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1693, iii-fol., en anglais. Jean Tanner en a donné une édition considérablement augmentée en 174.4. Bibliolhcca britannico hibernica, sive de scriptoribus qui iiiAnglia, Scotia et Hibernia ad sœcuii xvii initium {loruerunt, publiée par David Wilkins, Londres, 1748, in-fol. Cet ouvrage, par ordre alphabétique, est plein de recherches et de notes critiques.

TANNEVOT. Voy. Ta>evot.

TANSILLO (Lotis), né vers 1510, à Venosa, d'une ancienne famille de Noie, s'attacha à la maison de Tolède, et servit sous les ordres de don Garcia, lils de don Pèd'e, vice-roi de Naples. 11 devint à la fois brave guerrier et excellent poëte. 11 suivit Charles- Quint à la conquête de Tunis ; et ce prince l'apfielait son Achille et son Homère. Plus tard il se livra exclusivement à la poésie. A3'ant fait un ouvrage oîi les mœurs et la décence étaient blessées , sous le titre lie il Vendemmiatore (le Vendangeur), Naples, 1534, et Venise, 1349, in-4°, son livre fut mis à Y Index. C'est pour réparer en quelque soi te sa faute, qu'il lit depuis un poëme intitulé : le Lagrime di san Pietro ou les Larmes de taint Pierre. Ce poëme, imprimé à Vico, 1585, in-4°, puis à Venise, 1606, in-4°, a été donné en français par Malherbe, et en es|)agnol parle P. Damien Alvarès. Nous avons encore de Tansillo des comédies, des sonnets , des chansons, des stances, il Podere (la Ferme), la Balia (la Nourrice), poi'sies tres-estimées, etc. On a réuni ses Poésies diverses à Bologne, 1711, in-12. TansUlo était juge à Gaëte en 1569; on croit qu'il y mourut (1).

TANUCCi (Bernard, marquis de), ministre de Charles III et de Ferdinand IV, rois de Naples, naquit à Slia, en Toscane, en 1698, d'une famille pauvre et obscure, qui l'envoya étudier à l'université de Pise, oti il devint professeur de droit. Lors des guerres de l'Espagne avec l'Autriche, qui suivirent celles pour la succession d'Espagne, la Toscane fut donnée provisoirement en apanage à l'infant don Carlos, second tils de Philippe V; c'est à cette occasion que Tanucci fut présenté à ce prince, qui le retint auprès de sa personne. A celte époque, un soldat ayant commis un assassinat, se réfugia dans une église, et en fut retiré pour subn- sa punition. La cour de Rome réclama contre cette violation de l'immunité ecclésiastique. Tanucci publia contre cette réclamation un opuscule que le gouvernement tuscan soutint, et jeta ainsi les germes des longues discussions qui eurent lieu entre le saint-siége et la cour de Naples. Lorsque l'infant don Carlos fut parvenu à ce trône, il emmena avec lui Tanucci, le nomma successivement conseiller d'Etat , surintendant général des postes, et enfin ministre d'Etat. Il gouvernait despotiquement le royaume de Naples, ou, pi)ur mieux dire, il régnait sous le nom du roi. Don Carlos ayant été appelé en Espagne par la mort de Ferdinand VI, son

(1) Tafuri a prouvé que ce poëte mourut le 1" décembre tS68, dans le royaume de Naples. (Voy. Scriltori Napolitani, t. III, paît. 11, p. 2y7.)

DicT. DE Biographie relig. III.

frère mit Tanucci à la tète de la régence qu'il avait établie pendant la minorité de son fils Ferdinand IV. Sa puissance n'eut alors plus de bornes. Pour mieux se l'assurer, il négligea l'éducation du prince que son souverain et son bienfaiteur lui avait confié. Il lui donna pour gouverneur le prince de Saint-Nicandro, homme d'une incapacité complète ; et quand le roi eut atteint sa majorité, il l'entoura de pièges et de plaisirs , afin de l'éloigner des affaires ; malheureusement il y réussit. Levant tout à fait le masque, il déclara une guerre acharnée à la cour de Rome. Il restreignit les îmciens droits des nonces, et, bravant l'autorité pontificale, il diminua les évôchés, supprima soixante-dix-huit monastères , nomma de son chef à l'archevêché de Naples, et força, pour ainsi dire. Pie VI à donner l'institution canonique k l'évoque deCosenza; concession à laquelle ce pontife fut entraîné pour éviter le schisme dans l'Eglise. Il prépara enfin et provoqua la suppression de la Haquenée blanche, hommage établi en faveur des papes, par Charles d'Anjou, lorsqu'il fut investi de ce royaume par Clément IV, en 1267. Cette cérémonie cessa entièrement, quelques années après, sous les ministères du marquis de Santo-Marco et d'Acton, dignes successeurs de Tanucci. Après avoir gouverné les Deux-Siciles pendant cinquante ans, malgré le mécontentement des peuples et la haine des seigneurs des deux royaumes, Tanucci mourut à Naples, le 29 avril 1783, Agé de 85 ans. Ce fut sous son ministère que l'on commença les fouilles de Pompéia et d'Herciilanum. Les philosophes ont beaucou[) van lé ce ministre; et cela n'est pas étonnant : il bouleversa les choses établies, et se montra ennemi implacable des papes et de l'Eglise. Il n'en fallait pas davantage pour qu'il parût un grand homme à leurs yeux. Duclos, qui l'avait connu particulièrement dans son voyage o'i Ilalie, dit de Tanucci : « Je doute tort qu'il ait les ta- « lents du ministère. Il pourrait bien n'être « qu'un légiste, et l'expérience prouve que « ceux qui n'ont chargé et occupé leur esprit « quedu positif des lois, sont de tous les houi- « mes les moins propres au gouvernement. » TAPPAN (David), ministre anglican, né en 1752, était fils du révérend Benjamin Tappan, de Manchester-Massachusset. Il fit ses éludes à l'université de Cambridge, et y obtint ses grades en 1771. En 1774, il lut ordonné ministre de la troisième église de Newbury, exerça pendant 18 ans les fonctions pastorales dans cette paroisse, et fut eu 1792 nommé à une chaire de théologie au collège d'Harward. Le zèle de Ta])pan, ses discours pleins d'onction et de raison, et plus que tout cela, son exemple, triomphèrent des obstacles qu'il rencontra; l'ordre se rétablit, et le goût de l'étude se ranima parmi les élèves, livrés auparavant à la dissipation et à la débauche. Les ouvrages de Tappan consistent principalement en Sermons, Discours et Oraisons funèbres. Il a fait et publié telles de Washington, du lieute-

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