‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 218 sur 341 · SYL · texte numérisé non relu

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revenu était a'tachi^ h ces fo'-ict'ons. Syki's écrivit aussi contre les catholiques. Il mourut h Londres li' 23 novembre lT5(i. Nous citerons de lui : Essai sur la vérité de la reli(/ion chrétienne , dans lequel on démontre comment elle '•st réellement fondée sur l'Ancien Testament, 1725, in-8"; Réflexions sur les principes, et connexion de la religion naturelle et de la religion révélée, 17i0, in-8° ; Sur la nécessité d'améliorer les lois concernant les papistes et de les soumettre à une révision , 1746, in-8". On a des Mémoires sur la vie et lès écrits de A. A. S. , Londres, 1785, in-8° , par Jean Disney, docteur en théologie et meuihre lie la société des antiquaires.

SYLVEIRA (Jean de), canne de Lisbonne, d'une famille noble, eut dos emplois considérables en son ordre. 11 mourut dans sa patrie en 1687, à 95 ans ; il y en avait 80 qu'il était entré en relitjion. On a de lui des 0|iuscules et des Commentaires sur les Evangiles, . Venise, 1731,10 vol., et sur l'Apocalypse , un volume , qui ne sont proprement que des cominlations. — Il ne Vaut pas le confondre avec Gonzalve Sylveiua , né aussi à Lisbonne, d'une famille illustre (peut-êlro la môme), qui entra chez les jésuites, et se consacra aux missions étrangères. Ses travaux eurent le plus grand succès en Ethiopie, dans la Cafrerie el autres régions de l'Afrique, particulièrement dans le Monomota[)a , dont l'empereur reçut le baptême, et aurait bientôt, par son exemple , amené tous ses sujets à la foi chrétienne, si des mahométaiis, en lui persuadant que Sylveira était un enchanteur, ne l'avaient engagé, l'an 1571, à donner la mort à celui dont il avait reçu le plus grand bienfait. Il s'en repentit ensuite, et fit é.raigler les imposteurs.

SYLVESTRE (Frakçois). Voy. Silvestre.

SYLVESTRE DE Prierio. Voy. MozzoLI^o.

SYLVIUS ou DU BOIS (François), né à Braine-le-Comte, dans le Hainaut, en 1381, chanoine et doyen de Saint-Amé à Douai, profes-^a, pendant plus de 30 ans, la théologie dans cette ville, où il mourut le 27 février 16i9, eu odeur de sainteté. On a de lui des Commentaires sur la Somme de saint Thomas, et d'autres savants ouvra^^es, iiu- [irimés à Anvers en 1698, en 6 vol. in-fol. Celte édition est due aux soins du P. Norjjert Delbecque, dom ni. an. né, comme Sylvius, à Braine-le-Comte. Le 5' volume renferm- divers Opuscules, et le 6' com|irend des Commentaires siw les quatre premiers livres de l'Ancien Testament. L'édieur a omis, on ne sait pourquoi, les opuscules de Sylvius conre le jansénisme naissant. La douceur de son caractère a passé dans ses ouvrages, dans lesquels on remarque un grand éloignemcnt de toute nouveauté. Il témoigne, dans tontes les occasions, une soumission parfaite aux décies du saint-siége. Le docteur Rech étant venu de Lonvaui à Douai, pour entraîner cette université dans la l'action de Jansénius, et ayant dit qu'il s'agissait précisément de défendre la doctrine de saint Augustin : « C'est pour la défense de « l'Augustia de Hollande, répliqua Sylvius,

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« que vous avez levé l'étendard ; et nous, « c'est en faveur du grand Augustin d'Afri- « que, parce qiie c'est la doctrine des sou- « verains pontifes, pour laquelle nous som- « mes prêts à comba'tre jus(}u'au dernier « soupir. » On a son Eloge funèbre, sous k titre de la Sarfesse ensevelie, Douai, 1649, in-8°. Estius et Sylvius sont les deux docteurs qui ont le plus contribué à la célébrité de r;;r.iversité de Douai.

SYMMAQUE, le quatrième des interprètes de l'Ancien Testament en langue grecque, était Samaritain de nation et de religion ; il se fit juif, ensuite chrétien, et embrassa l'erreur des Ebionites. Voy. Ebion. Il naquit en 194, sous l'empereur Sévère, selon le P. Alexandre ; sous Commode, en 104, selon le P. Lelong; sous Marc-Aurèle, en 170, selon Tillernont. On le trouve meilleur in'erprète et plus élégant qu'Aquila. Saint Epiphane l'accuse d'avoir eu trop d'ambilion; il le mot n:'anmoins au nombre des sages qui ont lleuri parmi ceux de sa nation. Il ne nous reste que des fragments de la Version grecque qu'il avait faite de la Bible.

SYMMAQUE (Qcixtlis-Aurelius-Aviainus), préfet de Rome, lu^ dans cette ville vers le milieu du IV" siècle, était fils de Lucius Avianus Syramachus, préfet de Rome en 364. Il fut successivement questeur, préteur, pontife, intendant de la Lucanie, proconsul en Afiiqu'% et entin préfet de Rome en 384. Il sg déshonora par la [lassion qu'il fit paraître pour le rétablissement du paganisme et de l'autel de la VuMoire, renversé par Constantin, létabli par Julien, maintenu par Valentii.ien I", et détruit de nouveau par Gratien. Il trouva un puissant adversaiie dans saint Ambroise, et fut banni de Rome par l'empereur Théodose le Grand. Etant rentré en grâce avec ce prince, il fut fait consul de Rome en 391. Ou ignore l'époque de sa mort. 11 nous reste de lui dix livres • d'Epitres, Leyde, 1653, in-î2, qui ne contiennent rien d'im|)ortant, mais dans lesquelles on trouve sa harangue en faveur des rites païens et une latinité assez pure, une éloquence sono>'e, mais ditfuse et peu logique. Il avait fait d'autres ouvrages qui ne sont pas parvenus jusqu'à nous, tels que le Panégyrique de Maxime et de Théodose, et des Harangues dont M. l'abbé Mai a recueilli quelques fragmenis (lu'il a publiés à Milan, 1815, in-8". Sa Requête pour le maintien de la religion jiaienne a été réimprimée en 1687, à Dusseldorf, avec la Réfutation de saint Ambroise et les Lettres de ce Père ad Principes, 1 vol. in-12. — Il ne faut pas le confondre avec Symmaque, sénateur et préfet de Rome, beau-père de Boëce, qui fut rais à mort l'an 525, par Théodoric, roi des Goths.

SYMMAQUE (Célius), pape, natif de Sardaigne, monta, le 22 nov. 498, sur la chaire de saint Pierre, après Anastase IL Le patrice Festus fit élire, quelque temps après, l'archiprêtre Laurent, dont il croyait disposer plus facilement que de Symmaque, partisan zélé du concile de Chalcédoine. Ce schisme fut éteint par Théodoric , roi des Goths, qui,

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quoique arien, ordonna que l'on eût égard à l'éleclion qui avait clé faite la première, et qui avait eu le plus de sutfrages ; en conséquence, Symniaque fut confu'mé et reconnu par les évoques pour pajie légitime. On l'accusa ensuite de plusieurs crimes. Théodoric fit assembler un concile à Rome en 501 à ce sujet; mais les évéques représentèrent loitement à ce prince : « Que le pape lui-même « d 'vait assembirr le concile, que le saint- « siège avait ce droit, et par sa primauté ti- « rée de saint Pierre et par l'autorité di'S « conciles, et qu'il n'y avait point d'exemple « qu'il eût été soumis au jugement de ses n inférieurs. » Théodoric leur montra, par 'es lettres de Symniaque, que ce pontife avait consenti à la convn ationde ce concile. 11 y fut déchargé des accusations intentées contre lui. Ce décret étant parvenu dans les Gaules, les évêques en furent alarmés et chargèrent saint A vit, évèque de Vienne, d'écrire à Rome, au nom de tous, (lour se plaindre de ce que les évoques avaient pris sur eux déjuger le pape. ;< il n'est pas aisé, « dit-il, de comprendre coir.ment un supé- « rieur, h plus forte raison le chef de l'Eglise, « peut être jugé par ses inférieurs. » 11 loue cependant les Pères d'avoir rendu féuioignag" à l'innocence du pape. L'empereur Anast.ise s'étant déclaré contre le concil.j de Chalcédoine, le pontife romain refusa de conimuni([uer avec lui. Pour s'en venger, J'empereur l'accusa de manichéisme, quoiqu'il eût chassé do Rome les partisans de cette hérésie. Le saint pipe fit son apologie, où il parlait avec cette dignité qui convi 'Ut au sacerdoce chrétien. Elle se trouve dans le tome IV de la collection des conciles. Symmaque mourut en SI'*, après avoir fait bâtir plusieurs églises. C'était un honnne austère, d'un grand zèle et d'une vertu s uis tache. Nous avons de lui onze EpUres dans le Recueil de dom Constant, et divei s Décrets. On dit que c'est lui qui ordonna cK' chauler à la messe, aux dimanches et aux fêtes des martyrs, le Gloria in excclsis. Voy. V Apologie de ce pape par Ennodius dans l'i'dition de ses OEuvres, par le P. Sirniond, et la Dissertation publiée par Eusèbe Amort, Rologne, 1758. A saint Symmaque succéda Hormitdas. — Pour l'édit. de ses OEuvres, voyez Vigile

DE TaPSE.

SYNCELLE (Georges Le) , était syncelle deTaraise, patri.uchede Constantino;;le vers l'an 792 ; c'est-à-dire qu'il occupait l'otTice de cet ecclésiastiiiui; qu'o'i plaçait auprès du patriarche pour être le témoin d.' ses arlions. C'est de cette charge qu'il tira son nom. 11 était moine, et il remplissait les obligations de son état. Nous avons de lui uiu' Clironoloyie qui va jusqu'à l'an 28i de Jésus-Christ, que le P. Goar a publiée en grec et en latin, l'aris, lGii-2, in-folio. Cet ouvrage est important |iour la connaissance d°s dynas ies d'Egypte. 11 a suivi Jules Africain et Eusèbi', mais avec des ditl'érences sur lesquelles il faut consulter son savant éditeur.

SYNÉSIUS, évêque, fut disciple de la fameuse Hypatie d'Alexandrie. Les fidèles,

touchés de la régularité de ses mœurs, l'engagèrent à embrasser le christianisme. Député à Constantinople en 400 , il présenta son livre De la royauté à l'empereur Arcadins, qui le reçut favorablement. On l'éleva, dix ans ajjrès, sur le trône épiscopal de Ptolémnide. Synésius n'accepta celte dignité qu'avec beaucoup de répugnance. Elle lui jjai'a'ssait contraire à la vie philoso; hique qu'il avait menée, e' il ne séparait point assez quelques idées pl.itoniciennes des dogmes lie la religion ch'élienne. Synésius, devenu évêque. eut le zèle et la charité d'un apôtre. 11 célébra un concile et soulagea les indigents. Nous avons de lui CLV EpUres, des Homélies et plusieurs autres ouvrages, dont la meilleure édili n est cellcdu P. Petau, Paris, 101:2 et 103.3, in-fol., en grec et en latin, avec des notes. La seconde de ces deux éditions est la plus belle et la plus complète, lis méiitent tous dôîre lus, quoiqu'ils ne soient pas eolièrement exempts des erreurs de la philosophie païenne. Oe y remanpic de l'elégancc, de la noblesse et de la pureté. On ignore l'année de la mort de cet homme illustre.

SYNGK (l'jnoiunD), archevêque du Tuam en Irlande, naquit en 1059 : il était fds du docleur Synge époque de Cork. 11 lit ses éludes, partie à l'université d'Oxford au collège de Christ -Church , partie à Dublin. 11 était très-instruit. Nommé successivement à divers emplois dan-; l'Eglise anglicane, il en remj)lit les fondions d'une mariière q'.Éi lit honneur à sa capacité et le (il juger digne d'en occuper de plus éminenles. En 1714, il fut nommé à l'évôclié de Uaphoë dans l'Ulster an comté de Dunnagall, el transféré deux ans après à rarchevèché de Tuam. On a de lui : d^^s Sermons, des Truites, des Mandements. On les a réunis en 4 vol. in-12. La liioijrripkie britannique p:\v\e avec éloge ûe ces divers ouvrages. L'archevêque Synge mourut à Tuam le 24 juillet 1741, à 82 ans.

SYROPULUS ( Sylvestue) , grand ecclésiarque de l'Eglise de Consia ilinople, se rendit au coiunlede Florence, en 1439, avec le palriarehe. Il l'Iait l'un ites cinq ppremiers grands vicaires, et il souscrivit, comme les autres mendjres de l'Kglise grecque, le décria d'union arrêté entre hs Grecs et les Li'.tins ; mais il se rétracta ensuite. Syropulus écrivit, en grec du moyen Age, l'Histoire du concile de Florence, avec le réi il des événemei>ts qui avaient précédé et qui suivirent cette assemblée. La biblioilièqne Royale do Paris en pi-.ssède un n.annsc il. Rob. Cre\ghtnn, pn'dicaleur du roi d'Aiigleterr(^ Charles 11, (lublia le texte de Syropuliis, avec une version laline sous ce titre: llistoria unionis inter (irœcos et Lutinos, sivc coneilii Florcntini narrntio grœce scripta per Sjjlvcstrum Sf/uropolum (sic!, magnum ecctesinrcham, ate/uc unum e ijuinquc crucigeris et intimis consiliariis patriarchœ Constuntinopolitani, (jui concilia inter fuit, La Haye, 1000, in-folio.

SZEGEDl (Fra>çois-Léonabd), né à Tirnau, d'un père prolesiant, fut élevé par sa mère dans la religion catholique. 11 se dis-

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