‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 23 sur 341 · NAZ · texte numérisé non relu

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NAY (i-iERPE), ecclésiastique, né le 3 décembre 1753 à ]yio]lé.^cs, dans la Bnsso-Provence, d'une famille de cultivateurs, fut luimême d'abord employé aux travaux de la campagne. Se sentant de la vocation pour le sacerdoce, comme il était privé de ressources, il foi-ma le projet d"ap|irendre seul les connaissances préliminaires qui lui étaient indispensables pour embrasser cette carrière, et il trouva le moyen d'acheter quelques livres avec lesquels il étudia le latin sans maître. Nay avait déjà 17 ans lorsqu'il parla îi son curé de ses intentions et de ses efforts. M. Dulau, apprenant les heureuses dispositions du jeune nomme, le plaça à ses propres frais au seminaire d'Avignon où il fut un modèle de zèle et de piété. Après avoir été ordonné prêtre, il fut envoyé en qualité de vicaire à Miiamas, puis comme curé au Rove. Un de ses premiers soins dans ce dernier emploi fut de travailler à la construction d'une église dont la grandeur fût en rapport avec la population, et il parvint à force de zèle à trouver les fonds nécessaires pour cet édifice sacré. Il mettait lui-même la main à l'ouvrage, comme le dernier de ses ouvriers, et l'église du Rove fut enfin achevée ; mais la révolution le força d'aller chercher un asile en Italie ; les dangers qui l'avaient contraint de s'éloigner de son troupeau existaient encore, lorsqu'il revint au Rove. Il porta la [larole sainte et les secours de la religion tant à ses paroissiens qu'aux habitants drs villages voisins. Plus tard, ses supérieurs l'envoyèrent aux Saintes-Mariés, et M. de Cicé , devenu archevêque d'Aix, le fit supérieur d'un petit séminaiie près de Saion, qu'on fut obligé ensuite malheureusement de fermer. Une pieuse association (ju'avait formée ce vertueux ecclésiastique fut également dissoute. Devenu curé de Pellissane , puis de Marignane, Nay est mort dans ce dernier lieu, le 11 décembre 1827, après avoir été l'édification do tous ceux qui l'ont connu. M. l'abbé Giiioux a publié ;» Aix, et a dédié aux habitants de Marignane un écrit qui a pour titre : Soirc'es chrc'liennes, ou Ilisloire de la vie et des vertus de M. Naij , racontées par un père à sa famille, 1830, in-12. L'auteur a joint à cette vie de son prédécesseur quelques courts extraits de ses écrits.

NAZALLI (iGNâCE), cardinal, né à Parme le 7 octobre 1750, fut fait par Pie VII prélat de sa maison et référendaire des deux signatures, ensuite lieutenant civil du tribunal du vicariat, et un des prélats de l'humilité ecclésiastique. Le 27 décembre 1819, le saint Père le nomma archevêque de Cyr, et nonce près de la confédération helvétique. En 1820, Nazalli fut chargé d'une mission extraordinaire près la cour des Pays-Bas. L'''on XII le promut au cardinalat le 23 juin 1827, et lui conféra le titre presbytéral de Sainte- Agnès hors des Murs. Le nouveau cardinal soutint avec honneur sa haute dignité, et donna pendant toute sa vie des exemples de vertu. Il est mort à Rome le 2 décembre 1831 , après avoir reçu de la manière la plus édihante les secours de la religion. -

^ NEAL (Daniel) , théologien anglican, naquit à Londres en 1672, ou selon d'autres , en 1G78 ou 1G79, et puisa les principes du presbytéranisme dans une académie de dissenters, dirigée par M. Rowe. A la fin de son éducation, il se rendit on Hollande, et séjourna fi Utrecht et à Leyde. En 1706 , il fut élu pasteur d'une congrégation d'indépendants ; il mourut en avril 17.'i3. On a de lui : une Histoire de la Nouvelle-Angleterre ,'i. vol. in-8° ; une Histoire des puritains, 1732-38 , h vol. in-8°. Maddox, depuis évoque de "NVorcester, attaqua cette histoire par un écrit intitulé : Yindicution oflhe cluircli ofEngland, ayainst Neal's hislory of the puritains. Néal y répondit. Des Sermons, dont plusieurs contre l'Eglise romaine, prêches à Old-Jewry lors de la fondation faite à cet effet par les non-conformistes en 1735. L'Histoire des puritains a eu une seconde édition, donnée par Toulmin. Ce docteur entreprend d'y répondre non-seulement à Maddox , mais encore à Warburton et à Gray, qui avaient fait la critique de cette histoire.

NÉANDER (Michel), théologien protestant, recteur d'Ilfeldt en Allemagne ; né à Soraw en Silésie l'an 1523, mort dans sa cure en 1593, à 70 ans, fut auteur de divers ouvrages : Erotemata lingnœ grœcœ, in-8° ; Grammaire hébraïque, in-8"; Pindarica aristologia et aristologia Euripidis, B.Ue , 1356, in-8° ; Gnomologia e Stobeo confecta, in-8° ; des Editions <\c plusieurs auteurs grecs, etc. ( Voy. le XXX" vol. de Niceron.) Ce savant possédait bien les langues.

NEBRISSENSIS ou DE LEBRIXA. foij. Antoine-Nebuissensis.

NÉCHAO l", ou plutôt Néchos , ainsi que le suivant, roi d'Egypte, commença h régner vers l'an 722 avant Jésus-Christ^ et fut tué huit ans après par Sabacon, roi éthiopien. Psammitique, son fils, lui succéda, et fut père de Nécliao II , qui suit.

NÉCHAO II, roi d'Egyi)te appelé Pharaon Néchao dans l'Ecriture, était lils de Psainmiti(]ue, auquel il succéda au tronc d'Egypte, l'an 616 avant Jésus-Christ. Ce iirince, dès le commencement de son règne, entrejirit de creuser un canal depuis le Nil jusqu'au golfe d'Arabie ; mais il fut obligé d'abandonner cet ouvrage, h cause du nombre prodigieux d'hommes (cent vingt mille) qui y étaient raorls. Il équipa plusieurs tl'jttes , qu'il envoya découvrir Ips bords de la mer Rouge et de la mer Méditerranée. Ses vaisseaux coururent, dit-on, la mer Australe, et ayant poussé jusqu'au détroit appelé Gibraltar, ils entrèrent dans la Méditerranée, et revinrent en Egypte trois ans api es leur dé|iart. On a de la peine à croire qu'on ait osé dans ce temps-là entreprendre de si longues et si périlleuses navigations ; mais si l'on consi.dère que ces obs.ervateurs ne tirent que longer les côtes, et qu'ils mirent trois ans à tourner l'Afrique, 1 histoire de ce voyage, ra[i,iortée par Hérodote, devient vraisemblable. Néchao, jaloux de la gloire de Nabuchodonosor, qui avait envahi l'empire d'Assyrie,

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s'nvanc<i vers l'Eiiplirnle pour le combattre. Coiiiinô il passait sur les terres de Juda , le pieux Josias, (jui était tributaire du roi de Balnlone, vint avec son armée pour lui disputer \t- passage. Nécliao, (|ui ii avait rien à déaiOler avec le roi de Juila, lui envoya dire que son dessein était d'aller du côté de l'Eupbrate, et qu'il le priait de ne i)as le forcer à le combattre. Mais Josias n'eut aucun éi^ard aux prières de Nécliao 11 lui livra bataille à Mageddo, sur la fr'onlière de la trihu de Manassès, et il la ])erdit avec la vie. Le roi d'Egypte continua sa route, acheva heureusement son (,'ntrepi'ise contre les Assyriens ; mais il fut vaincu îi son tour par Nabuchodiinosor, qui le resserra dans ses anciennes limites. 11 mourut l'an 600 avant Jésus-Christ.

NECKAM, NEQUAM ou NEKAM (Alexandke), théulogion ang'ais, éluiiia à Paris, et voulut entrer dans l'abbaye de Saint-Alban; mais ayant reçu quelques mécontentements de l'abbé, il se lit chanoine régulier, et fut nommé à l'abbaye d'Exeter. Il y mourut en 1227. On a de lui en lalin : des Commentaires sur les Psaumes, les Proverltes, l'Ecclésiaste, le Cantique des cantiques, et les Evangiles ; un traité De nominibus ulensilium ; un autre des Vertus; un U oisième De 7iaturis rerum.

NECKER (Charles - pRiiDÉnic) , né vers 1700, à Custrin en Poméranie, fut d'abord professeur de droit en Allemagne, puis à Genève où il vint se fixer, et oiî on lui accorda des lettres de bourgeoisie en 1724.. Necker mourut dans cette ville en 1700, après avoir publié les ouvrages suivants : Lettres sur la discipline ecclésiastique , au nombre de quatre , Utrecht , 1740, in-12 ; Description du ijouvernemenl présent du corps germanique, appelé vulgairement le Saint- Empire romain, Genève, 1742, in-S", anonyme ; Tempe helvetica, tome VI; Responsio ad quœstionem : Quis sit verus sensus comma- /(«.•Sal\s iiojiuli su[)rema lex esto, etc., dans tome VI do la Tempe Helvetica.

NECKER ( JAcguES ) , ministre sous Louis XVI , né h Genève le 30 sejitembre 1732, mort dans la môme ville le Oavril 1804, s'est distingué suitout comme linancier et cumme homme d'Etat. Sa biograi)hie n'appartient pas à ce Dictiomiaire, mais nous avons dû mentionner son nom, à cause de l'ouvrage. De l'importance des idées religieuses, 1788, in-8" et in-12, où, à travers un grand nombre d'erreurs de secte (Necker était protestant], on en trouve de vraies et de solides; et du Cours de morale religieuse, 1800, 3 vol., qui se compose de discours sur des sujets tirés do l'Ecriture sainte. Les OEuvres complètes de Necker ont été publiées par sou pelit-lils, M. de Staél, Paris, 1822, 17 vol. ni-8°. — On a aussi de uiadamo Necker (Suzanne Cuhchoij de Nasse) , plusieurs ouvrages ; nous citerons : Des inhumations précipitées, 1798; Mémoire sur rétablissement dn hospices, iii-8'; Réflexions sur le divorce, 1708, ni-8". Quoique née dans une religion ^ui permet le divorce, elle n'en défend pas

moins l'indissolubilité du mariage, et elle soutient son opinion avec autant de force que de sensibilité.

NECKÈRE (LÉON de), évêque de la Nouvelle-Orléans, né à Wevelgem, diocèse de Gand, entra dans la congrégation de Saint- Lazare , donna d'admirables exemples de piété dans la maison-mère et au séminaire d'Amiens, et fut envoyé aux Etats-Unis. Le supérieur général de Wailly, près de mourir, . lui dit en le bénissant d'une main défaillante : «Je bénis en vous toutes nos mis- « sions.» Puis il ajouta : « Quand notre con- « grégation n'aurait fourni que lui pour les « missions, elle aurait beaucoup fait. » Nommé, malgré sa jeunesse, à l'évôché de la Nouvelle-Orléans , on eut beaucoup de peine à le résoudre à accepter. Il fut préconisé à Rome le 4 août 1829, et sacré à la Nouvelle-Oiléans le 24 juin 1830. Il traîna dès lors une santé languissante jusqu'à sa mort arrivée le 4 septembre 1833. Ce jeune prélat avait une grande ri'jiutation de science; il j) ir.uit et prêchait avec une égale facilité en divei'^es langues, notamment en allemand, en anglais, en italien et en français.

NliC TAiRE, natif de Tarse, d'une maison illustre, lut mis à la place de saint Grégoire de Na.danze sur le siège de Constantinople, par les Pères assemblés dans cette ville en 381. Il n'était alors que catéchumène; ainsi il fut évéque avant que d'être chrétien. L'empereur Théodose avait demandé pour lui le trône épiscopal, et on ne put le lui refuser. Ce fut sous son épiscopat que la dignité de pénitencier fut supprimée dans l'église de Constantinople. Une femme de qualité s'étant, par un ordre très-im[)ru(lent du pénitencier, accusée publiquement d'un crime secret qui fut un sujet de scandale pour le peuple. Nectaire laissa la liberté à chacun de participer aux saints mystères, selon le mouvement de sa conscience ; ce ([ui doit s'entendre relativement à la pénitence publique, et aux péchés dont la nature semblait demander une telle expiation : car il est constant par toute la suite de l'histoire, aussi bien que par le témoignage de Sozomène, que la suppression du prêtre pénitencier n'a donné atteinte ni à la confession secrète, ni même à la pénitence publique, pratiquée si longtemps encore après cet événement , dans l'église môme de Constantinople, avec cette dilférence seulement , qu'elle n'était pas du ressort d'un pénitencier nommé formellement à cet ellet. La plupart des églises d'Orient suivirent l'exemple de l'église de Constantinople, et chacun fut libre de se choisir un confesseur. Nectaire mourut en 392. Il avait de la naissance et beaucoup de talent pour les ailaires ; mais son savoir était fort borné, et sa vertu n'avait |)as ce degré de supériorité qu'on est en droit d'exi- ! ger d'un évoque. On lui attribue un Sermon ] sur l'auiuône et le jeûne, imprimé en grec, ■ Paris, 1554, 111-8» ; et en latin, avec six Homélies de saint Jean-Chrysostome, son suc- ' cesseur, ibid., lo5'i-, in-8".

NECTAIRE, patriarche de Jérusalem, mort

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