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r.régiiiro Xlli approuva sa congrégation l'année d'après. Le père de celte nouvelle Mii'ire d(5la' na quel jnes-uns de se^^ enfants, qui rèpindirenl let ordre dan-^ toute l'Italie. On ne l'ait point de v<eu dans cette coiirATclg'tion, on n'y est uni que pai- le lien de la charilé; le ^''^néral n'y i^ouvcine ipie 3 ans. Le saint l'ondaleur mourut .^ Rome en 15!)5, il 80 ans. Il s'était ijémis du ^éni'ralat trois ans au-viravant, en faveur de Baronius , oui fra^ailiait par son consi'i' aux Annales ecclésiistiques. Les Constitutions cpiil avait laissées il sa congrég-ition ne furent imprimées qu'en KilJ. ï>a ( on.^régation s'est partout sont nue et se soutient encore avec édilication, si on excepte la France, où dans les commencements môme elle parut méliT quelques iiécs étrangères à l'esprit du saint Jondaleur Vdi/. Bi;rli.i.e ; mais c'est pendant la lévolution de 17S9, qu'on a vu combien elle s'en était éloignée. « Les Pères de « l'Oratoire ilil, en 1792, l'auteurdes Bornes « entre les deux puissances) montrent depuis « quelque temps . et notamment dans les « cirO(»nstances actuelles, un grand zèle pour « l'irréligion. Se passant de saints canonisé-;, « ils ont |)ioduit Qucsnel, mais ils ont aussi « i)roduil un Malebrancli.', un 'fhoma-sin, € un Massi'lon, une foule d'autres i^ersonna- < ges recouuiiandables par leur science et « feiu-s talents, de sorte qu'il est extréme- « ment triste qu'une congrégation, dont lo « [ilan nouveau et bien lonru promellaittant « d'avanlages à l'Kglige de France, soit si « ])rofondément gàlée. » On a de saint Phi- ]i()pe des Lettres, Padoue, 1"5I, in-8° ; des Aiis spirituels ricordij et ([uelques poésies insi'Tées dans les Rime Oiieste, t. L 11 fut canonisé en 1()22 par Grégoire XV. Peu d'hommes ont eu une piété plus ardente et plus tenûre. Son oraison était une esiiècf de ravissement. L'espace de dix ans, il demeura |)resque continuellement dans les catacombes de Callixte, pour y prier , dans le sib-nce et lob-curité, deux choses qui rendent si \ive la pensée de Dieu et si présence si sensible. Antoine Gallonio, l'un de si's disciples, a donné sa Vie en laliii, Rome et Mayence, 1G02, in-8°. Pierre-Jacques Bacci en a donné une autre en italien et en latin, qui a été traduite en français. Rome, ICio, in-V.
NÉRINCKX ((Ihari.es), missionnaire au Kentuckey, ni' l'an 1701, à Erlfelingendans le Brabant, «tait l'aîné de plusieurs enfants, Ikirmi lesqin'ls un autre embrassa aus-i le sacer.loce, et plusieurs fdies se lirenl religieuses. Il fut d'abord curé d" .Meerbeck- Everbeck, près l.ouvain, et il s'était fait aijuer et vénérer de son troupeau, lorsijue la pi'volution française, m s étendant ians les Pays-Bas, l'obligea tie s'en sé(iarer. 11 se réfugia dans l'hôpital deTermonde, oiî l'une de ses sueurs était religieuse, et s'y rendit trèsutile par son zèle et par son dévouement. En Ib04, l'abbé Nérinckx passa aux Etats- Unis, ei il alla joindre l'abbé Badin au Kenluckey, où il eut bienlOl acquis la confiance des catholiques, qui lui durent la conslruc- Uou lie dix églises el la formation de cinq ou
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six oratoires. C'est lui qui institua la congré.;ation des filles vei tu uses qi;'i! appela les Amantes de Marie au pied de la croix. Elles d'innent aux en'ants pauvres et aux orphelines une éducation chrétienne et appropriée à leur état, et les [irép.irent à la première communion. En 1815, l'abbé Nérii.ckx revint en Europe pour les besoins de la mission, îi laquelle il rapiior'a des dons abondants. \ son rotiiuren Améiiq e. l'abbé Nérinckx reprit ses travaux avec la môme ardeur. En 182'i , l'infatigable missioi naire était allé' visiter, à 1-30 lieues de sa résidence, une colonie de ses religieuses qu'il avait envoyées dans l'Etat du Missouri : il alla voir en même temps quehpies jésuites flamands, qui étaient à trente lieues des sœurs, et il s'aboucha avec un chef-indien, qui promit d'envoyer d uze jeunes filles [lour être instruites chez les religieuses. Ayant rencontré sept à huit familles catholiques qui n'avaient pas vu de prêtre d-; uisdeux ans, il s'arrêta pour les instruire, les confesser et leur dire la messe, ce qui ne finit qu'à trois heures et demie de l'après-midi. La fatigue el la chaleur lui causèrent un accès de fièvre ; il voulut ceiiendanl partir le lendemain pour se rendre h Sainte-Geneviève près le Missi.^sipi, à ciiii} lieues d'^ l'endroit où il était. 11 y arriva exténué et mourut au bout de huit jours, le 12 août. .Mgi- Flaget prononça sou oraison funèbre; VAiiii de la religion, dans son tome XLIII, p. 310, lui a consacré une Notice, d'où nous avons extrait cet article.
NERIM Félix-Marie) , savant religieux de l'ordre de Sa!nt-Ji rôme , né à Milan en 1705, fut d'abord procureur général , pus abbé de son ordre. Il devint consulteur liu sainl-ofiice sous le jion ilicat de Benoit WV, et se letra, sur la fin de ses jouis , au monastère d" Saint-.\!exis à Rome, où il mourut eu 1787. Il a publié : De templo et cn-nobio sanctorum Bonifacii et Aleiii historien monitmenta, Rome, 1752, in-i°; De suscepto itinere subalpino epistolœ très, .Milan. 1753, in-i°, avrc des notes savantes; liieronynvanœ familiœ vêlera monumenta. Plaisance, 175i, in-i°, qu'il entreprit pour |irouver, par des monuments antiques , l'aiiti(|uité de l'ordre de Saint-Jérôme ; Tlieologia hicronymiana.
NIRVET (.Michel), médecin, né à Evreux, mort en 1729, à Gfi ans. exerça sa profession dan< sa patrie avec di^tinction. L'élude des langues ^recque et ll.'braique i emplit les moments vides que lui laissait le soin des malades. Elle lui facilita les moyens de travailler avec succès à l'inti rprétation de l'Ecriture sainle. 11 a laissé un grand nombre de Notes, en maniiscril. sur- les livres sacrés. On a de lui juatre Explications su; autant de passages du Nouveau Testament , dans les Mémoires du P. Desmolets, tome III, partie I", page 162.
NESMOND i'Henri de], d'une famille illustre de l'.Xngoumois, se dist ngua de bonne heure par son éloquence. Il fut élevé à l'évèché de Montauban, ensuite à l'archevêché d'Aibi, et enfin à celui de Toulouse. L'.\ca