‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 256 sur 341 · V.AL · texte numérisé non relu

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lière a fourni h madame de Genlis le sujet d'un roman histori(]iie.

VALLOT ( Ji;a\), trésorier et curé de Saint- Etienne de Dijon , né da-^s ci tle ville, cù il mourut le 3 septembre 1GC8, se lit quelque réputation dans la chaire sac ée. On lui doit, avec un Tra'té de Cadmirntion , une Oraison fan bre du duc de Vandale, et un Eloye de Pierre Odrhert , président aux rcquèt'S du palais de Dijon, fondateur de [ilusieurs éla- ^ biissemenis pieux dans cette vdle.

VAL.MlRi (N. Siss'U's de), ancien avocat du roi, né vers l'an 17i0, en Champagne, est moins connu par ses talents oudoiros que jiar l'ouvrage intitulé : Dieu et ('homme, Amsterdam, 1771, grand in-12 ; ouvrage qu'il ne faut pas confondre avec celui de Voltaire qui a [lour titr.' : Dieu et les hommes, œurre théùlofjique, mais raisonnable, par le docteur Obern, traduit par Jacques Aimon, 17Gi), in-8°. Sissous de Valmire «^nvoya un exemplaire de son livi e au jialriarche de Ferney, qui l'eu remercia par une letre du 27 décembre 1771. En eîfet, l'ouvrage de Valmire était entièrement calqué sur les piinci|.es de Voltaire ; aussi il produisit un grand scandale à Troyes, où cet ouvrige iuiiiie paraît avoir été imprimé. L'auteur, loin de cacher son nom , envoya son livre à l'évèqu ', à plusieurs ceci'siastiques, et le fit même distiibuer par un de ses afiidés. Toutes ces circonstances, jointes à sa qualité d'avocat du roi, la |uel!e l'o.iligeait non à publier, mais au couliaire à poursuivre et fiire coidamncr des ouvrages qui alt.H]uaient la religion , ne tirent q l'augmenter le scandale. Le curé de la iMaoeleine de Troyes , dont Valmire était prvroissiei, le sign da en chaire, le dimanchs de la sexagésinie 1772. L"au!eur, vivem nî piqaé, rend t jilainte en ditramation; mais, d'après le conseil du li ute Tant criminel, qui lui avait fait observer iju'en se por;ant accusateur du curé il se déclarerait lui-môme ; utcur du livre, il se dési-ta de sa pluinte. Un grand orage se formait contre lui : il crut le conjurer en écrivant à l'évôque de Troyes une lettre dans hquelle il protestait de sa S'iumission. En môin' temps (le 15avril), les curés de la ville présentèrent au piélat une dénonciation de l'ouvrage. Sissous de Valmire, qui n'avait consenti à se ré racter qu'à certaines conditions, donna, le 17 du même mois, uuerétractation entière de son ouvrage signée de sa miin. Le prélat ex lédia, le 18, un mandement qui fut lu aux piùnes des paroisses, par lequel il cond:uunait l'ouvrage « comm.' rem[ili de ]iropositions captieuses « et scandaleuses, injurieuses à l'Eglise, et « contenant une doctrine destructive des « principaux dogmes de la religion et de la « liberté de l'honuiie. » Mais il annonçait, en môme temps, que l'auteur en avait donné la rétractation la plus détaillée et la plus satisfaisante. Le livre de Sissoiis de Valmire, écrit d'unstile [lédanles pie, est |ilein d'une rnétaphysi(|Uvi obscure, parsemée des d.nlrines irréligieuses jui coiniueuçieiil ■ éjà à se l'épandre partout. L'auteur y établit , il est vrai, l'existence de Dieu; mais il explique

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d'iinn manière fansso cl ridicule les ; lus sublimes in^.sères, comme la Tiinité, la création. In révélaiioT, et tous ses raisonnements captieiix n'aboutissent qu'à un fatalisme aveugle et à un pur matérialisme. Sissous do Valmire eut ainsi la.tri>te j;;loire de contribuer à la propagation d^ ces doct ines funestes (]ui ébranlèrent , quelques années après, le trône et l'autel. 11 est mort à Troyes au mois de février 1819, âgé d'environ 79 ans.

VALOIS (Henri de], né à Paris en 160:j, d'une famille noble originaiie de Noimandie, fntenvoyéà Bourgescn l(;-i2,pouryapprendre le droit civil. Après avoir fréquenté sept ans le palais à Paris, il reprit l'étude des belleslettres, et travailla assidAiiicnt sur les auteurs grecs et latins, ecclésiastiques et profanes. Sa gi'ande ajipiicatio n à la lec ure lui all'aiblit si foit la vue, qu'il perdit l'œil droit, et qu'il ne voyait presqiîe point de F. ulre. Dans cet état, il ne cessa pas de conqTOS'r, parce que sa mémoire lui rappelait assez tidèlement les passages des livre-; qu'il avait lus. En 16-33, le président de Mesmes lui donna une pension <!e 2000 livres, à condition qu'il lui céderait ses collections et ses remarques, et le clergé de France une de GOO , qui fut depuis augmentée. En IC58, il ( n obtint, une de 1500 (in cardinal .Mazarin. Deux ans nprè<, il fut honorv' du titre d'iiistoriograplie du roi, avec une pension considérable. Ce savant linit sa canière en 1676, à 73 ans. Ses i)rincipaux ouvrage^ sont : une Edition de i Histoire ecclésiastique d'Eu.>^èbe, en grec, avec une bonne tradui;tion latine et (ie savantes noies ;... de l'Histoire de Socr.ile et de Si.'zomène, en grec et > n latin , avec de^ observations, dans lesquelles l'éruditiou est répandue à pkines niai'^s;... de l'Hisioire de 'l'héodoret et de c lie d'Iîvagre ie ScoListique, aussi en grec et en latin, avec des notes s ivanie-^ ; une nouvelle Edition ii'Ammien-Marci liin, Avec d'excellentes .emarqu s; Eme.ulationam libri V, AajstL-r(lam, 17U), in 4-". C'est le recued des divers opuscules que Val is avait mis au jour séparément, lesquels furent réunis par Pierre Burmann junior , qui y joignit deux autres de ses écrits inédits. A la lè!e est une Vie de l'auteur, par son frère Adrien, dont l'article suit celui-ci. Henri avait entieiiris nntrava 1 00 \sidérable sur les lois des Athéniens; mais il r. b.mdonna lorsque Samuel Petit eut publié le si- n, et les savants ont bsaucoup régi etté cette résolution. La saine critique, le savoir éclairé, brillent dans ces ouvrages; mais l'au.eur sent trop les avantags qu'il avait sur les savants qui l'avaient précédé ; il les traite parfois dune manière trop dure ou troj) les e, ne f isant pas attention que dans ces sortes de cho.'-es toute la facilité et tous les avantages sont du côté des derniers venus.

VALOIS (Adrien de), frère puiné du précédent, suivit l'exemjjle de son frère, avec lequel il fut uni par les liens du cœur et de l'esprit. Jl se consacra à l'histoire deFrauce, dans laquell ■ il se rendit tcès-habile. Le roi l'honora du titre de son historiographe, et lui donna une gralitication en 1664. Cet au-

teur mourut avec de grands sr^ntunents de piété, en 1(592, àSo ans, laissant un tils,qui a publié le Vdlcsiann. Adrien n'éiait [las aussi habile- ([ue son frère dans la langue grecque, et n'avait pas la même beadé desprit; mais il était laborieux, écrivait iiurement en latin, et était bon critique. Se-; ouvrages les jilus estimés sont : une Histoire de France, 1":;58, 3 vol. in-fol. L'exactitude et l'érudition caractérisent cet ouvrage ; mais il ne va (jue jusiju'à la déposition de Cliildéric. Notifia Gallirirum, Paris, 1675, in-folio ; li\ re très-utile pour connaître la Fruice sous les deux premières races; une édition in-8" de deux aneiens poèmes, le 1" est le Panéijyrir/uc de Bércngtr, roi d'Italie ; et le second, une espèce de satire , composée par Adelberon, évoque de Laon, contre les vices des religieux et des courtisans; une seconde et nouve le édition ii'Aminien-Marcellin;i>'!'«cf/jtdtio de basiiicis, oii il traite de la signilicatioM du nom basilica,(hn:rn''Q aux aiici unes églises. Ce traité fut aitaqué fiar le docteur Launoy; mais Valois le défendit par une réplique victorieu.^e , publiée en 1660. Plusieurs autres écrits excellents dans leur genre.

VALOIS (Louis Le), jésuite, né à Melun en 1639, devint confesseur des princes, petits-liis (Je Louis XiV. et mourut à Par s, en 1700, rec;ar(ié comme un homme de Dieu. On a de lui das OEavres spirituelles, recueillies h Paris, en 1738, en 3 vol. in-12, et un petit livre contre les sentiments de Descartes. Ses ouvrages ascétiques sont pleins de lumière et d'onction.

VALOIS (Yves de], né à Bordeaux, le 2 novembre 169V, se lit jésuite, et fut professeur d'hydrographie h La Rochelle, où il donna des preuves de sa science et de ses luinères. On a de lui : la Science et la pratiifue du pilotage, La Rochelle, 1735, in-V' ; Conjectures plnjsif/fics sur la cause, la nature et l<s propriétés (la sel marin , d'a|irès quelques observai ons sur un marais salant (de l'Aunis), avec un plan de ce marais, dans le Recueil de l'acad 'mie de La Rochelle, 1752, in-8" ; Entretiens sur les vérités fondamentales de la religion, pour l'instruction des ofjicirrs et des gens de mer, 17i7, 2 vol. in-i2 ; Observations sur les auteurs qxd caclicni leurs noms par de mauvais motifs, La Rochelle, 1749, in-4'° ; Entretiens sur les vérités pratiques de la religion, Lyon, 1751, 2 vol. iii-12, faisant suite ai.x précédents Entretiens ; Observations curieuses sur ce que ta religii n a à craindre et à espérer des académies littéraires, Amsterdam, 1735, in-12; Lettres d'un père à son fils, sur l'incrédulité, Paris, 1736, in-12; Lectures de piété à l'usage des maisons religieuses, Paris, 17()4, iii-12 ; Avis sur l'incrédulité moderne ; Recueil de dissertations littéraires, 1766, in-12. Tous ces ouvrages sont estim's ; on découvre partout l'auteur honnête homme, qui ne chervhe point à faire illusion, qui saisit facilement et sûrement le vrai, et le dit avec franchise. On ignore l'année do sa mort.

VALSECCHI (ViRGiNius), savant bénédic-

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