‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 216 sur 341 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

sous ce titi-e : Mischna, .«("vp fodus ffrhrœornm jur's, rituuin, mHiquitalain, ac Irgam oraHiim siisfmt, ctv.n clarissimorum rahhinorum Maimonidis el Bartcnonv comincntariis inteqris, Amsterdam, 1898-1703, in-fol., six parties, ou trois vnlunies, aveo figures. On voit par ce titre que l'édition est accompagiit-e des rommcuiaircs des rabbins Maimoni:ies et Bartenora; l'auteur a joint au texte iiébrenune version latine et de savantes notes. Voi/. HiLLEL, Juda-Hakkadosch.

SURET (Antoine), supérieur général de la congrégation des prôtr.'S de la Doctrine clirélienne, né Tan 1692, au village de Ca'irières près de Nîmes, mort dans la maison de sa congrégation h Avignon, en 1701-, se distingua comme professeur et comme prédicateur, Oidre des écrits de circonstance sur les querelles religieuses du temps, à l'égard desquelles il se conduisit avec beaucoup de priid.'uce et de sagesse, il publia: Conférences de Mencle. etc., en 10 vol.; Conférences sur la morale el le décMorjue, pour servir de suite aux. Conférences de Paris, du P. Semelii r, sur le miriage, l'usure el la restit\il,iou. La préface de ce livre est fort estimée. Le P. Suret avait forLué un Recueil de prônes, dy Sermons et de panégyriques ; mais il lui fut dérobé, et depuis il ne jiarla plus en chaire que d'abondance. 11 se tit dans ce genre une grande répulaticm, particulièrement dans les re'raites ecclésiastiques de Mende, que l'évèque présidait annuellement.

SUHIAN (Jean-Baptiste), évoque de Vence et préiicateur célèbre, naquit à Saint Cbamans en Proven-e, le 20 septembre 1670. (Les Mémoires pour servir à l'histoire erclrsiastique du xviir si'clc disent en 1668 ) II entra dans la congrégation de l'Oratoire, et s'y livra à la prédicalioi. Deux Avents et deux Carêmes, qu'il prêcha devant 1 ■ roi, tirent sa réputation, el lui valurent, en n2S, révôché de Vence, suffragant d'Embrun. 11 fut de l'académie irancaise", saccédi à M. de Coislin, évêque de Metz, et y eut d'Alembert pour successeur. Cet académicien , chiirgé, suivant l'usage, de faire l'éiogj de son prédé.;esseur, s'expriuie ainsi à son sujet dans son Discours de réception: « \i. lé- « vèque de Vence ne fut redevable (ju'à lui- « môme de la réputation et des honneurs « dont il a joui. Il ignora la souplesse du ma- « nége,la bassesse de l'intrigue, et tous ces « moyens méprisables (|ui mènent aux di- « gnilés par l'avilissement. 11 fut éloquent et « vertueux, et ces deu\ qualilés lui méritè- « rent réjiiscopat et vos sutl'rages. » Après avoir parlé du style pro^ire au discotu's icligieux, d'Alembort ajoite: « Telle fut l'élo- « ipuMice de l'orateur qui est aujourd'hui « l'objù't de vo; regrets ; elle fut tau -hante et « s.uio art, comme la religion et la vérité. Il « semblait l'avoir formée sur le modèle de « ces discours nobles et simples. [)arles(p,iels « un de vos plus illustres confrères mspi- « ru t au cœur nob'e et sensible de notre « raonapipie, encore enfant, les vertus dont « nous goûtons aujourd'h d les fruits, etc. » 11 y a néamuoins une grande distance de &ii-

rian à Massillon. Le sermon sur le petit nombre des élus passe pour le chef-d'œuvre de Surian. Il est inséré, avec quelques av.tres de cet oratPiu', dan^le recueil ^\Q?. Sermons choisis pour tous les jours du Carême, Liège, 1733, 2yoi. in-12. On a imprimé, en 1778, son Petit Caré.-ne, prêché en 1719. Kn 1783, il proni"'nça, dans l'église métropolitaine de Paris l'oraison funèbre de Victor-Amé'dée, roi de Sardaigne. Il mourut le 3 août t75'i-.

SURIN (Jean'-JosephI, jésuite, né à Bordeaux en 1600, a été célèbre, dans le xvii* siècle, par ses vertus, son zèle, ses talents pour la direi'tion des Ames, et la grande confiance do'it il jouissait de la part d'une multitude de personnes illustres par leur naissance et par leur piété. Il mourut en 1665. On a publié ses écrits ascétiques à Avignon, en 2 vol. in-12, et un abrégé, à Nancv, en 1738, sous le titre de Dialnques spirituels choisis, où la perfection chrétienne est expliquée pour toutes sortes de personnes, 1701, 3 vol. in-12. S;m principal ouvrage a l'Our titre: Catéchisme spirituel de la perfection chrétienne, 2 vol. in-12. M. l'ab'jé Vligne l'a reproduit dans sa collection intitulée ^Catéchismes philosophiques, polémiques, historiques, dogmatiques, moraux, liturr/iques, disciplinaires, canoniques, pratiques, ascétiques et mystiq les, Varis (Mohtrouge), 1; 4.2, 2 vol. r^-^\ Nous cit^u'O-is encore du P. Surii : Lettres spirituelles, 2 vol. in-12; Fondements de la vie spirituelle, 1669, in-18, dont le P. Brigion donna une nouvelle éditioi ei 1703. Oi a la K/e de Surin par Boudon , Chartres, 16S9, in-8°; mais cette vie, toute en réilexions, olfre peu de laits.

né avec

Pierre Canisius. et se fit religieux dans la chartreuse de cette ville. Après avuir édifié sou ordre par ses vertus, il mourut à Cologne en 1îj78, à 53 ans. Le pape Pie A' en faisait un cas particulier, et écrivit à son prieur à Cologne de lui a^-corder tous l-^s soula;;euients que ses infirmités et son apjilication contiimede pouvaient exiger. On a (le lui un grand nombre d'ouvrages. Les principaux sont : un Recueil des coticiles, en i vol. in-fol., Cologne, I5'j7; tes Vies des saints. Il avait publié successivement 6 volumes de cet ouvrage d'^puis 1570 jusqu'en 1575; mais plusieurs savants lui ayant fourni des matériaux pour le iierfectionner, il recommença une nouvelle édition. 11 publiait le second volume lorsque la mort l'arrêta. Jacques iMosander, religieux du môme monastère, continua I ■ travail de Suiius. On eu a donné une édition complè e à Cologne, eu 6 vol. in-fol., en 1617. Surius a profité de la collection de Louis Lippomani. La liberté qu'il s'est d )nnée de (tolir tt de changer le style des originaux, et d'en retrancher ce qu'il ne jugeai' point nécessaire, a décrédité ce qu'il avait compilé de meilleur. Une hi-toire de son temps, sous le nom de Mémoires, qui commence en îSli ; ille a été cont uuée successivement jiar Issèlt, par Brachel, jusqu'ea 1651, parThulden jusqu'en 1660, et par Henri

SURIUS (Laurent), écrivain ascétique, à Lubeck, en 1522, étudia à Cologne a\

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