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en 1668, était né dans l'île de Crète, et avait embrassé, très-jeune encore, la vie monastique sur le mont Sinaï. 11 succéda au patriarche Paisius sur le su-2,e de Jérusalem, mais il se démit au bout de quelques années, à cause de son grand âge. On a de lui : Confutatio împeriipapœ in Ecclesiam , Londres, 1702, in-8", trad. du.grec en latin par Pierre Allix, ministre calviniste, sur l'invitation de Thomas, archevêque .de Canterbury. Aucun Grec, dans ces derniers temps, n'a poussé aussi loin l'emportement contre les Latins ; un écrit grec contre les principes de Luther et de Calvin sur l'eucharistie, trad. en latin par Eusèbe Renaudot, qui le publia eu grec et en latin, Paris, 1709, in-l°, avec les Homélies de Gennadius sur l'eucharistie , et d'autres opuscules semblables. On y a joint un abrégé delà Vie de Nectaire et des Notes. Nectaire avait aussi écrit, dit-on, lorsqu'il n'était encore que moine, une Histoire de l'empire des Egyptiens, jusqu'au sultan Sélim.
NEEDHAM (Jean Tuberville), chanoine de Soignies, né en 1713, h Londres, d'une famille anglaise, et non irlandais ni jésuite, comme a dit Voltaire, mort on 1781, à Bruxelles, où il était recteur de l'académie des sciences et belles-lettres, s'est fait un nom distingué par des connaissances étendues et variées, surtout dans la physique et l'histoire naturelle. Des observations pénibles sur desobjets presque inaccessibles aux yeux comme à l'intelligence de riiomiiie , l'ont fait regarder comme un des pkis lalioricux coopérateurs de lUill'ou, et ont préparé le système sur la génération des êtres vivants, publié par le Pline français, et dont on trouve les principaux traits dans des auteurs beaucoup plus anciens. [Voyez rExamcn impartial des Epoques de la Nature. |i. 175, éd. de 1780 ; n° IkO, édition de 1792.) Quoique ses expériences sur les animaux microscopiques n'aient pas eu le succès qu'il leur a supposé, et que l'abbé Spailanzani les ait mieux appréciées que Bullon, elles ne méritent pas le mépris que Voltaire en a témoigné, moins encore les injures qu'il a piodiguées à ce savant illustre. Néedliara, malgré l'abus que des hommes superliciels Eourraient faire de quelques-unes de ses ypothèses, était inébranlable dans les bons principes; son attachement au christianisme était vif et sincère. Il avait plus de science qu'il n'avait de talent de la faire paraître. Soit modestie, soit éloignement naturel du bruit et de l'éclat, si chers à la médiocrité, soit difTiculté de s'énoncer dans une langue étrangère, ou je ne sais quelle opposition qui so ti-ouve quelquefois entre la multitude et la précision des idées, l'estimable académicien, parlant ou écrivant, paraissait presque toujours au-dessous de ce qu'il était en effet. On a de lui : diverses Observations insérées dans l'Histoire naturelle do Buffon ; Nouvelles Recherches sur les découvertes )nicroscopiques et la génération des corps organisés, avec des notes, des recherches physiques et métaphysiques sur la nature et lareligion, et une
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nouvelle théorie de la terre, sous le nom de Londres, Paris, 1769, 2 vol. in-8° ; un petit écrit publié en 177,3, sous le titre do Vue générale, oh il paraît expliquer, modifier, rétracter môme, mais d'une manière obscure et emljarrassée, quelques assertions contenues dans l'ouvrage précédent ; plusieurs Dissertations dans les Mémoires de l'académio do Bruxelles.
NÉELS (Nicolas), Neelsius, dominicain, né à Campenliout dans le Brabant, docteur en théologie, enseigna cette science avec réputation dans l'université de Douai, et fut provincial de son ordre. On a de lui, en latin, des Commentaires sur la Genèse, le Cantique des cantiques, les Epîtres de saint Paul et l'Apocalypse. Il mourut le 19 janvier lUOO, âgé de 60 ans, à Gand, où l'on conservait ses ouvrages en manuscrit.
NEEKCASSEL (Jean de), évoque de Castorie, né à Gorcuni en 162.3, entra, en lGo5, dans la congrégation de l'Oratoire à Paris. Après avoir professé avec succès la théologie dans le séminaire archiépiscopal de Malines, l'an 16o2, et dans le collège des saints NVillihrod et Boniface à Cologne, qui était le séminaire de la maison hollandaise, il devint provicaire apostolique. Alexandre ^'11 le noumia, en 1602, coadjuteur de Baudouin Catz, archevêque de Pbiliiipes, vicaire apos tulique en Hollande, auquel il succéda l'an 166 i, sous le litre d'évéquc de Castorie. En 1670, il se rendit h Homo pour rendre comiito à Clément X de l'état de la religion catholique en Hullando. 11 fut bien accueilli du pontife, et souscrivit solennellement et avec serment au Furmulaire d Alexandre VII. Il ne s'arrêta guère à Uorae, et revint en Hollande, où l'on ne s'aperçut que trop, par ses liaisons avec les chefs du parti, que son adhésion n'avait pas été sincère. Il mourut à Zwol en 1686, et eut pour successeur Pierre Codde {voyez ce nom). On a de lui trois traités latins : le preujier, sur le culte des saints et de la Vierge, Utrechl, 1675, traduit en français, Paris, 1679, in-8°; Bossuet en faisait beaucoup de cas; le second, sur la lecture de l'Ecriture sainte, et le troisième intitulé Amor pœnitens, (jui est un traité de l'amour de Dieu dans le sacrement de pénitence. La meilleure édition de V Amour pénitent est de 168i, 2 vol. in-12. 11 parut en français, en 17i0, en 3 vol. in-12. Le but de cet o'uvrage est d'élalilir la nécessité de l'amour de Dieu dans le sacrement de pénitence, contre les théologiens qui prétendent que i'attrilion suffit. Ou sait que les deux sentiments sont appuyés sur des raisons imposantes. Si, d'un côté, il paraît absurde qu'on puisse être justifié et devenir l'ami do Dieu sans charité, de l'autre, le sacrement de pénitence semble perdre son efficace si la charité est nécessaire, parce cju'eHe suffit seule pour couvrir la multitude des péchés. Peut-être concilie-t-on heureusement les deux opinions, en disant que l'attrition se change en contrition par la vertu et la grâce du sacrement, de manière que l'amour de - Dieu nous est donné avec la justification et