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celh de Rome, peut se sauver dans la commiinion romaine? dans\equA il soutient l'affirmative, comme les autres docteurs protestants consultes par Henri IV, par Elizabethde Wnl fenbuttel, etc. Ce iliéologien mourut à Westminster, en lOO^jdans la 6.'i.' année deson âge.

STILTING (Jean), né à Wikte-Duurstede, petite ville de la seigneurie d'Utrecht, le 2i février 1C7.3, se fit jésuite en 1722, mérita par son éiudition d'être mis au nombre des liagiographes d'Anvers, et enrichit d'un ijrand nombre de Dissertations savantes la célèbre collection des Acta sunelorum. On distingue surtout son Apologie de saint Jérôme. Il mourut en 1762.

STOCK (saint Simox), général de l'ordredes carmes, était du pays de Kent en Angleterre, et mourut à Bordeaux en 1265, après avoir composé des Hymnes et publii'^ de sages règlements pour son ordre. Ses confrères ont prétendu que, dans une vision, la saint;; Vierge lui donna le scapulaire, conmie une marque de sa protection siiéciale envers tous ceux qui le portaie* t. Launoj publia une dissei'tation en 1653, pour montrer que la vision de Simon Stock est une fable. II se fonde priiic'pal meut sur le silence des auteurs qui, selon lu', devaient naturellement en parler; mais il a été réfulé p;ir Benoît XIV {De canonis., tom. IV^, part, ii, cap. 9, pag. 74), et par le P. Cosme de Villiers [Biblioth. carmei., tom. II, pag. 733, qui tous deux citent des témoignages des plus anciens écrivains de l'ordre des carmes. Il y en a un, entre autres, de Pierre Swayuton, compagnon et directeur du saint, et qui le premier a écrit sa Vie. Théophile Raynaud a rassemblé tous les passages que l'on a produits en faveur de cette vision, dans son Scapulare marianum, Oper. tom. VII. L'Office et la fête du scapulaire ont été approuvés depuis ce temps-là par le saint-siége comme n'ayant rien d'opposé à la foi des chrétiens, et pouvant au contraire contribuer à la piété et à la dévotion envers la sainte Vierg ■ : car c'est \h tout ce que signifient ces sortes d'approbation; l'Eglise n'ayant jamais prétendu attester la certitude d'aucune révélation ou vision particulière, même dans les saints canonisés, comme l'observent Noël Alexandre, Muratori, Benoît XIV, etc. Quant à la bulle salibathine, voy. Jean XXII.

Stock (Christian), né à Caniburg en 1672, fut professeur h léna, en 1717, et mourut en 1733, avec la réputation d'un homme profondément versé dans les langues orientales. Ses principaux ouvrages sont : Disputationes de pœnis Hebrœoruin capitalibus ; Claris linguœ sanctœ Vcteris Testamcnti : c'est un dictionnaire hébreu. Fo//. Uobertsox (William) ; Clavis linf/uœ Novi testamcnti : c'est un l;)on dictionnaire grec ; Interprcs grcrcus : Littvrator grœcus ; [listoria passionis Chrisli ; Lexicon liomileticum.

STOLBERG-STOLBERG (Frédéiuc - LÉopoLD, comte de), poëte et iiistorien danois, né le 7 novembre 1750 à Bramstodt, dans le Holstein, d'une maison souveraine, fut emmené, dès sou enfance, eu Danemark, oar

son père, et, après avoir commencé ses études dans ce pays, alla terminer son éducation dans les universités deHalle et de Gœttingue. A sa sortie de la dernière de ces écoles, il s'occupa d'une traduction en vers de l'Iliade. Il voyagea en Suisse et en Italie, avec Goethe et Lavater. De retour à Copenhague, il y fut fixé par sa nomination de m nistre plénipotentiaire du duc d'Oldenbourg, prince-évéque de Lubeck, en Danemark, puis par un premier mariage qu'il contracta en 1782. En 1785, il accepta un Itailliage dans le pays dOlilenbourg, et il en prit possession après avoir rempli une mission assez importante, au nom du duc, à la cour de Russie. Devenu veuf en 1788, il se remaria, en 1790, à Berlin, où il avait été envoyé par le prince régent de Danemark, avec une commission d'un grand intérêt. Il lit alors un nouveau voyage, dont :1 publia une relation curieuse qui embrasse une grande partie de l'Allemagne, la Suisse, ITtalie, la Sicile; cette relation est en h volumes. Placé, à son retour, à la tète du gouvernement, du consis'oire et des finances clu jifince évoque de Lubeck, il sut encore trouver du loisir pour se livrer a ses études favorites, et publia la traduction des derniers discours de Socrate et des plus sublimes dialogues de Platon. Il lut et compara les plus habiles controversistes catholiques et protestants, et cet examen eut pour résultat sa conversion. En 1800, il abjura le luthéranisme et fit profession de la foi romaine. Ses amis, Klopstock, Gleim et Jaeobi, ciue cette démarche indisposa d'abord contre lui, finirent par lui rendre leur amitié ; mais Voss ne la lui pardonna jamais. Le comte de Slolberg entreprit une Histoire du christianisme dans les principes des catholiques, et jmblia à Hambourg, en 1806, son histoire, qu'il n'a pu conduire que jusqu'à la fin du yi° siècle, et qui forme 15 vol. in-8°; une 4' édition en fut donnée à Vienne en 1816, et elle fut traduite en italien par ordre du souverain pontife. Le comte de Stolberg avait aussi publié, en 1815, une Vie d'Alfred le Grand. Il est mort dans sa terre de Sundermuhlen, dans le pays d'Osnabruck, en 1819, peu de jours après avciir fait paraître un opuscule sur l'^lmour de Dieu. La conversion du comte Stolberg lui suscita beaucoup de tracasseries. Un prince protestant lui dit en le recevant : « Je « n'aime pas ceux qui changent de religion. « — Ni moi non plus, répondit le comte; et « si nos ancêtres n'en avaient pas changé il « y a trois siècles, je n'aurais pas été obligé « de reprendre cell • qu'ils quittèrent. » Il a encore laissé : une trad. des deux traités de saint Augustin, De la vraie religion, et Des mœurs de l'Eglise chrétienne. Munster, 1803; l'Esprit du sià-te, réimpr. avec un Dialogue intitulé Lessing, et un petit tiailé. De notre langue, 1818, 1 vol. i i-12; Réflexions et considérations sur les saintes Ecritures, 2 vol.; le Livre de la charité.

STORCH (Nicolas), l'un des chefs des anabaptistes, et le fondateur de la secte des pacificateurs, né sur la lin du xv' siècle à Stol- Ijerg, dans la Saxe, mort à Munich en 1530,

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traduisit son nom, qui, en allemand, signifie une oifoij;ne, par celui de Pelarfjns. Exagérant les principes posés par Luther, il prétendit, par exemple, que Lutlier ayant établi qu'on est justifié par In foi, et non par les -irreinents, Tes enfants n'étaient point j"stilii's par le bn|)tôme, et qu'ils devaient Mre tous rebaptisés. On sait que le nom d'mmhaplistcs signitie rebaptisants. Storeh soutint qu'i' fallait renoncer aux lumières acquises pir l'élude, pour ne consulter que l'esprit intérieur et s'abandonner à l'inspiration; et l'on vit les élèves d • l'universi'é de Wittenberg accueillir cette doctrine en bn'ilant publiquement leur' livres. Les ignorants, qui forment partout la classe la plus nombreuse, ne pouvaient manquer de coûter de tels enseignements. Luther, irrité, obtint de l'électeur de Saxe un ordre de bannissement contre Storch , qui se retira avec Muncer h Zwickau. Les deux sectaires rét>andi'-ent leurs erreurs dans cett(^ ville, puis ils parcoururent la Souabe, la Thuringe el la Franconie, instituant parmi leurs partisans la communauté des biens et rindé|)enilance la plu? absolue. Muncer, qui avait soulevé les paysans contre les seigneurs, ayant été défait par le comte Mansfeld, Storch s'enfuit dans la Silésie; banni de Freisladt, où sa présence excitait de grands troubles, il se rendit, en 1527, dans la Pologne, où il jeta les fondements de la secte des lirTuliutes ou frères Moraves. En'in il fut obligé de fuir encore une fois, et il alla finir ses jouis en Bavière. On oeuf consulter VFfistona analiaplistica, d'Arno'd Mehov , Cologne, 1627, in-4-° ; les Annahs annbapti^tici, de J.-H. Ottius, BAle, 1672, in-fi." ; Seckendorf, dans son Histoire de la réforme, etc.

STORCH (Ambroisiî), théologien allemand, de l'ordre de Saint-Dominique, appelé en latin Pelargus, combattit avec zèle les hérétiques par ses sermons et par ses écrits. Il assista, en 1.')16 et 1552, au concile de Trente, en qualité de théologien de l'arcbevèque de Trêves, et se signala dans cette auguste assemblée par son éloquence ; il mourut à Trêves, en 1557. On a de lui un Traite' du sacrifice de la messe, contre OEcolampade, et un recueil de ses Lettres à Erasme, avec celles que ce savant lui avail écrites, et d'autres ouvrages, Fribourg, i?)3'*, in-fol. Son stvle est assez poli.

STOSCH (Guillaume), né à Berlin, en lfiV6, mort dans la môme ville, en 1707, est auteur d'un livre intitulé : Concnrdia rationis et fidci, imprimé à Guben,sous le nom d'Amsterdam, en 1602. Ce livre est infecté des idées des sociniens et des a'hées. On l'obligea de se rétracter, ce qu'il fit sans changer de sentiment. — Il ne faut pas le confondre avec Philippe Stosch. Voy la lin de l'article Pi- CART (Bernard).

STOZ (Matthieu), né h Mickenhausen, en Sonabe, l'an 1614., entra chez les jésuites, et enseigna 30 ans la philosophie et la théologie. Le plus connni de ses ouvrages est Tribunal pœnitentiœ. 11 mourut à Munich, le 13 janvier 1678

STRAMBI (Vincent-Marie), né à Civita- Vecchia, l'an 1745, s'associa l'un des premiers, après qu'il eut été ordonné prêtre, au vénérable Paul de la Croix, fondateur des Passionistes, qui mourut en odeur do sainteté, le 18 octobre 1775. Strambi se consacra aux missions, aux catéchismes et aux autres exercices du ministère évangélique, et, en 1801, il fut nommé évêqtie de Macorata et do Tolentino par le pape Pie VII. Son ardente char té el la sagesse de son administration lui assurèrent bientôt l'estime et la vénération générales. Il subit avec une héroïque constance la dé|)orlalion à laquelle son attachement pour le pape l'avait fait crmdamner. Il sut tellement captiver les bonnes grAces de tous les habitants dans les villes où il fut envoyé, et particulièrement à Milan, qu'il y recueillit d'abondantes aumônes pour les pauvres de ses diocèses. Lorsqu'enfin il lui fut permis de revenir au milieu de ses ouailles, il s'occupa aussitôt de réparer le mal fait jiendant son absence, de relever les établissements de piété et d'augmenter le nombre de ceux qui existaient déjà. Depuis l'époque où il était devenu évè(pie jusqu'à l'Age le plus avancé, il ne cessa de prêcher la parole di' Dii'u ; il le fit même dans les diocèses voisins où l'ajipelaient ses collègues. Mais, pour obtenir sa présence, reux-ci devaient se munir li'une permission apostolique; car il ne voulait pas manquer aux lois de la résidence. A la doctrine, à la charité, à la prudence, il joignait une profonde hunulité, qui lui lit, plusieurs foi*, cherchera se démettre de son évôché, ce qu'il obtint enfin du pape Léon XII, en 1823. Ce pontife voulut qu'il vînt habiter auprès de lui, au Quirinal, où il résidait alors. A son arrivée à Rome , .Mgr Stramlii trouva le ]iape malade ; peu de temps après, cette maladie empira au point de faire craindre pour ses jours. Dans cette extrémité, Mgr Sframbi célébra le saint sacrifice, pendant lequel il offrit sa propre vie pour prolonger celle du souverain pontife. Plein d'une foi ardente, le prélat dit aux assistants que Dieu avait agréé son offre ; il appela pa?' son nom l'auguste malade, qui en ce moment entrait en agonie, et qui, éprouvant aussitôt une amélioration sensible, ne larda pas à être entièrement rétabli, tandis que son ami, frappé d'apoplexie, mourut presque subitement, le 2 'janvier 1825. Mgr Strambi a laissé après lui une telle réputation de saintelt', (juela cause pour sa béatificalion ei canonisation a été introduite le 17 juin 18V3; la commission en a été signée par Sa Sainteté le 25 du même mois. On lui doit plusieurs ouvrages en italien : Des trésors que nous avons enJésus-Chrtst, notre Sauveur, et des mysti'res de sa passion et de sa mnrt, source de tout bien; Exercice de courtes méditations sur la passion, pour tous les jours du utois. G' édition, Rome, 1797; Vie de Paul de la Croix, Macerata, 1805, 3 vol.; Ex&ciccs et mouvements pieux vers le sang de Jésus- Christ, avec une manière d'entendre la messe 1813 ; Règlement de vie pour un jeune homme , Règlement de vie pour une jeune personne^

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