SOT
UôS
ments elle montra encore du savoir et du zèle ; la déclaration qu'elle donna , conjointement avec les autres parties de la faculté, J» rarchevi[}que de Paris, pour le reconnaitre véritable el léy;ilinie pontife, à l'exclusion de l'inli'us, jirouve sa fermeté elson orthodoxie. On V lit entre autres ces expressions énergiques et touchantes: Nunc clnijsis lœliliœ die- Ohs, tibi a nobis irnli rrigunni lartns inijentis solatium Facilitas olferrr siilnfjil. Tito poculsa mœrore, snum tibi mœrorem signiftcut. Aritœ fdei triiiix, Ktthcdrœ Pelri consociatn, PalruDu/uc dortrinit: inlia-rcnsje in legitimam pusiorein liabct Imbebitquc scmper.
SORET (Nicolas), ecclésiastique et poète, natif du diocèse de Reims, était, au commencement du xvii" siècle, maître de grammaire des enfants de chœur de la cathédrale de Paris. 11 n'est du reste connu que par les écrits qu'il a laissés, et qui sont devenus . rares. Ce sont : La Céciliadc, ou Le martyre saïujlant de sainte Cécile, patronne des musiciens, Paris, 1606, in- 8" : c'est une tragédie en cinq actes et en vers, dont on peut voir l'analyse dans la Bibliothèque du théAtr.français ; Eqlogues royales sur l'heureuse naissance de l'Achille français d'Orléans (le second fils <le Henri IV et de Marie de Médicis), Paris, 1607, in-12. Le même volume contient plusieurs autres jùèces, tant latines que françaises, de Soret et de ses amis, notamment du célèbre poète latin Jean Morel, principal du collège de Reims, dans l'université de Paris ; L'élection divine de saint Nicolas à l'archevêché de Myre, avec nn sommaire de sa vie en poème dramatique, sententieux et moral, Reims, 1624, iii-8", portant seulement les initiales du nom de l'auteur. M. de Sainte- Beuve en parle dans son Tableau de la poésie française au xvi' siècle. On a encore de Soret des Stances et le Reminiscaris des Rochelois, dédié au roi Louis Xlll, Reims, 1628 ; un poème champêtre sur la naissance du dauphin, etc.
SORETH (Jean), était de Caen, où il naquit en l'i-20. S'étant soumis à la règle des carmes à l'Age de 16 ans, il devint provincial en 1431, et ensuite général de cet ord e. Il refusa constamment le chapeau de cardinal et l'évèché que le pape Calixte 111 voulut lui donner. Il mourut saintement à Angers, en 1471. Ses l)rincipaux ouvrages sont : des Commentaires sur le Maîte des sentences; des Commentaires sur les règles de son ordre, Paris, 1625, in-4".
SORNKT (dom Claude-Be\oit), savant bénédictin de la congrégation de Saint-\'annes, né, en I7;{9, à Salins, termina ses (Hutles au collège de cette ville, et, s'étant voué à la vie religieuse , fit profession à 1 a;)baye de Luxeuil. Son méiite le lit parvenii' aux premiers emplois de sa congrégation, et il se sei'vit de son influence sur ses confrères jiour leur fidre adopter des mesures propres à ranimer le goût des recherches diplomatiques (••t des études sérieuses. Dom Sornet s'était l'ait connaître par des succès dans la chaire quand il se présenta pour (lis|iuter les jinx proposés p.-ir l'académie de Besancon. La ré-
volution de 1789 vint interrompre ses travaux, et il vécut dans la retraite jusqu'en 1801, époque où il accepta la cure de Sellières, dans l'arrondissement de Lons-le-Saunier. Il est mort en 181a, laissant, outre plusieurs manusciits, les ouvrages suivants : Dissertation sur l'origine, la forme et le pouvoir des étals de Franche-Comté, couronnée en 1764, |)ar l'académie de Besançon. Recherches historiques sur les princes et seigneurs rfw comté de Bourgogne qui se sont distingués dans les croisades, couronné, en 1767, par la même académie. Eloges de Jean de Vienne, amiral d^' France; — (\e Nicolas Perrenot de Granvelle, chancelier de l'empereur Chai les- (Juint ; — d'Antoine Brun, ministre d'Esiiagne au congrès de Munster. De ces trois Eloges, le premier obtint un accessit, en 1770 , etles deux autres furent couronnés en 1773 et en 1786. Ces diverses productions de dom Sornet se conservent à la bibliothèque de Besançon, dans le Recueil de l'académie.
SOTER (saint), natif de Fondi, monta sur la chiire de saint Pierre après le pape saint Anicet, l'an 168 de Jèsus-Christ. Ii souffrit le martyre l'an 177 durant la persécution de Marc-Antonin le philosophe. Ce pontife était le père des pauvres, le modèle du clergé, et la consolation tie l'Eglise dans ces temps de souffrances. Sa mémoire est honorée le 2 avril. 11 eut pour successeur saint Eleuthère.
SOTO (Domixique), théologien, naquit à Ségoviel'an 14U4. Son père, qui était nn pauvre jardiniiT, le destina d'abord au même travail, mais le jeune homme obtint qu'on lui apprendrait à lire et à écrire. Il se relira dans un petit bourg pi es de Ségovie, où ilfit, dans l'église de ce lieu, les foni tio s de sacristain. Il consacrait h l'étude le temps qui lui restait : il se rendit capable d'aller étudier la |)hilosophiedans l'université d'Alcala. De là il vint étudier à Paris, il retourna en Espagne, et entra dans l'ordre de Saint-Domi-iique. -Il professa avec beaucoup d'éclat dans l'université de Salaraanque. Sa grande réputation porta l'em.ieieur Charles-Quint à le chiiisir, en 1545, jtour son premier théolog en au concile de Trente. Ce savant religieux se fit géu' ralement estimer dans cette auguste assemblée, et fut un de ceux à qui on doiniait le soin de rédiger ce qui avait été décidé et de former les décrets. Il publia en même temj)S ses deux livres. De la nature et de la grâce, Paris, 1349, in-4°, en lat n, (|u"il dédia aux Pères du cuncile. 11 refusa l'évêché de Ségovie, et se démit de l'emploi de confesseur de l'empereur Charles-Quint, qu'il n'avait pu se tlispenser il'accepter. 11 mourut à Sàlamanque en 1560, à 66 ans. S-'S ouvrages les plus connus sont: des Commentaires sur l'Epître aux Romains, 1530, 1350, in-fol. , et sur le Maître des sentences, 2 vol. in-fol.; des tr.iilés Dejustitia et jure, in-fol. ; De tegendis secretis, in-S"; De pnuperum causa ; De ca- vendo juramentorum abusu ; Apologia contra • Ambrosiiim Calharinum ; de Natura et gratia
SOTO (Pi!;i\RE de), pieux et savant domi- V nicain de Cordoue , fut envoyé en Allemagne pour aller rétablir les études dans
SOU
SOU
l'université ae Dillingen, fondée par Othon Truciisès, évi^que d'Augsbour;^. Il ^rofessa dans celte université jusqu'en 1553. époque où il alla en Angleterre pour rétablir la ('atholicilé dans les universités d'Oxford et de Cambridge. Après la mort de la reine Marie, arrivée en 1558, il retourna à Dillingen, et y demeura ju^qu■en 1561. H se rendit cette année, par ordre du pape, au concile de Trente; les Pères l'écoutaient avec admiration, ainsi que Dominique Soto, et on les considérait tous deux, comme de grands théologiens. Soto , épuisé de fatigue et__ de travail , tomba malade, et mourut en 1363, à 63 ans. Le P. du Chesne, jésuite, dans son Histoire du baianisme, parle de quelques assertions de Soto favorables aux erreurs de Baïus; mais si eiïectivement ces assertions sont de cette nature, il est à croire qu'elles n'ont pas été telles dans l'intention de l'auteur, qui d'ailleurs n'eût pas manqué de les rejeter, si de son temps le saint-siége en avait porté un jugement défavorable, et ne se fût point amusé à er.^oter sur le fait et le droit. On a publiée ce sujet son Apologie en 1738. Ses principaux ouvrages sonl : inslitnliones christ ianœ ; Methodus confessionis ; Doctrinœ cliristianœ compendium ; Tractatus de institutione sacerdotum qui sub episcopis animarum curain gerunt, Lyon, 1587, in-8°. C'est calomnieusement que' quelques écrivains de mauvaise foi lui ont attribué l'erreur de Launoy et de Dominis sur le mariage , erreur qu il combat d'une manière formelle , en établissant bien expressément la doctrine contridictoire. Voy. le Jouni. Itist. et litt., 1" juillet 1793, pag. 338.
SOTWEL. Voy. Solthwell.
SOUBISE. Voy. Uohax.
SOUCHET (JEA^-BAPT^sTE) , chanoine de la cathédrale de Chartres, où il était né sur la iin (lu xvi' siècle, avait pris le grade do docteur de Sorbonne, et niouiut subitement dans sa ville natale le 9 avril Wik. il eut des démêlés très-vifs, avec un chanoine régulier de Sainte-Geneviève, le P. Frouteau, au sujet d'une édition des OEuvrcs de saint Ives, évoque de (ihartres, pour laquelle il n'avait épargné ni temps, ni peines, et dont le P. Fronteau voulait sattiibuer tout l'honneur. Souchet publia à cette occasion : J.- Bapt. Soueheti D. T. neciion Carnut. ecclcs. canon, t'eritnlis defvnsio in P. Joann. Frontonem canon, ref/ularem, Chartres (1630;, in-S" de 111 pages, très-rare. On a encore de lui une Vie de Bernard, premier abbé de Tyron, sous ce litre : li. Bernardi fundaturis et priini abbatis SS. Trinitatis de Tironio ord. S. Benedivti, Vita, autore coœtaneo Gaufrido Grosso, nunc primum prodit in lucem, opéra et studio J.-B. Soucitcti S. T. doct. et carnut. canon., Paris, 16'i-9, in-V", très-rare. Mais son ouvrage le plus important est une Histoire de la ville et de l'éylise de Chartres, manuscrit in-folio, qui se conserve dans la bibliothèque de cette ville.
SOUCIET (Etienne), jésuite, lils d'un avocat de Paris, naquit à Bourges en 1671. Aorès avoir professé la rhétorique et la
théologie dans sa société, il devint bibliothécaire du collège de Louis le Grand à Paris. Il y mourut en ilhk à 73 ans, honoré des regrets des savants , dont la jtlupart aimaient son caractère et admiraient son savoir. Il possédait les langues savantes. On a de lui plusieurs ouvrages. Les principaux sont : Observations astronomiques faites à la Cliine et aux Indes, Paris , 1729 et 1732, 3 vol. in-V; Recueil de Dissertations critiques sur les endroits difficiles de VEcriture sainte, etc., Paris, 1713, in-V'; Recueil de Dissertations, contenant un Abréyé chronologique, cinq Dissertations contre la Chronologie de Newton, etc., iii-i". Ces ouvrages différents ont fait honneur à son érudition et à sa sagacité. Une édition de la Critique de la Bibliothèque ecclésiastique de M. Dupin, par Richard Simon , avec des Remarques, 1730, k vol. in-8°. On y trouve des recherches curieuses et des observations trèsjustes.— Son frère , Etienne-Augustin SocciET, jésuite comme lui, ne lui survécut que (le deux jours, et mourut en 1741 au collège de Lciuis le Grand, où il professait la théologie. On a de lui un Poème sur les Comètes , Caeii, 1760, in-8", et un autre sur Vagricullurc, avec des notes. Moulins, 1712, in-8°. Ces deux ouvrages sont d'une latinité pure. ^OUFFLOT (Jacques - Germain ), intendant général des bâtiments du roi de France, né à Irancy, près d'Auxerre, en 1714, s'est acquis une grande réputation par une multitude d'édilices, parmi lesquels on admire l'Hùpital et la Salle des spectacles de la ville de i.yon. L'ouvrage qui lui a fait le plus d'honneur est l'église de Sainte-Geneviève à Paris. Il eut un démêlé assez vif avec Patte, qui accusa de faiblesse les piliers destinés à recevoir la coupole. Le compilateur qui a donné en 1777 la rapsodie intitulée Dictionnaire universel , ou Bibliothètiue de l'homme d'état, 30 vol. in-i", s'est aussi avisé de critiquer ce vaste édilice, cjui n'en est pas moins un des plus beaux temples que les hommes aient élevés à la gluire de l'Eternel. Un poète ingénieux, eii voyant élever ce superbe bâtiment dans un temps où le dépérissement de la religion devenait de jour en jour plus visible, adressa la plainte suivante à la Piété qu'il appela tardive pour avoir différé si longtemps l'exécution d'un si bel ouvrage :
ïempluin aiigustum, ingens, rcgina assiu'git
[in urbe , Urbe et palrona virgine digna ilouuis.
Tarda nimis Piet is, vaiios nioliris lionores; JNon sunl hxc cœptis lempora digiia luis. Ante Deo in summa quam templuni erexeris
(urbe, Impietas lemplis tollet et urbe Deuiu.
Soufllot mourut le 29 août 1781, sans avoir eu la satisfaction de voir achever ce grand édifice, et qui, n'étant pas encore fini en 1790, époque du plein triomphe de l'impiété en France, n'a que trop vérifié les vers prophétiques que nous venons de lire. Mais c'est surtout le 11 juillet 1791, lorsque les restes de Voltaire y furent portés, que cette
SOU
sou
'oph(<tio reçut un accomplissement littéral, ..récis et liéterminé. L'éi^lise Sauiîe-Genevièvo conlinua, sous la République et 1 Empire, sous le uoui lit' Panlliéon, Ji recevoir les dépouilles mortelles des célél)rités de l'époque, dont quelques-unes fiu'ent ignominieusement expulsées jinr la justice jiopul.iire. A la Restauration, le roi la lit restituer au culte et fit mettre sur Id fronton cette inscription :
Deo opt. max. sub invocatioue sancUP Genovefx LudovicusXV dicavil, LuJoviciisXVIll iTsliluil.
La révolution de 1830 a amené le rétablissement de la fameuse inscription : aux