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STEYAERT (Martin), célèbre docteur de Louvain, et un des plus savants théologiens du xvn' siècle, né le 1G avril 1647, à Somerghera, dans le diocèse de Gand, fut député à Rome, par sa faculté , en 1675, avec François Viane etChr. Lupus. Il s'acquit l'estime d'Innocent XI et des cardinaux, et fit condamner 65 propositions d'une morale relâchée. De retour à Louvain, en 1682, il y rendit compte de sa mission dans un discours public. Son amour pour le travail et ses autres qualtés lui procurèrent diverses places, Il fut recteur de l'université de Louvain, président du collège de Baius, puis du grand collège, censeur des livres, chanoine et doyen de Saint-Pierre de Louvain, professeur royal en théologie, vicaire apostolique de Bois-le- Duc, ofùcial de Louvain, et conservateur des privilèges de l'université. Il mourut le 17 avril 1701. Ce savant ne possédait pas seulement la théologie, mais il était versé dans les belles-leltres, les langues, l'Iiistoire, etc. Il avait une mémoire prodigieuse. Toute sa bibliothèque consistait en une Bible, la Somme de Saint-Thomas, les Comment lires de Sylvius et de Wiggers, et le Bréviaire romain. Cependant, dans ses harangues et ses écrits il répandait tant d'érudition qu'on aurait dit qu'il avait sous les yeux les monuments de toutes les sciences. Il fut toujours l'ennemi déclaré des novateurs, et montra constammant le |)lus grand respect et la plus grande soumission pour les décisions du saint-siége. S'il se déclara contre la morale relâchée, il ne mO);tra pas moins de zèle contre ceux qui imposent, comme les pharisiens, des charges insupportables aux inlidèles, et évitent de les toucher du bout des doigts. 11 n'épargna pas les Arnauld, les Quesnel, etc. , t|ui tâchèrent en vain de le perdre de réputation. A (/uil)us,d[t Foppens, indccoro pulvere sordidis (pro more omnium vcterum, hccreticorum) conviciorum, calumniarum, aliorumque hiijusmodi, atrœ bilis sputamentorum plaustris obrutus fuit. Sa charité pour les pauvres était admirable; il leur distriimait tous les ans les revenus de ses emplois, et jiar son testament il leur légua le peu qui lui restait. SesOEuvres ont élé recueillies en 6 vol. in-S" , Louvain, 170.1. On y distingue : Annotationes in propositioncs damna tas; Proposa loues de pontifice ejusque auctoritate contra ohtrectalorem Gallum; Polemica varia, orationes, epistolœ; Thèses sabbatinœ; D. Prospcri Carmen Dein^ratlsnotisitlustratum; Theologiœ practicœ nphorismi. Cet ouvrage, qui est le pkis considérable de ceux de Steyaert, est écrit d'un style énergique et original, et renferme la substance de toute la théologie pratique. Dans ses ouvrages polémiques , il réfute plusieurs écrits que les jansénistes lui aiiressèrenl; mais ces écrits se multiplièrent tellement, qu'il ne put sudire. Non mihi, ditil, si linguœ centum sint. oraque centum,non si ducent<e manus, sufficiam hodie ad respondendum legioni hominum solila charitate sua nndique in me insiirgenlium : quanto minus sufficiam tantis nunc distentus occupationibus aliis et in valetudine non admodum firma?

Ces raisons l'empêchèrent de répondre dans les formes aux Difficultés proposées à M. Steyaert. Il se contenta d'y 0])poser : Epistoln commissariorum in causa cclebri Montensi de sedandis Ecclesiœ belgîcœ turbis, etc., qui se trouve dans la collection de ses OEuvres. Un autre genre de réponse à ces Difficultés, est le décret de Rome , du .3 mars 1705, qui les condanuie.

STICKER (Urbain de), jésuite, né à Dunkerque en 1717, travaillait aux Acta sanctorum , et faisait es|)érer qu'il enrichirait cette collection, lorsque la mort l'erdevaà la fleur de son âge, le 25 octobre 1753.

STIEVËNARD (Simon-Pierre), chanoine de Cambrai, fut d'abord secrétaire de Fénelon, qui le nomma en 1703 à un canonicat de sa métropole. Ce fut lui qui acheva l'impression de la 2' édition de l Instruction pastorale en forme de dialogue, sur le système du jansénisme (1715), à laquelle il joignit une préface où l'on trouve une liste exacte de tous les écrits imprimés de l'archevêque sur la controverse du jansénisme. En 1726, Stievenard publia une Apologie pour feu M. de Fénelon contre le Thomisme triomphant, (du P. Billuart, dominicain), in-i°. Billuart, dans son Thomisme triomphant, publié en 1725, avait reproché à Fénelon de confondre le système des thomistes avec celui des jansénistes, et de les envelopper dans la même condamnation. Stievenard publia, la même année, deux ixntres Apologies, in-i", en faveur du prélat, et sur la môme question, et plus tard il fit paraître un écrit latm intitulé : Concertât ioncs janscnianor uni , Cologne, 1730,

in-S°, dans lequel il donnait une idée des disputes sur la grâce, et soutenait la doctrine de l'équilibre contre un livre imprimé récemment à Utrecht. Il mourut le 19 août 1735. Le Glay, dans ses Recherches sur l'église de Cambrai, 1825, in-V", cite des fragments d'une Dissertation inédite de Stievenard sur la chronologie des évégues de Cambrai, et il le croit auteur d'une Dissertation manuscrite sur le temps du pontificat de saint Géri.

STIFELS (.Michel), ministre protestant et mathématicien, natif d'Estingen, mort en 1567 à léna, âgé de 58 ans, est moins connu par son Arithmétique que par sa fureur de faire le prophète. Il prédit que la fin du monde arriverait en 1553 ; mais il vécut assez pour être témoin lui-même de la vanité de sa prédiction.

STILLINGFLEET (Edou.4rd), théologien anglais, naquit en 16.35, à Cranbourn, dans le comté de Dorset. L'évêque de Londres le fit curé do la paroisse de Saint -André, et peu après le roi Charles II le choisit pour un de ses aumôniers. Son mérite le lit élever à l'évêché de Worchester, et le roi Guillaume II! le cliargea de revoir la liturgie anglicane. Ses ouvrages ont élé imprimés en 6 v. in-fol. On estime surtout ses Origines brilannicœ : ses Ecrits contre Locke, qui avait avancé qu'on ne pouvait prouver l'immortalité de l'âme que par l'Ecriture. On a une traduction française d'un traité intitulé : 5< tm protestant, laissant la religion protestante pour embrasser

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