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de 1776 il «oit rendu par les mots par cœur. Tout cela a paru r'paiidre quelque nuage sur la iVaiichise et la l)Oine i'oi de Valart ; niais il es raisoiiiial)le d^' ne pis .luger trop iévèremenl un hoiuine qui, profondéiuent engagé da s une mauvaise cause, n'a pas exactement la i'orce d'Ame nécessaire pour doiuier un désaveu formel, et rejeter les petits moyens qui semblent pouvoir l'en dispenser. {yoy. Kempis , NàUDÉ, Gersen , AMORT,QuàTREMAiRE, UoswEinE, elle Journ.
hist et lilt., 15 mai 1788, pig. lOi )
VALCKE (l'iEBRE-F RANçoisj, curé de Rumhoeke e' d .yen rural de Koulers, au diocèse df Bvu^ s, est mort le 23 janvier 1787, à l'A'^e d.' 79 ans, après avoir donné, dans le cours d'une longue vie, le plus éc\» ant spectacle de toutes les vertus pastorales, et multiplié non-seulement parmi ses ouailles, mais partout où il a pu avoir accès, les fruits d'un zèle act f, édairé, charita..le. Ses Sermons distin'^ués par une éloquence simph-, touchante et pleine d'onctioi, oit été i uprimés sous les auspices de M. B:enart, évé jue de Bruges; ses Exhortations annuelles aux curés,1ors de la distribution dus saintes liui- \r-sl ont paru h Bru^^es, en 1785. On a encore de 'lui la Traduction en langue flamande de plusieurs ouvrages de piété.
V\LGKENAER ( Louis-Gaspard), célèbre helléniste, né en 1715, à Leeuvarden, en Frise, fut un des [ilus illustres disciples de Hems'terhuvs, auquel il surcéda h 1 université de Leyde, après avoir été quelipie temps professeur à celle de Franeker. Peu de pliifologues modernes ont jeté sur la litiéiature grecque d'aussi grandes lumières. Sa vie tout entière fut consacrée aux i)lus graves études sur la plupart des ancieis écrivains delà Grèce. Il mourut en 1785, laissant les ouvrages suivants : Ammonius de adftnium vocahulorum dijferentia, Leyde, 173;), iii-i°; Euripidis Phœnissx, avec des cull dions de nanuscrils, des scolies, des observations critiques, et la tral. en vers la ins de lirotius, Franeker, 1755, in-i° ; Earipidis Hippoh/tus , et Diatribe in deperditiis Euripidis tra'gœdias, Leyde, 1768, in-'i-° ; Virijiliiis cam qrœcis seriptorib us col lattis, opéra Fui vit Llrsim, noiive le édiliun, avec des notes, Leeuwarrîen, 17i7, in-S"; Theocrili deceni Idijllia cum notis, Le>de, 177:5, in-8": Theovriiu--, liion et JV/osc/(it.<, ibi.l., 1779, in-8°; Tib. Ileinsterliusi elL.-G. Valckenarii Orationes : il y en a trois de Valckenaër, savoir : De rerum belgicarum in annum 1718; De Pliilippi Amyntœ indole, virtutibus, rébus cjcstis, causis extcrnis fracla Grœcoruni lihcrtatis ; De critica eniendatrice in libris sacris iSovi Trstainenti a litleratoribas, quns vocant, non adhibmda. On trouve en outre, dans le m'''me vulnine, de .sav rites obsrrrations de Vaickenaér siirdeux discours de saint Jeai-Chrysoslùiiie, et des notes surd vtM•^ passages du Nouveau Teslame\\\;De liilibits in jurando a Vcteribus llebr:cis mn.rinie oc Grœcis observalis, Franeker, 1735, in-'i^"; Speciininnacadeinica,\\)'\d., 1737, in-'+". 11 a lais-é des ouvrages posthumes, publiés sous le titre de L.-G. Yalcke-
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narii opuscula philologica, critica, oraloria nunc prinium conjuncta, etc., Leyde, 1808. Presqui' tous les ouvrages de ce savant laborieux ont eu plusieurs éditions. J.-A.-H. Tittman a publié à L ipzig : Davidis Ruhnkenii, L.-G. Valckenarii et aliorum epislolœ, 1802. 2 vol. in-8°.
VALDKN ( Tbomas de), religieux de l'ordre des carmes, ainsi nommé du village de Valden en Angleterre, lieu de sa naissance, se distingua dans son ordre jiar son savoir. Il avait étudié à l'université d'Oxford, où il s'était fait recevoir docteur en théologie. Il assista aux cunciles de Pi^e et de Constance. Henri V, roi d'Angleterre, le prit |iour son confessjur; il acizoïnpagna c roi dans son cxpéditioii contre la France. Il y mourut en l'i-30. On a du P. deValden un ouvrage intitulé : Doctrine de l'antiquité, concernant la foi de l'Ecjlisc catholique, contre les sectateurs de Wiclef et de Jean H :s, en 3 vol. imprimés à Paris, et en uile à Salamanque et à Venise, avec l'approiiation du pape Martin V, h qui il est dédié. Valden y combat vigoureusement les erreurs de ces hérétiques.
Bans son premier volume, il réfute celles qui ont ra port aux attributs de Dieu, a la natur;; de l'homme et à l'incarnation. Il prouve la I rimauté du pape et l'institution divine de l'épiscopat. 11 en défmid la juridiction et les prérogat ves ; il établit les droits des autres pasteurs, justiQe les vœux et la profession religieuse, etc. Il expose, dans II! second volume, !a dortrine de l'Eglise concernant les sacrements, et démontie, contre Wiclef, que leur elllcacité nt- dépend poi H des d.spositions et de la sainteté des ecctésiastique^ ; mais que ceux-ci, fussent-ils en état de péch', a Iministreni les sacrements et consacrent validemeot. Il parle ensuite de l'euchar stie, et, a, rès avo r rap- [torté les jireuves de la présence réelle et de la ti'anssubstaiitiation, il fait voir que la comnumion sous les deux espèces n'est point de nécessité absolue. Dans le troisième volume, il élablil la distinction qu'il, y a entre les évoques et les prêtres, et la supériorité des [iremirrs. Il traite ensuite des autres points de foi attaqués par Wiclef, et il les défend. La manière de procéder du P. de Valden est de coa.mencer par rapporter les erieurs(iu'il se propose de combattre; de leur o.iposer les passages de l'Ecriture sainte, des Pèic-i et des auteurs ecclésiastiques qui leur so it contraires, et de 'irer en peu ue mots les conséquences qui en dérivent; en sorte qur le Ib id de son ouvrage consiste dans un recueil de passages et de textes qui concernent les matières dont il traite ; ce qui l'a rendu d'une ^^raiide u iliti' aux théologiens et aux coi.troversistes qui sont venusapièslui, en leur oifrant des matériaux tout préparés. V.VLDO (Pierre), liérésianiue, né au bourg de Vaud mi Dau biné, d'où il prit son nom. Il fil traduire la B b e pnur l'usage des pauvres, et comnieiii^Ni ?i dogmatiser îi Lyon, vers ll.SO. Ses disciples furent appelés vaudois, du nom du pays de leur mailre ; ou gueux de Lyon, de "la ville où cette secte
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prit naissance, ou .«a6a<^s, à cause de leur chaussure singulière. La mort d'un ami de Valdo, qui expira suiiilenienl en sa préfence, le frajuia tellement, qu'il distribua aussitôt aux pauvres une grande souuued'argent. Cette géiu;rosité en attira une |irodigif'use i|iianlité à sa suite. Leur bienfaiteur voulut bientôt devenir leur maître. Comme il était un peu lettré, il leur txpl quait le Nouveau Testament en langue vulgaire. Les ecclésiasiiques ayant bklnié sa témérité, il se déchaîna contre eux et contre leur autorité, en leur égalant les laïques. 11 y a des auteurs qui prétendent que \aldo ne poussa pas plus loin ses erreurs ; mais que ses disciples s'étant répa dus en Dau liiiié, en Languedoc, en Catalogne, etc., et s'étant mêlés avec les anialdistes < t les albigeois, adoptèrent plusieurs erreurs de ceux-ci. Beaucoup de iH'Otestants, et Voltaire dans son Histoire générale, ont voulu confondre les albigeois et les vaudois ; mais Bossuet (///.«^ des Var., liv. ix'jet Limborcb, protestant {Hist. de l'Inquisilion), ont donné des [ireuves incontestables de la distinction qu'il faut fa Te entre les albigeois et les vauddis. Les lauduis, détruits dans le reste de l'Europe, ne se sont maintenus qu'avec beaucoup de peine dans les trois vallées du Piémont, où ils s'étaient d'abord établis ; ils y forment une population de 20,000 âmes, et y possèdent treize églis' s. Le roi de Sardaigne leur a accordé, par une ordonnance du 10 janvi r 182'+, la permisvion de bAlir un hôpital ])Our leurs pauvres malatles, et de le 'aire d( sseï vir par un médecin el un cliiiurgicn de leur croyance. Voyez sur leur si cle V Histoire des variations, tt le Dictionnaire des hi'résirs del'abi.é l'Iuquut, éi;ilé par iL l'abbé Migue, Paris f.Miinlrouge), 18i7, 2 vol. in-V. Voij. Légek (J.an).
VALRNCL\ (CnÉGOiRE), jé.'uite, né à Médina-ikl- ami o. dans la Vie Ile-CastiHe, ni 1331, jjiofessa la théologie dans l'i nversité d'ia^olslad', h Dillingen et h Home, il assista aux congrégations de Auriliis, (lis[>uta vivement contie Lémos,et mourut jires de Na- |)le>,dan>un (hàteau de Tibèie Caiall'a, le 20 m.irs 1003, à 52 ans. On a i e lui des Commentaires sur la Somme de .'a nt Thomas, en 4 vo'. in-fol., et plus eurs traités théidogiques et polémiques. Ces ouvrages ont été reçue. llis en 3 gros volumes in-fol.
V.\l.lvNS, évè([ue de iliuse, (t Ursace , évè([ue de Snigidoii, disci|iles d'Aiius,se (iéclarèiei t ou tellement contre saiH Athanase, et fuient déposés et cxc nnruniés au conci e de Sardi ,ue, en3V7. ils s'ell'orcèrenl ensuite de répandr.' les eietiis de h ur maîtie en Occident; mais voyant ([ue l'empereur Cim-tant 1" | rotégcait saint Atlianase, et rega.dan leparti (, es ariens «omme ruiné, i!s abjurèrent l'arianisme par | olitique au concile .ie Milan. L,' concile les adressa au saint siège, . t lui en réserva Id jugement ; Ursace et Valens signèrent une rétractation en 349, et écrivirent ensuite à saint Athanase d'une manière très-honorable à ce saint déf nseur de la foi; mais ils ne tardèrent pas à retour-
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ner à leurs erreurs, se trouvèrent aux conciles de Sirinium, à celui de Rimini, et à l'assendjlée de Nire,en 359, et jouèrent partout les rôles de fourbes i)ar leurs expressions captieuses. Ils furent les principaux autcvns de la surprise faite aux évèques catholiques, à Rimini. Valens contribua beaucoup à mettre en crédit les ariens auprès de l'empereur Constance, qui lu chargea de ses ordres ]iour persécuti r les catholit|ues ; commission dont il ne s'acquitta cjue trop bien. Vakns et Ursaee furent encore condamnés au co"ci]e de Rome, en 3G9.
VALENTl-GONZACA (Sirvio), illustre et savant caid nal, d'une ancienne et noble famille, naquit à Manloue, le 1" mars 1690. 11 fit ses premières études sous les jésuites au collège de Parme. 11 fiassa de là à Rome, et obtint d'abord les nonciatures de Flandre et d'Espagne, dans lesquel es il déploya une prudence et une habileté qui lui méritèrent en même temps et l'estime du | ape et celle des souverains près de qui il avait résidé. La dignité de cardinal, à laquelle ( lément Xll l'éleva, le 19 décendjie 1738, dans sa dixième promotion, fut une juste lécomjiense de ses services. Benoît XIV, ayant succédé h ce pape, crut ne pouvoir trouver de miinstre plus éclairé que le card nal Valenti ; il le tit secrétaire d'Etat, et» nsuite camerlingue de la sainte Eglise. Le cardinal Vak nti sut ménager les divers intérêts des \ rinces dans leuis relations a\ec le sain -siège, et eut le lare boi.heur de n'en mécontenter aucun. 11 ié;irima plusieurs abus qui s'étaient glissés dans l'aiiminislraiion, s^ulint Us droits de l'Eglise et les prérogatives de sa cour; protégea et encouragea les leliies; il fcnda des chaires de chimie el de physique, qu il allaclia au collège de laSa];ience. H (il liavailltr à la (a, te 10| o^raj h!que de l'élnt de l'Eglise et chaigea de ce tiavad le célèbre Pète Bcscovith. 11 rou^rit l'ac demie de dessin, fit revivre les anciennes fabiiques et manufactuies, 1 1 en é aldit de rouvelles; il favor'sa le commerce, au^.menta le revenu de l'Etat, sans établir de i:ouveai;x impôts, el améliora toutes h s iiranchesde l'a^ nnnisiration. 11 aimait à s'enloi.rer de savants; il les recevait à toute heure, et s'e treleiiait familièrement avec eux. La matière de ces entretiens était toujours quelque p' intde seiei ce ou qnelcpie objet d'util té | ublique. Cet illustre > ardinal mourut cà A'ileibe le 28 aoi'ii 17o(). Son Eli ge par l'abbé Tudesthi a été imprimé en 17C0.
\'ALENTIA (CiP.égcire). ) oy. A'alexcia.
VALLNTLN. hé exarque du ii'sièele, était égy|iticn el sect.'teur de la philosoj hie do Platon. 11 sedi-lingua d'aborti par son savoir et par sin éloipience; mais, indigné de ce qu'on lui avail refusé l'épiscopat, il se sépara de l'Eglise et enfanta raille ern urs. Il les sema à Home sous le pontitii at du ]iape Hygin, et continua de dogmatiser jusqu'à celui d'Anicct, depuisl'an UOjusiiu'à ItiO. Il avait imaginé une généalogie d yEorîs, dont il composait la divinité qu'il appelait Tzï-npù.-ia. ou plénitude, au-dessous de laquelle était le fabricateur de ce monde, et les anges, aux-
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quels il en nltribnnit le gonvoncmmt. Ces jfeons étaient in/iles et fciiielics, et il les iiarta^'eait en dtiréie-itcs classes. Valeiitin eut beaucoup de disei]ilcs qui répandiient sa doctrine, et formèrent des seci' s qui étaient fort nombreuses, surtout dans les Gaules, du temps de saint Iréiée, qui nous a donné le plus de lumières sur ces liérétiques.
VALENTIN, H m on, pape, a])iès lùigè-ie n, mourut 1" 21 septembre 82T, le quarantième jour après son élection.
VALivN'lNl (dom Eusèbe), bénédictin de la con^né^atioi du Aiont-Caosin, naquit à .Modèiie, d'une fimille distinguée. S^scn ant app "'é à la vie religii u e, ilenilirassa ia pri){'ession monastique dans l'abbaye de Sninl-J an à Parme, et y prononça ses vœux le 11 novembre 1313. li avait cultivé les lettres avec Iruit, et excellait d.Hns la poésie 1 tine. La <'élébrité de son tale^it l'avait fait tlislinj;uer par les plus il]u^t^e3 litt Tui:'urs de son siècle, et, pendant un s jour qu'il Ht h Keiraro, il contracta amitié avec le savant Célio Calci^gnini et l'Aiioste. Il mourut h Parme, en 1339, dans un ilg(ï peu avau é. On a de lui sur des sujets pieux, tels que la Naissance, la Piissioti, la Hésurrcclion du Sauveu. ; sur la sainte Vierge, sur saint Jean, etc., divers poèmes qui ont été imprimés à la suite des Poésies de dom Prosper !siaitinenj;o, moine du Mont-Cassin, Rome, io>9. Uu iioëmc sur le massacre des Innocents, de dom N'alcntini, se trouve dans l'éilition du poëuie de San lazar, De parta Virijinis, Veiise, 1333. Il est pai'lé d'Eu-èbo Valent;ni d'une manière trèsjavorable dans les lettres d'Isi ioro Cl.iri, depu s évoque de Foliy,no et de Cni'tcse, qui devint cardinal, et qui et il bé édictin de la même congrégation que VaUniti'.ii. — Valiîn- TiNi (Pli:lq)pf), né à Modène, cultiva aussi ia poésie. Il était lié étroitinnent avec Louis de Caslelvctro, savant célèbre, qui s'était fnt des eni.emis par ses eritiiiuos, et i]ui il'ailleurs était accusé d'avoir ailonti' les nouvelles doctrines, et môme, dil-on, d'avoir trsdi.it eu italien un livre de Méianchthun. Valentiiii fut soupçonné de partager les mémi'S sentiments, et se vil à cause de cela exiiosé à diverses disgrâces. Il avait été iicndanl quelque temps attaché nu cardinal Coiitarini ; mais craignant d'être enveloppé dans les poursuites faites contre sou a;i.i par le saintoffice, il prit la fuite, et l'on ig ore oi^i il a terminé ses jours; il parait qu'il vivait encore en 1367, Outre un sonnet ;ui a été imprimé, il a laissé quelques /jo^.vi's i édites, qui se conserv;uent à Mode ne. U est (piestion de ce Va'entini dans la Vie de Castel-Vetro, composée et publiée par Xiuraîori. ■ 'VALE.NTYN (Fhançois), ministre ))rotestant et voyageur, né vers l'an IGGO, à Dordreclit, exerça longtemiis les fonclioiis de préilicaieur dans l'ile d'Aniboiie, et traduisit l'Ecriture sainte en malais vidgaire. Il moiuut dans sa pati'ie vers 1730. ajjiès avoir publié un ouvr'ago consiilé.al)le intitulé : Les Indes orientales anciennes et modirnes, comprenant un Traité exact et détaillé de la puissance de la Nederlande dans ces contrées,
etc., DorJrecht et Amslerdara, 1721-172G, 5 parties formnnl 8 vol. in-fo'io, av c cai- es, figures et h; portrait de l'auteur. Il y a beaucoup (le le herc les, mais on l'.ourrail désiier plus d'or.ire dans cette grande collection.
VALÈRE (.>aint), second évcque de Trêves. Saint Jérôme en tait mention dans son Martijrolotje. Dans le xi' siècle, son corps, qui avait été jusque-là déposé dans l'é^^lise de Sainl-Matliias à Trêves, auprès de celui de saint Eucher ou Eucliaire, son prédécesseur, fut trmsféré à Goslar, à la réquisition de l'empereur Uenri 11!, et du consentement de rarc)ii;vè(]u ■ Ever ni. Les monuments (pii contiennent les particularités de sa vie ne sont point parvenus jusiiu'.^ nous.
VALÈKE (r.ypiUEN de), né en l'Espagne, en 1531, pa--sa toute sa vie en Angleterre, où il [•rol'essa les nouvelles erreurs. Nous avons de lui une Version es|iagnole de toute la Bible, qi:e l'on |)cut regarder comme une seconde ( dilion de la Version de Cassiodore Revna, Amsterdam, 1702, in-fol. Voy. Reyna,
\'ALÉKiEN, évêiiuo de Cémèle, dt.nt l'évôché a é é transféré à Isice, assista au concile de Riez, l'an 439, et à celui d'Arles, en 4-33. U nous reste de lui 20 homélies, avec w.ierpître aùvi}ssé(i aux moines, Paris, 1612, iii-8'. il av.iit autant i.e savou- que de piété.
VALÉIUO ou Vallijrio (Augustin), cardinal. Voy. ViLiÉno.
VALIiTTE ( Louis de Nogaret de La), fils de Jean-Louis de Nogaret de La ^■alette, duij d'EjiLrnon, cpii fut gouverneur de la Piovence sous Henri IV, et, plus lard, de la Guyenne, na pjit avec, une forte indiiation pour les armes; mais ses parents le destinèrent i» rE-,liSe, et lui obtinrent l'abbnyude Sair.; -Victor de .Mcrscille et l'archevôché (ie To ilouse. Paul V Iho ora ne la p urpre en 1621, s.-.nsrpie celle di.nité pût lui faire |terdre ses inclinations gu nières. 11 ci lU. ibua à l'enlè emeni de I.! reine .Marie de J»é(li<^is, du cbàleau de Rio s ; mais il aiandoiai.i ensuite son |iai ti pour se livre: enliè eaient au caidind de Ki,lii>lieu. Ce niinislre lui donna les premiers e^uplois de la guerre, le pourvut du gouverneaienl d'Anjou, de Ct-Kii de Meiz, et l'in.voya couimainJer en Allemagne avec le duc de Weimcr contre la coiifédéint on cailiolitpie, puis en Franche-Comté contre le général Galas, ensuiti; en Picardie et en Italie, où il mourut h Rivoli, près de Turin, en 1639, à l'âge de 46 ans. Ainsi on vit un archevêque, un prince ne l'Eglise romaine, mourir les armes h la main, et cela pour faire triomph r le Kit'iéranisme en A lemagne. En vain le pa()e Ui'bain ■ 111 l'avait menacé de le dépouider du cardinalat s'il ne quittait ce métier de sang ; il fut ins<;nsible iï tout. Ses vices dominants étaient la fierté, la ciii)idité, la prodigalité, la luoricité. Jacques Talon, son secrétaire, a écrit «tes Mé- OTo(/rs sur ta vie de ce cardinal , im[. rimes à Paris, en 1772, 2 vol. in-12, sur le manuscrit original trouvé au château de Reaujiuy, en Guyenne.
VALETTE-PARISOT (Jean de La), d'une illustre maison de Provence, grand maître de
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Malte, après Claude de In Sangle, en 1537, donna tellemcit la chasse au\ Turcs, qu'en moins de cinq ans 1 leur i)rit plus de 50 vaisseaux. Soliman, irrité de ses succès, entreprit de se rendre maître de M;ilte, et y envoya une armée de [dus de 80,000 hommes, qui en formèrent le siège au mois de mai 1563. La Valette leur résista pendant quatre mois avec tant de courage, qu'ils furent obligés de se retirer, après avoir p'rdu plus de 20,010 h tsiinies. Il fut tiré pendant le siège 70,000 coups de canon sur .calle; aussi futelle entièiement ruinée ; mais le grand maître répara tout. On bâtit une cité nouvelle, qui fut nommée la Cité Valrlte. Il y eut tons les jours 8000 ouvriers employés, jusqu'en lorsqu'il mourut, le 21 août, .M"Agede74ans, avec autant de piété qu'il avaii fait éclater de courage et de prudence pendant sa vie. Pie V avait voulu riiO"'Oierde la pourpre; il l'avait refusé(\ regardant cette dignité comme incompatible avec la jirofession des armes.
VALGKAVE ( doui François ), bénédictin, né Anglais, et de la congrégation des missions d'Angleterre , embrassa la règle de Saint-Benoît, en It'.OS, au monastère de Dieulouart, près de Ponl-h-Mousson. 11 fut prieur clausti-al de Sainte-Foi de Longueville en Normandie , puis prieur titulaire de Saint- Pancrace de Lewes en Angleterre. Il posséda aussi le prieuré de Celle-en-Brie. Il prit part à la contestation élevée entre l'ordre de Saint-Benoit et les chanoines réguliers, au sujet du véritable auteur de VJmitation de Jésus-Christ, et soutint que c'était Jean Gersen, abbé bénédictin, et non Thomas à Kempis, qui avait compoé cet admirable livre. Voi). GiînsEN. Il publia à ce sujet deux dissertations ; la première sous ce litre : .4/!/mndversioncs apologetirœ ad titulum cl textitm quatuor liùrorum de Imitatione Christi, Paris; la 2% intitulée: Araumrntum chronologicum contra Compensem, quo Tliomam a Keinpis non fuisse ncc esse potuisse nuctorem Ubrorum de Imitatione Christi, contra Joannein Fronlonem , canonicuni reijuhrem , demonstratur, \1?>^ ; Apologie de l'auteur des Chroniques de l'ordre de Saint-Benoît. Cette épo'ogie a été insérée dans le H' tome de la traduction des Chroniques de l'ordre , composées en espagnol pardom d'Yepez, et mise en français |iar dom Matthieu Olivier.
YALIERO fAuGUSTI^), cardinal et littérateur, né à Venise, en 1331, d'une des meilleures familles de cette ville, devint docteur en théologie et en droit canon, et fut 'irofesseur de morale dans sa patrie, en 1338. Désabusé des vains plaisirs du mond ■, il prit l'habit ecclésiastique, et fut nommé évoque de Vérone, en 1505, sur la démissnjn du cardinal Bernard Navagero , son oncle. Son zèle apostolique, sa vigilance active et ses connaissances le lièrent d'une étroite amitié avec saint Charles Borromée. Grégoire XUI l'appela à Rome, où il le mit à la tète de plusieurs congrégations, après l'avoir honoré de la pour[)re romaine, en 1583. Valiéro mourut saintement dans cette ville en 1606, à 75 ans. Ses ouvrages les plus estimés
sont : la Rhétorique du prédicateur, composée par l'avis et sur le [lian de saint Charles Borromée. Cet ouvrage solide et instinctif renferme des rèilexions iudicienses sur l'art d'exciter les passions des audit urs,sur celui d'orner on de f «rtilicr la diction, sur les défauts dans lesquels les orateurs chrétiens peuvent tomber ; il est en laiin. L'abbé Dinonart en a donné une traduction en français, Paris, 1730, in-12; De recta philosophandi ratione. De acolj/t!inrum disciplina; De optima episcopi et cardinnlis fonnn ; Vita Bernardi Narafjerii, cardinal is, c'était son oncle; Vita di sun Carlo Ilorromeo ; Dr cautionc adhibenda in edendis lilirin, Padoue, 1719, in-V'. 0,1 trouve dans ce dernier livre le cat dogue de tous les auties ouvrages d'AugiiStin Valiéro, tant imiirimés que manuscrits.
VA'JGNANI (Alexandre), pieux ecclésiastique, né en 1337, à Chieti, d'une famille noble, fit ses études à Padoue , prit ensuite les ord es, et devint fbbé de Sai-H-Eiienne de Cas 1 ; en 1339, il fut fait chanoine , puis abb' de Saint-An toin • en 15G1. S'étant rendu h Uome, il entra cliez les jésuites, et fut bientôt après nommé visiteur géui'ral du Japon. Pendant trente ans son zèle re se démentit jamais, et opéra un grand nombre de conversions. Envojé aux Indes oiientales en 1373, il mourut h Macao h^ 20 janvier 1606; il a laissé les ouvi'ages suivr.nts : Commentarii ad Japonios et ad cœteras Indiœ nationes christianœ fidei mysleriis imbuendas, libri duo, d ins la Biblioth. de Possevin , dont ils forment les livres x et xi ; Apologia pro sociclate Jesu ; Marti/rium Rodulphi Aquavirœ et quatuor sociorum ejus ex socielatc Jesu, Prague, 1383 : il y en a une édition im|)rimée à Uonu' en italien; Litterœ de statu Japoniœ et Chinœ ab a:ino loSO ad 1309, Anvers, 1603, i,,-12. — Fré léric Va- LifjNANi, de la môme famille (|ue le firécédenl, cultiva la liliéraliu'e avec suc es. Il mourut vers latin du xv' siècle. On a de lui: Réflexions impartiales sur les Lettres juives ; Cent irie de sonnets historiques , Naples, S729.
VALLA (Lauiucm-), savant philologue, né à Pl;u-ancc en iito, fut l'un de ceux qui contribuèrent le plus à renouveler la beauté do la langue latine et à chasser la iiirbarie gothique. 11 étudia le grec sous le savant Jean Aniisjia ; mais c'est comme latiniste qu'il se distingua. Il alla jeune à Home, oii on lui refusa l'emploi de secrétaire apostolique à cause de sa jeunesse. Il .^e rendit à Pavie, où il occufia une chaire d'éloquence, puis retoiu'ua h Home. Sou séjour dans celte ville liii valut le droit de citoyen ; mais son humeur caustiipie l'obngea de quitter cette ville. 11 se retira à la cour d'Alphonse, roi de Naples, protecteiir des letij'es, ([ui voulut, à l'âge de 5J ans, apprendr(t de lui le latin. Valla ne fut pas plus reteiui à Naples qu'il ne l'avait iHé h Hume ; il s'av;sa de censurer le clergé et de dogmatiser sur le mystère de la Trinité, sur le franc arbitre, sur les vœux de continence, et sur plusieurs autres points importants; ce qui lui attira un châtiment
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exemplaire, et le fit condamner .h ôtrn battu de verges autour du cloître des Jacobins. Valia, ne pouvant ajxès cette humiliation demeurer n Naples, retourna à K^nie, oij il trouva des protecteurs qui lo mirent bien daus Fespiit du pa|ie Nicolas V, et lui obtinrent la l'acuité d'enseigner. Il ne tarda pas d'y avoir de vils démêlés avec le fameux Pogge. Ces savants se décliirèro'it conmic les |j1us vils des hommes. Ils s'iininitèreiit mutuellement un caractère or^Jîueilhnix, inquiet, satirique; ils avaient lous.deux raison, et c'est bien en vain que l'ablié Vi.^erini et du Pin ont cherché à jtistili.'r Vulla; ses ouvrages déposent contie lui. Il y mourut en 1437, à 42 ans, et fut enterré dans l'église de Saint-Jcan-de-Latran, i;ont on dit qu'il était chanoine. On a de lui : six livres des Elégances de la langue latine, ouvrage dstimable, imprimé à Venise en l'i71, in-fol.; à Paris, en 1375, in-4° , et à Cambridge, in-8°. On l'accusa de l'avoir volé. De falso crédita et ementita Constantin! donalione declamatio ; De libero arbitrio; De roluptate et vero bono libri III, fruit d'une iihilosophie parfaitement épicurienne; V Histoire du ?tgne de Ferdinand, roi d'Aragon, lo21, in-4°, écrite d'une manière trop oratoire; dos l'radactions de Thucydide, d'Hérodote, et de l'Iliade d'Homère. Ces traductions sont des paraphrases infidèles. 'Valla n'entendait pas aussi bien le grec que le lali:i. D('s Notes sur le Nouveau Testament, qui valent un j)eu mieux que ses Versions ; des Fables, traduites en français et imprimées sans date en lettres gothiques, in-fol. ; des Facétie.", avec celles du Po..ç-;e, in-i", sans date; un Traité da faux et du vrai, qui olfre (jnelques bonnes réflexions. L'auteur aifejta p:.'ndaiit toute sa vie de uiéji.is r Aristote, mais il fut chaud partisan d'EjiiL-ure. Ses ouvrages furent recueillis à Bàle, loiO, ih-fol. ; Tiiai-joschi a donné sur Valla une bonni; Notice que («inguené a reproduite dans son hist. litt. d'Italie, tome lil.
V.\LLA (Joseph), prêtre de l'Oratoire, né à l'Hôpital, petite ville du For z, fil ^es études chez les oratoriens de Monthiison, it, ajires les avoir achevées, entra (ians leur coigrégation. Il y e srigu i .'i son tour, (it y occujia divers emplois, il était co nu j)onr è ro o.iposé à 1 1 bulL' Unigenitus. Fitz-J.unes, évèque de Soissous, dans le dio;ès^ duquel celte oi)p(jsition n'excluait point des places, lui C'julia celé d' supéru'ur de soi sé.ninaire. Le P. \'alla resia h So sso is Jusqu'à la murt do ce pi'élat. BourJeilles, .(pii Kii succéda, jensait autrement, et le P. V.illi fut obligé de se l'Cti er. il était du diocèse de Lyon : il y retourna. Monlazel, cpii en élait arc 'C>'6:pie, l'accueillit, bu doi ^a une |)lace do profi'sseu-, et so servit de lui jumi' la r/'duction de plusieurs ouvrages à l'usage de son diocèse. On a de lui : InstUuliones philosojiliicœ , aufloriutte DO. archiepiscopi Lugdnnensis, ad asam scItolaruDi swe diœccsis cditie, Lyon, 1782, 3 vol. iii-12. Il y a eu, avec des changi uiei.ls et des correclior.s, une seconde édition sous le litr.f suivant :
Institutionum philosophicarum cnrsus , ad usttm studiosw jurentutis prœsertimque seminariorum accommodatus, L\on, 1808, 3 vol. in-12. On en a une nouvelle ('dition enrichie de notes par .M. l'ab é Doney à Besançon. Un Cours de théologie, dite de Li/on, composée j)ar or.li-e du njème aichevè'jue, contre lacpielle il y a un décret de la congrégation de V index du 17 sepleiidjre 1792. Le P. Valla contribua, avec h; P. (iuibaud et quelques autres oralorif ns, au Dictionnaire historique et critique vidi'^L-el publié par l'abbé Bai i al, Soissons et Troyes, G vol. in-8°. Le P. Valla s'était retiré à Dijon, et il y mourut le 26 février nO,!. Il nvait des mœurs exemplaires, et on ne peut lui contester du savoir. Il eût été à souhaiter que ses sentiments et ses écrits fussent plus conformes à la doctrine de l'Eglise.
VALLADIER (André), né près de Montbrison en Forez, passa 23 ans chez les jésuites, et fut ensuite abbé de Saint-Arnoul de Metz, où il introduisit la réforme, non sans des traverses qu'il a décrites dans ta Tijrannomanie étrang're, 1G26, iii-4°. On a em ore de lui 3 vol. in-8''de Sermons, et une Vie de dont Bernard t\c Monigaillard, abbé d'Orval, in-i". Valladier mourut en 1638, à 68 ans.
V.\LL.4KS1 (Dominique), savant antiquaire italien, né à Vérone le 13 novemb e 1702, illustra son pays par ses doctes écrits et par sa profonde érudition. Les études sacrées, et les langues grecque et hébra que l'occupèrent principalement. Benoit XIV lui donna U!i bénéfice drais le diocèse de A'iceace, et le 1 omnia réviseur au saiiit-offiro p'.nr les la-'giies orient d s. Il mourut le 14 août 1771. Son travail le plus estimé est une édition de saint Jérôme, qu'il donna sous ce titre : S Hieroni/mi opcra omnia post vionachorum e rongregatione S. Mauri reccnsioncm, qitibusdani in<di,is monumintis a'iisque lucubratiunibus aucta, nolis et obserialionibus illustruta, studio ac labore Dominici Vallersi, Vé.(ine, 173 , 12vol. in-fol.; Venise, 1766, 24 V .1. in-4". Tgranni liu/ini Aquileiensis opcrn. cum notis et observationibtis Dominici yallaisi, Vérone, 1743. Il n'en parut ipie le I reinier vol. S. Ililarii episcopi opcra, studio et labore munachornm S. Bcnedicti illustruta et aucta, Vérone, 1730, 2 vol. in- ol. Le nom de Vallaisi ne s'v Irouve poi, t, mais on tien del'éiliteur qu'il y contribua. C. t ouvrage fi.t réinipr mé à Venise en 1749. Larealta e letturu ddle sacre antiche iscrizioni sulla ca sa di pioinbo continente le I eliquic de SS. Ferma c Rustico, Vérone, 1753, 1 "'-4°. L'nigénieuse explication que A allarsi doiin.i de ces ins' riptions lui fit beaucoup d'honnonr. Il y prouve que les reliques coiifenu.es d uis ce '•ef.aïc:] sont b eu celles de ces deux sai 't;\ Laville e Vérone lui décerna poui' cet nmrage une récompens" de : ent once - d'argent. Jnsigniota ccclesiœ Vcroncns s monumcnta , quibus aut anecdota, aut non be/ie satis ddhuc perspecta historiie loca, proferuntur aut iilustranlur : prasirtlm episcoporu-n ejus perpétua séries descriOitur. L'abbé Valiarsi avait entrepris
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cet ouvragp, qu'il n'eut point le temps d'achpver. Il avait aussi loiit disposé pour une éditini complète des OEuvres de Panvinius, son concitoyen, et l'un des piemiers qui ouvrirent la cariière de l'érudition ecclésiastique ; m.iis avant appris qu'on en faisait une à Milan, il abandonna ou dill'éra ce dessein. On a de lui encore des Observations sur la Verona illastrata et sur le Museo Veroncse, et diverses autres dis^erUttions savantes. Le comte Zaccaria Betti, savant Jittéi'atcur et poëte, a composé l'éloge de l'alibé Vallarsi ; il se trouve d uis le tome IX des Elogi italiani im rimes ii Venise en 173*2. Les Elogi storici de' più illuslri ecclesiaslici Veroncsi en contiennetit un autre.
VALLÉE (Geoffuoii, fameux déiste d'Orléans, né dans le xvi" siècle, fut brûlé en i^lace de Grève à Paris, le 8 février 157.'i-, pour avoir publié un livre impie, en 8 feuillets seulement, siius ce titre : La Béatitude des chrétiens ou le Fléau de la foi, sans date, ni nom de ville ou d'imprimeur. 11 y débite un déisme commode, qui apprend h connaître un Dieu sans le craindre et sans appréhender des peines après la mort. Geoll'roi Vallée était grand-o:icle du fameux des Barreaux : on dirait (jue l'incrédulité était héréditaire dnns cette famille.
VALLEMONT (iiEnRE de) , prêtre, et laborieux éirivain, se nommait Le Lorrain, et [irit le nom d'alibé de Yallemont. 11 naquit à Pont-Audemer en 16i9, et y mourut en 1721. Il avait été chargé d'enseigner l'histoire à Courcillon, lils du m irquis de Dangeau, et c'est po :r lui qu'il lit ses Eléincnts de l'histoire. 1/abbé de Vallemont et ',it un homme in juict, (|ui se lit plusieurs atfaires, et qui ne sut cons -rver aucun emi)loi. On lui doit quel pies livres qui ont eu du cours : La Physique occulte, ou Traité de la baf/aelte divinatoire : ouvrage réfuté par le P. Le Brun, et corulam 11' à Home le 2G o.lolii'e 170!. Il y [larait trop favorable à l'usage do cette bi'g.etle, qui a eu des défens 'urs célèbres, tels que Jiajoli, l'encer, Fludd, etc., mais que Uolierii, Stengidius, Fabn, Ki;cher , Aidrovandus , Schott , Me'esîrier, Alexandre, etc., ont regu'dée avec plus de raison connn ■ illusoire et supersiiticuse (!). Les Eléments de l histoire. La m illeure éJition est celle de 17.18, en 5 vol. in-12, avec plusieurs additions considérables. Les j:rin-
(I) Foller renvois son lerteiir à l'^rticlt! Aïmar. Quoi ji:e ctfl article n'a l i|n'im rapport irès-'loigiio avec Ijs croyicices religi, nses, nons croyons qn'on ne sera pas l'.iclii de le Uouvci-ici. — J.ic.q'ios Av- HAR, pnysai! de S.iinl-Viiran, dans le D.inpliinc, se vai.lait lie i.'éconvii" pir le inc.yei de la ha^neUe diviiialo re, li's Ir. sors, les nie aux, les bornes l'cs champs, les larrons, les liomiciJes, les alnlléres. On illl qu'il les poursuivait à la piste, cnnJnil par la seule agitation de la • liaguetle qu'il ti'::ait à la main, et par les émotions vi ilent^s qn'il ressentait dans lesendroils par lesipielsils avaient pisst. Quelques savants ont traité cette verli occ. Le de chimère et d'imposture ; d'autres ont so:;teau qu'elle était tralurelle ; li'autres enlin y ont soupçonné de la magie : si les faits qu'on en raconta étaient vrais, il n'y aurait rjuc ce dernier parti à prendre, comme
cipcs de l'histoire, de la géographie et du blason soii' exposés dans cet ouvrage avec assez de clarté, de m thode et d'exactitude. Les parents elles instituteurs attachés aux bons principes préfèrent infiniment cet ouvrage a;;x Eléments de l'abbé Millot, fruit d(> a philosophie du siècle, propre à pervertir /e premier ;l,-;e, et à lui fiire prendre pour de l'histoire d s faits calomnieux, assaisonnés de quelques maximes f.nisses ou pédautesqnes. Curiosités de la nature, et de Vart par la végétation des plantes, réimprimées en 1733, 2 vol. in-12; Dissertations théologiques et historiques touchant le secret des saints mystères, ou l'Apologie de la rubrique des missels, qui ordonne de dire sccn'lcment le canon de la messe, 2 vol. in-12.
VALLENSIS (André de Vaulx ou), jurisconsulte, né à Andenne, entre Huy et Namur, en 1369, fut professeur de droit canon à Louvain, où il mourut le 20 décembre 163(j. Nous avons de lui : une Explication des Décrétalcs, dont on a donné un grand nombre d'éditions; la meilleure est celle de 1759, in-i°. Cet ouvrage est estimé; il est court, sans être obscur. Un Traité des bénéfices, Mali nés, 1646, in-i".
VALLIÈRE (Gilles de La. Baume Le Blanc DE La), na(iuit au chAteau de la Vallière eu ïouraine, en 1616. Il fut d'abord chanoine de Saint-Martin de Tours, et élevé ensuite à l'évôché de Nantes , dont il se démit en 167". 11 mourut en 1709, à 9J ans, avec une grande réputation de savoir et de vertu. On a de lui ini traité intitulé : la Lumi:'re du chrétien, iéiin\Himù h Naiitesen 1693, 2 vol. in-12.
VALLIÈRE (Louise-Françoise delà Bauîue
Le Blanc, duchesse de La), était de la môuie maisop. que le précédent. Née en 16Vi, elle fut ék-vévdi de d'honneur d'Henriette d'An,j,leterre, première femme de Philippe, duc d'Or-
l'a prouvé, par des observations muliipliées, le Père Le Brun, i:;;nj son Histoire cri ique des praiiques supers ilieuses, ionu 1". Le Père liirc'ner, qui a profon k'iuent traité la iiiatièie des syiiipalhies, du ai«gnHisri'.c, cl tous les secrets de la pliysique corpusculair,', o'iserve cgalemeai (in'aiic;ine explication na"-!r Ile ne peiU rendre raison des phèn(unèiies èe la baguette. Ac proiiiile oiiincs rhleiitti sunt, qui vir~ guliis nias bifurcutus manibus i:pprehciiS!is ii Uiin subit i haliluum vi concxturi sibi posse iincg'utiiii'iir (Mnn I. su u. 1. X, seit. 2, cap. 7). La réputation qn'Ay uar s'était faite dans sa province ne s', st pas sonlen:;e à Paris, où l'on assure qu'il a é lioue à riiotet de Cou Je, en ItiOÔ ; ce qui a donm': lieu à un auteur estimé de faire une observation appliralde ,à une multitude de phénomènes de ce genre, en particulier il lonl ce «iue l'on raconte des nrignéliseurs et des hydroscopes. t l'ne cause nalt'.rede, dit-il, « doit toujours ag.r de la même manière dans les « mêmes cirronsiauces physiques, et son ell'et ne I peut dépendre des vues diliérentes des homines ; I uouc ie tournoiemer.t de la eagactte n'est pa> l'tlïét « e'une cause physiqne et naturelle ; il ne peui être € que l'eiTet d'urje cause capable de se contredire. I Dieu l'or^'.onne ains', afin qu'on puisse se diltromi per, et que le nien-o:;ge ne prenne pas la consis- I t nce de la verilé, conformément à cy qui es.t « écrit i!ans Isaïe : Ego Doininus ini:n faciens.'iigna I divinortim, et arivios in furorem verlens. t
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léans. Qu'^'H"'^ vertueuse, elle avnit le cœur exIn^inèincU temli' ■ et s 'lisible. Devcnie la inaîtri'sso de Louis XIV, elle n'oublia jamais qu'elle faisait lual ; mus elle es,érait toujours faire mieuK. Cesl ce qui lui lit recevoir avec beaucoup dejoii; le reiuercieracnt d'un pauvre religieux qui lui dit, ai)rès avoir reçu d'elle l'auiuùnc : « Ah ! uiadaine, vous « serez sauv.e ; car il u'est pas possib'e que « Dieu laisse pédr une peisoune qui doiiue « si liber ilemeit pour l'amour de lui. » L'iiieonstance du roi servit h la ramener à la religio.i. Eu 1675, elle se lit caniiélite à Riris; elle persév(''rajusqu'àsamort.Secouvrird'un ciliée, marcher |iieds nus, jeûner rigou.euseineîit, chanter la nuit au chœur da is une langue incomue : tout cela ne rebuta |)Oint la délicatesse d'une femme accoutumée à tant de gloire, de mollesse et dep'.aisirs. Elle vécut dans ces austérités depuis 1673 jusqu'en 1710, année de sa mort, sous le n un de Sœur Louise de la Miséricorde. On avait voulu la retenir dans le mon le pour l'édilier par ses exemples. « Ce serait à moi, ré- « [loiuiit-elle, une horrible présomption de « me croire |)ropre à aider le prochain. Quand « on s'est perdu soi-même, on n'est ni di- « gne ni capable de servir les auti es. » Lorsque le comte de Vermaadois, son lils, mourut, elle répondit avec courage à ceux qui lui annoncèrent cette perte. « Qu'elle n'avait « i)as troi) de hu'mes pour soi, et que c'était « sur elle-mèiue q l'el e devait pleurer. » Elle ajouta cette parolu si souvent imprimée : « Il faut que je pleure la naissance de ce lils « encore plus que sa mort. » Ce fut avec la môme constauce et la même résignation qu'elle apprit depuis la mut du pruice de Conti , (lui avait éjjou-é niadeinoiselle de Blois, sa lille. Ce (ju'on raco-itc de sa \)'^.tieiice dans ses maladies est admirable, et serait incroyable si l'on ne savait ce que peut la ^^rAco. Un érysipèh' violent, qui s'<'tait jeté sur sa jamGe, la fit beaucou[) soulfrir, sans ([u'elle en voulût rien dire. Li- mal devint si considérai )Ie, qu'on s'en aperçut et qu'o 1 l'obi gea d'aller à l'infirmerie. Elle répondit aux reproches que lui fit la mère prieure de cette espèce d'excès : « Je ne sa- « vais pas ce que c'était ; je n'y avais [kis re- « gir lé. »Oii a d'i^Wii des Re'/lexionssur lamiséricorde de Dieu, i\\-\2, 168J, pleines d'onction, et Sentiments d'une âme pénitente, Lyon, 1712, in-12. Il s'en est fait plusieurs éditions. On sait i]ue le tableau de la Madeleine pénitente, l'un des chefs-d'œuvre de le Brun , fut peint d'après cette femme illustre, qui imita si sincèrement la péch 'resse dans ses austérités, comme elle avait fa t dans ses faiblesses. Sa Vie par un anonyme, peu après sa mort, sans date ni inJicat ou de lii^u, est un ouvrage très-médiocre. On en doit une autre à l'abbé Le Queux, 17(57, iii-1-2, qui a mis eu tête ses Lettres nu maréchal de Hellefonds, et, y a joint le siu-iuon qui a été' prono u'é, à la prise d'habit, par labbé Fromentières. M. Quatremôre de Koissy a oublié en 182.'{ : Ilist. de madame de La Valtière, duchesse et carmélUe, in-12. La vie de madame de La "Val-