‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 247 sur 341 · TRU · texte numérisé non relu

TRU

0 1 a de lui deux onvrogns assez estim(*s. Le

pieniicr, qui a [)Oui' liti\? : Eraiurns particalùrs, fut imjiriiiKj in-12, ei IGSO, h Lyon, ))our la proniiôrc fois. Il y ei a aujour l'hui

2 voliiiiics. C'est proproinr-nt in recueil de iiiéditatiiiiis sur l^'S vertus dont on a !e plus bosiiin, ou les défauts dont on est le plus eUiché, ou les devoirs qu'il est le iilus inijioitaU lie bien reiniilir. Le sero id, intitulé Fi>riiia CIrri, est u le collerlion tirée d;' l'Ecritu.e, d;s Conciles et des Pères, to icliant la vie et les mœurs des erclési.tstiqucs. U ij'en avait d'ahord pa.u ]ue 3 vnluiues i'i-i-i; mais on a imprimé en :727, h I';iris, l'ouvrage entier, in-V". Uh^ nouvelle édition n a été do née h Piv is, 182'», 3 vol. iri-8". On a encore de lui ; La Vie de lu sœur Marie du Saiiit-Sncrement, l'ni'iii. 1090, i :-8".Tnnison.!vait laissé plusieurs ouvrages en mainiscrit qui se con- .servaientdans sa conj;ré^ation.Que!(iues-u 'S ont éti' récemment iniblié-, savoii' : le Traité (le Vohéissance, 1822, ii-12, ouvrage (jui répond pai'faitement à la réput.-;tioi de sM^^esse et de goût qu'avait .\L Tronson; le Manuel du sé^ninariste, ou Ëntnticnn sur la manière de sanctifier ses prinripales actions , avec quelijues autres opuscules, 1823, 2 vol.i i-12, où l'on reconnaît non-seulement le zèle el la |)iété de l'auteur, mais sa sagesse, la solidité de son es u-it et sa |iarfaile expérieui-e dans la connaissance et da is la conduiie des homiiies; Retraite ecclédaat'que, suivie de pw'ditations sur l'huivilité, 1823, in-;2, ouvrage où l'on retrouve l'onclion, l'ab.in lance et les autres qualités remarquées daus ses autres écrits.

TUOPHLME (saint), né h Ephèse, ay^ntété converti à la foi par saint Paul, s'attacha à lui et ne le quitta plus. îl le suivit à Corinthe, et d ■ là ;i Jérusalem. On croit que ïrophime suivit l'apûtrc^ à Home, en son j^remier voyage; et saint Paul dit, dans sou épitre à Timoiliée, ([u'il avait laissé Tropliime malade h Milel. Ce fut l'an G5. C'est tout ce qu'on sait sur ce saint, et tout ce qu'on a raconté de [ilus sur lui (larait fabuleux.

TUOVA D'ASSIC.NY (Lotis), prétie du diocèse de Grenoble, né vers ItJ'JG, est connu par son altaciiement aux |)rincipes de Porl- Ro\al et par les ouvrages suivants : Catéchisme historique et dogmatique sur les contestations qui divisent CEijIisc, dé concert avec l'abbé Fourquevaux, 1729, iu-12; augmenté dais les ' i-éiiupressions suivantes. L'édition de 1732 est en 5 vol. in-12; Suint Atiqu lin contre l'incréduiilé, arec le plan de la lii'liijion, Paris, Lot;in, 17o':, 2 vol. in-12; Fin du chrétien, ou Traité dogmatique moral sur li petit nombre des éLis, on trois par ies, ou Refonte, avec auqmentalion, de la Science du Sidat, ouvrage d'Olivier Debois-des-Doires, dit tï imélincourt, ladite refonte fa te par l'abbé Troja d'Assigny, 1731, 3 vol. in-. 2; Traité dogmatique et moral de l'espérance chrétienne, Avig'io 1 (Paris), 1733 et 17oo, 2 vol. iu-12 ; Discours de saint Grégoire de Nazianze contre Julien l'Apostat, traduits du grec en français, 1733, i"n-l2. La France litt;n';;ire, tom. Il, pag. 112, lui attribue en outre : Dé-

nonciation faite à tnns les érêques de France par le corps d>s pasteurs ou autres cccU'siastiqurs du second ordre, des Jésuites et de leurs dietrines, 1727, in-'t-"; La vraie doctrine de l'Eglise au sujet des abus qui se sont introduits dms son sein, 1751, 2 vol. iii-12. C'est la même chose que la Suite du Catéchisme historique et dogmatique, et l'ouvrage [tarut Siius les deux titr(>s ; Dissertation sur le caractère essentiel à toute loi de l'Eglise en nia~ tière de doctrine (1735), in-12. L'abb • Troya d'Assigny mourut en octobre 1772, Agé d'environ 76 ans. 11 fut un des premiers rédacteurs des Nouvelles ecclésiastiques.

TRUBLiiT (NicoLAs-Cu «.uLKS-JosEPu), trésorier de l'église de Nantes, e! ensuite archidiacre et chanoine de Sainl-Malo sa patrie, né au mois do décembre 1897, fut aîlaché pendant qu' Iquo temps au cardinal de ïencin, et il fit le voyage de Rome. Mais préférant la liberté aux avantages que la protection du cardinal lui faisait espérer, il retourna à Paris, où il vécut jusque vers l'an 17o7. Accablé do vapeurs, il se retira à Saint- Malo pour y jouir de la sauté et du repos; mais il maurul quelque temps ajirès , au mois de mars 1770. Une conduite irréprochidjle, des principes veitueux, des mœurs douces, lui avaient assnré les sufl'rnges de tous le> hon-'étes gens. Sa conversation était instructive; qnoiq ;'il i>i!ns;lt linement, il s'exprimait avec .-^implicite. Ses principaux ouvrages son! : Essais de littérature et de morale, en k vol. in-12, plusieurs fois réiiuprini's, et traduits en plusieurs langues. Quelques critiqu s qti'on ait faites de cet ouvrage, on ne peut s'empêcher d'y reconna.itie l'espiit d'analyse, la saj,acité et la précision qui caractérisent tous les écrits de l'abiié Trublet. Plu.sieurs de ses réflexions sont neuves, et toutes inspirent la probité et l'amour du bien ; Panégyriqurs des suints, languissamnient écrits , précédés de Réflexions sur l'éloqurnce, pleines de choses bien vues et bien rendues. Dans la secoi de édition, de 1704.. en deux volumes, l'auteur a ajouté divers extraits de livr s d'élo- (juence. Ces analyses avaient é;é laites pour le Journal des savants et piuu' le Journal chrétien, auxquels il avait travaillé pendant quel pae temps. La manière dont il s'exprima sur Voltaire dariS oe dernier ouvrage lui attira (s rtoiit -ians la pièce intitulée le Pauvre Diable) lies épigrammes très-mordantes de la part de ce poéte, ijui lui avait éciit auparavant des lettres Ircs-Hatteuses. Mémoires pour servir à l'Histoire de MM. de I^amotte et de Fonleneile, Amsterdam, 17G1, in-12. Ces M, 'moires sont souvent minutieux et quelquefois romanesques. Celui qui regarde Funtenelle n"e^t qu'un panégyriijue.

TKUCHSÈS (Cëbuaud), archevêque et élec-teur de Cologne, épousa clandestinement Agnès de Sia sl'eld, vers le commencement de 1382. Pour conserver sa femme et son éleatorat, il se déclara hautement |)rotestant, et [mblia un édit pour la l'ibcrté de conscience dans son diocèse. L'empereur Rodolphe II lit tout ce cju il uut pour le faire reu-

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