‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 241 sur 341 · TOK · texte numérisé non relu

TOK

»3fl5

portants dans son ordre, devint maître du sacré pal lis, et se signala par son zèle contre les hùrétiques. Les modernes e^ui ont dit qu'il a porté ce zèle jus pi'ii la cruauté, n'auraient pas avancé ces c:ilomnies, s'ils avaient consulté des auteurs silrs et instruits, tels que Ferreras {flist. d'Esp., liv. xii) , et Mariana(///s/. llisp., liv.x\ix).«Il avait été, dit '< Fl/'chior {Ilist. de Ximenès), confesseur « d'Isahflle dès son entamée, et lui avait fait « prometlreque si Dieu l'élevait un jour sur « le t ùu", elle f, rait sa principale alf iredu « cliàtimeH et d; la destruction des héré- « tiipji'S, lui remontrant que la pureté et la « sim|iliinté de 1 1 foi catli lique était le fo i- « dément et la bi e d'mi rèi,ne chrétien, et « que le moyen de mainte iir la paiv dans la « moiarcliie, c'i'lait il'y établir la religio:i et « 1.1 justici'. » I.a Suite lit voir coinbien il avait liit vrai. ( Voy. LuinuBcn, Nicolas Ey- MERJCR, etc.) 11 re(;ul, en l't39, lechapi'au de cardinal. On a de lui : des Coinmenlaires sur le décret de (irat'en, Venise, 15T8, atomes; un Traité de l'Eglise et de Vnutorilé du pape, Ven se, 1562, in-fol. ; Expositio in Psaliiws, Mayence, IkTï, in-fol.; De corpore Cliristi contra Bohemos ; Expositio in regulam S. Benedicti, Cologne, 1375, in-fol., avec le Commentaire de Smaraadus , etc. Ce cardinal mourut à Rome en 1V68, ii 81 ans, avec la réputation d'un homme liabile dans la théologie de l'éro'e et dans le d.oit canonique.

TORQUEM.VDA (Thomas de], premier inquisiteur-général de l'Espagne, de la môme famille que le i)récédent, naquit vers ik-20 à Valladolid, entra dans l'ordre des dominicains, i:t mourut en 1W8. 11 avait conseillé l'expulsion des jésuites, et il laissa une réputatioi de grande sévérité dans l'exercice de ses fo ictio ns.

TOKRE (Philippe della) , né à Cividal da s le Frioiil en 1G57, montra be lucoup de goût pour l'élude des monuments d>' l'antiquité. 11 le s.'tistit à lljme, où il se fixa. Son savoir lui concilia l'estime et la bienveillance des cardinaux Imperiaii et Nuris, et des papes Innocent Xll et Clément XI : ce dernier lui donna, en 1702, l'évôclié d'Adria. Le peu de ressources (pi'il avait i>T)ur la littérature dans une pi't le ville ne put diminuer son zèie pour ^éludl^ On a de lui : .W«numentaveteris AîUii, Home, 1700, in-V', livre très-savant; Tauroliolium antiqaum Lugduni, anno 170i, repertuin, cum cxpticalione. Il se trouve dans la Bibliothèi|ue choisie de Leclerc, loin. X\'1I ei dans le Trésor des antiquités de Sallengre. De annis imperii M. Antonini Aurelii Heliogabali , 1713, in-4". La Torre avait les connaissances d'un érudit profond et les v rtus d'un évéque. 11 mourut en odeur de sainteté en 1717.

TORKK (dom Pierre Louis della), bénédictin, né il Gènes le 27 janvier 1689, entra dans la congr'^gation du Mo.t-Cassin le 26 juin 1703. L'année suivante il prononça ses vœux dans ral)b:iye de Notre-Dame de Florence. 11 y étudia suus les célèbres dom Ange-.VIarc Guerini , et dom Verginio Valsecchi. Il professa ensuite la théologie dans

les monastères de la congrégation, i> Césène, à Parme et à Mantoue, après quoi il alla occuper une chaire de droit canon à Rome, dans le monastère de Saint-.\nselme. En 1723, il assista au concile de Latran, assemb é par Benoît XllI. Eu 1728, dom della Torre fut nommé [irieur du monastère de Saint-Paul h Rome. Entin, son sa\oiret ses vertus relevèrent, en 1731 , h la dignité de président général de la congrégation. Le monastère de Florence lui est tedev.-iblc d'une grande quantité de bons livres, dont il enrichit la bibl ol'ièque convonluelle. Il mourut datis celte ville le 10 avril \~o\. On a de lu : y'ita di san Colombano, Modène, 1711, réimprimée en 1728, avec des augmentations d'une autre main; à la tète est une préface où le P. della Torre a rangé dans î'orilre chronologique les circonstances de la vie du saint abbé de Luxeuil, qu'il soumet à un'' critique judicieus(!.

TORRE (JoACHiM della), en latin Joachimus Turrianus , savant dominicain , issu dune illtistre maison de Venise, fut deux fois provimnal de son ordre, et, en cette qualité, assista au chapitre général en l'i63, et à celui de Venise en li87 ; dans ce dernier, il fut promu à la dignité de général. Il gouverna son ordre pendant treize ans avec beaucoup de sagesse, en visita les ditl'érentes provinces, et y maintint la discipline religieuse. Il ti.it trois chapitres généraux,

I Un au Mans en liOl, et deux autres à Ferrare en IWi et 14-98. On n'aurait que des éloges <à faire de lui, s'il n'eût pas contribué, avec l'évoque Romuiino, à la cotidamnation et à la dégradation du fameux Savonarole, son cotifrère. ( Voy. Savonarole. ) Le P. deda Torre mourut à Home, le 1" août de l'an 1300, Agé de 8i ans : il avait enseigné dans les monastères de son ordre et dans l'univeisité de Padoue. 11 savait cinq langues. Il Ht, pour la bibliothèque de son monastère, l'acquisitioti d'un grand nombre de manusciits grecs. On lui attribue un traité De Transcendentibus, et cinq livres sur la Physique, telle qu'on l'enseignait de son temps.

TORRE (François della), jésuite de ^.0dène, a traduit du franc lis e i italien l'Histoire des révolutions d'Europe, qui eurent lieu pour cause d'hérésie, Venis , 1710, 2 vol. in— V", sans nom d'auteur. Il mourut à Modène, en 1758, âgé d'environ 93 ans. '

TORRKBLANCA. Voy. Villalpande.

T0RKF:NT1NUS (Herman), naquit à Zwol dans rOver- Issel , vers le milieu du W siècle, fut professeur de rhétorique à Groningue, et enseigna les belles-lettres dans sa ville natale jusque dans sa vieillesse; il le lit même longtemps étant aveugle. Il mourut veis l'an 1320. On a de lui : des Scoltes sur tes évangiles des dimanches et fêtes, Deventer, 1399, in-8°; Commentaire sur les Bucoliques et les Géorgiques, Anvers, 1302, in-V; Dictionnaire histor. et poétique, Pans, 1541.

II a été augmenté successivement par Charles-Etienne et Frédéric Morel. C'est probablement ce dicUonnaire qui a amené celui de Moréri. Les Hymnes et les proses de l'of-

TOR

Hce de l'Eglise expliquées, Anvers, 1550, etc. Fous ces ouvrag'S sont écrits en bon lalin.

TORRENTIUS (L.evimls), né è Garni le 8 mars 1525, alla îi Rome, et s"ac(]uil les bonnes grâces des personnes les plus distinguées par leur ran^ et leurs talents. De refo'ir dans les Pa3's-Bas, George d'Autriciie, évèque de Li(/,^e, le pourvut d'un riche bénéfu'e. H mérita de nouvelles dignités par la manière dont il sacquitta d'une commission à la cour de Home, et i'ul fait successivement chanoine de la cathédrale de Liège, arch, diacre et vicaire général de l'évèque Gi'rard de Groesbeck. Ptiil'ppe II le nomma à l'évêché d'Anvers en lo"6. Il s'ajipliqua avec zèle ?i réparer les maux que l'i éré>ie avait causés dans son diocèse En I59V, il fut nommé î> l'archevêché de Malines; mais la mort l'enleva à Bruxelles, le 20 avril 1593, avait d'avoir reçu les bulles. Il laissa aux jésuites, par son testament, sa liibJiothèque c?t de quoi se former un établissement à Louvain. Les occupations de son état ne purent éteindre en lui son goût pour les belles-lettres. On a de lui phisieurs pièces de poésie, qui ont été recueillies sous le titre de Poemuta sacra, Anvers, lo9i, titre qui ne répond pas à ce que le livre contient , car toutes les pièces n'en sont point sacrées. Les poésies de Toi-rentius ont lieaucoup de mérite; ses oies cependapt ne sont point animées de cet enthousiasme qui fait le caractère de ce genre de poésie. Ses Commentaires sur Horace et sur Suétone , IGIO , in-fol., tiennent un rang parmi ceux des meilleurs pliilologues.

TORRENTIUS (Jean), peintre, natif d'Amsterdam, en loS9, peignait ordinairement en petit , et mettait dans ses ouvrages heaucouide force et de vérité. Il aurait pu vivre par son mérite dans un état aisé et avec l'estime des honnêtes gens, si son goût pour la di-bauche cl le libertinage de son os|)rit ne l'eussent [lerdn. En etl'et, il faisait des

f teintures si di>solues, qu'elles furent biûées par la main du bourreau en IGiO. Il devint aussi auteur d'une hérési(% qui le lit arrèl,er, et mourir l.i même année dans les tourments de la question.

TORRfiS (Louis de), archevêque de Mont- Réal, né l'an 1533, à Malaga, fut appelé, eu 15jO, i\ Rome par son oncle, Louis de Toirès, archevêque deSalerne,qui lui résigna le protonotariat apostoliiiue et un riche bénélice. Il fut nommé, Tannée suivante, président de la chambre apostolique, et fut chargé par les papi'S Pie V et Grégoire Xill de plusieurs missions des plus importantes, dmit il s'acquitta avec succès. Ce jirélat mourut à Rome, le 31 déceuibre liiSV. — Soti neveu, nommé aussi Louis le Turuès, né à Rome eu loo2, lui succ'.'da dans l'ai^ihevêché de Mont-Rt-nj, fut proclamé cardinal par Paul V, en IGOti, etiuuurut à Rome en 1009. Il avait fait don de sa l'iche bil>lio:hèque au séminaire de Mont-Réal, qu'il avait fondé; mais cette bibliothèque fut pillée ilans le ti.ij('t par des liirale.s. Il avait (iublii'N sous le nom de Lello, son secrétaire, un ouvrage très-iutéres-

sant, intitulé : Istoria délia chiesa di Monreule, scritta da Gio. Luigi Letlo, Rome, 1396, 1 vol. in-V,- divisé en quatre parties. Louis de Torrès correspondait avec le? hommes les plus illustres de son temj)s, tels que les cardinaux Baronius et Borromée , Le Tasse, etc. On trouve dans son livre des dét;iils sur la partie des reliques de saint Louis, roi de France, que l'on conserve dans l'église cathédrale de .Mont-Réal, oiile cercueil du saint monarque avait été d'abord transj:)orté d'Afrique.

TORRÈS ou ToRREZ. Voij. Tcrrien

TORRItilO (François-Marie\ chanoine de Saint-Nicolas, à Rijme , oîi il était né vers 1380. et oii il mourut vers lGi9. publia divers ouvrages, la [)lupart sur des matières d'érudition, parmi lesquels nous citerons: Vitn del cardinal Roberto de Nobili, Rome, li;32, in-V": réimpr. et augm. par Barlolocci, ibid., ]67o, m-'*'. Ce cardinal, pe'it neveu de Jules m , fait cardinal à treize ans, mourut à l'ti^L' de dix-neuf ans. De eminentissimis cardinalibus scriptorihus, Rome, IbVl, in-i°.

TORRUBI.\ (Joseph), historiograuhe des franciscains, chez lesquels il était enûé après avoirquitté l'ordre de Saint-Pierre d'Aican tara, dans lequel il avait fait d'abord |irofession, naquit à Grenade, en Espagne, et ût de longs voyages aux îles Plnlippin.s, en Asie, en Amérique. Après avoir résidé eu dernier lieu à Canton, en Chine, il revint, en 1350, dans sa patrie, d'oii il fit trois voyages à Rome, et mourut en 17G8, dans le monastère d'.\ra-Ca.'li. Il avait beaucoup écrit sur l'histoire naturelle ; mais nous ne citerons de lui que les ouvrages qui se rapportent au but de ce Dictionnaire : Cérémaniel romain des religieux deschaussés de Sainl-François, dans la province de Saint-Grégoire des Philip~ fines, Manille, 1728, in-8°; Dissertation Itistorico-politico-géiigraphique des îles Philippines ; propagation du culte mahométan en icelles, etc., iMadrid, 17.3G, in-4°, et 1753, iii-8' ; Oraison funrbre du vénérable fr're Louis, religieux deschaussé de Saint-trançois, dans la Vicille-Castille, Madrid, 1737, in-S° ; Chronigue de l'ordre Sérap'niqne, Rorue, 1736. in-ful. ; Sur le livre de l'Ornison, par saint Pierre d'Alcantara, Madrid, 1739.

TOSC A (Thomas- Vincent) , dotlour en théologie et supérieur de la congrégation de Saint-Philippe de Néri, né à Valence en Espagne, était un habile mathématicien et un théologien profond. 11 prenait parmi ses titres celui d'examinateur synodal de l'archevêché de Valence, et il fut plu>ieurs fois vicerecteur de l'université de cette ville. On a de lui : un Cours de philosophie en latin, imprimé en 1721. V ne lui donne que le titre d'abrégé, quoiiju'il soii en 3 vol. iii-8°.La Vie de Li vénérable nu'ie Joseph-Marie de Santa Inez, religieuse déc'tauxséc du couvent de la Conception de la Meigc , etc., 1713, en espagnol ; un Abréjé de Ihcr.logie, qu'il avait tort avancé, mais qu'il n'.-u [)as le temps d'achever. Il avait doiuié, en 1734-, u:)e Iconographie, selon les lois de 1 oj'tique, qui i ut le sulfrage des savants- on a aussi plusieurs

13fi5

Page 1