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GRANDS HOMMES LA PATRIE RECONNAISSAISTE

A l'intérieur un artiste. M-. Ghenav.ird, s occupe en ce moment (1851) di; l'orner de peintures murales dont les sujets sont pris de l'histoire générale de la civilisation : des hommes graves se sont plaints de 1 exécutioa de cette œuvre, dont la pensée leur a semblé en désaccord avec la destination religieuse de 1 édifice.

SOUILLAC (Jean-Georges de), évoque de Lodève, et docteur eu théologie, issu des sires de Souillac de l'ancienne et illustre maison de ïurenne, était fi s de François de Souillac, et de Charlotte d'Aubiisson, et fut d'abord vicaire général de l'évoque de Périgueux : le roi le nomma, le li juillet 1732, à ï'évêché de Lodève, après la moi't de Jacques-Antoine Phelippeauï, qui occupait ce siège. A la fin de la même année, il assista, en qualité d'évèque de Lodève, aux états de Languedoc, quoiqu'il n'ait été sacré qu'au mois de janvier suivant : il prêta serment de fidélité le 10 mai 1733. Il fut un des évoques qui condamnèrent le livi-e du P. Pichon. Il n'a point évité les imputations de jansénisme, quoiqu'il ne les niéritàl ]ias. Le Dictionnaire des livres jansénistes l'accu-e d'en tenir le langage, sans doute parce qu'il était attaché au système augustinieii que soutiennent plusieurs écoles fameuses, et qui diti'ère en tout de la doctrine de l'évèque d'Ypres. Le Dictionnaire des anonymes lui attribue les Conférences ecclésiastiques du diocèse de Lodève, Paris, 17W. '•• vol. in-1-2 : ouvrage rédigé d'après les i)rincipes du système cité ci-dessus. 11 mourut en avril 1730. SOULAVIE (l'abbé Jea\-Louis Giraid), né à lArgcitiôre dans le Vivarais, en 1751 ou 1752, embrassa l'état ecclésiastique, et était, à l'époque de la révolution, curé do Sévent, et vicaire général de ChAlons. Quelques ou vrages d'Iiistoire naluielle qu'il avait alors publiés lui avaient valu le titre de correspondant de l'académie des belles-lettres de Paris et de quelques autres sociétés étrangères. Il acquit une sorte de réi)utation littéi'aire par la [mblication de plusieuis Mév^nires, qu'il mettait, sans se gêner, sur le compte des noms les plus célèbres. De ce nombre sont les Mémoires du duc d'Aiguillon, de Massillon, etc. : mauvais ouvrages par l'inpxactitude, le styl'?, le manque d'intéièt et l'ignorance ; rompilations inibriues, sans plan ni méthode, et où régnent princi-

palement le mauvais goût et l'ineptie. Sou- ; lavie se laissa égarer par les maximes de la révolution : il abjura son état, trahit ses serments, contracta des engagements frauduleux et se livra au désordre. Après avoir été ' inembie de la société des amis de la consti- | liition, et avoir publié des articles politiques i dans les dillerents journaux, il fut un dis ; ])ieiniers |irètres (]ui se marièrent. En 1793 j il fut nommé résident de la ré[)ublique française à Genève, puis destitué par le comité f âe s ilut public à la fin de la même année ; mais l'exécution de cet arrêté fut susper.due j sur les représentations de Barrère. Dénoncé '. à la Convention après le 9 thermidor comme partisan de Robespierre, il fut révoqué de nouveau, ramené en France, incarcéré, et il resta dans les prisons jusqu'à l'amnistie de 1796. Il fut après le 18 brumaire rais sur une liste de déi ortation par Sieyès et Roger-Ducos; mais Bonaparte s'opposa à cette mesure, et dès lors Soulavie s'occupa iiaisiblemeiit de travaux littéraires. Plus tard le remords se fit sentir dans son cœur, et i;ne longue maladie lui laissa le loisir de réflé- ■ chir sur ses erreurs passées. Il fit appeler un eslimrdjle ecclésiastique, qui lui procura les conso'alions lie la religion, et il mourut dans des sentiments chréàens, en mars 1813. Ce fut à l'abbé Barruel, qui l'avait autrefois combattu dans ses ouvrages, qu'il adressa la rétractation de ses erreurs. On a de ce fécond écrivain ://(s<oire naturelle de la l'rance méridionale, première partie. Minéraux, Paris, 1780, 7 vol. in-8°; deuxième partie. Histoire physique des pl'intes distribuées par climats, depuis les somine's alpins et (jlacés des Pyrénées, des Céveiincs et des Alpes jusqu'aux climats de la Basse-Provence, ibid., 1780, 1 vol.; Eléments de l'histoire naturelle, Pétersbourg, 1 vol. in-i"; OEuvres du chevalier JJamilton, ministre de Gem-ge lU à la enurde Nai)les,«î-ec des commentaires sur les phénomènes communs aux volcans ayissunts de l'Italie, et aux volcans éteints de laÉrancc, Paris, 1781, in-8"; Des mœursetdcleur influencesur la prospérité ou la décadence des empires, Toulouse, in-8"; VHisloire, le Cérémonial et les droits des états - (jénéraux , Paris , 1789 , 2 vol. iu-8'; Mémoires du maréchal de Richelieu, Londres (Paris), 1790, 9 vol., dont les 5 derniers furent publiés en 1793; Mémoires de Barthélémy, Paris , 1799, in-8" : ouviage aiiocryplie que Soulavie a vendu h un libraire comme venant de Sinamari ; Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVl, Mil., 1801, (J vol. in-b" ; IJisloire de la décadence de la monarchie française, ibid., 1805, 3 vol. in-8", avec atlas; Mémoires de la minorité de Louis AT, par J.-C. Massillon, etc., ibid., 1792, iii-8", ouvrage apocryphe c^t misérable rapsodie, etc. Soulavie a laissé plusieurs manuscrits. 11 avait recueilli vingt mille estampes sur l'histoire de France sous ce titre : Momiments de (histoire de France en estampes et en dessins, représentant par ordre chronolof/ique l'établissement des i'rançais dans les Gaules, leur servitude sous le gouvernement féodal, les mœurs

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