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Irer dans le devoir, luais .nutilemont. Le cliapitre iiK^tropolitaiii de Colo.;iie ayant conviiqaé lys états du pays en 15 >3, il y fut déci n'-, conforiuéiiieit "à la pai\ de religion conclue <^ Aui^sbourj;, que Ti'urlisès était décliu (le ré 'iscopai, et qu'il fall dt iJi'Océdcr à une nouvelle élection. Le jour iiiônie que l.'S états se séparèrent, Tru-lisès é[iousa (iiibliquement à Uosenthal celle à la jnelle il avait été marié clandestineiricnt. Grégoire XIII n'ayant pu rien saigner sur .son os rit, l'excoiiinumia l'an loS3. La nièuie an ée on élut à sa place le prince Ernest do Bavière, qui fut oldigé d'employer les armes f litre le jin-lat d posé. C'est cette malheureuf>e apostasie qui obligea le pnpe d'envoyer un nonce àColo(jne,dïl l'électeur Maxiaiiliei d'Auirichc , da'is un mandement du 'i- lévrier laS"?, dans lequel cep niant, par une es ôce d'ineonséq ence, il s'éleva contre cett" môme nonciature. Truchsès se retira avec sa prétendue feuirae dans une maison de campagne en Hollande, où il lan;^uit le reste de ses jours dans l'obscurité et le chagrin, 1 1 mourut en 1601. Les pro' estants et Voltaire se sont bien gardés de donner le tort à Truchsès dans cette guerre ; mais Bayle est d'un autre avis, ( t a déuiontré que du Plessis-Mornay, le sage de la ILnriade, avait conseillé une injustice à Henri 111, eu voulant engager ce monarque à secourir rarchevô([ue déposé. Voy. Réponse aux questions d'un provincial, to'ui. Il, p ig. 211--i29. TRUXILLO (Thomas de), célèbre prédicateur, né à Zurita dans l'Estramadure, se lit religieux do la Merci. Ayant eu quelques dé:n61és avec ses confrères, dans le temps qu'il était sui)ér.cur de la maison de son ordre àMadrid, il passa dans celui dos dominicains à Barcelone. Il vivait encore en 1396. On a de lui plusieurs ouvrages théologiques et ascétiques, dont on voit le catalogue dans la Bibliotlièque des PP. Echard et Quetif.
TUBALCALN ou TUBAL-CAIN, lils de Laniech le Bigame et de Sella ,2973 avant Jésus- Christ), l'ut l'inventeur de l'art de battre et de f()r,-,er le fer et toutes sortes d'ouvrages d'airain. On pourrait croire que le Vulcain des païens a été calqué sur ce patriarche, comme la plupart des personnages de la fable le sont sur les hommes célèbres dont il est fait uientiou dans l'Ecriture sainte. TUDESCHL Voq. Tiîuescui.
TUET ou THÙET (Espuit-Claude) , né vers 174-0, h Ham, fut préti'O du diocèse do Noyon, et premier vicaire de la (laroiss' de Sainl-^Iédard à Paiis, où il mourut vers 1787. 11 a laissé : Moyen d'arriver à la perfection chrétienne, 1778, in-12; Moyens convenables aux personnes chrétiennes pour passer facilement le temps de l'Avenl, 1780, in-12; Uraison funèbre de M. de lieaumont, archevêque de Paris, 1782, in-S"; Manuel jiropre à MM. les curés, vicaires et ecclésiastiques charyés de la partie des mariaqes, 1783, in-8"; 2" édition, augui. des Empêchements dirimanls , I78U, iu-8". — Son Irère aine, Jean-Cliarles-Fran- (,()is Ti;et, (;hnnoine de Sens, né à H ;n) en llk-2, mort à Sens en 1797, après avoir tout
perdu par suite de la révolution, composa divers ouvrages littéraires, dont quelquesuns seulement ont été imprimés.
TUFO(Jean-Baptistedel), religieux del'ordrc des Tliéatins, né vers l'an ISiO.h Averse diiis le royaume doNapIrs, mort h Naples le i;5juin 1622, est auteur de l'ouvrage suivant : Istoria délia religione de' Padri Clerici regolari, avec un Supplément, Bome, 1609 et 1016, 2 vol. in-lol. C'est l'histoire de son ordre depuis sa fondation jusqu'à l'année 1G09. Ses confrères se montrèrent assez peu satisfaits de son travail, pour lequel' ils auraient d'ailleurs préféré qu'on se servit de la langue latine, qu'adopta jjIus tard Joseph Silos, choisi pour écrire les Annales de l'ordre des Théatins. — Philippe III avait désigné Tufo pour l'archevêché de Matère ou d'Otrante; mais son humilité lui fit refuser cet honneur.
TUNSTALL (James), ecclésiastique anglais, né vers 1710, mort en 1772, fut chapelan de l'archevêque de Cantorbéry , Potier. Outre deux savants écrits de critique littéraire, dans lesiiuels il attaque l'authenticité des Lettres entre Cicéron et Brutus, contre Middleton, nous citerons de Tunslall : Justification du droit qiia l'Etat de prohiber les mariages clandestins sous peine de nullité absolue, particulièrement les mariages des mineurs, faits sans le ronseniement de leurs parents et tuteurs, 1733, in-8° ; Le Mariage dans l'état de société, avec des considérations sur le gouvernement, etc., 17ii3, in-8'; Academica, dont il |)ublia seulement la première partie, laquelle renferme des discours sur la certitude, la distinction et la connexion de la religion naturelle et révélée, 1739, in-8°. On suppose que la suite fait partie de ses Leçons sur la religion naturelle et révélée, lues dans la chapelle du collège Saint-Jean de Cambridge, et que son beau-frère Dosworth, trésorier de Salisbury, a mis au jour, en 1 vol. in-k°.
TUKCHI (Adéodat), religieux capucin et évêque de Parme , né en 1724, s'appelait Charles avant sa profession. Son mérite le lit choisir pour précepteur de l'infant don Louis, prince de Parme, fils du duc Ferdinand. Il fut récompensé de ses soins par sa nomination à l'évêché de Parme. Il alla se faire sacrer à Rome, ainsi qu'ont coutume de le faire les évèques d'Italie. La cérémonie eut lieu le 21 septembre 1788. On pré end qu'on lui fit signer une rétractation, mais on ne sait |ioint quel en était l'objet; mais ime doctrine contraire aux prérogatives du sainlsiége ayant, pendant quelque temps, prévalu dans les écoles de l'Etat de Parme, ou du moins y ayant été professée par quelques niait res, il est naturel de penser que 'a ré' tractation y avait rapiiort. De retour dans son diocèse, il le gouverna avec zèle et sagesse , et y donna l'exemple de toutes les vertus ecclésiasli.pios et é[)iscopales. On a le recueil des Instructions qu'il faisait assidûment à son trou|te;'j, et qu'il a publiées sous le litre d'IIonn-'lies, k vol. in-12. Toutes sont pleines d'onction et rospirejit la piété. Ou eu cite outre autres, avec beaucoup d'é-
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loges , une qu'il composa pour la fête du bie'iheurcux Barthélémy do Bragance, dominicain et évoque du Vicoiice , mort en 1270, et déclaré bienheiirciix par Pic M en 179i. li a laissé aussi des Oraisons funèbres. Ce vertueux prtiat est mort en 18'J3.
TURCK (Henbi), né à Goch, dans le duelié de Clèves, le 21 décembre 1607, se (il jésuite en 1625, enseigna les humanités et la [ihilosophie il Cologne, et consacra tous ses moments de loisir à amasser des matériaux pour l'histoire d'une partie de l'Allemagne : elle était rédigée et jirèlc h être mise sons ])resse, lorsque la mort enleva l'auteur, le 19 novembre 1669. Cette Uistoire, dit Feller, est en 6 vol. in-fol. On la conserve h Trêves; le 3' vol., écrit de sa main, est à Cologne. C'est l'histoire de l'éleclorat de Cologne, des évôchés de Munster, Hildesheim et Paderborn, des duchés de Juliers,' Clèves, etc. Il y a de grands détails sur les ditférents peuples qui ont habile autrefois ces contrées, sur les anciens Francs, les Saxons, etc.; elle est écrite en forme d'annales jusqu'à l'an 1660. Jean-Georges Kccard dit que le P. Turck a écrit une histoire particulière de l'évèrhé de Hildesheim, mais il se tiompe ; cette histoire est du P. Marlin Ubers, jésuite ; on la conserve à Hildesheim.
TURCO (Thomas), en lalin Tiircus, général de l'ordre des dominicains, naquit à Crémone d'une honnête famille, vers le commencement du XVII' siècle. Chargé d'abord d'enseigner les lettres et la théologie , il était, en 16.38, profi^sseur de métaiihysiquo à Padoue, où, sur sa réputation, le sénat de Venise l'av.iit appelé, et lui avait assigné des honoraires de deux cents lloritis. La procure générale de son ordre ayant vaq'ié vers ce temps, Urbain VI;I souh.nta qu'il y fût nommé : il se rendit à Rome en 16'i.3 pour en remplir les fonctions. Dès l'année suivante, dans un chai)itre assembla' à Rome par ordre du pape, il fut, d'un commun accord , élu général de l'ordre. Jaloux d'y maintenir la disci[iline et d'y encourager les études, il commença dans cetle intention la visite lie ses jirovinces, en 16i5, et parcourut- la France, la B Igiijuo et l'Espagne. Philin|)e IV, frappé do son mérite, le lit griid d'Espagne, et voulut que cette dignité pass;U il ses successeurs. Il ne revint à Rome qu'en 16'iS. Le P. Turio lit co'istruire, dans le couvent de Saiiile-.Marie de la Minerve, une sa le masuiti({ue pour la congrégation du Saint- Ottice, (pli y tenait ses séances, et cpii jusque-là n'avait pu y occuper qu'un local 'Iroit et pou digne d'elle. Cet illustre religieux mourut dans ce couvent, vers 165V, Agé d'environ 50 ans (date du Dizionario storico di Bassano : Moréri dit le 3 déiembre 17V7). Il a laissé les ouvrages suivants : Prœlecliones theologicœ ab ipso, dum Bononic? lerjrret, dictatœ : il y est fidèle à la doctrine de saint Thomas sur le libre arbitre, sur la promotion physi(]ue et sur la grAce. Lima Molinœ: il y combat le système de ce jésuite. Il ne parait pas que ces deux ouvrages aient été imprimés. Doux Traités sur la conception de
la sainte Vierge : ils ont été publiés à Rome ; un au'.re Traité De ç/ratià et libéra arbitrio, contre les luthériens et les calvinistes ; Dircrtoriitm cfficii sanclœ inquisitionis ; Ordinalioncs pro conventa et studio gênerait Snncti Dominici, civitatis Bononiœ , Bologne , 16V5; Ordinationes pro recto regimine studiorum in gijmnasio parisiinsi, San- Jacobwo cditœ , Paris, 1664; Ejiistulœ encyclicœad universum ordinem ; le recueil en est conservé à Rome dans les archives de l'ordre. Il a fait réimprimer à grands frais les ouvrages do qu< l(|ues-uns des plus illustres dominicains, tels que le jiape Innocent V, Albert le Grand, le cardinal U50, etc.
TURELL (Ebenezer), savant prédicateur, né dans le Massaihussets, en 1701, fut gradué en 1711 au collège d'Harvard, ordoimé en 172.'i-, et nommé ministre de Medfort tii 1728. Il suivit la docirine de Calvin, et fut, dans la guerre de l'indépendance des E'ats-Unis, l'un de ceux qui travaillèrent le plus ardemment à répanure la haine des Anglais. A[)rès avoir exercé son ministère près de ci-iquante années, Turell mourut en 1778, Agé de 77 ans. On a de lui la Vie et te caractère du révérend docteur Cohnan, 1749, i;i-8°.
TURGOT (Anne-Robert-Jacques) , baron de r.Vulne, ministre de Louis XV|, his de Michel-Etienne Turgot, qui fut président au parlement et pi'évùt des marchands, naquit à Paris le 10 mai 1727. Destiné par sa famille à l'état ecclésiastique, il fit ses études au collège de Louis-le-Grand, au Plessis, et enfin au séminaire de Saint-Sulpice. Jusqu'alors il avait paru at aché à l'état qu'il avait embrassé, et avait fait des progrès dans les études Ihéologiques. On a trouvé, dit-on, dans ses pa[)iers, des fragments d'un Traité sur l'i'xistence de Dieu, qu'il avait composé en 1748, et des Dissertations sur des questions do théologie. Cependant, dès cette même année, il avait écrit à Bulfon une lettre sur son système, où il relevait [plusieurs erreurs relaîives à la tiiéiirio delà terre; et croyant que le Discours de Bossuet sur l'Histoire universelle n'était pas assez riche de vues, de raison, do véritables connaissances, il en comp )S I un antre, où il ne dit jias un mot de Dieu; c'était ainsi qu'il (onigeait peut-être l'ouviage de Bossuet, où, selon lui, on parlait U'op de la Provide'ice et de la religion. Il est probable que dej uis cette époque Turgot était liéjà dégoûté do l'habit qu'il jioriait. il fut néanmoins élu prieur de Sorbonne en 1749, et, à son installation, en 1750, il |irononça deux discours latins, l'un sur les avantages que la religion chrétienne a procurés au genre humain, qui est très-beau, et l'autre sur les progrès de l'esprit humain, [irononcé cint( mois ph.s taid , et où il n'est guère parlé do religion. Il paraît certaui que de ce moment Turgot s'était livré à un autro genre d'étude, et que le philosophisme commençait déjà à gagner son cœur. Il quitta en elfet l'état ecclésiastique au commencement de 1751, ne pouvant, lui fait dire un auteur, se décider à porter un masque toute, sa vie. Il se lia avec d'Alembert et les ency-
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