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TioMs, etc., rinâicalum per Chrhtinnum ab Jrniditrl thrnloywn, M.iiiaiiopoli, 16GJ, in-V'. CoUi- pitVc liil'firiiiTaleiin'iil altiibiiùe à Nava'us, qui ilu moins y eut Iji'.iucdui» th- p.irl.^ Le fondement tic lu coiidititeâ la rie et la pieté çhrélieiine, selon les principes que lu loi nous en donne dans l'Eiriture sainte et la doctrine de l'Lfjlise, livre pieux et esliiiié, que Navœus ciiiniiosa peiidanl la retiailo à laquelle ses infirtnités lu coudaïunaienl. 11 coiilribua aux renflements de riiù|)ilal des lucurablos de Lii^ge, et à rétablissement des filles repenties. Ses liaisons intimes aveu Ainaulil , Quesiiel, Opstraët, ete. , montrent assez, (ju'il partageait leurs seiiliments. Voij. CiioKiiia- Siiu.ET ^Jean-Erneslj.
NAVAGEKO (I{er>abd), de l.i famille du noble et savant littérateur vénitien André Navagero, fut évéque de Vérone, assista au coneile de Trente, et mourut en 15t)5,à 58 ans. C'était un homme de mérite. Il fut honoré de la pourjM-e, et rharj^é de plusieurs ambassades dans lesquelles il fit briller son esprit et son éloquence. On a de lui des Harangues cl la Vie du Pape Paul IV.
N WAltUlC (.MtuTiN^. Voyez Azpilcieta.
NAVAKUEÏTiiou NAVAKETTE (Ferdinand), dominicain espagnol, se signala dans son ordre par ses talents pour la chaire et par Sun zè.e pour le salut des âmes. 11 alla, en 16.Ï:), porter la foi à la Chine, et y eut quehjues démêlés avec les autres missionnaires à Toccasion des cérémonies chinoises. Après avoir condamné ces cérémonies, il parut revenir de son sentiment au sujet d'un écrit du P. Brancati, jésuite. 11 écrivit en ces termes au P. Govéa , vice-provincial dos jésuites de la Chine en 16G9 : « Pour ce <i (pii re|j;arde les morts, les écriteaux et les « cérémonies funèbres, nous suivons au pied « de la lettre, sans nous éloigner d'un seul « point, tout ce qui fut an été dans l'assem- « bléedevos pères, quisetint àHang-Tcheou « au mois d'avril 16V-2. A l'égard de Confu- « cius , nous permettons ce que vos pères « permettent du pratiquer en retranchant les « deux cérémonies solennelles, que la com- « pugnie ne permet pas non plus , etc. » il était alors exilé et en prison pour la foi ii Cantun. 11 s'écliapiia de la prison et s'enfuit h -Macao. Le P. (ïrimaldi, jésuite, prit sa place de son pio|>re gré dans sa |)rison, ]ioin' rendre le noiiibie c.implet et cpieTon ne s'apcrçi>t pas de l'évasion du P. Navarrette. 11 revint ensuite h son premier sentiment sur les cérémonies chinoises, et attaqvia avec chaleur les jésuites, dans des ouvrages qui n'ont ])eul-étro que irop bien servi aux ennemis de c(Hte société jiour la noircir, quoi(jue, selon plusieurs écrivains qui ont |iris ;\ tAche de les réi'uter, la passion et la vivacité s'y montrassent à découvert. Ses confrères en montrèrent du mécontentement, entre autres le P. Pierre d'Alcala qui , écrivjuit au P. Intorcctta, jésuite, nue lettre ditéo de Lan-Ki du .'M mars UiSO, dit, eu parlant du livre du P. Navarrette : « Dieu m'est témoin combien « j'en suis indigné, et que si cela était on « won pouvoir, je l'etlacerais de mon propre
« sang. » Quelque temps après son retour eu « Europe (lC"3j, le roi d'Espagne, Charles II, l'él va à l'archevèc'ié de Saint-Domingue en Amériq-.ie {ii'tTSj. Monté sur ce siège, il parut revenir de ses préventions ; il écrivit au roi d'Esp.igne et au gouverneur de Saint- Domingue, pour les prier de faire en sorte que les jésuites restassent dans sa ville archiépiscopale, où ils croyaient ne pouvoir ùlre utiles au public sous un pr.'lat qui avait montré beaucoup d'animosité coiitre eux. Ces lettres sont pleines d'éloges de cette société. Peu d'évèques ont parlé avec plus U'étendue de l'utilité que li-s pasteurs et les peuples retirent des services de ces religieux; enfin, pour appuyer ses é oges par des laits, il leur fonda un collège et une chaire de théologie. Ce prélat mourut en 1G89, après avoir édifié et instruit son diocèse. On a de lui un Traité Jtistorie/ue, politique et moral de la monarchie de la Chine, dont nous venons de parler. Le premier volume de cet ouvrage parut in-fol., h Sladrid, en 1676 , en espagnol. Il y avait d.iux autres volumes dont l'un fut supprimé par l'inquisition et l'autre n'a jamais vu le jour. On trouve un extrait intéressant de cet ouvrjige (lansïHist. ge'n. des voyages, de l'abbî Piévùt. Il est aussi auteur des Relations des quatre voyages entrepris par Christophe Colomb, i Voy. la Revue encycl. 1828, tome 111, pag. 200.) — Il ne faut pas le confontlre avec le P. Balthasar Navarette, du même ordre, dont on a un ouvrage en 3 vol. in-folio, intitulé : Controversiœ in D. Thomee ejusdemque scholœ defensionem, Valladolid , l()03-0'J-3i , ni avec le P. Alphonse Navarette, aussi dominicain , mort pour la foi au Japon, en lt)17. On trouve dans le premier volume de VHistoire des Philippines , d'Aduarte , une Lettre (fu'il adressa à ses confrères, avjmt son départ pour ce pavs.
NAVAllRO (Pierre-PaulI, né à Laine, petite ville de Calabre, entra chez les jésuites, et partit fort jeune pour le Japon, où il arriva en 1383. Plein de l'esprit jle saint François-Xavier, il travailla 30 ans à propager dans celte région lointaine la foi que le saint a[iôlre y avait portée. La persécution l'obligea longtemps d'errer de province en |)rovince, et la science évangélique qu'il y repandit semblait croître et ^-e multiplier d'une manière toute particulière dans ce temps de soulfrance ; mais, en 16-21, il fut arrêté à Ximabara, où, après un an de prson, il fut bn\lé vif le 1" novembre 1622, au g and regret de Bugondono. prince de Ximabara, qui n'osa pas contrarier les ordres de l'empereur, et qui, après un entretien avec le missionnaire, dit devant plusieurs personnes « qu'il ne croyait pas qu'on pùl trouver ni « le repos de l'esprit, ni le salut do l'âme, « dans aucune secte du Japon. »
NAXERA (Emmanuel de), jésuite de Tolède, mort vers 1680, âgé do '-3 ans, se distingua dans la société par ses connaissances dans la théologie. Il a laissé des Commentaires sur Josué, les Juges et les Rois ; des Sermons pour le carême, in-4°, etc,