‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 200 sur 341 · SIS · texte numérisé non relu

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par ses nombreux écrits. Débrouiller la chronologie, faire revivre plusieurs auteurs ignorés, commenter des ouvrages obscurs, les rendre intelligibles , faire naître , pour ainsi dire, l'ordre et la lumière du sein du chaos, voilà l'idée qu'on doit se former des travaux de cet auteur. Voici ses principaux ouvrages ; d'excellentes Notes sur les capitulaires de Charles le Chauve et sur le code théodosien ; une Edition des conciles de France, avec des Remarques, Paris, Cramoisi, 1629, 3 vol. in-fol. Pour la compléter, il faut y.joindre le Supplément du P. de Lalande, iParis, l()G(j, in-fol., et les Concilia novissima GallicB d'Oilespun, Paiis, 1646, in-fol., etc.; des Editions des OEuvres de' ïhéodoret et d'Hincmar de lîeims; la première iidifion de Facundus â'Hermianc, avec des notes savantes, Paris, 1629, in-S" ; un grand nombre d'Opuscules sur dill'i'rentes matières, imprimés à Paris en 1696, en 5 vol. in-loL, et Venise, 1728, 5 vol. in-tbl., très-belle édition., 11 y en a plusieurs contre Godefroy, Saumaise, Richer et Saint-Cyran. L'érudition y est ménagée à propos, et son style peut servir de modèle à ceux qui tiaiteni les matières théologiques : son latin est pur et élégant. Cependant, quelques éloges qu'on ait donnés au P. Sirmond, il est certain que l'on a publié depuis des éditions supérieures aux siennes ; mais cela était aisé à ceux qui avaient celles-ci sous les yeux. Les jansénistes, et même quelques autres savants, se sont beaucoup récriés contre son Histoire pre'deslinatienne, et celle de la Pénitence publique; mais il ne paraît pas que leurs plaintes fussent fondées sur des motifs bien solides ; elles n'attirèrent pas l'attention de l'autorité ecclésiastique.

SJRMOND ( Jea?( ) , neveu du précédent, membre de l'académie française et historiographe de France, naquit à Kiom vers la89, et mourut en Auvergne en 16W. Il était regardé par le cardinal de Richelieu comme un des meilleurs écrivains de son temps ; mais le public n'en porta pas un jugement si tlatteur, quoiqu'il eût des connaissances et un style aisé et agréable. On a de lui : la Vie du cardinal d'Amboise, imprimée en 1631, in-8°, sous le nom du sieur des Monlarjnes : elle tient un |)eu trop de l'éloge ; des Poésies latines, 16o'i-, qui no sont pas sans mérite.

SIRMOND (Antoine), jésuite, né à Riom en 1591, et frère de Juan, mourut à Paris en 1643. Il avait pulilié, deux ans aui'aravant, nn ouvrage intitulé : Défense de la vertu, in-8", dans lecpiel il osait avancer qu'on ne peut marquer précisénjent aucun temps de la vie où l'on soit tenu de faire un acte d'amour de Dieu, et que l'accomplissement du précepte consiste à ne rien faire de contraire à son amour. Ses propositions furent désavouées par ses confrères, et l'auteur fut mis en pénitence. Nicole n'a pas laissé de leur en faire un crime dans ses notes sur la dixième Lettre provinciale. « Une pareille « injustice, dit un critique, ne contribue pas « peu à faire connaître les écarts dans les- « quels l'esprit de parti est capable de se

« précipiter. » On a de lui aussi un traité De iminortalilate animœ, et un autre intitulé : l'Auditeur de la parole de Dieu. L'auteur des Provinciales confond ce Sirmond avec le célèbre Jacques Sirmond , sans doute pour donner plus d'importance à sa critique. Ce n'est pas, à beaucoup près, la seule bévue ou méchanceté de ce genre qui se trouve dans ces fameuses Lettres.

SISARA, général de l'armée de Jabin, roi d'Azor, que son maître envoya contre Rarac et Dél)ora, qui avaient une armée de dix mille hommes sur le Thalior. Sisara ayant assemblé toutes ses troupes et neuf cents chariots armés de faux, vint de Haroseth au torrent de Cison. Rarac marcha contre lui et le vainquit. Sisara alla se réfugier dans la tente dHaber le Cinéen. Jahel, femme d'Haber, le voyant épuisé de fatigue, lui donna à boire du lait, le fit coucher et le couvrit d'un manteau; mais Sisara s'étant endormi, elle lui enfonça dans la tête un grand clou, dont il mourut sur-le-cham]) vers l'an 1285 avant Jésus-Christ. Fo?y. Jahel et Débora.

SISINNIUS, syrien de nation, succéda au pape Jean VII le 19 janvier 708, et mourut subitement le 7 février suivant, après vingt jours de pontificat.

SISMONDI (Jean- Chaules -Léonard Simonde de), historien, économiste et littérateur, né le 9 mai 1773 h Genève, où son père était ministre de l'Evangile, mort dans la même ville le 25 juin 1842, n'a publié aucun ouvrage spécial sur le dogme ou sur les croyances religieuses. Aussi, si nous lui donnons une place dans ce Dictionnaire, c'est moins à cause de ses propres écrits que parce que l'un d'eux a donné occasion à une excellente réfutation de Manzoni que nous mentionnerons en son lieu. Nous nous bornons à donner ici la liste des ouvrages de Sismondi, en constatant que, si l'on a pu louer les recherches et le soin que l'auteur apportait dans la rédaction de ses compositions historicpies, on y reconnaît malheureusement trop souvent la trace profonde des erreurs piolestantes dont son esprit était imbu. Tableau de l'agriculture de la Toscane, Genève, 1801, in-S° ; De la richesse commerciale, Genève et Paris, 1803, 2 vol. in-8° ; Histoire des républiques italiennes du moyenâge, Zurich et Paris, 1807-1818, 16 vol. in-8° ; réimprimée à Paris, 1825-1826. C'est sur cet ouvrage que le célèbre écrivain Manzoni publia des observations critiqui's qui ont été traduites de l'italien en français par M. l'abbé Delacouture, sous ce titre : Défense de la morale catholique contre l'Histoire des républiques italiennes, de Sismondi, Paris , 1835, in-12. L'ouvrage de Manzoni a été leproduit par M. l'abbé Migne dans le tome XIV de sa grande collection des Démonstrations évangéliques, Paris, 1843-1849, 18 vol. in-4°. Littérature du midi de l'Europe, cours donné à Genève dans l'hiver de 1811 à 1812, Paris, 1813, 4 vol. in-8"; 3' édition, Paris, 1819; Nouveaux principes d'économie politique, ou De la richesse dans ses rapports avec la population, Paris, 1819, 2 vol. in-8" ; 2" édition

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