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et siècles d'ignorance, les croisades ci premières expéditions en Italie et dans le Nouveau Monde, les guerres religieuses, les monuments de sculpture et d'architecture, les costumes, me'dailles , monnaies , sièges et combats, les portraits et mausolées des princes (t d'hommes célèbres, les gravures produites pnr la révolution jnsqu' h B'nia|inite l'ISO'J); cet'e collection formait 162 vol. in-fol. : elle fut saisie en 1813 chez Soulavio et fut déposée dans les archives du ministère des affaires extérieures.
SOULIER (Pierre), prêtr3 du diocôse de Viviers où il naquit vers 16i0, curé dans le diocèse de Sarlat, au xvii' siècle, donna, au public l'Abrégé des édits, des arrêts et des déclarations de Louis XJ y touchant ceux de la religion prétendue réformée, Paris, 1681, in-i2; V Histoire des édits de pacification et les moyens que 1rs prétendus réformés ont em-
floi/és pour les obtenir. Paris, 1082, in-12 ; Histoire du calvinisme, Paris, 1686, in-i", appuyée de bonnes pieuves et de quantité d'actes utiles. Tons ces ouvrages sont intéressanls, non-seuleraent relativement h l'histoire, mais encore à la politit[ue ([ui veille à la tranquillité des états. {Voy. Calvin, Moit- ^AY.) Nous ignorons le temps de sa mort. SOULLARD (l'abbé). Voy. Pollard.
SOUMET (Alexandre), un des poêles les plus distingués du xix' siècle, naquit à Castelnaudary (Aude), le 8 février 1786. 11 avait d'abord été destiné h la carrière militaire, et il subit à Toulouse, à l'âge de 17 ans, en même temps que rillu«tre M. Arago , un examen pour l'école polytechnique, dont h s résultats ne lui furent point favorables. Evidemment la poésie avait fait tort à ralg''bre, et un prix qu'il obtint h l'académie des Jeux Floraux acheva de décitier sa vocation litléraire. En 1808 il se rendit dans la capitale, oîi il publia un Dithyrambe au conguérant de la paix, qui lui attira la bienveillance du pouvoir, puis un poème iutitulé Le Fanatisme. C'est deux ans après, en 1810, ([u'il lit paraître Z.'/ftfre(/it/«7t, poème en trois chants. Bien que le talent do l'auteur n'eût pas encore atteint toute sa maturité, ce poème fut cependant accueilli comme une production très-remarquable. Voici comment il en expose lui-même le plan dans un discours préliminaire : « En prenant l'Incrédulité pour « sujet du poëme que j'oliVe aujourd'liui au « public, j'ai dû d'aboi'd être frappé do l'in- « fluence immédiate que les systèmes irré- « ligieux ont exercée sur les événements de « la révolution ; aussi ai-je consacré mon « premier chant à ce grand tableau. Après « avoir ainsi montré les malheurs ([ue l'im- « piété entraîne à sa suite, je me suis attaché « dans mon second chant à en combaltre les '< maximes , c'est-à-dire, à établir les deux « vérités fondamentales de toutes les reli- « gions, l'existence de Dieu et l'immortalité « de l'âme. L'histoire du christianisme, ses « dogmes , quelques-unes de ses cérémo- « nies composent l'ensemble de mon troi- « sièine chant. Je crois cette division simple 0 et naturelle. » Un critique, M. Auger, a dit
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en parlant de ce poëme : « M. Soumet a « souviMit égalé Louis Racine, et t'a quol- « quefois surpassé. » Nous dirons , nous , avec franchise, que cet éloge nous paraît exagéré. Ce qui nous semble manque surtout à co poëme, c'est une iiensée-mère qui conduise le p.oéte et le guide d ns sa marche. A |iroproinent parler, ce livre est plutôt une suite de tableaux qu'un poëme, et il n'y faudrait chercher ni cette vigueur de dialectique qui subjugue l'intellig nce, ni ce sentiment pénétrant et impétueux qui charme et ravit le cœur. La lecture en jiourra plaire aux hommes éi-lairés et religieux, mais nous doutons (ju'elle ramène un incrédule déterminé. Soumet publia dans le inêinê temps une Ode à Napoléon et à Marie-Louise , à l'occasion de leur mariage, puis, en 1811, une ode intitulée : La Naissance du roi de Rome, qui , indé|ien(lamment des rémunérations iiu'ollo lui valut de la part du ministère, ainsi que la précédente, fut honorée d'un ])rix extraordinaire par l'académie des Jeux Floraux. Sii nomipation d'auditeur au conseil d'Etat semblait ouvrir devant ses pns une carrière brillante ; mais la chute du trône impérial détruisit ses espérances. Il s'était lié avec madame de Staël , et il fit imprimer en i8li, les5fr(t/;i<7M littéraires de madame de Stacl, ou Réflrxions sitr quelques chapitres du livre De rAllemagne, i'i-8°. Soumet s'occupa depuis exclusivement de ses travaux littéraires. En 1S24-, 11 fut nommé membre de l'académie française, h la place d'Aignan. Il avait été nommé par le gouvernement de la Restauration bibliothécaire de Saint-Cloud, puis de Rambouillet, et le gouvernement de Loiiis-Phili|)po le nomma, en 1832, b'bliolhécairo de Compiégne. Sou-,' met mourut à Paris le 30 mars 181.5, dans sa 60" année, laissant ouire les ouvrages déj.'i cités : Madame de La Yallière, hymne à ta Vierge, gui a remporté le prix ii l'académie des Jeux Floraux, Paris, 18Î1, in-S'; Les Embellissements de Paris, (lièce qui obtint un accessit au comours de ^in^litul, Paris, 1812, in-8°. Le prix fut décorné à riiillevoye ; La Pauvre Fille, élégie, 181'^ in-S"; La Découverte de la vaccine, poëme couro-int par la seconde classe de l'institut, le 5 avril 1815; Les Derniers moments (/? Boyard , poëme couronné |îar l'institut dans la môme séance qne le précédent ; Ora/snn funèhre de Louis XVI, 1817 ; Saiil. tragédie, Paris, 1822 ; Discours de réception à l'académie française, 182'i- ; La Guerre d'Espagne , ode à S. A. R. Mgr le duc d'Angoulême, Paris. 182V, in-S"; Cléopûtre , tragédie , 1S23 , in-8"; Jennned'Arc, tragédie, 1823, in-8°; Pharamom! , opéra, en société avec MM. Ancelot et (<uiraud, 1823. iu-8'; Ode à Pierre-Paul Biquet, baron de Bon-Bcpos, auteur du canal du Languedoc, à l'occasion de l'obélisjuc gui lui est élevé par ses descendants, P;iris, 1825, in-8''; Le Siège de Corinthe. tragédie Ivrique, avec M. Ballochi, Paris, 1826, i"-8°; Elisabeth de France, tragédie en cinq actes et en vers, 1828; Une Fête de Néron, tragédie en cinq actes, avec Belmonlet, 1830, in-8°; Nortna,
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tragédie en cinq actes, 1831, in-8"; L'Archevêque de Paris ( Mgr do Quélen ), dans le livre des Cent et un, 1831 ; La Divine Epopée, poëme, 18il, 2 vol. in-8°; réimprimé en unseul vol. granil in-18. Cet ouvrage, dans lequel on admire une riche poésie , mais où l'auteur se laisse entraîner à de grands écarts d'imagination, comme le fait pressentir l'épigraphe prise du poëme :
La lyre peut chauler tout ce que l'àme rêve,
a été mis à l'index. Le poëte suppose que Jésus-Christ, descendu iiarmi les damnés, est une seconde fois eruciiié, et que par la vertu de ce nouveau sacrihce, l'enfer est à son tour racheté; il oubliait qu'il y a des dogmes tellement saints et formels que les soumettre aux caprices de l'imagination pour les faire servir aux jeux de l'esprit, devient une sorte de sacrilège. Madame Gabrielle d'Altenheym, sa tille, a revu et publié son |)Oéme de Jeanne- d'Arc, trilogie nationale à laquelle il n'avait pas eu le temps de mettre la dernière main, Paris, 18'i-G, 1 vol. in-8°, en tête dui(uel est un Eloge historique par M. Jules Le Fèvre Deumier.
M. Vitet a remplacé Soumet à l'académie française.
SOURDIS (le cardinal de). F. Escoubleau.
SOURIS (la baronne de), née en 17i9 à Soleure en Suisse, épousa un ancien ofticier général, et resta veuve à la fleur de l'âge. Dès lors elle vécut dans la retraite. La révolution française et les troubles qui s'ensuivirent dans la Suisse, en 1793, lui firent perdre une partie de sa fortune. Cependant sa maison fut l'asile d'un grand nombre d'émigrés français, échappés à la hache révolutionnaire. Nous ne citerons qu'une des nombreuses occasions où elle exerça sa bienfaisance à l'égard de nos compatriotes fugitifs. Ajirès la journée du 18 fructidor an V (i septembre 1797) , un grand nombre de prêtres étant tout à coup arrivés en Suisse, elle en logea deux cents dans son château, j^laça les autres chez des paysans et dans les villes voisines , auprès d'amis res|)ectables. Mais sa fortune ne pouvait pas suffire à l'entretien de plus de quinze cents ecclésiastiques, dont plusieurs étaient chargés d'ûge et il'intirinités. La baronne de Souris imagina d'établir parmi eux un comité central de correspondance dans toutes les langues de l'Europe, par le moyen duquel elle adressait des lettres touchantes sur les malheurs de cette respectable colonie, non-seulement à tous les riches , à tous les grands , mais aussi aux princes et aux rois. Elle fit elle-même une quête dans tous les cantons de la Suisse. Elle se présenta un jour chez un bani[uier opulent auipiel elle |)résenla la bourse : celui-ci n'y mit (jue 2'i- livres. La baronne, frappée de la situation de ces bons ecclésiastiques, et considérant quelle faible ressource était pour eux cette modique somme, se jette en pleurs aux pieds du banquier, et ne prononce que ces mots : « ils sont en si grand nombre!.... » Le banquier rouvre sa caisse, et lui présente cent louis. La douleur de la baronne se chan-
gea alors en transports de joie et en expressions de reconnaissance. Pendant dix-huit mois elle pourvut à l'existence de ses nombreux protégés : des secours lui arrivaient de tous les points de rEuroi)e, et même de la Pologne et de la Russie. La baronne partageait les soins de sa charité avec une amie digne de son cœur, madame de Besenval. C'est en s'occupant de ces actes de bienfaisance qu'elle mourut à Soleure, dans un âge peu avancé.
SOUTH (Robert), théologien anglais, prébendaire de "Westminster, et chanoine de l'église de Christ h Oxford, naquit à Hackney dans le Middiesex en 1633 , et mourut en 1716. On a de lui 6 vol. de Sermons en anglais, qui ont eu assez de cours dans son pays ; des Haranques latines et des Poésies latines; les Mémoires de sa vie, etc.
SOUTHWELL (Nathanael), né à Norfolk, en Angleterre, se fit jésuite en 162i, fut choisi pour secrétaire de son ordre en 1649, exerça cet emploi pendant dix-sept ans, et publia à Rome en 1676, année de sa mort, une Continuation estimée, depuis 16V2 jusqu'en 1673, de la Bibliothèque des écrivains de la société de Jésus, in-fol. Cet ouvrage, qui avait été commencé par Ribadeneira, et continué par Philippe Alegambe, est en latin. On a publié à Rome ini Supplément à la Bibliothèque des écrivains de la société ; il est en latin et d'une grande exactitude. Voy. Ou- DiN (François).
SOUVERAIN (N.), écrivain français, était du Bas-Languedoc. Il fut ministre d'une église calviniste du Poitou. Déposé du ministère, il se réfugia en Hollande, d'où il fut encore chassé pour avoir refusé de souscrire au prétendu synode de Dordrecht. Il se retira en Angleterre, où il fut regardé comme socinien, et y mourut vers la Un du xvii' siècle. On a de lui un ouvrage recherché par les incrédules, intitulé : le Platonisme dévoilé, ou Kssui sur le verbe platonicien, Cologne, 1700, i'i-8". Le P. Baltus a victorieusement réfuté ce livre dans sa Défense des saints Pères accusés de platonisme, Paris, 1711, in-V"; ce qui n'a pas empêché nos philosophes de répéter les sottises de ce fanatique, dit Feller, comme ils répètent im|)erturbablement les sophismes et les injures des mécréants de toutes les nations et de tous les siècles.
SOUZA (Lotis i)e), dominicain, né en 1604, mort en 1633, est un des meilleurs écrivains portugais. Ses ouvrages sont : la Vie de dom Barthélémy des Martyrs, qui a été donnée en français par Isaac le Maître, plus connu sous le nom de Sacy, 1664, in-S" ou in-4° ; Histoire de saint Dominique, 3 vol. in-fol. Louis de Souza a écrit d'iui style animé, mais quelquefois trop métaphorique. Le discernement des faits et la critique ne sont pas son principal mérite.
SOZOMÈNE ou SALAMAN (Hermias), surnommé le Scbolasliquc. né à Salamine , en Chypre ou plutôt à Réthelia, près de Gaza, en Palestine, embrassa le christianisme, touché par les miracles de saint Hilarion. Il passa de la Palestine à Constantinople, où il
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