‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 203 sur 341 · SOL · texte numérisé non relu

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diètes (lo Pologiii; la liberté de conscience ; niais divers excès qu'ils commirent contre la religion et l'Etat les firent entin chasser en 1638. Les cendres de Socin furent déterrées, lueni'es sur les frontières de la ]ielite Tartarie. et mises dans un canon, qui les envoya dans le pavs des infidèles. Les socinie-is fugitifs se retirèrent en Transylvanie. Ils sont fort déchus; en 1778, toute la secte, concentrée dans cette province, ne passait pas 600 tôtes. Mais si on considère que le déisme est une branche très-naturelle de cette hérésie, que l'athéisme moderne (si on en croit le Dictionnaire encyclopédique) en découle d'une manière également silre {Voy. Servet), on croira que celte hérésie est une des plus fécondes et des plus redoutables qui aient jamais existé : d'ailleurs, Lélie Socin et le fameux Ochin assistèrent, avec d'autres socinieus, h la fameuse conférence de Vicence, en 15iG, où se forma contre le christianisme une conjuration dont nous ne voyons que trop les etl'ets. Avant que l'on eût fait les recueils des livres qui sont dans la Bibliothèque des fri'res polonais (nom donné aux sociniens, en Pologne), il était dillicile de recouvrer les ouvrages de Fauste Socin. Mais ils ont été imprimés à la tête de celie Bibliothèque, qui est en 9 tomes in-ibl., IGotiet suiv.

SOCOLOVE (Sta>iislas), théologien polonais, chanoine de Cracovieet prédicateur du roi Etienne Battori, mourut en 1019, avec la réputation d'un savant. On a de lui des Commentaires sur les trois premiers évangélistes, et d'autres ouvrages de controverse et de morale. Le plus estimé de tous est une Tradtiction de Jérémie, patriarche de Constantinople, sous ce titre : Censura Ecclesiœ orientalis de prœcipuis nostri sœcuii hœreticorum doginatibus, e grccco in latinwn conversa, cum annotalionibus, Cracovie, 1582, in-folio.

SOCRATE le Scolastique, naquit à Gonstantinople, au commencement du règne du grand Théodose, vers l'an 380. Il étudia la grammaire sous deux fameux professeurs

Eaiens, et fit des progrès qui annonçaient eaucoup de talents. Il s'appliqua à l'histoire ecclésiastique, et entreprit de continuer celle d'Eusèbe de Césarée, en reprenant l'arianisme qu'Eusèbe n'avait touché que fort légèrement. L'Histoire de Socrate, divisée en sept livres, commence à l'an 306, et finit en 439; ainsi elle renferme ce qui s'est passé |içndant 13i ans. Son style n'a rien de beau ni de relevé. Quoiqu'il proteste qu'il s'est donné beaucoup de peine jinur s'instruire exactement de tous les faits qu'il rapporte, il y en a néanmoins plusieurs auxquels on ne peut ajouter foi [Voy. Paphnucej. Il n'était que lai(iue et peu versé dans les matières de théologie ; il parle souvent des novatiens d'une manière avantageuse. Ce n'est pas qu'il fût engagé dans leur schisme, mais il faisait trop de cas de leurs belles qualités apparentes. « Socrate, dit Tillemont, ne sem- « ble pas avoir assez connu les coutumes et « la doctrine de l'Eglise; ce qui serait peut- « ôtre lolérable dans un laïque, s'il n'avait « voulu parler si souvent des choses sur les-

« quelles il n'était pas assez instruit, et même |, « en parler sur le ton d'un censeur et d'un Ij « juge. C'est pour cela que Photius assure « qu'il n'était point exact dans le dogme... « Socrate, dit encore le môme auteur, ne sem- « ble pas avoir su distinguer les personnes '( qui méritaient sa confiance. C'est pour cela « qu'il se trouve tant de faussetés dans soa « histoire. » On ne dit pas en quelle année il mourut. On trouve son Histoire dans le recueil des historiens ecclésiastiques de Valois, Cambridge, 1720, 3 vol. in-fol. Christophorson l'a traduite en latin, et Cousin en français. Voy. Sozomène.

SOHÈME, frère de Ptolémée, roi d'iturée, fut élevé à la cour d'Hérode le Grand, qui lui avait donné toute sa confiance. Ce roi, en partant pour aller faire sa paix avec Auguste, après la bataille d'Actiura, lui remit sa femme Mariamne, avec ordre de la tuer en cas qu'on le fit mourir à Rome. Il avait donné un pareil ordre, dans une circonstance semblable, à Joseph, son beau-frère. Sohème ne garda pas son secret, et il eut le môme sort que Joseph {Voy. ce nom).

SOLANGE (sainte), née au village deVillemond, près de Bourges, était chargée du soin des troupeaux, et passait pour un modèle d'innocence et de piété. Elle fut mise à mort (vers l'an 880, à ce qu'on croit) par un seigneur du pays qui n'avait pu lalau-e consentir à sa passion. Le culte de cette sainte est très-répandu dans le Berri, et l'on va en pèlerinage à l'église de Saint-Martin, dite aujourd'hui de Sainte-Solange, près de Bourges. Ses reliques furent détruites pendant la révolution. On a publié à Bourges les Vies de saint Ursin, éve'que, apôtre du Berri, et de saitite Solange, vierge martyre, patronne du Berri, par M. Oudoul, curé de Reuilly, près d'Issoudun, 1827, in-12.

SOLARI (BenoIt), évoque de Noli, né à Gônes, en 1742, fut religieux de Saint-Dominique, et professa la théologie dans des couvents de son ordre. Il fut fait évoque de Noli, le 1" juin 1778. En 1789, iltit imprimera Gônes un écrit où il entreprenait de pi'ouver, contre l'opinion commune des théologiens, que le baptême reçu par un infidèle, engagé dans les nœuds du mariage, ne rompt point le lien conjugal. Quand la bulle Aiictorem fidei parut, en 179'i-, il montra contre cet acte du pouvoir pontifical une op|iosition formelle et publique. Il s'était précédemment déclaré en faveur de Ricci, évoque de Pistoie, dévoué aux réformes de Joseph II et à la doctrine de ses théologiens. Lorsque la révolution éclata en Italie, il en embrassa les principes, devint membre d'une commission législative, et fit des mandements palrioiiques. Il publia une lettre en faveur des jansénistes, et correspondit avec le clergé constitutionnel de France, qui l'invita au second concile que les ecclésiastiques de ce |iarti tinrent en 1801 ; cependant il n'y assista point. Le célèbre cardinal Gerdil avait lait imprimer, en 1802, un écrit dans lequel il examinait les motifs de l'opposition de Solari à la bulle Auctorem fdei {Voy. Gercil); ilsj'

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étaient réfufi^s compléloment. Solarl répliqua par une apologie dotit Euslnclu^ Dégola, docteur de Pise, donna un précis, sous ce titi'e : ii'ancien clergé conslilullonnrl jiujv par un évêquc : abréqé (inaUjtiquc de l'apologie du savant évégue deNoli, en Ligurie, avec desnoleshislork/ucs et criligues, Lausanne, ISO't, in-8°. (Voy. Dictionnaire des anonymes, toin. III, p. 81, n. 9298.) Solari mourut le 13 avril 1814..

SOLIER (François), jésuite, né l'an 1558 à Brives, contribua à l'établissement de sa compagnie à Limog(?s, et eu fut le [iremier recleur. Il traduisit de l'espagnol en français, et (it imprimer à Poitiers, 1611 , in-12, trois Sermons, composés par un augustin et doux dominicains h l'occasion de la béatilication de saint Ignace. Le P. Le Heurt, docleui' de Sorbonne, approuva cette traduction; mais la faculté y condamna quatre propositions surdes sujets de mysticité. Le P. Solier mourut en 16-20, jouissant d'une grande considération dans son ordre. On a de lui : Histoire ecclésiastigue du Japon, Paris, 1627, 2 vol. in-4"; La Perfection religieuse, par le P. Pinelli, trad. de l'italien en français, Limoges, 1603, in-2'i. ; le Marlijrologc romain, trad. de l'it.ilieu en français, Limoges, l.'iOO; Paris, 1615; Manuel des exercices spirituels, Paris, 1601, in-16; la Science des saints, Pav'.s, 1609, in-12 ; Traité de l'oraison mentale, Limoges, 1598; Paris, 1606, iii-12; la Vie du P. Jacques Laijnez, Paris, 1699, in-8°; la Vie de saint François de Burgia, 1597 ; Traité de la mortilication, Paris, 1598, in-12.

SOLLERIUS ou SOLLIEU (Jean-Baptiste), né ;i Heiseau, village tlu territoire de Courtray, le 28 février 1669, se lit jésuite, et mourut le 17 juin 17i0, après avoir travaillé à l'innnense collection Avf^ Acla setnctorum. On a de lui une Chronologie des patriarches d'Alexandrie, et une Dissertation sur le B. Raymond Lulle, imprimées séparément en 1708, et insérées dans les Acta sanctorum, tome V du mois de juin.

SOLMINIHAC (Alain DE),évêquedeCahors, naquit, le 25 novembre 1593, iJ'uno ancienne l'amille de Périgord. Il se destinait à l'état séculier ; mais son oncle, abbé de Chancelado, s'étant démis de son bénéfice en sa faveur,

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