‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 211 sur 341 · S STR · texte numérisé non relu

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1813 ; Aiguillon aux curh pour Vaccomplissement exact de leurs devoirs, 181i ; Dévotes réflexions sur u))e image du crucifix; Instructions sur les vertus théologales et l'acte de repentir; le Mois sanctifié par des considérations sur le sang de Jésus-Christ, Rimini, 1821. Les Passionistes font les trois vœux ordinaires, avec un quatrième, par lequel ils s'engagent à ri^paniire la dévotion à la passion du Sauveur, et h im|)rimerdans le cœur dos fidèles le souvenir coniinuel de ce grand acte de notre rédemption, lis s'appliquent à remplir ce dernier vœu par les missions et les retraites qu'ils donnent, et, en général, par les exercices du ministère apostolique. Ces religieux sont déchaussés et ne portent qu'une semelle de bois attachée aux pieds avec des courroies. Leur couche est une simple ))aillasse, sur laquelle ils doivent re- ]ioser tout habillés. Ils se lèvent vers minuit pour chanter matines au chœur. C'est là aussi qu'ils récitent en commun, dans le cours de la journée, les autres parties de rolFice, en se tenant toujours debout. Trois fois par semaine ils prennent la discipline. Outre les jeûnes prescrits par l'Eglise, ils observent le carême de l'Avent, et, le reste de l'année, ils jeûnent les mercredis, les vendredis et les samedis. Ils mènent la vie commune, et ne subsistent que des aumônes des tidèles.

Leurs habitations portent simplement le nom de Maisons de Retraite. Elles sont bâties dans des solitudes, uù ils doivent s'occuper de leur salut dans le silence et la méditation. Ils ont deux heures et demie de méditation. Leurs maisons sont ouvertes à tous ceux qui désirent faire les exercices spirituels. Les religieuses passionistes observent la même règle, sauf les articles qui ne leur sont point applicables.

STRAUCH (FBAKçois-RAYMO\D),évèque de Vieil eu Catalogne, naquit, en 17G0, à Tarragone, d'une mère catalane et d'un père suisse, qui servait, avec le grade de capitaine, dans un régiment de cette nation au service de l'Espagne. Après avoir fait ses premières études à Saragosse, il embiassa la règle des franciscains dans un couvent de l'Ile de Majorque, où son père se trouvait alors avec son régiment. Il professa la phdosophie dans un couvent de son ordre; puis, pendant vingt-cinq ans, la théologie à l'université de Palma, ce qui ne i'empècliait pas de se livrer à la prédication, à la pratique des bonnes œuvres, et de s'unposer toutes les rigueurs de la pauvreté volontaire. Ses connaissances étaient aussi variées que profondes, et il parlait avec facilité l'italien, le français, l'anglais et l'allemand. Il avait dressé une carte topographique de Majonpie, que l'on citait pour son exactitude. L'emploi d'aum'mier de régiment auquel il fut appelé pendant les guerres que l'Espagne eut à soutenir contre Napoléon, lui donna l'occasion de déployer un autre genre de dévouement, et souvent on le vit exposer sa vie |»our secourir les blessés sur le champ de bataille : une fois, ses vêtements furent percés de balles. Des scandales qu'il ne put réprimer lui

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firent quitter le régiment. Durant l'invasion, le P. Strauch publia quelijues écrits, sous un nom supposé, notamment un Discours sur l'influence de la religion dans la carrii're des armes, et il traduisit en espagnol les Mémoires sur h jacobinisme, par l'abbé Barruel. Il fit aussi paraître un savant ouvrage sur les immunités ecclésiastiques, et cette publication, non moins que la précédente, indisposa contre lui les ennemis déclarés ou secrets de la religion. En 1812, le P. Strauch rédigeait à Majorque un journal qui paraissait deux fois par semaine, sous le titre de Semanario cristiano-politico, et dont l'olijet était de combattre les (loc:rini'S anti-chrétiennes. La collection, Palma, 1812-181i, en forme cent six numéros. Les personnes qu'irritait son zèle le dénoncèrent aux tribunaux, et il demeura neuf mois en prison, sans vouloir profiter des occasions qui lui furent offeites de s'évader, mais aussi sans vouloir reconnaître la compétence des juges sur les matières spirituelles. A peine le roi Ferdinand VU eut-il recouvré ses Etats, qu'il nomma le P. Sfraucti à l'évêché de Vich, alors vacant par la mort du vénérable François Veyna Y Mola. Le nouveau prélat, après avoir été sacré à Barcelone par l'évoque d Urgel, continua de mener la vie d'un humble et fervent religieux. Le zèle avec lequel il s'opposa à la publication d'un livre dangereux pour la foi lui suscita de nouvelles conti'adictions, et bientôt le serment à la constitution des cortès fut pour lui une autre cause d'éjjreuves pénibles. Il ne consentit à le prononcer qu'après que le monarque en eut donné l'exemple, ei il refusa constamment de se prêter à ce qui était contraire à la loi de Dieu et aux règles de l'Eglise. C'est ainsi qu'il refusa de publier le décret des cortès, du 25 octobre 1820, qui soumettait les régulieis aux ordinaires : ce refus le fit traîner duis la citadelle de Barcelone. Un tribunal le condamna à mort, mais il appela de cette sentence et fut absous. Seulement il (levait être transféré à Tariagone, ville qui lui était assignée pour sa résidence. Un détachement de troupes fut chargé de le conduire, avec un de ses religieux, à Tarragone. Quand on fut arrivé à Vallirana, à moitié chemin de Barcelone à Villafranca, le commandant fit descendre l'évèque de voiture, et, d'un coup de pistolet, l'etendit mort; le religieux fut également massacré. Cet événement se passait au mois d'avril 1823. Telle était la terreur qu'inspiraient les meurtriers, que les corps des deux martyrs restèrent trois jours sans sépulture. On "n'osa les enterrer dans le cimetière de Vallirana qu'après en avoir obtenu la permission dn chef politique de la Catalogne. L'année suivante, la tranquillité étant rétablie, on transféra en ]irocessiou les deux corps h l'église cathédrale de Vich, où on leur fit des obsèques solennelles. L'oraisou funèbre du vénérable prélat, qui y fut pi^noncée (!2 févr. 1824] par le P. Uaimond de Jésus, supérieur des trinitaires déchaussés de Vich, a été impr. à Perpignan, 182i, in-8% de 70 p., en espagnol.

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