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dia à fond la théologie et l'histoire ecclésiastique, lut les Pères, et ne négligea aucune des sources de l'érudition sacrée. Il prit l'habit ecclésiastique en 1781. I.a mort l'enleva à Pavie, le 24 octobre 17éji ; il venait d'avoir 20 ans. Il avait déjà mis au jour quelques ouvrages. On a de lui : Apologia det brève (Ici souiiHO pontifice Pio VI a monsicjnor Martini, arcivcscovo di Firenza, ovvero Dottriiia délia chiesa sul Icf/gere la sacra scritlura in volgare, Pavie, 178i ; Saggio délia dottrina de padri grcci, intovne nlln predeslinazione ed alla grazia di Gcsu Çristo, con alcnne ri- Pessioni, etc., Pavie, 1782. Il avait dédié cet écrit à Ricci, évoque de Pistoie. On y voit que le jeuiic auteur s'était un peu laissé séduire par l'esprit qui régnait alors dans l'université de Pavie. On trouve dans son ouvrage des ma.itimes et de^ principes en opposition avec les décisions du saint-siége, et qui heureusement aujourd'hui sont bannis de cette école. L'ablié Jean-Kaptisfe Bodella a mis au joiu' les Me\norie intorno alla vita ed agli scrilti c cosCumi di Gmseppe Tavelli, ciderico brcsciano, Brescia, 1784. TAVERNE. Vo^. Tabeun-V.

' TAYLOli (Jérémie), savant ^vôque anglican, (ils d'un barbier de Cam"briûgê, devint professeur de théologie à Oxford. Il soutlrit beaucoup pour la cause du roi Charles I", dont il était chapelain, et auquel il demeura toujours fidèle. A l'avènement de Charles II à la couronne, Taylor fut fait évèque de Down et de Connor en Irlande, place qu'il remplit avec édification. On a de lui un livre intitulé : Dtictor dubitantium ; un.' Histoire des antiquités de l'université d'Oxford, et d'autres ouvrages oii l'on trouve des recherches. Il mourut en iGG'i. — ^11 rie faut pas le confondre avec Thomas Taylob, ministre il Londres, connu par différents ouvrages, parmi lesquels on distingue Cliriitus rcvelatus, etc., Leyde, 1668, in-l2. 11 y prouve que Jésus-Christ est manifesté dans les principaux types de l'An'cjen Testament. — Ni avec François Taylor ou Taylour, ministre presbytérien d'Angleterre, qui a aitaqué m^l cl i)ropos la préface de la Bible grecque du '. Morin, par une dissertation imprimée à Le;^de, 1636, et qui a publié quelques autres écrits du ce genre. — Ni avec Jean Taylor, théologien anglais non conformiste, mort en 1761, auteur d'une Concordance hébraïque et anglaise, 175V, 2 vol. in-fol., à l'usage de sa secte.

TCIAMCIAN. Voy. Ciamcun.

TEDESCHl (Nicolas), ou Nicolas Panor- MiTAiN, bénédictin et archevêque de Palerme, un des plus célèbres canonistes tlo son temps, était né à Catane vers l'an 1389, et avait pris, étant encore jeune, l'habit de Saint- Benoît. Ses supérieurs l'envoyèient étudier le droit à Bologne, sous Antonio de I^utrio et Zabarella, qui depuis fut cardinal et assista au concile de Constance. Dom Tedeschi profita si bien de leurs leçons, que bientôt il fut lui-même en état d'en donner. Il commença par tenir une école particulière de droit ; puis il alla professer cette science

à Sienne et à Parme. En 142.3, le jiapc Martin V le nomma à l'abbaye de Sainte-Marie de Maniago, de son ordre, dans le diocèse de Messine •, il le fit aussi auditeur général de la rote et de la chambre apostolique. Eugène IV lui conféra l'archevêché de Palerme. Alphonse, roi d'Aragon et de Sicile, avait Tedeschi en grande estjme et l'a imit dans ses conseils. Il assista au concile de Bâle, où il jouit de l'influence que lui donnaient un grand savoir et l'habitude des affaires. Ses liaisons avec le roi Alphonse l'engagèrent dans le parti de l'anti-pape Félix V, qui, par reconnaissance, le reyôlit de la pourpre romaine, en 1440. On a prétendu qu'après l'abdication de Fébx, Tedeschi s'était obstiné à (-onserver la dignité de cardinal. Cette inculpation est dénuée de toute vérité, puisqu'il avait cessé de vivre lorsque Félix abdiqua (1449) : il était mort de la peste, le 1-5 juillet 1443, dans son diocèse. Il a laissé : de savants Commentaires sur les livres du droit canonique ; un grand nombre de Consultations; un rra/7(/ en faveur du concile de Bâle. Ce traité fut rais à Vlndex et réfulé par Pietro del Monte, savant canoniste et évêque de Brescia. Il existe une collection de ses ouvrages, Venise, 1G17, 9 vol. in-fol. LàBibliothcra sicula fait un gr.ind éloge de Tedeschi, qu'elle s'obstine à faire naître à Palerme, quoiqu'il soit bien prouvé que c'est à Cataae qu'il est né.

TEDESCHI (dom Nicolas-Mabie), bénédictin, que quelques-uns prétendent appartenir à la même famille que le précédent, naquit à Catane et fut évêque de Lipari. Il était d'abord entré dans l'ordre de Malte, qu'il quitta pour la règle de Saint-Benoît, dont il fit profession dans l'abbaye de Saint-Nicolas de Catane, le 8 octobre 1686. Il jirit le bonnet de docteur dans l'université de cette ville, et professa ensuite la philosophie. Appelé à Borne, il y occupa une chaire de théologie au collège de Saint-Anselme; il fut ensuite nommé prieur du monastère de Saint-Paul. En 1710, Clément XI le nomma évôqu.e de Lipari. Il se rendit dans son diocèse ; mais le pape, qui connaissait son talent, le rappela à Rome pour l'employer dans les congrégations. Il le fit secrétaire de celle des rites et de celle de l'examen des évèques ; il le nomma, en outre, consulteur de l'inquisition et il lui destinait la jiourpre romaine; ruais la mort l'empêcha de lui accorder cet honneur. Innocent XHI le fit évêque d'Apamée, et c'est en cette qualité qu'il assista au concile de Latran, sous Benoît XIII. On ignore l'époque précise de sa mort, mais on sait qu'il vivait encore en 1730. On a de lui : Scholœ divi Ansclmi doctrina ad logicam,physicam, metaphysicam, ethicam, theologiam scholasticam et dogmaticam accommodata mille et octoginta thesibus ad menlem divi Anselmi, ubbatis Beccensis ordinis Sancti Benedicli, archiepiscopi Cantuariensis, Rome, 1703, in-4''; Sacrœ theologiœ synopsis, in qua universa theologia tam sckolastica qudin dogmatica, ad Scriplnrai auctoritatem, pontificum sanctiones, décréta conciliorum.

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prœcipue vero divi Anselmi collimata proponitiir, rt ex histotia ecclesiaslica selcctœ controversifE ail illam spectanles juxta velerum scriptorum ficlem, chronolo<jkv rationem et criticœ scieiitiœ leçjcs excilnvttir et dirimuntur. Roulis 1708, in-V°; Défense de la vérité et de la liberté de VHglise, Rotiio, 1710, \n-k°; Défense de la mortnreltie de Sicile, depuis Urbain II jusqu'à Clément XI, ouvrages d'abord écrits en Inliii ut mis ensuite on italien, d'après le désir de Cléineat Xi, Rome, 1715, un vol. in-fol.

TEDESCHI (Jean), jésuite italien, né à Modène vers 16i8, fut, pindant [ilusieurs années, iirofesseur de bolles-letlros à Carpi, où il se fit remarquer par son savoir : il sortit de son école plusieurs élèves qui, par la suite, devinrent des hommes célèbres. On a de lui des Discours sacrés, des Cantates morales et d'autres Poésies publiées dans divers recueils. Il mourut le 7 septembre 1727. L'académie rfej/// upparenti, qui lui devait en grande' |)artie sou rétablissement , voulut faire les frais de ses obsèques.

TEISSIER (Antoine), né à Montpellier en 1632, fut élevé dans le calvinisme, se retira en Prusse après la révocation de l'édit de Nantes, et mourut à Berlin en 1715, à 83 ans. On a de lui |ilusieurs ouvrages dans lesquels on trouve des recherches; mais le style n'est pas pur, et l'impartialité n'en fait pas le caractère ; les principaux sont : les Eloges des hommes savants, tirés de l'Histoire du président de Thou, dont on a quatre éditions ; la dernière est de Leyde, 1715, en k vol. in-12. Ce livre pesamment écrit, n'est presque plus d'aucun usage ; il s'en faut bien que les louanges et les critiques y soient toujours distribuées impartialetnent et avec justice. Catalogus auctorum qui librorum cutalogos indices, bibliothecas,virorum litleratorum elogia, vitam aut oralioncs funèbres scriptis consignarunt, (ienève, 1686, in-i° ; Des devoirs de l'homme et du citoyen, traduit du latin de Pufendorf, 16!>0 ; Instructions de l'empereur Charles-Quint à Philippe II, et de Philippe II au prince Philippe son fils, avec la Méthode tenue pour l'éducation des enfants de Fraiice ; Instructions morales et politiques, 1700, in-12; Abrégé de l'IIistoirc des quatre monarchies du monde, de Slcidan, 1700, in-12; Lettres de Calvin, trad. en fiançais, 1702, in-8°; Abrégé de lavie dedivers princes illustres, 1700, in-12. Le grand défaut île Teissier, dans ses livres historiques, est de n'avoir pas su discerner les choses essentielles, éclaircir les faits en les débrouillant, raccourci!' et resserrer sa prose traînante et incorrecte, et se tenir en garde contre les préjugés de sa secte.

TÉLESPHORE (saint), né dans la Grèce, monta sur le trône de saint Pierre, a|)rès le pape saint Sixte I", sur la lin de l'an 127, et fui martyrisé le 2 janvier 13!).

TELLIER (Michel Le), IHs d'un conseiller en la cour des aides, naquit à Paris en 1603. Après avoir rempli divers emplois, il fut nommé secrétaire d'Etat par Louis Xlll, et continua îi servir utilement l'Etat après la mort de ce prince. Ce l'ut à lui que la reine

régente et le cardinal Mazarin donnèrent leur principale confiance pendant les brouilleries dont la France fut agitée. Le parti des factieux ayant prévalu en 1651, Mazarin se retira et fut bientôt rappelé. Pendant l'absence du cardinal, Le Tellier fut chargé des soins du ministère, que la situation des affaires rendait très-épineux. Après la mort de ce ministre, il continua d'exercer la charge de secrétaire d'Etat jusqu'en 1666, é| oque à laquelle il la remit entièrement au marquis de Louvois, son fils aîné, qui en avait la survivance. Sa démission volontaire ne l'éloigna pas du conseil. En 1677, il fut élevé à la dignité de chancelier et de garde des sceaux. 11 avait pour lors 7'i. ans, et en remerciant Louis XIV, il lui dit : Sire, vous avez voulu couronner mon tombeau. Son grand âge ne diminua rien de son zèle vigilant et actif. Le Tellier servit beaucoup à affermir le règne de Louis XIV contre les entreprises des protestants; il fut un des principaux moteurs de la révocation de l'édit de Nantes, et s'écria en signant l'édit révocalif : Nunc dimittis servum luum. Domine, quia viderunt oculi mei salutare tuum. 11 ne prévoyait pas qu'un siècle après, non-seulement le nouvel édit serait annulé, mais que l'indifférence pour tous les cultes, excepté la haine formelle de la seule religion catholique, dom nerait dans une assemblée populaire, devenue maîtresse de la France ; et qu'un ministre calviniste, Rabaut de Saint-Etienne, présiderait cotte assemblée. Du reste, en ôtant aux calvinistes l'exercice public de leur religion, il ne fit que suivre leur exemple et pratiquer leur intolérance. « Nous délions, dit un écrivain « moderne, les déclamateurs du jour, de ci- « ter un seul pays, une seule ville où les « calvinistes, dévenus les maîtres, aient « souffert l'exercice de la religion catholi- « que. En Suisse, en Hollande, en, Suède, en «Angleterre, ils l'ont proscrite', souvent « contre la foi des traités. L'ont-ils jamais « permise en France, dans leurs villes de « sûreté ? Une maxime chérie de nos adver- « saires est qu'il ne faut pas tolérer les into- « lérants : or, jamais religion ne fut plus in- « tolérante que le calvinisme; vingt auteurs, « même protestants, ont été forcés d'en con- « venir. Dès l'origine, en France et ailleurs, « les catholiques ont eu à choisii, ou d'ex- X terminer les huguenots, ou d'être eux- « mêmes exterminés. » Michel Le Tellier mourut peu de jours après la signature de l'édit de révocation, en 1685, à 82 ans. Bossuet prononça son oi'aison funèbre. On y lit ce passage, bien digne de la méditation des sages : « Peut-être que, prêt à mourir, on « compte pour quelque chose cette vie de « réputation ou cette imagination de revivre « dans sa famille, qu'on croira laisser soli- « dément établie. Qui ne voit, mes frères, « combien vaines, mais combien courtes et « combien fragiles sont encore ces secondes « vies, que notre fiiiblesse nous fait inven- « ter pour couvrir en (juclque sorte l'hor- « reui' de In mort ? Dormez votre sonuneil, t( riches de la terre, et demeurez dans votre

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