‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 212 sur 341 · SU · texte numérisé non relu

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• STREIN (Richard), Striiiias , baiou de Schwarzeiiaù eu Autriche, conseiller hibliuthécaire etsuriuteiidaut des liuances de l'empereur, mourut en 1601, et a laissé ([uelques ouvrages : un traité De gentibus et familiis Romanorum, Paris, 1599, iu-lbl., où il a éclairci les antiquités romaines : des Discours pour défendre la liberté des Pays-Bas. Cette liberté devait, selon ses vues, conduire à professer le protestanlisme, (ju'il avait luimême embrassé. Coimnoiiitorium de Roberti Bellarmini scriptis atrjiie lihris. C'est un nain qui combat un géant; cir la théologie n'était point du tout l'allaire de l'auteur.

SÏRËiTHAGKN (André), né à Merzenhauss, près de Juliers, mort vers ICVO, eut la direction de l'école et de l'orgue du collège des chanoines d'Heinsberg. On a de lui des Poésies et d'autres ouvrages ignorés, — Pierre Streithagen, sou lils, né à Heinsberg, dans le duché de Juliers, le 27 novembre 1595, s'a()pliqua aux belles-lettres et à la musique, comme son père. 11 fut successivement chanonie à Heinsberg, à Cranenbourg dans le duché de Clèves, et à Wassenberg. Il était encore vivant en 1670, Nous avons de lui : Yita sancti Hilarionis, en vers avec des notes ; Eburo , sive Pnnegyricus historicopocticus in civitdtem Leodiensem, Liège, 1632, iii-i"; Somnium sive Poema in Ruram (Roér), rivière du duché de Juliers, dans les Annales Cliviœ, et grand nombre de pièces de vers ; Successio principum Juliœ , Cliviœ , Montium, etc., Dusseldorf. 1629, in-V. — Plusieurs auteurs ont confondu ce Pierre Streithagi'n avec un autre du nièuie nom, né à Aix-la-Chapelle , en 1392 , qui lut ministre de la religion prétendue réformée à Emmerick, |)uis prédicateur et conseiller de Frédéric V, électeur palatin, et ministre à Heidelberg, mort le 12 juin 16oV. On a de ce prédicant : Ftorus christianus, sivc Historiarum de ?-ebiis christianœ religionis libri IV, Cologne , 16i0, in-8". La haine contre l'Eglise catholique s'y montre à découvert. Novus homo, sive de Regencratione Iruvlatus, etc. i STRIGELIUS ( VicTORiNL's) , né à Ivauflbeuren dans la Souabe, en lo2'i., fut un des premiers disciples de Luther. Il se trouva à la conférence d'Eisenach en 1336, sur la nécessité des bonnes œuvres, et eut l'année suivante une vive dispute avec Francowitz. Depuis ce tem])s, il ne cessa d'être en Imtte aux. théologiens prolestants , qui le firent mettre en prison en 1539 , d'où étant sorti trois ans après, il enseigna la théologie et la logique à Leipzig ; ses ennemis lui firent ensuite défentire de continuer ses leçons. 11 l'ut obligé de se retirer dans le Palatinat, devint professv'ur de morale à Heidelberg, et y mourut en 1369, à 45 ans. On a de lui des ISotes sur l'Ancien et le Nouveau Testament, et sur d'autres ouvrages, où il ne fait pas dilliculté de s'éloigner des sentiments de ceux de sa communion.

STROZZI (Cyriaco) , philosophe péripatéticien, né à Florence en ISO'i-, voyagea dans la plus grande partie de l'univers, sans (jne ses voyages interrom|nssent ses études. Il

]iiofessa le grec et la ])liilosophie avec beaucoup de réputation à Florence, à Bologne et à Pise, où il mourut en 1565, à 61 ans. On a ■de lui un 9' et un 10' livi'e en grec et en latin, ajoutés aux huit livres ([u'Aristote a composés de la République; il a bien pris l'esprit de cet ancien philosophe , et l'imitateur égale quelquefois son modèle. — Laurence Strozzi , sa sœur, née au château de Cappalla. à 2 milles de Florence, l'an 151i, mourut en 1391 , religieuse de l'ordre de Saint- Dominique. Sans songer à devenir une savante, elle s'appliqua tellement à la lecture, qu'elle apprit diverses langues, surtout la grecque et la latine, et devint habile dans |)lusieurs sciences. Nous avons d'elle un livre tïUymnes et d'Odes latines, sur toutes les fêtes que l'Eglise célèbre, Parme, 1601, iii-8". Cet ouvrage a été traduit en vers français ])ar Simon-Georges Pavillon.

STROZZI (Thomas), jésuite, né à Naples en 1631, s'est fait une réputation par ses ouvrages. Les plus connus sont : un poème latiu sur la manière de faire le chocolat; nn Discours sur la liberté', dont tes républiques sont si jalouses; dix Discours italiens, pour prouver contre les Juifs que Jésus-Christ est le Messie; un grand non\hre ôa Panégyriques, où il y a beaucoup de pensées ingénieuses. STRUYS (Jea\j, Hollandais, célèbre par ses voyages en Moscovie, en Tartarie, en Perse, aux Indes , etc. , s'appelait Jean Janszoon Strauss. Il commença à voyager l'an 1617, par Madagascar jnstjn'au Japon; puis l'an 1653, jiar l'Italiedans l'Archipel; et enfin l'an 1668, par la Moscovie, eu Perse, et ne revint dans sa patrie qu'en 1673. Les Relatioiis qu'il en avait faites furent traduiti's après sa mort par (ilanius, enfrançais, sous letitrede Voyagesda Jean Strnys, etc. Elles parurent à Amsterdam, en 1681, in-4% etdi'puis en 3 vol. in-12,ibid., 1725, et Rouen, 1730. Elles sont intéressantes : mais il y a bien des choses fausses ou mal vues; en particulier, ce qu'on y dit des hommes à queue de l'île de Formose est démenti ])ar tous les autres voyageurs. 11 |)eut s'y trouver, comme ailleurs, quehiues individus (jui ont un [irolongement exotique de l'épine du dos; mais c'est une anomalie particulière qui natfecte [>oint l'espèce, et ne l'ait imint une monstruosité nationale. [Voy. le Catéchisme philosophique, ir 49.)

STRYPE (Jean), prêtrp anglican, né h Londres en 1643, fut un célèbre antiquaire : il avait l'ait ses études à Catherine-Hall dans l'université de Cambridge, où il prit le degré de maître-ès-arts. Il fut nommé, en 1669, recteur de la paroisse de Theydon-Boys, dans le comté d'Essex, et permuta la même année ce bénéfice pour celui de vicaire i>er- I)éluel de Low-Leyton. 11 exerçait en même temps l'ofiice de prédicateur à Hakney. Il était jirofondémenl versé dans l'histuire en général, et particulièrement dans la biographie. Un assez grand nombre d'ouvrages furent le fruit de ses laborieuses recherches. Les principaux sont: les Vies des archevêques Crannier, Grindal et Wliitgift, du docteur llelmer, évoque de Londres, de sir Thomai

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Smith, et de sir John Cheke ; des Mémoires sur l'histoire ecclésiastique, 3 vol. in-foL, outre beaucoup d'aulres doctes écrits. Ce savant mourut à Hakne.v le 11 décembre 17,37.

STUART ((Iilbert), historien, né à Edimbourg en 17i2, d'un père qui était professeur d'humanités, fit ses études dans cède ville avec succès. A l'Uge de 20 ans il |iublia sur la constitution britanni([uo un ouvrage ([ui établit sa réputation, et le fit recevoir docteur en droil. Encouragé par l'approbation du public, il demanda la chaire de droit; cette chaire lui ayant été refusée, il passa à Londres, où il travailla pendant plusieurs années pour le Monthli/ Beview.Dti retour dans sa patrie, il y établit, en 1775, VEdimburgh Magazine, qui cessa de paraître en 177G. 11 revint de nouveau h Londres, et fut un des rédacteurs du Political Herald et de YEmjlish Review. Stuart était né pauvre, et ce dut son existence qu'au produit de ses travaux littéraires. Des raisons de santé l'ayant obligé de

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