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lin, naqnit h Bresoia, en 1681, fit ses premières I tudes dans sa patrie, et entra fort j?un(? (Jais 11 ron;^r(''gation du Mont-Cassin de Florence. II y profes-a avec jjeaiicoupde sujcès la pl)i!oso|iliie, les scie'ices sacreras et le droit canon, et fut nomnuS par le ^iraiid duc Corne III, aux chaires d'Ecriture sainte et d'histoire ecclésiastiq\ie, h l'université de Pise. Dans un âge avancé, le P. Valsecclii se n^tir.i î\ son monastère; il y devint abbé, et. mourut le 5 aoî>l 1739. Ses ouvrages sont : De M. Aurclii Anlonini EUujahaH tribunitia potrstnte (lisscrtalio , etc., Florence, 1711 ; De iiiitio iwperii Scvrri Alrxdndri Au- (/usli clissrrtatio, ibid., 17)5; KpiUola de veterihus Pisnnœ civilatis constitutis , ibid., 1727; Giovanni Grraen, ahalc delC ordine di S. Benedetto, sostenulo autore de' libri delV Jmitnzione dri G.-C, contra il senlimento dcW autore délia IJi.**rrt(izione premessa alla nuora itatiiina triulazionc de' )nedcsi)ni libri pubblicata in Lnccn l'anno 1723, Dissertazione, Florence, 172i ; Compendio délia Vita délia beatn Catterina de' Ricci, Florenc! , 17.33, in-'i", et 17.'i.6 ; Rome, 1748, in-S" ; Délie induigeuze, etc., Florence, 173k Sur les ouvrages, tant im|irimés t[u'inédits de Valsecclii, on i)eut considter le tome IV des Vitœ Italorum, de Fabbroni.
VALSECCHI (A\tonin), cé'èbre dominicain, né à Véro'ie en 1708, d'une honnête famille, entra à dix-huit ans dans la congrégation de' Salomoni. Après y avoir perfectionné ses études, il y fut chargé d'enseigner la iihilosophie. Doué d'un esprit juste et d'un jugement solide, il démontra la pesanteur di' l'air, d'où résultait la ruine eiit'ére du système suranné iiel'horreui' du viûe. Il obtint un si grand suc es iians la pié'ication, qae bientôt il passa pour un d.js meiUd rs pré iicat 'Urs de l'Italie; l'université de Padoue l'élut, en 17,o8, jH'iniipal piiilesseu- do tnéol gie. il ti'rmina sa cair ère à Padoue, à l'ilge de 83 a rs, le 15 mars 179!. O a de lui : Dei fondanienli délia relii/i ^ne, e dei finti deir einpi là, Padone, 17G5, 3 vol.in-V". 11 ;. éiablit l.'S fond.' iients d.' la rJigion n iturelle, et l's appuie de [ireuves couvai ncaiilos. Il réfuie imsiiite les s «phismes |iar IcsqueN on les attaque ; il passe de là aux fondem nts de la r.-ligion révél e, et combat les déistr.s. La religione vincilrire relalivn ai libri dei Fondamenti, Padoiie, 1770, 2 vol. Il CiintiniK.' d'y Ira ter le même sujet que dans l'ouvrage précédent; il y examine quelqui s ouvrages modernes, et bat en ruine ['Examen des apolof/istes de la religion chrétienne, attribu(' à Frérel, et gniéraleijLieiit rei innn p(mr ôlre de Biu'ig ly. La î^erità délia relir/ion.-' ciiltolicn romann, Piuioue, 1787. Ces ouvrag(\s du P. Valsecclii reçurent l'ai ciieil le [ilus favoialtje. On les a réimprimés plusieurs fois, et on les a tru luits dans Iire-quo toutes les langues de l'iùn-oiie. liillessioiii aopro. la leltrra re.spomiva intorno la Quarisiiiia appellante , Venise, 1740 ; Orazione funèbre in morte di ApoUolo Zeno,\i}nise, 1750. Valsecclii avait été intimement lié avec ce savant, el crut devoir [layer ce
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tribut à sa mémoire- Oratio ad theoloqiam, Padoue, MYt'i; Prediche quaresimali, 1792. Ces sermons ne furent imprimés qu'après la mort de l'auleur. Panefjirici e Discorsi, Bassano, 1792, également l'OSthumes II se trouve 11" bel éloge de cet "illustre r; ligieux dans le Novelle Icltcrariedi Firenze. n° 51, 23 décembre 1791.
VALTRINI ( JEA^-A^Tn^^E), jésuite, né l'an 1.556, h Rome, enseigna les belles-lettres, la théologie morale et les saintes Ecritures, au collé-^c romain, et mourut h Lorette, le 31 août IGOl. On a de lui : De re militari veterum Romanorum, libri VII, Cologne, 1597, in-8°, ouvrage vanté par Tiraboschi ; Anniiœ litterœ societatis Jesu, ann. 1581 et 1582; Vita de' BB. Luigi Gonzaga e Stanislao Koslka ; et quelques ojiuscules inédits. La Bibliolh. soc. Jesu l'appelle Vir candidi ingenii multœque cruditionis.
VALVERDI ( Bartiiélemi), théologien de Padoue, né vers 1540, mort en 1600, s'est fait connaître dans la réjiublique des lettres par un ouvrage sur le jiurgatoire, imprimé sous ce titre : Ignis purgatorius post hanc vitam, ex grœcis et latinis pairibus assertus, Padoue, 1581, in -4°, livre savant, devenu très-rare et recherché des curieux.
VANALESTI (Saverius), jésuite célèbre, naquit à Naples le 8 décembre 1678. Après avoir parcouru la carrière de l'enseignement, il s'appliqua à la prédication, où il déploya beaucoup de talent. Son éloquence était touchante, et ses sermons, débités avec onction, produisaient sur l'esprit de ses auditeurs uni> impression vive. Il moiirut a Naples le 1" mars 1 41, Agé de 63 ans. On a de lui • Prediche quaresimali, V'enise, 1742. A la tô!e d ' i édition se voit son portrait, au bas duqi'.el on lit : Conri mntorwn iioslri a-vi nulli sreundns, clarus apudhomines ab edilis iihris, clarus ad suprros ex aliditis rirtutibus. Pancqiriei sacri. Venise, 1746 ; Discorsi per le norenc,'\b'id. ; Discorsi morali distribuli per tuiti i nnrrdi di un bitnnio et pcr le ["ste prineipali tra l'nnno, dctti nell' esercizio délia bnonn ino-tc, Venise, 3 vol. in-4°; Na.iles, 1782. Dans la préfa -e de son Carême, on tio ive quelques détails sur la vie de ce pieux jésuile.
VAN-.\LPHEN (Antoine), vicaire apostolique de Bois-li.'-Dne. né l'an 1748 à Boxtcl, dans le Brabant Hollandais, fit ses études à Louvain, 1 1 fut nommé, en 1782, coadjuteur du v caire apostolique ie Bois-le-Duc, avec droit de succession. En 179.1, >'an-A]i.licn devint en elfet vicaire aiio^tolique par la mort du titulaire Aërts. Il avait éié nruumé, en 1785, à la cure de Schyn lel, qu'il conserva jusqu'à sa mort. En 1798, vo.antque la destruction de l'université de Louvain allait le priver des movens de continuer ia succession (L's t)r6tres de son vicariat, il étal)lit à Hois-le-Duc un séminaire qu'il transféra l'année suivante à Hexelaar. L'('glise de Bois-le-Duc fut tranquille sous la république hilave et sous le règne de Louis Bonaparte ; mais lorsque Napoléon se fui
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emparé de la Hollande, il imagina de rétablir l'évêché de Bois-le-Duc, qui avait été érigé en 1559, et qui, depuis la conquête des Hollandais en 1629, avait été administré ]);\r des vicaires apostoliques nommés d'abord par le chapitre, puis jiar le pape. Van- Alphen, ne s'étant point prét^'^ au projet de l'empereur, fut arrêté en 1810 et enfermé à Vincennes. A la fin de la môme année, on le fit partir pour iMalines, et de là pour Anvers, en le pressant de donner sa démission, ou de transmettre ses pouvoirs à un prêtre, qu'on lui désignait. Van-Alphen, s'}- étant ref se, eut ordre de revenir à Paris, où il resta jusqu'en 1814. Son retour à Bois-le- Duc fut une véritable fête. Il reprit ses fonctions de vicaire apostolique et de pasteur de Schyndcl, et mourut le 1" mai 1831.
VAN-CAELEN. Voy. Calenus.
VAN-DALE (Antoine dalen ou), né en 16.38, (it paraître dans sa jeunesse une passion extrême pour les langues ; mais ses jiarents lui firent quitter celte étude pour le commerce. Il quitta cette profession à l'âge de 30 ans, et prit des degrés en médecine. 11 mourut à Harlem, médecin de l'hôpital de cette ville, en 1708. On a de lui : des Dissertations sur les oracles des paiens, en mauvais latin, dont la meilleure édition est celle d'Amsterdam, en 1700, in-V". Fonleielle ei a donné m abiégé en français dans SOT Traité des oracles. Il a eu soin"d'y mettre la méthode, la clarlé et les agréments qui manquent à ^'an-Dale ; mais le P. Ballus a ruiié lès prétentions de tous les deux. {Voyez ce noni.) Ui Traite' de l'origine et des progrès de i idolâtrie, 1G96, in-4° ; De rem et falsa prophétie, et de divinationibus idololatricis ; Dissertations sur des sujets importants, 1702, et 17i3, in-i " ; Disserlatio super Arislea de 70 interpretibus, Aujsterdam, 1705, in-V°. Van-D.de aimait les oi)inions paradoxales et se faisait un méi-ite de conibatlre Ls persuasiois générales, quelque fondées qu'elles jiussent être.
VAN-DEL-POEL (Fidèle), missionnaire belge, né en 1790, à Wacken, fit ses études théologiques à Hand, fut ordon'ié prêtre en 1819, et devint successivement vicaire de plusieurs paroisses de Gand. Il dirigea quelque temps le collège de Courirai, supprime en 1826 par les fameux arrêtés de Guillaume. A Bruges, il fut directeur de l'école dominicale qui prospéra sous sa conduite, et 0 1 lui doit l'éreclion d'un atelier de charité dans cette ville. En 1833, son zèle le porta à se reidie en Améri(|ue avec des artisans d nt il voula t se servir pour un établissement d'ouvriers qui aurait été utile aux missionnaires et aux comnuinaulés. Ce projet n'eut pas le résultat qu'il en avait attendu. L'abbé Van-Del-Poel revint en Belgique en 183V pour y recueillir des fonds, et, lie retour en Amérique, il fonda an Détroit, dans le Michigan, le collège de Saint-Pliiiippe, de concert avec l'abbé de Bruya, prêtre du diocèse de Malines. L'abbé Van-Del- Poel devait revenir encore en Belgique pour
chercher des confrères qui voulussent le seconder pour la mission du Michigan, lorsqu'il mourut le 28 janvier 1837, à la suite d'une courte maladie.
VAN-DEN-BOSCH (Pierre). Voyez Bos-
CHRS.
VAN-DEN-BROEC. Voy. Paludanus.
VAN-DEN-STEUUE (Jean-Chrïsostome),
savant abbé de Saint-Michel d'Anvers, ordre de Prémontré, né à Bois-le-Duc, en 1591, fit ses études à Anvers, au collège des jésuites, et embrassa ensuite la vie canoiiique, selon l'institut de Prémontré. Il fil sa théologie à Louvain, fut ordonné prêtre, et occu|ia dans son monastère divers emplois. Van-den-Sterie en était piieur en 1629, el h l'âge de 38 ans il en devint abbé. Gosset, abbé de Prémontré, le nomma .'■on vii;aiio général pour la province duBi-aliant. La vacance du siège abbatial de Prémontré s'étant prolongée pendant plusi urs années après la mort ue l'abbé Gosset, à cau>e de l'élection illégale du cardinal de Richelieu, Urbain VIII conlii ua à l'abbé Van-den-Sterre, pour tout le temps de la vacance, avec le titre de vicaii-e a|iOstoliciuc, les pouvoirs qu'il avait reçus do son supérieur généial. On a de cet abbé un grand iiombie d'ouvrages, dont les ]h incipaux sont : Panegyricus in inauguraiionem Mattluei Jrselii sui pra>dccessori:'., Anvers, 161i ; divers l'anégyriques di' .■•aintsen latin; Vita sancti NorOcrti, prœmonstratensium patriurchw, iconibus et elogiis illustrc.ta, Anvers, 1622, m-k°, augnn ntée d'un !v' livre où il est tiaité de la translation des reliques du saint dans la ville de Prague. Cette Vie fut rèimpriiiiée en 1656, par les soins de Polycarpe de Heitoglia, chanoine l'ègulier et professeur en théologie de l'abb lye de Saint-Micliel, a\ec des notes, et insérée dans le G' tome des Actes des saints p.ar les Bollandistes jiour le mois de juin. La même Vie en flamand, même année et même formai ; Natales sanctorum ordinis pra-wonstratensis, Anvers , 1625, in-V" ; Lilium inter spinas, sive Vita B. Josephi , canonici Steinfildensis ord. prœmonstratensis ; ex archetypo Steinfeldensi fideliter cxpressa, et notulionibus illustrata, cum alir/KOt opuscii'is piis ejusdeni sancti, ibid., ty]iis Plantinianis, 1627, in-8°; Rosa in hiemc, sive Vita vcnerabilis Wilhelini Jiothensis, canonici ord. Prœm., auctore Marina Merzpriorc dieti Rothensis cœnobii cum auctario, ibid. ; Hagiologium pramonslratense, sive Fasti sanctorum hujus ordinis ; Clironicon Prœwonstratcnse ecclrsiœ Sancti Micliactis Antuerpiensis. Antoine Sanderus l'a inséré' dans son ouvrage intitulé : Flandriu illnstrata. {Voy. Saxderls.) L'abbé Vanden-Slerre mourut dans son abbaye le 28 juillet l(io2.
VANDEN-VELDE. Foy. Sonnics.
VANDEN-ZYPE. Voy. Zypaels.
VAN-DE-VELDE (Jean-François), théologien belge, et l'un des membres les plus distingués de l'université de Louvain, nu-
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qiiil ti lîeveren le 5 mars 17i3, et reçut les or.li(!S sacrés à Aivurs en 1769. En 177-2, il (1,'vi l licencié en lliéil ij^iu et il était bibiiotliécaire de l'u nversité; en 177b, il piit le bonnet de dOv:teur et fur sucnessiv>;nit-nt président du collé^je de Savoie, du j)iîlit collé(;e du Saint-E-;pril, du collège liollandnis et du grand collég' du Sninl- E-prit. 11 obtint uie prébende dins la collégiale de Saint-Pierre, et devint professeur roval. Dans ces diirérenlcs placs, Van-dj- Veldo montra autant de talent ({ue do zèle ; mais la fermo'é do ses principes l'imposa aux persécutions î\ réjjo pie des innovations de Joseph II. H fut plusie :rs fois suspendu ou destitué de ses fonctions, et obligé de se réfugier sur me terre étrangère : mais toujours il revenait dans sa patrie lors;[u'elle jouissait d'un moment de calme; enlin dy rentra en 1802, sans toutefois pouvoir reprendre ses fonctions à Louvain (io:it l'université avait été détruite. Il se livra alors à des t.avaux littéraires, qu'il interrompit pour accom agner M. de Brogli--, évèque de Gand, qui l'amena au concle de Paris. En 1811, il fut enveloppé dans la disgrâce de ce prélat. Comme lui il fut arrêté et renfermé à Vincenncs, puis envoyé en exil à Uhétel, oii il resta jusqu'au mois d'avril 1814. La chut" de Bonaiisrto lui permit encore de retourner dans sa patrie. Il s'y occupa de recherches sur les monuments de l'Eglise des Pays-Bas, et il a publié un abrégé de son travail, sous le titre de Synopsis monumeiitonim, Gand, 1822, 3 vol. in-8°, collection savante qui oll're beaucoup de choses tièscurieuses sur la révolution franc use et sur ses résultats par rapport à la religion en B Igique. Il a laissé en outre un grand nombre de Mémoires, ûe Dissertnliot^s et d'Opusctilts sur dill'érents sujets, les uns publ.és, les autres maiiiscrits. Il mourut à Beveren le 9 aiivier 1823.
VANDRILLE isainl), Vandregesihis, naquit à Verdun, du duc de Valchise et do la princesse d'Ode, sœur d'.\nch se, aïeul de Charles-.Martol. Il parut d'abord sur 1 • théâtre du monde et se maria ; mais sa f mime s'étant retirée dans un monastère, il l'imita et choisit pour sa reti'aite le désert de Fontenelle, à six lieues de Rouen. Il y bâtit un monastère, et y mourut le 22 juillet avant l'an 689, à 96 ans. Le monastère de Fontenelle porte a ijourd'hui le nom de son fondateur.
VANE (Henri), fils d'un homme d'état anglais appelé aussi Henri Vane, qui contribua par sa haine contre Strall'ord à la révolution doilt Charles I" fut victime , parut l'un des enttiousiastes les plus turbulents de ce le révolution. Né l'an 1612, il montra dès sa premièie jeunesse une telle exaltation d'e.>prit, (jue son [lèro crut devoir lui faiie entreprendiC un voyage en Amérique, il était de retour en Angleterre vim's 1636, et il épousa la lille du chevalier Wra^. Il fut membre du parlement en 16'»-0 ; en 16+2, il figui'a jjarmi les commissaiies que le parleoieni envoya pour inviter. les Ecossais i\
venir à son secours, et il fut un des plus zélés promoteurs de la ligue du Co'enant, quoi pioi le consi éi-àt , h celte é;)oque, coairae détes'ant égalem ni 1, s principes qu'on y p of -ssait et ceux du clergé. En 16i9, lors de l'élablissement do la république, il entra au conse 1 d'Etat, et il y n ?ta jusqu'.Ma dissokitiondu ['ariement, en 1633, par O imwell. Lors de la re^laurr t;on de CharU'S H, il fut traduit en justice pour av'iir coo|)éré à la mort de Charles I" ; déclaré coupable, il fut déca|)ité à Tower- Hill, le 14 juin 16G2. >Iilton adressa un sonnet ,'i ce visionnaire. On a de Henri Vane : Qtirstion salutaire proposée rt résolue, etc., 1630, in-1" : ce pam|)h]et, écrit h l'occasion d'un jeûne public, contenait, dit Ludlow, l'état de la controverse entre les répi blicains et le roi, la déviation qui avait f dt abandonner la cause dans laquelle les premiers s'étaient engagés, et les moyens de réunir tous les partis ; Les înéclitalions de l'homme relire, ou Le mystère et la puissance de la piété brillant dans le monde vivant, etc., 1636, in-V, où l'on retrouve les rêveries des millénaires ; De l'amour de Dieu et de l'union avec Dieu. 1637, in-i°, tellement obscur que Clareii lo i dit (ju'il n'a ]m parvenir à le comi)rendre ; Epitre ijénérale au corps mystique de Jésus-Christ sut la terre, l'Efilise universelle de Babi/lone, qui sont pilcrins et étrangers sur la terre, dénirant et cherchant la contrée céleste, 1062, in-i° ; La face des temps, 0 ' l'on découvre brièvement yar différentes écritures prophétiques, depuis le commencement de la Genèse jusqu'à la fin de la révolution, le coinmenc<mri!t, les proqrès et la fin de l'inimitié et du combat entre la race de la femme et lu race du serpent, jusqu'à ce que la télé du serpent snit écrasée, et q (e mutes les monarchies du monde éprouvent une ruine totale et irrémédiable, etc., 10G2, in-i" ; La cause du peuple établie, ta vallée de Josaphat considérée et ouverte en comparant II Chron. XX, avec Joël, m. Méditatims sur la vie de l'homme, le gouvernement, l'amitié, les ennemis, la mort. C'est durant sa dernière captivité que Vane composa cet écrit (}ui fut imprimé à la lin de son jugement, en 1662, in-4°.
VAN-EFFRN (Just). Voy. Effen.
VAN-ERKEL (Jean-Chrétien), prêtre hnl landais, originaire d'Utrecht, né vers 16o'i-, fit ses éludes à l'université de Louvain, et y fui reçu licencié yn .droit. Il suivit, au coll/'ge du pape Adrien, dans la même universit', les cours de théologie de Gommare Huygens, président de ce collège. Huygens était intimement lié avec M. Arnauld et le P. Ouesiiel ; il avait pris la défense de ce deruer. {Voyez Huygens.) On ne s'étonnera pas que A'.ni-Erkel ait été imbu des mêmes piincipes, et (|u'il en ait fait la règle de sa conduite ec(lésiasn(jue ; aussi fut-il un des jdus zéh'S délcnseurs de rE,lise d'Utrecht. Il i ut aussi occasion de fré(]uenler Van-Espen. .Vprèsses éludes achevées, Van- Erkel retourna en Hollande, el alla aider, en qualité de secondaire ou vicaire, Nicolas
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Vi-iii-Erlicl, son oncle, pasteur de Delft. Cet oncle éla-it mort, il lui succéda d.ins le pnstorntde Delfi. Il devint, par la suite, chanoine, el enfn doyen dn eliap'tr" inétropoliiain d'Ulrecht, après la mort de Van-Heiissen, auîiuo' il succéda. Van-Erkel a laissé bi'aucou|Kl'oiivra^es, la pluparl ])our !a défense de l'Eglise ~^le Hollande. 11 y l'ait tous ses eiror's pour la disculper de l'iinpntat'on de schisme, et piur en soutenir les droits contre les décisions du sainl-sié^e. Les principaux de ses ouvrages sont : Assertio juris Ecclfsiœ mclropolilanœ tillrajei Ihiœ romaiw-ralliolicn', achersus quosdnm, qui eain ad instar ecclcxinrumper infulrlium perseciitinms ilixtruitaruni jure pristiiio pcnilas exciJisse exisCiinant, Delpliis, 1703, in-4°, de 80 |)ages ; Jcnuituniiii alioruinqae romance ccclcsi'c adiilaiHiam de surniiii pontijicis auctoritatc coiniiiciila, regnis rer/ihasque infi:.ita, etc., per jurisconsiiUum batacum ecclcsiœ el patria' uinanlem, Amsterdam, 1704, m-k", de 40 liages ; Protestatio cleri romnno-catholiei prd'cipnarum in flullandia australi civitatuiH asierta contra scrii)tain cnnsolatorium pro romanis catholicis per fœderatas provincias dispersis, 2.3 mai 1710, in-i", contre le P. D'sirant. Van-Krkel, en 1712 et 1713, publia deux autres écrits en f.iveur de cette protestation, sous le litre de Protestatio asscrtn. Admonilio ad prohos omnes cordalosque catltolicos, super sentenlia excommuniiaioria sub nomine reverendiss. aC/ue illiistriss. D. J. B. liassii, ponliftrii npud Colonienses fiuvtii, iidversu» Joan. Clirist. Erkeliam edi a, Delpliis, 1711, kQ pages iu-i° ; Observuliones prodromœ in librum qui sub nomine amplis. D. Cornelii Patili Hoyinrk van Papcndrecht in lacem prodiit, Ecclesiaî Trajectim^ liistoria insrribitur.tk pages in-^" ; Drfcnsio Ecclesiœ Trajcctinœ ejusqne status ac jurium, ex episcoporuni diplomntibus ac lilteris, necnon antiquis charlis, monumen'is, etc., potifsiinum desnmpla, qua ostcndilur Ecclesiam illam ad niidœ missionis conditionem non esse rcdactam, neque redigendam contra fictiones a D. Cormiio Paulo Hoyinck van Papendrecltt, etc., Amsterdam, 1728, 1 vol. \n-k°. Ce dillerend entre Van-Erkel et Van-Papendreclit donna lieu à divers écrits de part et d'autre. Il y a de Vai-Er;\el d'autres ouvi'ages en hollandais. Il mourut le 4 avril 1734, âgé de 80 ans.
VANIÈKE (Jacques), jésuite, naquit à Causses, bourg du diocèse de Béziers, le 9 mars 1664, de parents qui faisaient lurs délices des occupations de la campagne ; il hérita de leur goût. Cet homme célèbre étudia sous le P. Joubert, qui ne lui trouva d'abord aucun goût pour les vers, et l'élève lui-môm ' priait son régent de l'exempter d'un travail qui le rebutait. Enlin, son génie se dévelojipa, et il aiiprofondit en peu de temps l'art ties muses. Les jésuites le reçurent et le destinèrent à pro'.esser les humanités. So 1 talent s'amonçja ,'>, la Fra'ice par d.'ux j)Oëmes, l'un intitulé .S"ia(//)n, et l'antre Çolumbœ, qu'il inséra ensuite dans .so'i grand poëaïu. Sauieuil, ayant eu occusion de les
voir, dit que « ce nouveau venu les avait « tons dérangés sur le Parnasse » Ce qui mit le comble à la gloire du P. \'aiiière, co fut son Prœdium rtisticnm, iioi'mo en Î3 chants, dans le goût des Céorgiques de ^"irgiio. Hien n'est plus ôgréable que la |)einture naive que le P. Van ère fait des amusements champêtres. On est l'galement enchanté de la richesse et de la vvacité de son imagination, de l'éclat et de l'harmonio de sa poésie, du clioi^c et de la pureté de ses expressions. On lui reproche cepe'ulant des détails peti s et inutiles, des récits hors d'oeuvre, des images mal choisies, etc. La rniilleure édition du Pncdium ruslicum i st celle de Boilelet, Paris, 1756, in-12; ei I5arbou en a aussi donné de .jolies, in-12. Nous avons encore du P. V'an ère un liecuril de vers latins, in-12 : on y trouve des églognes, des épiires, des éi'igrammcs, des hymnes, etc. 11 a aussi donné un Dictionnaire poétique latin, in-4'', très-est icé, et il en avait eiitre|;ris un fra''çais et latin, (pu divait avoir 6 vol. in-fol. Le P. Vaiiière mourut à Toulouse, le 22 août 1739, -et plusieurs poêles ornèie^t de tleurs son lombeau. Son caractère méiit;;it leurs élO;j,es autant que ses talents. M. Herland d'ILdouvry, de Rennes, a publ é h Paris, en 1756, une traduction du Prœdium rusticum, eu 2 vol. :n-12, sous le titre d'Economie rurale. On peut voir une lompaiaison entre Vanière et Virgile par Delille, d nis la préface de sa traduc'ion des (iéorgiques.
VANiNl (LuciLioJ, né à Taurozano, dans la teire d'Otranle, en 1585, s'appliqua cvec ariieur à la philosojihie, à la médecine, ri la théologie et à Fastr.logie judic aire, dont il adopta les rêveries. Après qu'il eut achevé ses l'tudes h Padoue, il fut ordonné pi'ètre, et se mit à [)ri''cher. Mais il quitta bientôt la prédication à laquelle il n'était point appelé, pour se livrer de nouveau à l'éiuie. Ses auteurs favoris étaient Aristote, Avcnhoës, Cardan et Pomponace. Après avoir roulé d'iiiccr itudes en incertitudes, il linit par conclure (si une telle conclusion est bieii possible) qu'il n'y avait |wint de Dieu. De retour à Naples, il y forma, selon le 1*. A ersenne, dans son Commentaire sur la C.enèse, le bizarre projet d'aller prêcher Tathéisnie dans le monde, avec 12 compagnons de ses impiétés. Mais ce dessein parait douteux, quoique dans une tête si étrangement dérangée toutes les folies pussent trouver accès ; ce qu'il y a de certain, c'est que le président dramond, qui était à Toulouse lorsque Vanini fut jugé, ne dit point qu'il ail fait cet aveu à ses juges. Ouoi qu'il en soi!, l'athée italien parcourut l'Alleinagne, les Pays-Bas et la HoUai de, d'où il alla à Genève, et de là à Lyon. Le poison di; ses Biieurs pensa lui mériter la prison; il n'évita ce châtiment que par sa fuite en Angleterr', où il fut ^ nfermé e i 1014, comme professant la religion calliolique. Relâché, après unedétoito.i de 49 jours, il repassa la mer et alla à Gè le.s, où il se montra toujours espiit égaré et cœurcoirompu. 11 lâcha
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d'i'ifocter la jeunesse de ses détestables pri'iciiies, et cette nouvelle iinpiMidence le lit rei>asser <\ Lyon. Il y joua le bon cathoiiquo, et écrivit so'i Ampltilhcatrum co-itre Cardan. Quelques erreurs, semées adioilemeut dans cette productioi, allaient exciter un nouvel orage contre lui, lorsqu'il itlourna en Italie. Cet athée errant re itra eusuite en France, où il se lit moine dans la Guyenne, on ne sait en quel ordre. Le dérèglement de ses mœurs le fit chasser de son monastère, et il se sauva à Paris. Peu de temps après, en 1616, il fit immimer dans cette ville ses Dialogues : De aclmirandis nnturœ arcanis ; il les dédia au maréchal de Bissom.ierre qui l'avait pris pour son aumônier. La censure que la Sorhoime fit do cet ouvrage l'oLiligea d'abandonner la capitale. Après avou- promené son inconstance et son impiété de ville en ville, il s'arrêta h Tovdouse, où il prit des écoliers pour la médecine, la philoso|)hie et la théologie. 11 fut même assez adroit pour s'introduire chez le premier président qui le chargea de donner quelques leçons à ses enfants. Vanini prolita de la confiance (juoa avait en lui, pour répandre smi athéisme. Sa fureur dognatisaUc ay nt éié prouvée, il fut livré aux (lamines, le 19 février 1019, âgé seulement de 3'» ans, après avoir eu la langue coupée. On a de Vaniid : Amphithcatruin œternœ Providentiœ, divino-iimgiciim, christiaiio-phij icum, ncciion astrologicu-cathoUcum, adversiis philosoplios, allicos, epicureos, peripateticos et stoicos, Lyon, 1615, in-8° ; De adinirandis naturœ régime deœque mortaliaiii arcanis, Paris, 1616, in-8" ; un Traité d'astronomie, qui n'a |)as été imprimé. Quelques avocats de mauvaises causes ont tâché de justifier Vanini sur son athéism ■. On prétend qu'au premier intei'rogatoiro qui lui lut fait, on lui demanda s'il croyait à l'existence d'un Dieu ; et que s'étant baissé, il leva de terre un l)rin de paille, en disant : « Je n'ai besoin que de ce fétu [)0ur me prouver l'existence d'un Etre créateur; » et fit, dit-on, un long d scours sur la Providence. Le président Gramond, qui parle de ce discours, dit ([uil le prononça plutôt par crainte que par persuasion ; mais quand il îe vit condamné, il leva le masiue, et mourut connue il avait vécu. « Je le vis dans lo « tomb'reau (ajoute cet historien), lorsq l'oi « le menait au supplice, se moiiu-int i u cor « délier qu'c.n lui avait donué pour l'exhor- « ter à la repen tance, et insultant à notre « Sauveur par ces paroles impies : Il sua de « crainte et de faiblesse, et moi je meurs in- « trépide. Ce scélér.d n'avait pas laisou de « dire cpi'il mourait sans frayeur; je le vis «.fort abattu et faisant très-mauvais usage « de la |)hilosophie dont il faisait |)rofes- « sion. » Quoi qu'il en soit de ses derniers sentiments, il est certain ([ue ses ouvrages sont pleins d'infamies et d'impiétés. CependaiU son Amphitliealrum œternœ Providentiœ jiassa d aiiord à la censure et ne fut suppi'iiué exactement qu'après une révision plus sérieuse : ses erreurs y sont énoncées d'une
manière obscure et entortillée ; on y trouve même une définition de Dieu très-im|)!,>sante et ircs-étendue. Si on n'avait po ni d'autres ouviviges de lui, im Muirrait douter (le ses intentions, il parle plus ouver ement dans <es Dialogues, De adinirandis, etc., in-S", qu'on arrêta dès leur naissance ; ce qui a rendu ce dernier ouvrjige bien plus rare que le premier. Les lil'orlins et les imj)ies trouvent égalemeit à se satisfaire à la lecture de ces Dialogues. Le 39', sur le mariage, est écrit avec une licence elfrénée de môme que le 48". 11 sied bien a[)rès cela à Bayle de vouloir faire l'aiioiogie des mœurs de cet athée : comme si l'on ne savait pas que l'irr^ ligion d^mne le libre essor à toutes les passions, et surtout à la luxure, conformément à ces [laroles de saint Paul : Dcspci-anles, semrtipsos tradiderunt impndicitiœ, in operationem immunditiœ omnis. « La compagne la plus natu.elle « de l'impiété, dit un auteur ascétique, c'e.-t « la luxure : la première rassure sur le châ- « tiraenl de la sec mde ; et celle-(n aveugle « sur les extravagances de la première. » M. Joly rajiporle (ju'il débauclia sa propre sœur, et qu'il véi-ut long-temps avec elle dans un commerce uicestueux. On pourrait apprécier le dérèglement de ses n^eurs en lisant ses Dialogues, et en se rappelant quelle était sa maxime :
Percluto c tiuio it tempo
Clie in amar non in spende.
(I Tout le temps que l'on n'emploie pas à aiif mer est comme perdu. » Durand a donné sa Vie, Rotterdam, 1717, in-1-2. Frédéric Arpo a fait imprimer son inutile Apologie en latin, ibid., 1712, in-8°. Malgré l'athéisme de Vanini, de Spinosa, et de quelques auties qui ont professé ce genre d'extravagances, on a beaucoup disputé si un athée était un être possible. On peut consulter là-dessus le Cate'ch. philosoph., liv. I", cliap. 1.
VANLIL ( le Père ) , jésuite, né l'an 1796, exerça | enuant sept années la charge de provincial en Helgique, et c'est en grande partie sous son administration que se sont formés les établissements des jésuites dans ce royaume. 11 devint ensuite su|iérieur d'une maison fondée à Louvain pour les études théologques de la compagnie. Envoyé à Rome comme député de son ordre au mois de septembre 18il, il succomba ii une douloureuse maladie, pendant le cours de sa mission, le 12 février 18'*2. Le P. Vanlil était un des membres les plus distingués de la soc été de Jésus, et sa modestie égalait ses vertus et son talent.
VAN-LOO (Adhien), vicaire de Saint- Jacques à Gand, sa patrie, a publié en flamand : les Vies des saints des Pays-Bas, Gand, 1705, 2 vol. in-l" ; une Traduction du catéchisuK.' de Montpellier, et quelques autres ouvrages. 11 cvt mort le li octobre 1727, il l'A ,e de 68 ans.
VANMUS ( \'ale.ntin ) , naquit dans la Souabe, vers 1530, et mourut à la fin du même siècle. 11 était luthérien, pasteur de
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Cronstadt, et pour se rendre recommandable dans son parti, il composa quelques traités contr'c l'Eglise romaine. Le [)lus connu est son Judicium de missa, Tubuigen, 1557, in- 8°. 11 s'efforce d'y prouver, contre tous les témoignages de l'antiquité et la croyance des chrétiens de tous les siècles, la nouveauté prétendue de cet auguste sacrifice. 11 donna dans les mêmes vues : Missœ hisloria intégra, 1563, m-k".
VAN-QUICKENBORNE { le P. Charles).
Voif. QuiCQUENIÎOUNE.
VAN- ROOST (Guillaume), chanoine et pléban de l'église métropolitaine de Maliiies, a cru se signaler au commencement ■du xvnr siècle par son opposition aux décisions de l'Église, et il s'est attiré par là lieaucoup de désagréments. On a de lui : Poinls spirituels de morale, Anvers, 1702, 2 vol. ; La bonne Ri'gle de l'exercice volontaire, ou le Dévot solitaire, Anvers 171!p ; Psaumes de David, avec de courtes réflexions sur le sens historique, spirituel et moral, Gand, 1723. Ces ouvrages furent condamnés par le cardinal d'Alsace, archevêque de Malines, en 1728, et l'auteur, convaincu d'un libertinage et d'une conduite indignes de son état, devait être renfermé en vertu d'une sentence du même archevêque, le 20 act* 1728 ; mais il s'enfuit en Hollande, et y mourut en 17'i-G.
VAN-VIANE (François), né à Bruxelles en 1(>15, prit à Louvain le bonnet de docteur, et devint président du collège du pape Adrien VI. L'université le députa à Rome «Tec le P. Lupus , augustin , et Steyaert ( voyez ce nom ) , pour y poursuivre plusieurs propositions de morale relâchée. A peine fut -il de retour, qu'on l'accusa à la cour de Madrid d'enseigner lui-même des propositions contraires à l'État et à la religion. Mais le pape Innocent XI fit écrire à la cour d'Espagne en sa faveur, en 1680 et 1681, par son nonce, et le coup qu'on voulait lui pojter fut détourné. Il mourut à Louvain, en 1693. Ses ouvrages sont : Tractatus triplex, de ordinc Amoris, Louvain, 1685, iu-8° ; un traité De tjratia Christi , qui n'a point été imprimé, mais dont on peut juger par l'éloge qu'Arnaud a fait de l'auteur. — Son frère Matthieu Van-Viane, licencié de la faculté de Louvain, mort dans cette ville eu 1683, à quarante ans, eut la conliance de Jacques Boonen, arclievêque do Malines, favorable aux opinions de Jansénius. On ne connaît de lui qu'un écrit intitulé : Juris naturalis ignorantiœ Notitia. Cet ouvrage a été traduit en français pnr Nicole, qui y a mis une préface et des notes.
VAN-VIERINGEN. Voy. Viringus.
VARENIUS (Auguste), théologien luthérien, né dans le duché de Lvmebourg en 1620, mort en 1684, se rendit habile dans la langue hébraïque. On le regarde en Allemagne, après les Buxtorfs, comme celui de tous les protestants qui a porté le plus loin, et l'on peut dire trop loin, le système des accents hébraïques. {Voy. C appel.) On a de lui uo Commentaire sur Is&ie, réimprimé à Leipzig, PiGTiONN. DE Biographie pelig. II!.
en 1708, in-4°, et d'autres ouvrages. Scultet, continuateur de Baillet, a mis Varenius au nombre des enfants célèbres.
VARET (Alexandre), naquit h Paris en 1631. Après avoir fait ses études de théologie dans les écoles de Sorlionne, il voyagea eu Italie. De retour en France, il fut choisi par M. de Gondrin, archevêqne de Sens, pour son grand vicaire. Après la uiorl de ce prélat, il fut destitué de son emploi, et se relira dans la solitude du Port-Royal-des-Champs, où il mourut en 1676, à (luarante-cinq ans. On a de lui : Traité de la première éducation des enfants, in-12 ; Défense de la relation de la paix de Clément IX, 2 vol. ; Lettres spirituelles, en 3 vol. ; Défense de la discipline de Sens, sur la pénitence publique, iii-8° , coudamnée à Rome en 1679; préface de la Théologie morale des jésuites, imprimée h Mous en 1666, et celle qui est au commencement du ]:'remier volume de leur Morale pratique. — Il ne faut pas le confondre avec François Varet, auteur d'une Traduction française du Catéchisme du concile de Trertte.
VARGAS (Alphonse), religieux augustin, natif de Tolède, et docteur de Paris, ifut fait évêque d'Osma, jiuis de Badnjoz, et enlin archevêque de Séville, où il mourut l'an 1366. On a cle lui des Commentaires sur le premier livre du Maître des sentences, qu'il avait dictés à Paris, en 13i5; Venise, 1490, in-fol.
VARGAS (François), jurisconsulte espagnol au XVI' siècle, posséda plusieurs charges de judicature sous les règnes de Charles-Quint et de Philippe II. Envoyé à Bologne en 1548, il protesta au nom de l'empereur contre la translation du concile de Trente en cette ville, api>uya fortement le retour du concile à Trente, et y assista, deux ans après, en qualité d'ambassadeur de Charles-(Juint. Philipiie II l'envoya résidera Rome à la place de l'ambassadeur; il y jouit de la conliance du pape qui l'emjiloya dans bien des aflnires relatives au concile de Trente : ce qui seul suflit pour réfuter les calomnies de LeVassor. De retour en Espagne, il fut nommé conseiller d'Etat. Détrompé des plaisirs du monde et des espérances de la cour, il se relira au monastère de Cislos, près de Tolède, de l'ordre de Saint-Jérùme, et y mourut vers 1500. On a de lui : un traité en latin. De la juridiction des papes et des évér/ues , Venise, 1563, in-i"; des Lettres et des Mémoires concernant le concile de Trente. Le ^'assor les a donnés en français, en 1700, in-8°, en les défigurant d'une manière révoltante, et prêtant à cet illustre Espagnol toute la haine que lui-même, de]3uis Sun apostasie, portait au concile de Trente et à tout ce qui appartient à l'Église catholique. Grégoire Trautwein, dans son ouvrage Yindiciarum adversus Justini Fe~ bronii librum singularem liber singularis , qu'il a donné sous le nom de Gcorgius de Vigilibus , montre non-seulement l'invraisemblance , mais l'impossibilité que Vargas ait dit du concile de Trente, et de ses plus illustres prélats, les sottises et faussetés manifestes que le prétendu traducteur lui fait
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