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WENCESLAS (saint), duc de Bohême, lils de Wratislas et de Draliomire, né l'an 907, fut élevé dans la vertu et les sciences par sainte Ludnnlle, son aïeule. Il perdit son père dans 50 1 bas âge ; alors Draliomire, monstre «ie cruauté, fit éclater sa f reur con re les chrétiens. Liidmille, sensible à ces maux, eni^agea ^A'enc('slas à prendre en main lus rênes du gouvernement , avec promesse de l'assister de s.es conseils. Pour préveiir toid, sujet de division, on donna h son frèrp Bolcslus un teriitoire coisid 'rable , la Bohême, lequel est encore appelé liolcdavic, de son nom. Prahomiie, furieuse de cet arrangement, fit assassiner la pieuse Luiimille. Wencuslas sur 11- trOne ne songea qu'à faire fleurir la justice et la relig'on dans ses Etals, et k se sanctifier pai' la pratique de toutes les vertus ; mais il ne |)Ut adoucir la lérocité de sa mère et de son fi'ère ; celui-ci le perça de sa laice le 28 se|)tembre 936, dans une église oii il s'était retiré, après s'être sauvé d'un festin auquel les deux assassi'is l'avaient attiré. L'enifiereur Otlio-i I" leur li! la guerre pour venger ia mort de ce bon [)rince, et les obligea h réparer les maux qu'ils avaient faits à l'Eglise.
WENPEMN (sai: t), né en Ecosse d'une illustre famille, quitia sa patrie et tous les avantages du sièle pour s rvir Dieu dans une conditioi obscure. Il embrassa la piofession monasliipie tians l'aiiba.etle Tholey, .que Dagoberl venait de fonder, et dont il mourut ,'d)bé. Il fut emerr.' d'ans un endioit qui devint depuis célèbre par cpiantitt' de miracles qui s'y opérèrent. C'est aujourd'hui une petite ville du duchi- de Luxi'mbourg.
WEBEMBERT ou 'V\'ERIMBEB T, uonuné aussi que. quefoisWEMBERT ou Werimiir4Cht, savant moine, florissail verslalii du ix' siècle. Il avait embrassé la règle de Saint-iienoît dans un monasière d'Alleu:agne, sans qu'on sache précisément dans lequel il prononça ses vœux. Il était né, silon quelques auteurs modernes, à Coire, pays des Grisons ; son père se nommait Adalbert , et avait servi sous Cliarlemagne dans les guerres contre les Huns et les Saxons. On croit que c'est do cet .\dalberl, témnin oculaire, qu'un des historiens de Cliarlemagne a appris les faits d'armes et exploits militaires qui ont eu lieu dans ces guerres. Werembert reçut son éducation dans l'école de Fulde, et y eut pour maitre le célèbre Raban-Maur. Peut-être estce dans celte abbaye qu'il se consacra à Dieu. 11 y eut pour condisciple Olfrid de Weissembourg, à qui on altribiie la gloire d'avoir le premier travaillé à |iolir la langue des Germains (h; tudesque). Ces deux compagnons d'étude firent de grands progrès sous leur docte maitre, et se lièrent d'une amitié étroite. Tous deux furent élevés au sacerdoce. "Werembert, au sortir de Fulde, alla habiter l'abbaye d-' Saint-Gall, où il enseigna les lettres sacrées et piofanes. Nonseulement il savait le latin, mais encore le gri'C. Il s'était aussi appliqué aux beauxarts, notamment à la poésie et à la musique, que. dans ces temps reculés, on cultivait