à un jeune homme entrant dans le inonde, sur la vérité et la nécessité de la relli/inn, 1763, in-12; nouv. édit. 1776, in-8° ; Oraison funèbre de monseigneur le dauphin, 1766, in-V° ; Oraison funèbre de I^ouis AT, 177V, in 1°; Défense de la première des in'rités, 1806 : l'abbé Siii;orgne avait alors 87 ans. Lorsque le Spectacle de la Nature parut, il adressa à l'abbé Pluche une Lettre critiifue, sous le nom d'un ollicier de cavalerie. Il en résulta une liaison intime entre les deux savants, faits pour s'estimer. L'abbé Sigorgne était opposé à la nouvelle chimie et il écrivit contre elle. Il fut nommé, en 1803, correspondant de l'institut comme il l'avait été de l'académie des sciences ; il était membre de celle de Nancy, de la soci'Hé des sciences et des arts de .MAcon, etc. SIGUENZA (Joseph de), religieux espagnol de l'ordre des hiéronvmites ou ermites de Saint-Jérôme, né vers l'an l5'i-3 dans la ville dont il portait le nom, mort en 1606, supérieur du couvent d ; Saint-Laurent de l'Kscurial , se lit une grandj ré|nitation comme écrivain et comme prédicateur. Il était Irès-versé dans l'histoire et dans les langues orientales. Le roi Philippe II aimait à l'entendre dans la chaire sacrée, ce qui excita, dit-Qii, lijalousiede quelques moines, (]ui le dénoncéient h l'inquisition de Tolède, comme suspect de luthéranisme. Il comparut devant le tribunal, se juslilia et fut renvoyé absous. On a de Siguenza ; La Vida de San Geronimo, doctorde la santa ii/lesia, Madrid, Th. Junti, 1503, petit in-'r ; Secunda y tercera parte de la llistoria de la orden de son (icronimo, Madrid, 1600 et 1603,2 vol. Iietit in-fol. L'auteur paraît avoir reçu quelque secours |)our la coniiiosition do cet ouvrage d'un autre religieux hiéronymite , nommé François de Los Santos. llerménégilde de San-Pablo, du mCnne ordre, en a
donné une suite, sous ce titre : Origen y continuacion de cl Inslituto 1/ Reliqion hieronimiiina,'S\aûv\û, 1669, in-folio. M. Adolphe de Puibusque, parlant de Siguenza, tome I", |). ;^20, do son Histoire comparée des littératures espagnole et française, s'exprime ainsi : « Talent supérieur, qui a su écrire l'histoire « de son ordre de manière h faire regretter « qu'on ne lui ait pas confié l'histoire géné- « raie de la Péninsule. »
SILAS (saint), un des 72 disciples, fut choisi avec Jude pour aller îi Antioche porter le décret fait dans le concile de Jérusalem sur l'observation des cérémonies légales. Silas s'attacha à saint Paul, et le suivit dans la visite qu'il fit des églises de Syrie et de Cilicie, d'où ils vinrent en Macédoine. Il fut battu de verges avec lui par les magistrats lie Philippes , en haine de la foi chrétienne, et eut beaucoup de part aux autres soutTrances et travaux de cet apAtre. On célèbre la fête do saint Silas le 13 juin. Saint Jérôme (épître li3) dit que Silas est le même que Silvain, dont il est fait mention au commencement de l'Epître de saint Paul aux Thessaloniciens; mais les Grecs les distinguent, et Dorothée et saint Hippolyte, martyrs, disent que Silas a été évèque de Corinthe, et Silvain évèque de Thessalonique.
SILVATICIS (de). Voy. Porchetti.
SILVÈRE (saint), natif de Campanie, fils du pape Hormisdas, qui avait clé engagé dans le mariage avant de s'attacher au service de l'Eglise, monta sur la chaire de saint Pierre après le pape Agapet l", en 536. Théodat, roi des Goths, le plaça par violence sur le trône pontifical ; mais cette intronisation ne fut regardée comme canonique que quand le clergé de Rome eut consenti à son élection. Peu de temps après, Bélisaire, général de l'empereur Justinien, s'empara de Rome. L'impératrice Théodora résolut de profiter de cette occasion pour étendre la secte des acéphales, branche rie l'eutychianisme. Elle tâcha de faire entrer Silvère dans ses intérêts; mais voyant ses etforts inutiles, elle résolut de le faire déposer. On l'accusa injustement d'avoir dos intelligences avec les Goths; on produisit une lettre qu'on prétendait qu'il avait écrite au roi ennemi ; mais il fut iirouvé qu'elle avait été forgée par un avocat nommé Marc : cela n'empêcha pas qu'il ne fût envoyé en exil à Patare en Lycie, et qu'on n'ordonnât à sa place Vigile, le 22 novembre 537. L'évoque de Patare prit hautement la défense de Silvère, alla trouver l'empereur à Constantinople, le menaça d"s jugements de Dieu, s'il ne réparait le" Scan laie, et lui dit : Il y a plusieurs rois dans le monde, mais il n'y a qu'un pape dans l'Eglise de l'univers. Justinien, instruit du vi^i'itablo état des choses, ordoima (pi'on rétablit Silvère sur son siège. En revenant on Italie, il fut arrêté de nouveau par Bélisaire, à la sollicitation de sa founne, qui par là voulait faire sa cour h Théodora. Il fut relégué dans l'ile de Palmaria, vis-h-vis do Terracine, où, selon Libérât, il mourut de faim en juin 538. Procope, qui était alors eu