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une mort sainte, une vie laborieuse, en 1C39, à 68 ans. On a de lui des Commentaires latins sur la Somme de saint Thomas, h- vol. in fol., tî'crits d'une manière solide et méthodique, mais d'un style trop négligé. L'auteur ne suit pas servilement saint Thomas ; il soutient même quelques sentiments qui sont opposés à ceux de ce saint docteur. Il y a plusieurs questions où en homme prudent il ne décide point, réserve que les théologiens et toutes les espèces de savants de- Traient plus souvent imiter.
WILBERFORCE (William), né h Hull le 24 août 1759, se lia avec William Pitt, à
l'université de Cambridge.
Chargé d'abord
par les électeurs de Hull de les représenter au parlement, Wilberforce reçut ensuite le même mandat de ceux du comté d'York. II fit en 1787 sa première motion au parlement pour l'abolition de la traite des nègres, et jusqu'au dernier instant de sa vie [)olitique il ne cessa de poursuivre l'exécution de cette mesure. Les productions do Wilberforce sont des Lettres, des Discours parlementaires et des Brochures parmi lesquelles on doit distinguer ses Vues pratiques sur les systèmes religieux dominants opposés au véritable christianisme, qui parurent en 1799, et qui eurent plus de vingt éditions. On cite aussi son Apologie du dimatiche chrétien, qu'on a imprimé bien des fois. Il mourut le 29 juillet 1833, à Londres; et son corps fut inhumé à Westminster, bien qu'il eût recommandé qu'on l'enterrât sans aucune » pompe.
WILKINS (Jean), évêque anglican, était né en 1614 à Fawsley, bourg près Deventry, dans le comté de Northampton. Il fit ses études à Oxford, au collège de la Madeleine, où il avait obtenu une bourse h l'âge de 13 ans. Il y prit le degré de maître-ès-arts en 1634, et ensuite y fut reçu docteur. Il adhéra aux actes du long parlement, et fut nommé président du collège de Wadham en 1648. Quelque temps après, il obtint une chaire de théologie. Comme il avait épousé la sœur d'Olivier Cromwell, Richard, fils d'Olivier, fit pourvoir Wilkins, devenu son oncle, de la principauté du collège de la Trinité à Cambridge ; mais, à la restauration, il en fut dépouillé. Il avait du talent pour la iirédicati'on, et était aussi fort habile tians les sciences physiques et mathématiques.
La société royale l'admit dans son sein. Peu do temps après, il obtint le doyenné de Rippon. Enfin la protection du duc de Buckingham lui valut l'évêché de Chester, et la qualité de beau-frère de Cromwell ne parut point à Charles H un motif pour exclure un homme de mérite d'une place à laquelle son savoir et ses talents lui donnaient droit. "Wilkins a laissé un ouvrage intitulé : £"0clesiastes,o\i Discours sur la prédication; un Discours sur la Providence, où il fait voir la sagesse de ses voies dans sa conduite la plus sévère ; un Discours sur le don de la prière. Ces deux discours, traduits en fr.inçais, ont été imprimés, le premier à Amsterdam en 1690, le 2* à Queviily ou Rouen, in-8% 1695.
Deux Livres sur les devoirs et les principes de la rrlif/ion naturelle ; des Sermons ; la Lune habitable, Londres, 1638, avec un discours où il cherche à prouver la possibilité d'établir un commerce entre nous et la lune. Essai sur le projet d'un langage philosophique et universel, avec un Dictionnaire en conformité. Leibnitz avait eu la même idée, et depuis, d'autres essais ont été faits dans ce genre. Wilkins mourut de la pierre le 19 novembre 1672.
WILKINS (David), chanoine de Cantorbéry, et archidiacre de Suffolk, né en 1685, se fit un nom dans la littérature par son érudition et l'étendue de ses connaissances dans les antiquités sacrées et profanes. On a de lui : les Conciles de la Grande-Bretagne, Londres, 1737, 4 vol. in-fol. ; Pcntateuchus copticus, Londres, 1731, in-4* ; Lois anglo-saxonnes, Londres, 1721, in-fol., collections estimées, mais dont le fond appartient à Henri Spelman. [Voy. SpELMA^.) Novum testamrntum copticum, Oxford, 1716, in-4° ; les Joannis Seldeni opéra omnia tam édita quam inedita, ex recensione Davidis Wilkins, Lor)i\ros, 1726, 3 vol. in-fol.; Thom. Tanneri Bibliotheca, etc., Londres, 1748, in-fol. Si cette date est exacte, cet ouvrage ne fut imprimé qu'après la mort de David Wilkins, arrivée vers 1745. Il était de la société royale de Londres. Il avait été bibliothécaire de la b'bliothèque archiépiscopale à Lambeth, château de plaisance des archevêques de Cantorbéry et en avait publié en 1718 le Catalogue, tant des ouvrages imprimés que manuscrits, en récompense de quoi l'archevêque Wake lui avait donné plusieurs bénéfices.
WILLET (Andrew), théologien anglican, né l'an 1562 à Èly, mort des suites d'une chute de cheval le 4 décembre 1621, fut aumônier du prince Henri, se distingua comme prédicateur, et laissa entre autres ouvrages : Synopsis papismi, in-fol. de 1300 pages, dirigé contre le catholicisme ; Thésaurus Ecclesiœ, Caïubridge, 1604, in-S"; De gratia generi humano in primo parente collata, de lapsu Adami, etc., Leyde , 1609, in-8° ; Hexapla, ou Commentaires sur Daniel, 1610; .s-îtr l'Epitre aux Romains, 1611; sur le Léviliquc, 1631; sur la Genèse et V Exode, 1632, 4 vol. in-fol. WILLIAMS (Jean) , archevêque d'York, chancelier d'Angleterre, né l'an 1382 au château d'Aberconway, dans le comté de Caernarvon, mourut le 25 mars I60O. Chapelain de Jacques I", il succéda à Bacon (1621) comme garde-des-sceaux et devint évêquo de Lincoln. Cette place lui ayant été retirée par Buckingham, il se jeta dans l'opposition, se Qt condamner à la prison et à une amende par la Chambre étoilée, et, rendu à la liberté (1640), se rallia au roi qui le nomma archevêque d'York. On a de lui des Sermons et d'autres écrits.
WILLIAMS (Jean ) , théologien anglican, né l'an 1634 dans le Northamptonshire, mort en 1709, fut chapelain du roi et de la reine a])rès la révolution qui plaça le prince d'Orange sur le Irone d'Angleterre. 11 fut élevé
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sur le siège éi>iscopal de Cl)idioslcr en IGOG. On a de lui : ks Caractères de In révélation divine, 1695, in-V : c'est le recueil des sermons qu'il prcH'ha pour la loudation de M. Boyle ; Défense des quatre Sermons de l'archevêque Tillotson, sur in divinité et l'iucarnation du Sauvt-ur, 1695.
WILLIAMS (Griffith), évèque anglican, théologien et écrivain royaliste, né à Cacrnarvon dans le pays de Galles en 1589, mort à Kilkenny le 29 mars l&li, a laissé entre antres écrits : Le Bonheur des saints... Comment les hommes peuvent vivre comme des saints sur la terre, et devenir de vrais saints dans le ciel, Londres, 162-2 et 1635, in-fol.; Explication des nu/stères, ou les complots du, parlement pour bouleverser VEglise et l'Etat, Oxford, 1643, \n-k°; Le grand Antéchrist révélé, Londres, 1660, in-fol. , où l'auteur s'attache à prouver que l'Antéchrist n'est ni le pape, ni le turc, mais le parti qui renverse le 2,'ouvernement et l'Eglise.
WILLIBROD (saint), né en 658 dans le Norlhumberland, embrassa fort jeune la vie monastique dans l'abbaye de Rippon, signala son zèle dans l'Ecosse et l'Iilande, et passa de là chez les Frisons, dont il fut l'apôtre. 11 devint premier évéq.ue d'Utrecht, et opéra de grandes conversions chez les Bataves et les Belges. Après de longs travaux, il se retira dans l'abbaye d'Epterna<-h, dans le duché de Luxembourg, qu'il avait fon.iée des biens que sainte Irmine, lille de Dagobert, lui avait otÎTts, et où son corjis est conservé avec beaucoup de respect. Alcuin, pr(^ceptenr de Charlemagne , composa sa Vie en prose et en vers, et rapporte plusieurs miracles dont il plut à Dieu d'illustrer son tombeau. Saint WiUibrod mourut vers 738.
WILSON (Th():«as), né le 20 décembre 1663 à Burton, dans le comté de Chcster, en Angleterre, sut gagner l'estime de Guillaume, comte de Derby, qui le lit chapelain de sa maison, lui conlia l'éducation de sou tils, et le récompensa ensuite de ses services par l'évèché de l'île de Mau (ile que ce comte possédait alors, et qui fut vendue depuis au roi d'Angleterre). Wdso;i prit possession do son évôché en 1097. Il prodigua aux habitants de cette ile tous les secours temporels que sa fortune comportait, et composa plusieurs ouvrages pour leur instruction dans leur langue, ce ([ui leur manquait absolument. Il inoui'ut généralement regretté le 7 mars 1755. Il exigea (ju'on ne mit (ju'une inscription fort modiiste sur sa tombe, et on y a ajoiné depuis : Que cette île dise le reste. Cruttwell a donné les OEuvres complètes de ce prélat, à Londres, 1780, 2 vol. iu-'i.°. Ce sont des instructions chrétiennes, des ùnvraffes de piété, des sermons, et un Abrégé de l'histoire de l'île de Man; l'éditeur a mis en tète un abrégé de la Vie de Wilson.
WILT. Ynti. Saovage.
WiLTHElM (Aleyandue), né dans le Luxeinbiiuig, en 160i, se lit jésuite, professa In rhétorique avec distinction pendant six ans, et fut recteur du collège do Luxembourg, où il vivait encore en lC7'i. t)n a de
lui : T'(7a venerahilis Volan✠priorissœ ad Mariip-Vallem, etc., Anvers, 107i , in-8"; d'après un manu'ici'it de Herman de Luxembourg, dominicain du xiii' siècle; Catalogue des abbés du monastère de Munster à Luxembourg, Trêves, IfiCV, in-fol.; Diptijchon Leodiense ex consulari factum episcopale, et in illud commcntarius, ubi etiam de liituricensi et Compediensi aliisquc antiqaitatis monumcntis, Liège, 1659, in-fol., fig. ; Appendix ad Diiitgchon Leodiense, 1060, in-fol. ; Gubernatores Luxemburgenses, 1053, \n-îo\. ; Acla S. Dagoberti cuin notis , Molsheim, 1023, in-i"; avec des additions par Julien Floncel, Trêves, 1653. Ces actes, qui sont du xW siècle, sont fabuleux et peu dignes de l'attention ties savants. De phiala reliquiarnm S. Agathœ, virg. et mart. dissertatio, Trêves, 1656, in-4.°, avec fig. Il y est parlé des Lenticulœ, Ampullœ et Lagunculœ des Romains.
Plusieurs manuscrits , entre antres Luciliburgensia romana, avec fig. C'est une description du Luxembourg au temps des Romains : il s'étend beaucoup sur les anciens monuments, médailles, etc., du Luxembourg, et surtout de Trêves. Le P. Berlholet en a beaucoup profité poui- son Histoire du Luxembourg. Eu général, le style de cet auteur est dur. On voit à la tête de l'Histoire du Luxembourg, par le P. Bertholet, une carte géographique de celte province et des environs, au temps des Romains, parWhiltheim; cette carte est très-estimée.
WILTZ (Pierre), né à Arlon le 31 décembre 1071, se fit jésuite en 1690, et exerça pendant trente ans les fonctions pénibles de missionnaire dans le duché de Luxembourg. On vit en lui revivre le zè'e qui anima les Xavier et les Régis. Sa mémoire est encore en vénération dans les provinces qu'il a arrosées de ses sueurs. Il mourut usé de travaux le 8 avril 1749, après avoir publié : Catéchisme à l'usage des soldats, eu allemand; Instruction pour recevoir avec fruit les sacrements de pénitence et d'eucharistie, en allemand. Trêves, 1708; en français, Luxembourg, 1752, in-i2; Aurifodina spiritualis, 1710, in-12; lie de saint François Régis, eu allemand; Petit Catéchisme : Histoire delà chapelle de Notre-Dame de Luxembourg, et plusieurs livres ascétiques, solides, instructifs et pleins d'onction.
WIMPHELlNGh: ou plutôt WniPHEMNG (Jacques), né à Sclielestadl eul'i-5;), pi'ècha à Sj)ire, en 1494, avec réputation. Il se retira ensuite à Hindelberg, où il s'appliqua à étudier les livres saints et à instruire do jeunes clercs. Lesaugustins, fâchés de ce qu'il avait dit ((ue saint Au>;u^tin n'avait jamais été moine ou iVère mendiant, lecilèi'ent àllome. Il .se défendit par une apologie, et le pape Juh'S II assoupit ce (litféi'cnd : il parait même que depuis on lui donna gain de cause ; car il existe un décret de la congrégation des rites, du 19 décembre 1637, (jui ordonne la suppression et l'enlèvement des tableaux et images où h; saint docteur serait reprèsenlé avec l'habit des augustins. iVoy. Sixte IV.) ■\Vimi)helinge fut foit afiligèdes troubles que