‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 219 sur 341 · TAB · texte numérisé non relu

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tingna dans l"élU(Ie des belles-lettres à Tiru<'ui,de la pliilosophie à Vienne, cl de la Hil'ologie à Rome. Il lut placé siiccessiveiiirnt sur le siège épiscoj)»! de Ti'aîisylvaaie et sur celui de Valz' n, élevé à la digniié de chancelier du royaume de Hongrie en 1608, et enlin à révéché de Neytia en 1669. Dans toutes ces places il montra autant tie zèie que de lumières. La Hongrie a plusieurs Di 'numents de sa munilirenee et de sa reiigion. 11 a laissé un Poème latin sur la Vie de sainte Marguerite de Hongrie, publié avec des notes i>ar Sigismond Ferrarius. H mouniten 1675.

SZEGEDIN (Etienne nt), né en loOo, à

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tnanorum pontificum historicum, 1602, in-S",

ouvra,.;e rempli de fanalisme et de contes absurdes ; Tiihulœ Anah/ticœ in Prophetas, Psiilmos et Novam Testmnintitm, ele., la!>2, in-fol. ; Asserlio de Triiiilatr, 1373, in-8".

SZENTIVANY (Martin), jésuite bongrois, né en 1033, dans le vdiage de 8zentivany, dont son père était seigneur, se distingua autant par si-s vertus et son zèle pour la religion, (|ue par retendue de ses conniissanct'S. H expliqu i pendant plusieurs années la langue liébratipie à Vienne et à Tirnau ; enseigna ensuite, avec une égale répailation, la pbilosopliie et la théologie da'is la pieniière de ces villes, et mourut à Tirnau le Szégédin, ville de la basse Hong ie, l'ut un 29 mais 1703. On a de lui trois volumes in-i",

des |irenders disciples de Lntber. 11 prêcha le luthéranisme dans |ilusieurs villes de Hongrie, et y essuya les désagréments que son fnnalisme méritait. Il fut enlni fait prisonnier par les Tiuts, qui le traitèrent avec inhumanité. Ayant recouvré sa liberté en 1363, il alla finir ses jours à Kevin, le 2 mai 1572, à 67 ans. On a de lui : Spéculum Ro-

initulés : Miscellanea curiosa, re.neil trèsintéressaril, plein de reclierches sur la physique et autres sciences. 11 a donné encoie un gra id nombre d'ojiuscules, où la relijjion est expiosée et défendue avec autai;t de dignité que de force. Sa latinité est imie et coulante, son style simple et facile, sans être négligé.

TABARAUD (MATniEU-MATBuniN), théologien janséniste, né à Limoges en 1711 , entra h Sainî-Sulpice , après avoir terminé ses études de collège, et fut admis dans la congrégation de l'Oratoire en 176'i-. Ses supérieurs ayant reconnu en lui de la capacité, l'envoyèrent à Arles, pour y enseigner, dans une maison de l'ordre, la théologie, le grec et l'hébreu. 11 enseigna ensuite les mêmes matières à L}on, d'oi^i on l'appela, en 1783, à Pezenas, p(jur l'y placer à la lète d'un collège. 11 était directeur de celui de La Rochelle,en 1787,!orsqueM.deCn.ssol, évèque de cette ville, attaqua dans un mandement l'ordonnance royale de 1787, ()ui rendait l'état civil aux yiroleslants. Tabaraud écii>it contre ce mandement deux lettres qu'il lit imprimer. Il pensait que les gouvernements ne pouvaient rester étrangers aux doctrines religieuses, lout<'S les fois que la législation civileoula constitution politique y étaient intéressées. Lorsque la révolution éclata, il appela l'attention drs innovaicurs sur h'S noiureux abus qui, selon lui, se seraient introduits dans 1 Eglise, par suite de !a négligence des gouvernants à y faire intervenir leur juridiction. L;i révolution ayant dépassé de beaucoup les limites qu'il aurait voulu lui voir respecter, Tabar. ud renonça momentanément à r.ittaque, et s'éleva môme avec force contre la persécution dont le clergé était l'objet. Deux Lettres qu il adressa à l'évèque constitutionnel Gayvernon, et des Observations sur une Lettre pastorale du rnôiue, attirèrent sur lui la proscription, et il se retira, aj^-ès les massacres de septembre 1792, en Angleterre, oià il demeura dix ans. On croit qu'il avait été un des signataires de la lettre adressée à Pie VI, par environ soixante oratonens, et qu'on trouve insérée dans son Histoire du cardinal de Bé-

rulle. Lorsque Tabaraud quitta la France, i) était, depuis quelques années, supérieur de la maison de l'Oratoire de Limoges. Durant si.n séjour à Londres, il s'occupa de travaux littérairrs, historiques et théologiques, fournit des articles au Times, h VOracle et à VAnti-Jacobin-Revicic, et traduisit de l'anglais les Réflexions soumises à la considération des puissances combinées de Bowles, 1799. Il parait qu'il aida son confrère, te P. Maiidar, dans l,i rédaction de la lettre de condoléance écrite à Pic VI en 1798, par plusieurs évèques français. De retour en France, en 1802, il fut porté, par une attention de Fouclié, son ancien confrère, sur une liste po r l'épiscoitat. Mais celte digniti' lui aurait d'autant monis convenu (pi'il n'exerçait point les fonctions du ministère. Nomme, en 1811, censeur de la librairie dont M. Pommercul était directeur général, il prolita de sa position pour entr> ver la pub'ication des livres contraires à ses idées jansénistes. Louis XVUl le nomma, en 1811, censeur honoraire, et l'abbé de Aïonlesijuiou lui fit avoir .^a pension de i et: aile. S s Principes sur ta distinction du contrat et du sacrement de mariage, qu'il, publia en 1816, le jetèrent dans des controverses assez vives avec son évèque et quelques théologiens, et furent réfutés par M. Boyer de Saint-Sulpice. L'éciit fut condamné dans un manifeste du 18 février 1818, donné par l'évèque de Limoges, dont la décision fut confirmée par le souveram pontife. L'auteur lit paraître plusieurs ré| litiues, où l'on rencnnlre dt s expressions trop peu respectueuses pour le prélatet i)0urle saint-siège, une, entre autres, sous ce titre :X>e la puissance temporelie sur le mariage, ou Réfutation du décret de^monseigneur l'évèque de Limoges, Paris, 1818, in-8^ En 1825, parut une nouvelle

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édition du livre des Principes Le sens des

paroles du concile do Trente, qui attribue aux juges ecclésiastiques les causes matrimoniales, ayant été clairement déûni par plusieurs brefs des souverains pontifes, il semblait que cette question était dès lors sans objet, l'Eglise seule pouvant opposer des empêchements dirimants au mariage. Du reste l'attachement de Tabaraud k ses opinions et son zèle à les défendre ne se démentirent pas un instant dans sa longue carrière. Affligé d'une cataracte depuis 1814, il dictait à un secrétaire les ouvrages qu'il composait. 11 recouvra la vue dans les derniers temps de sa vie, et mourut h Limoges le 9 janvier 1832. Son testament olographe, da é du 5 janvier 1831, renfermait les paroles suivantes : « Je rends grâces à Dieu de « m'avoir fait naître dans le sein de l'Eglise «catholique, apostolique et romaine; de « m'avoir inspiré la bonne croyance de toutes « les vérités qu'elle enseigne, et préservé de « toutes les erreurs qu'elle condamne. J'esa père de sa divine miséricorde qu'il me « conservera dans ces sentiments , jusqu'à « ce qu'il lui plaise de m'appeler à lui. Si « dans les ouvrages que j'ai publiés , il « se trouvait quelque chose qui ne fût pas « conforme à ces dispositions, je le soumets «au jugement de ladite Eglise, et je de- « mande pardon à Dieu de tout ce qui, dans « mes ouvrages, aurait offensé les person- « nés, etc. » Outre les proiluctions du P. Tabaraud que nous avons déjà indiquées, nous citerons les suivantes : Prospectus et mémùires pour les amis de la paix, 1791 ; Traité historique et critique de l'élection des écéques, Paris, 1792, 2 vol. in-8°. L'auteur a pour but de montrer que l'élection des évoques appartenait au clergé, et nue le peuple n'y jjienait part qu'en maniiestant ses vœux ; De l'importance d'une religion de l'Etal, 1803, in-18 ; seconde édition considérablement augmentée, 1814-, in-8% de 190 pages. L'auteur examine principalement le discours que prononça Portails, lors de la présentation du Concordat ; De la philosophie de la Ilcnricdc, 1805, seconde édition, 1824. On trouve d'excellentes choses dans cet opuscule ; Histoire criticpie du philosophisnie anglais, Paiis, 1816, 2 vol. in-8°. Tabaraud y traite l'histoire du (ihilosophisme anglais, depuis son origine jusqu'à son introduction en France. II donne une idée de la vie, de la doctrine et des ouvrages des principaux déistes anglais. Il n'est pas seulement historien ; il d, sente, il appiofondit et réfute les divers sysièmcs avec beaucoup de clarté et de a;éthode. L'auteiu- arrive ensuite à l'introduction du philosophisme en France ; là se trouvent quelques pages où ses préventions, sur certains objets', ne se font que trop apercevoir. Du reste, cet ouvrage est une des meilleure* productions de Tabaraud. On voit par la préfac;; (ju'il se ju-oposait de ■ionner VUistoire da philosophisme français; on doit regretter qu'elle n'ait |)oint paru ; De ta réunion des communions chrétiennes ; cet ouvrage, comme le précédent,

porte le nom de l'auteur. C'est une histoire raisonnée des projets et des tentatives formés en différents temps , |iour la réunion des diverses communions chrétiennes. Le récit est entremêlé de discussions qui ne sont pas la partie la moins inti'n-essante du travail. Tabaraud y montre beaucoup de modération et de connaissances. Des interdits arbitraires de la célébration de la messe, 1809, in-8°, réimprimé à Paris en 1820, avec V Appel comme d'abus; Questions sur l'habit clérical. Ce petit écrit était dirigé con're une ordonnance de M. l'évoque de Limoges.

Lettre à M. de Bausset, pour servir de supplément à son Histoire de Fénelon. Cette première lettre était relative à ce qui regarde le quiétisme dans l'Histoire de Fénelon : remplie de chic'uies et de minuties, elle n'a pas beaucoup nui dans l'op nion à l'ouvrage do M. de Bausset. Seconde lettre à M. de Bausset, pour servir dé supplément à son Histoire de Fénelon : elle est toute relative au jansénisme. L'auteur y plaide nettement pour les jansénistes, et blâme tout ce que l'on a fait contre eux. Les papes, les évêques, le clergé, les jésuites, tous se sont trompes en poursuivant une secte chimérique. Essai historique et critique sur l'institution des évéqucs, 1811, in-8°. Dans cet écrit, publié à l'époque oh Pie VII était prisonnier à Savone, l'auteur essayait de prouver que, lorsque le pape refuse des bulles à une grande église, elle avait le droit do revenir à l'ancienne discipline, et de faire instituer les évèques par les niétrO|)olitains. Du Pape et des Jésuites, Paris, 1814, in-8°, réimp imé plusieurs fois. C'est un écrit dicté par la partialité la plus déclarée. Du divorce de Napoléon avec Joséphine, Paris, 1815, in-8° ; c'est une discussion sur ce qui se passa à la fin de 1809, relativement au mariage de Bonaparte. Il y a trop lieu de faits dans cet écrit; l'auteur soutient la validité du premier mariage et la nullité du second, conséquemment aux idées qu'il avait développées sur cette matière, dans son livre des Principes, etc. Histoire de Pierre de Bérulle, cardinal, fondateur de l'Oratoire, 1817, 2 vol. in-8°, avec le nom de l'auteur. Cette histoire est pleine de recherches, mais en môme temps de minuties, de préventions et de partidlité. Observations d'un ancien canoniste, sur la convention du Il juin 1817, 1817, in-8°; écrit d'un janséniste chagrin , qui blâme tout, et tout le moi de. Défense de la déclaration du clergé par Bossuet, 1820, in-8', où Ion relève encore une aberration importante de M. de Bausset ; Eoramen de l'opinion de M. le cai'dinal de la Luzerne, sur la publication du concordat, 1821, in-8° ; De l'inamovibilité des pasteurs du second ordre, 1821, in-8". L'auteur ()laide en faveur de tnus les ])rôlres qui sont mal avec leurs supérieurs, et qui ont été frajtpés d'interdit. Des sacrés Cœurs de Jésus et de Marie, par un vétéran du sacerdoce, 1823, in-8°, contre la nouvelle édition du bréviaire de Paris : Réflexions sur l'engagement exigé des professeurs de théologie, d'enseigner la doctrine contenue dans la dé-

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