VIE
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du monastère de Sciint-fir,!!, el publia avec de savantes noies. Saint Victricius fut l'ami de sai.t Martin de Tours. Voij. Phébade.
VIDA (Mari-Jerôme), né à Crémone en liTO, entra loit jeune dans la congrégation des ('hanoini'S réifuliers de Saint-Marc, à Manloue ; il en soi-tit que'cjue temps après, et se rendit ii Rome, où il fut reçu dans celle des chanoine? réguliers deLatran.Son talent pour la poésie !"ayant fait coiuiaitre à Léon X, ce pape lui donna le prieuré de S.iuit-Svlveslre, h Tivoli. Co fut là qu'il travailla à sa Clirisliade, que le pape lui avait demandée. Ce pontife étant mort en 13:21, Ciéiuent VU voulut aussi être sou protect'ur, et le nomma à l'évêclié d'Albe sur le Tanaro, en lo32. Vida se retira dans son diocèse, où il se signala par sa vigilance ])astoralo, et où il instruisit son peu|)le autant par son éloquence que par l'exemiile de ses vertus. Ce prélït mourut en lolitj, à 9-j ans. Parmi les morceaux de poésie que nous lui devons, on û'sVin^ne iV Art poét itjue, qui parut à Home en 1527, in-'*", et qui a été réimi'rimé à Oxford, dans le même format, en 1723. L'abbé Batteux a joint sa Pocliquek celles d'Arislote, d'Horace et de Despréaux, sous le litre des Quatre poétiques, 1771, 2 vol. in-8" et in-12. Une imagination riante, un style léger et facile, rendent le poème de Vida trè -agréable : on y trouve des détails pleins de justesse et de goût sur les élu. les du po; le,"sur son travail, sur les modèles qu'd doit suivre. Ce qu'il dit de l'élocution poétique est rei du avec auianl de foice que d'élégance. Un Poème sur les vers à soie, imprimé à Lyon, en 1537, et à Bâle la même année. C'est le uunlleur ouvrage de Vi.,a. 11 est plus correct et plus châtié que ses autres productions, et on y trouve plus de poésie. Uu Poème sur les l'c.'iecs [Scdccliia hulus , qui lient le second rang parmi ses poésies : on le trouve dans l'éd tion de sa Poétique , faite à Rome, en 1527; Hijmni de rébus dt~ vinis, iuipiimées à Louvain, m-'v", en 1552; Christiados libri Yl, Crémone, 1533, in-4" ; trad. en italien par le chanoine Charles Ercolani, Macerata, 1792 ; en espagnol, par Cordero, Anveis, 153'i- ; en an.lais, 1771; en allemand, par Muiler, 1811 ; en françius, par i'abb^ Souquel de Laiour, avec le texte en regard, et une préfai-e sur la vie et les ouvrages de Vida, Paris, 18i6, in-8°. Ce poëme a été fort aoplandi ; mais on a reproché à l'auteur d'avoir mêlé trop souvent le sacré avec le prof .ne, et les fictions de la mythologie avec les oracles des prophètes : il est plein d idé.-s fortes, vastes et su, dîmes. « Vida, dit uu ciilique, est un des :ioë- « tes modernes (jui ont le plu- approché de « la versiiication de Virgile, .\diiiiraleur en- « thousiaste de ce prince des poêles, il le « sait par cœur, il ne pense (ju'avec ses ex- « pressions, il imile toutes ses formes; on a croit souv ut lire Virgihi môme. Mais il « délaie ses pensées, son .-ibiudjince est difu f ;se <i l'excès, el ses iuiilali(Uis trop fréa ([uentes donnent h ses vers un air de cen- <! ton. Ccjiendant Vida est poète, et grand
« poète. Il est un tirand mécanicien de vers; « et plus d'une fois il a, dans ses beaux mo- (I nients, réuni le gén e heureux de Virgile (( à la brillante fécondité d'Ovide. » Ses écrits en prose so"^t : des Dialofjurs sur la dignité de la république. Crémone, 133fi, in-8"; Discours contre les habitants de Parle, Paris, i5G2, in-8°. rare : des Cotistitutions si/nodales ;(it}s Lettres, el nuelques autres é.rils moins intéressants qiie ses vers. L'édition de ses Poésies, Créni'.ne, 1550, 2 ol. in-8°, est complèie ; ainsi (jue c.die d'Oxford, 1722,
I vol. in-8\ avec de .Selles gravures, 1725 et 1733, 3 v.,1. in-8".
VIEIRA. Voy. Vieyra.
A'IELMl (Jékùme), savant dominicain et évoque de Citla-Nuova, naquit h Venise \ers l'an 15i}9. Ses supérieurs l'envoyèrent, vers 153S, à Pi doue pour y faire sa théolo.ie, et il s'y dstiiigua tellement, qu'au sortir de >on cours il fut chargé d'en donner des 1 ço'-s.
II occupa successivement «liverses chaires, soit à Padoue, soit àVenis ■, et toujours avec de nouveaux succès. Pie IV chargea le Père Vielmi d'interpréter l'Ecriture s unie au collège de l3 Sapience. 11 le nomma évè.|ue (i'Argos, in partibus infidtlium, et l'envoya au concile de 'J'rente en celte qualilé. Viehni s'y lit remarquer par son <^r.idiliim et son zèle pour la défense de la foi. De retruir du concile, il fut nommé vicaire génér.d et suffra ant de révè(jue de Pad ue. Le 13 août 150.) le pape le nomma évoque de Citta- Nuova, ilans l'El.it de Venise. Vielmi .^e reudi! dans son diocèse qu'il gouverna s:fgemeut. Il mourut à Venise le 7 mars 1572, âgé de G3 ans, après douze ans d'épiscopat. 11 est auteur des ouvrages suivants : Oratio apo~ loqrtica contra despectatorrs tlieologiœ, prœsertim scholasticœ, habita Patavii cum interpretandi pu'ilicuin niunus auspicnrclur anno 15i'*, Padone, loGi, in-i"; V. nise, 1573, même format ; De nptiino episcopi munere, Oratiu Patarii habita, 111 idus nov. I5(i5. Vielmi, quoiqu'il fût alors évêque, avait été iiivit('; par le sénat de Veirse à reprendre à Padoue ses leçons sur l'Ecriture sainte, et s'y était prêté complaisamment. Dans ce d scours, il prouve tjue l'état de professeur puldic n'a rien qui blesse la dignité é[)isc0pale. Ce discours fui uupiiméavec l'ouvrage suivant. De sex diebus conditi orbis liber, Venise, 1575, in-1". Ce traité consiste en trente leçons sur 1 > premier chapitre de la Cenèse ; elles faisaitnit partie du cours d'Ecrilui-e sainte diilé par Melmi h Pa.joue. De D. Thomw Aquinatis doclrina et scriptis libri II, Padcue, 15GI, in-i"; Venise, 1375, nuMue formai; d'aulres ouvrages qui n'ont pas été livrés h l'impression.
VIENNE (Jean de), en latin de Viana, né à Rayeux tl'une anciinne famille, fut évêuue d'.4vranches, puis de Téroi anne, enfui arclievô que lie Reims en 133i. C est le premier arclievê(pie qui soit uarvenu à ce siège par les réservatiois pajiales. Il se. trcmva à la funesle balaille de Crécy en 13'i(), et accompagna iiuèicmeni le roi Philippe de Valois dans sa retraite. Il sr.cra le roi Jean son fils,
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