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sieurs autres Pères de l'Eglise, sur l'auteur du Te Dctim, qu'il enlève à saint Ambroise , sur une dispute qu'il eut avec Schelstrate, relativement au secret gardé par les premiers chrétiens sur les mystère-^, etc. ; De ritii hrlionum sarrarum , Wittenberg, 1685, in-i°, dissertation savante et curieuse ; Histoire des commencements et des progrès de la réformntion de Luther, en allem., Leipzig, 1718, in-i" ; celte histoire fut publiée par Ern.-Salom. Cyprien, qui édita et continua plusieurs autres ouvrages auxquels Tentzel n'avait pu mettre la deriiièie main ; Monatliche Unterredungen (Entretiens mensuels) ,- Leipzig, 1C89-98, 10 vn\. in-8% dont Simon de Vries a nulilié un abrégé en flamnid.
TEilA'IO (Jacqies de). Voy. Pallapixo.
Ti'UENTiUS (JE.vN-GERnARD), prpfe>seur de langue hébraïque à Franeker, né |)rès de Leuwardèn vers 1660, mort fort })auvre en 1677, a publié: Meditaliones philotogteo-hebrœw, Franeker, 16oi, in-12 ; Liber Jobi, ckaldaice, latine et grœçe cum notis, 16G2 , in-V ; Gymnasium clialdaicum, 166V, in-12 ; Epitome grammnticœ hebrœa' Joanni s Buxtorf, 1665, in-12. ïérentius donnait aussi dans les fausses vues tlu massorétisme.
TERISSE (FRANçois-CmusTOPHE) , né à Nantes, le 19 novembre l'Oi, mort à Rouen, en 1780, devint chanoine dans cette dernière ville, et y exerça quelque femp.s les fonctions de vicaire général. On a de lui : Mémoires sur l'origine de l'abbaye de Saint-Victor, au pays de Cuux, 1743, in-4° ; Justification de ce mémoire, 1743. in-S" ; Quatre mémoires sur In question: Si un religieux de l'ordre de Citeaux est apte à 2)osséder un bénéfice de l'ordre de S'iint-Benott, 1733, 1734 et 1733, in-4° ; Mémoire pour les doyens, chanoines et chapitre de l'église de Rouen, contre les curés de la même ville, -ll'oO, in-4°: Défense des droits de l'église de Rouen, 1764, in-4'' ; Mémoire historique sur les marbres employés à la décoration de l'entrée an chœur de l'église de Rouen, 1777, in-4" ; Lettres sur la présence de Notre-Seigncur Jésus-Christ dans l'Eucharistie. '
TERRASSON (André), prêtre de l'Oratoire, fils aîné d'un c niseiiler en la. sénéchaussée et présidial de Lyon, sa patrie, parut avec éclat d-ms la chaire; il prêcha le carême de 1717 devant le roi, puis k la cour de Lorraine, et ensuite deux carêmes dans l'église métropolitaine de Paris, et toujours avec le succès le plus liât leur. 11 joignait ;i une belle déclamation une figure agréable. Son dernier carême dans celte cathédralelui causa un l'puisement dont il mourut à Paris en 1723. On a de lui dos Sermons, imiirimés en 1726, et réimprimés en 1736, en 4 vol. in-12. Son éloquence a autant do noblesse que de siraplicilé. et autant de force (juc de naturel. 11 plaii, parce qu'il ne cherche point k plaire. On ne le vo^t poiid employer ces pensées qui n'ont d'autre mérite qu'un faux brillant, ni ce§ tours recherchés, si fréquents dahs nos orateurs modernes, et plus dignes d'un roman que d'un .îermon.
TERRASSON (Jean), frère du précédent,
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né à Lyon en 1670, fut envoyé par son père à la maison de Finstitiilion de l'Oratoire, à Paris. Il quilta cette congrégation presque aussitôt qu'il y fut entré ; il y rentra de nouveau et en sortit pour toujours. Sou père, irjité de cet e inconstauce, le réduisit par sonlestaraent à un revenu très-médiocre. Terrasson, loin dé s'en plaindre, n'en parut que plus gai. L'abbé Bignon, in-truit de son mérite, lui obtint une place à l'acadéaiie des sciences en 1707, et en 1721 une chaire au Collège royal, qu'il l'eniplit jusqu'à sa mort arrivée en 1730. Ses ouvnges sont : Dissertation critique sur l'Iliade d'Homère, en 2 vol. in-lîi, [)]eine de paradox;"S et d'idées bizarri s. Egaré par une fausse métaphysique, il analyse froidement ce qui doit être senti ave(; transport ; des Réflexions en faveur du système de Laïc ; La philosonhii' applicable à tous les objets de l'esprit et ae la raison ; ouvrages pleins d'excellentes réflexion;-, dignes d'un philosophe chrétien. On y voit dans plusieurs endroits combien l'auteur était ennemi de la fausse sagesse f}ui s'élève contre la religion, la grande institutrice et consolatrice des hommes ; et de l'esprit de parti qui égara un de ses frères. Selhos, voman moral, en 2 vol., plein d'un grand nombre do caractères, traits de morale, de réflexions fines et de discours quelquefois sublimes ; une Traduction de Diodore de Sicile, en 7 vol. in-12, aecom[)agnée de préface, de notes et de fragments, qui ont paru depuis 1737 jusqu'ini 17'i-i. (lelte version est aussi fidèle qu'éléganie. On prétend que l'nbljé Terrasson ne l'entreprit que pour prouver combien les anciens étaient crédules : dans ce cas, il aurait mieux réussi dans ses vues en traduisant Hérodote ou Ctésias. Une do ses maximes était : Qu'y a-t-il de pins crédule ? l'ignorance. Qu'y a-t-il de plus incrédule ? Vignorance.
TERRASSON (Gaspard), frère d'André et de Jean, naquit à Lyon en 1680. A l'âge de Î8 ans, il entra à l'Oratoire, on il s'appliqua d'abord à l'étUi le de l'Ecritiu-o et des Pères. Après avoir professé les humanités et la philosophie, il se consacra à la prédication, et s'acquit bientôt une réputation supérieure à celle dont son frère avait joui. 11 prêcha à Paris pendant cinq années, et brilla surtout pendant ini carême dans l'église métropolitaine ; mais son opposition aux décrets de l'Eglise l'obligea de quitter en même temps la congrégation de l'Oratoire et la prédication. Cependant il parait iiu'il accepta la bulle en 1744.. Il mourut à Paris, en 1752. On a de lui : des Sermons, en h vol. in-12, publiés en 17'i9. Ce recueil contient vingtneuf discours pour le carême, des sermons détachés, (rois panégyriques , et l'oraison funèbre du grand Dauphin. On lui a longtêiiips attribué un livre aiionyme intitulé : Lettres sur la justice chrétienne , censurées par la Sorbonne, parce que le but principal de l'auteur est de calmer la conscience des anti-constitutionnaires sur la privation des sacrements; il y fait des sorties très-vives contre l'état présent de l'Eglise, et la
peint avec les couleurs les plus noires- M. l'abbé Migne a reproduit, dans sa grande collection des Orateurs sacrés, les OEuvres oratoires complètes d'André et de Gaspard Terrasson, tiui f .muMil 1 vol. ix\-k°.
TliRSERUS (JeanJ, évêque de Lirdvoepin ! Suède, né l'an 1603, en Dab^carlie, i
en
chargé par
fut
a reine Christine de faire une traduction latine de la Bible sur le texte hébreu. En 1663, il souleva un violent orage contre lui, en publiant une Explication du catéchisme de Luther, et il perdit son évôché ; mais il rem.daça, eu 1671, dans l'évôché de Linkœ;iirig, le prélat Enander, qui avait été le principal auteur de sa disgrâce. Terserns mourut vers 1673. On cite encore de lui des Sermons, des Lettres, dont une est adressée <i Charles XI, et la Relation d'une assembléedes notables, en 1660, insérée dans les Particularités historiques, recueil allemand.
TE'.iTRE (dc). Voy. Dutertre.
TERTULLIEN ( Quintus-Septimus-Flore\s-Tertuluanus) , prêtre de Carthage , éta t fils d'un centi|nier dans la milice, sous le proconsul d'Afri(}ue. La constance des martyrs lui ayant ouvert les yeux sur les illusions du paganisme, il se fit chrétien, et défendit la foi de .lésus-Chinst avec beaucoup de courage. Ses vertus et sa science le firent élever au sacerdoce. De Carthage il passa à Rome. Ce fut dans cette ville qu'il publia, durant la p'n-sécution de l'empereur Sévère, son Apologie pour les chrétiens, qui est un chef-d'œuvre d'éloquence et d'érudition en son genre. Tertullien avait lui génie vif, ardent et fécond. Quoiqu'il parle peu avantagensemeîit de ses études, ses livres prouvent assez qu'il avait étndié toutes sortes de sciences. On voit qu'il avait beaucoup lu saint Justin et saint Irénée. 11 rendit son nom célèbre dans toutes les Eglises par ses ouvrages. Il confondit les hérétiques de son siècle ; il en ramena j)lusieurs à la foi; il encouragea, par ses exhortations, les chrétiens à souffrir le martyre. Tertullien avait une sévérité naturell.', qui le portait toujours à ce qu'il y avait de plus rigoureux. « 11 semblait, dit un auteur, que l'E- « vangile ne fût pas encore assez sévère « pour lui. Ce gi'mie si vigoureLix et si « ferme se laissa cependant séduire par les « rêveries du fanatique Montan; et, ce qui « est f)lus déplorable, d ne rougit pas de de- « venir le idsciple de deux aventurières, « Priscilla et Blaximilla, qni se prétendaient « inspirées et se mêlaient de prophétiser : « destinée asseye oïdinaire aux lionunes dont (( les vertus semblent tenu- quelque chose « de la fougue des passions, et qui , même « en faisant le bien, paraissent plutôt s'a- « bandonner à l'impétuosité do leur carac- « tère naturel, que remplir un devoir. De « quelque côté que se tournent des hom- « mes de cette espèce, ils vont plus loin que « les autres. » Cet homme, à la fois si illustre et si dangereux, mourut sous le règne d'Antonin Caracalla, vers l'an 216. On croit qu'à la fin il se sépara des sectaires ; mais
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on no voit nulle part qu'il ait condamné leurs erreurs. Les ouvrages de Tertuliien sont de deux genres : ceux qu'il a faits avant sa cliute et ceux qu'il a donnés depuis. Les écrits du premier genre sont : les livres de la prière, du bapléine ; son Apologétique pour la religion chrétienne. C'est son chef-d'œuvre, et (leut-cHre le plus parfait et le plus ]>récieux ouvrage de l'antiquité chrélienne. Exhortation à la patience; exhortalion au martyre; deux Livres à sa femme ; ci'iui du témoiqnnçie de l'âme; Traité (les spectacles et de l'idolâtrie. L'auteur démontre que les spectach^s sont une occasion d'idol;Urie, de corrujUion et de luxure. Il parle d'une femme qui, avant été au théâtre, en revint possédée du démon. L'exorciste demandant à l'esprit des ténèbres comment il avait osé attaquer une femme chrétienne : C'est, répondit celui-ci, que je l'ai trouvée dans ma maison. L'excellent livre des Prescriptions contre les hérétiques; deux Livres contre les (jenlils ; un contre les Juifs; un contre Hermogène, oii il prouve, contre cet hérésiarque, que la matière ne peut être éternelle, mais que Dieu l'a produite de rien; vérité que les philosophes môme les plus célèbres (Flaton, Thaïes, Philolaiis, Jamblicus, Proclus et surtout Hiéroclès ) ont reconnue comme les docteurs chrétiens, quoique d'une manière moins ferme et moins conséquente; un Livre contre tes Valentiniens, où il s'attache à les ridiculiser plutôt qu'à les réfuter ; De la pénitence : c'est un des traités les |)his achevés de Tertuliien ; Scorpiace, écrit pijur prémunir les fidèles contre le venin des gnostiques, (pi'il appelle des scorpions. Ceux du second genre sont : les cinq Livres contre Marcion ; les Traités de l'âme, de la chair de Jésus-tJhrist ; Résurrection de la chair; le livre de la Couronne; V Apologie du manteau philosophique, c'est-à-dire de l'hiibit et du costume des philosophes, que plusieurs n'avaient pas cru devoir abandonner en se faisant chri'^liens ; le Livre à Sca- />it/« ; les Ecrits contre Pra.véas ; les Livres de la Pudicité, de la Fuite dans la persécution, des Jeûnes, contre les Psi/clnqurs, de la Monogamie, et de l'Exhortation à la chasteté. Les Pères latins, qui ont vécu après Tertuliien, ont déploré son malheur, et ont admiré son esprit et aimé ses ouvrages. Saint Cyprien les lisait assidûment, et lorsqu'il demandait cet auteur, il avait coutume de dire : Donnez-moi le mailre. Mncent de Lérins assure '( qu'il a été parmi les Latins ce qu'a été i< Origéne parmi les Grecs, c'est-à-dire le " premier homnu' de son siècle. » Quoique la force de son imagination, qu'il avait aussi riche que belle, lui ait quelquefois fait associer à d'excellentes raisons des arguments plus oratoires que convaincants, le caractère de ses écrits en général est la solidité. « Ils « renferment, dit encore l'auteur que nous « venons de citer, autant de sentences que « de paroles, et ces jiaroles sont autant de « victoires. » La chute de ce grand homme doit d'autant plus étonner, qu'il témoigne, dans son Apologétique, c. 39, avoir une ex-
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trême frayeur de l'excommunication, qu'il ap|)elle une anticipation du jugement avenir. Il fut depuis orgueilleux, attaché à son sens, et il se moqua des censures de l'Eglise. Quelque beau que fût son génie, il semble dépourvu îles premiers princijies , quand il veut soutenir ses erreurs; il porte l'enthousiasme presque au ridicule; comme lorsque, d'après l'autorité des rêveries de Priscdie et de Maximille, il dispute sérieusement sur la figure et la couleur d'une âme humame.
Ayant depuis abandonné les montanistes, il devint le père d'une nouvelle secte. Ceux qui la composaient prirent le uooide Tertullianistes. Ils eurent une église à Carthage, jusqu'au temps de saint Augustin, qu'ils renoncèrent à leurs erreurs. Vassoulta donné, en 1714 et 1715, une traduction de VApologétique pour les chrétiens, avec des notes ; l'abbé de Gourcy en a donné uno autre en 1780, avec celle des Prescriptions. Manessier a aussi mis en français b^s livres du Manteau, de la Patience et de VExhortation nu martyre. Jacques Pamèle a donné nue boime édition de Tertuliien, Anvers, 1579, et Paris, 1635, in foi. Elle a fait oublier celle que Rigault avait donnée l'année ])récédente, avec des notes |)leines d'erreurs très-graves. L'édition de Jacques Pamèle a été réimprimée eu 1641, 1664 et 1675. Pour avoir Tertuliien complet , il faut y ajouter un volume de notes et de commentain-s imprimés à Paris en 1635. La meilleure édition de Tertuliien était celle de Venise, 1746, in-fol. On trouve les ouvrages de Tertuliien dan's la Bibliothèque des Saints Pères , Paris, 1827. Thomas, seigneur du Fossé, a donné les Fies de Tertuliien et d'Origène, sous le nom du sieur de La Motte : c'est un ouvrage estimé. ^ L'édition c[u'on doit aujourd'hui préférer des OEuvres complètes de 'rertullien est sans contredit celle que M. l'abbé Migne a publiée pour faire partie de son Patrologice Cursus completus, et t|ui forme 3 volumes in-4°, imprimés en 1844. Nous en avons donné le titre en français à la fin de l'article de saint Lucien, et l'on petit y voir les noms de dix-neuf Pères moins coiisidéialiles du m' siècle, dont les écrits sont joints à ceux de Tertuliien. En voici le titre latin : Quinti Septimii Florentis Tertulliani presbyteri Carthaginiensis Opéra omnin cum selectis prwcedentium cditionuni lectionibus variorumque commentariis, Pars i" et Pars ii'>. 2 vol. Le tome III a pour titre : Minorum Patrum qui sœculo tertio Jloruerunt in Ecclesia latina a Tcrtulliano ad Cyprianum Opéra, nempe Celerini, Luciani, Caldonii, Moysis, Maximi, Nicostrati, Rufini, Urbani, Sidonii, Macarii, S. Cornelii papa- et martyris, S. Lucii et S. Stephani, pp. et mari., Noratiani, Dionysii Alexandrini, Firmiliani, S. Pontii, necnon anonymorum auctorum ; et in primis Minucii Felicis Octavius, ad integcrrimam unius codicis exstantis fidem expurgatus, cum variorum notis et dissertationibus. Ce troisième volume se termine par une Table générale, jiar ordre alphabétique, de toutes les matières traitées dans les œuvres de Tertuliien.