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Ecosse, il y mourut en 1786, à l'Age de kh ans. Il alaissé : Dissertation sur Vantiquilé de la constitution britannique, Edimbourg,^ 1762 ; Tableau des progrès de la société en Europe, 1762 , in-S" ; Observations sur l'histoire du droit public et constitutionnel de l'Ecosse; H'tstoire de laréformationen Ecosse; Histoire de l'Ecosse depuis la reformation Jusqu'à la mort de la reine Marie, Londres, 1/8G. Cette histoire est très-estimée.
STUNICA (Jacques-Lopez), docteur de l'université d'Aleala, écrivit contre Erasme et contre les Notes de Jacques Le Fèvre d'Etapîes, et sur les Epitres de saint Paul. 11 mourut à Naples en 1330. On a encore de lui un Itinerarium, dum Compluto Roniampropcisceretur. — 11 était parent de Diego Stunica, docteur de Tolède, et religieux augustin, qui vivait dans le môme siècle. Celui-ci a fait aussi plusieurs ouvrages, entie autres un Commentaire sur Job.
STUPFA ou Stoup, parent de Pierre Stuppa, qui se distingua à la tète it'un régiment suisse de son nom à la bataille de Seutf, et qui, après avoir été fait colonel des gard.'s suisses en 1683, l'ut employé dans diverses négociations en Suisse qu'il termina avec honneur, naquit dans le pays des Grisons, et fut d'abord pasteur de l'église de Savoie à Londres, où il eut la contiance de Cromwill. 11 quitta ensuite le ministère pour les anues, devint brigadier dans les troupes de France, et fut tué à la journéede Steink'i'ke, en 1692. Il est auteur du livre intitulé : la Religion des Hollandais, 1673, in-12, que Jeun Braun, professeur àGroningue, réfuta assez mal dans sa Véritable religion des Hollandais, iiiTo, in-12.
STUlliM (Christophe -Chkétien), prédicateur et écrivain allemand dux.viii° siècle, naquit à Augsbourg, on 17'».0, et mourut en 1786, étant pieinior pasteur de la paroisse de Sauil-Pierre à Naumbourg. Il est avantageusement connu par ses Considérations sur les œuvres de Dieu dans le règne de la nature et de la Providence, pour tous les jours de l'année, traduites en français en 3 vol. in-12, et ré-
im|)rimées en 1817 , avec des corrections. M. Cousin-Despréaux, pour propager davantage l'excellente morale et les leçons instructives que renferme cet ouvragi', l'a refondu dans un nouvel ouvrage c[u'il a publié sois le titre de Leçons de la nature, vu l'Histoire naturelle, la Plu/sique et la Chimie présentées à l'esprit et au cœur, k vol. in-12. Le but des deux écrivains, en cherchant à instruire la jeunesse sur ce qui lui est le plus essentiel de savoir, a été de nous faire admirer la puissance, la sagesse et la bonté de Dieu dans ses œuvres; de venger ou de manifester sa providence blasphémée ou méconnue par ceux mêmes qui jouissent de sos dons les plus précieux; de nous pénétrer envers luideres- • pecl, de reconnaissance et d'amour; enfin de nous rendre plus heureux et plus sages, en nous apprenant à entrer dans ses vues, et à bien user des présents qu'il nous fait.
SUARÈS (François), jésuiie, né à Grenade, en 13i8, professa avec ré;'utation à Alcala,à Salamanque et à Rome. On l'apiiela à Coimbre en Portugal, et il y fiit lepiemier professeur de théoldgie. 11 mourut à Lisbonne en 1617, avec une rare Iran juilhté : Je ne pensais pas, dit-il, qu'il fût si doux de mourir. Suarès avait une mémoire prodigieuse; jl savait si bien par cœur tous ses ouvrages, que quand on lui citiiit un passage, dai;s le même instant il se trouvait en état a achever et de i)0ursuivre jusqu'à la lin du chajiitre ou du livre. Cependant, le croirait-on? à peine ce savant homme put-il être admis dans la société. Il fut d'ahord refusé ; il lit de nouvelles instances, jusqu'à demandermème à y entrer parmi les frères. Entin on le reçut, et l'on était encore sur le point de le renvoyer, lorsqu'un vieux jésuite dit : « Attendons; il me semble « que ce jeune homme conçoit aisément et « pense quelquefois fort bien. » Nous avons de lui 23 vol. in-folio, imprimés à Lyon, à Mayence, et pour la dernièie fois à Venise, 174-8, presque tous sur la théologie et la morale. Ils sont écrits avec ordre et avec netteté; il a su fondre avec adresse, dans ses ouvrages, presque toutes les ditférentes opinions sur chaque matière qu'i. traitait: sa méthode était d'ajoutei ensuite ses propres idées aux discussions théologiques, et d'établir avec soli ;ité son sentiment. La manière dont il combat les eri'eurs est pleine de cette logique f(jrte et serrée cjui assure la victoire au raisonnement , et qui aujourd'hui est si négligée. Grotitis disait qu'il était si profond philosophe et thé ilogien, qu'à peine élaii-il possible de trouvi'r son égal. Benoit XIV, dans son ouvrage De synodo diœcesana, l'appidle djctor eximius, et en lui associant V^isquez, il les nomme /fA- deux lumières de la théologie. Bossuet, dansun de s.'S écrits contre Fénelon, citant ce théologien, dit : Suarès, en qui, comme l'on sait, on entend iotite l'école moderne. On ne peut disconvenir cependant que sa théologie ne soit surchargée de questions inutiles ; que le savant jésuite ne perde quelquefois de vue la noble simplicité de nos dogmes, et la majesté de la religion chrétienne: mais c'était le vice du temps, et 10$
SUF