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tialm. Il avait un grand respect pour la Divinité; les seules causes finales lui paraissaient un argument sulfisant pour anéantir l'athéisme. Il était loin de croire que son attraction et ses calculs pussent expliquer l'élat du ciel sans recourir en dernier lieu à la volonté directe et à l'action immédiate de Dieu. « Les dix planètes principalement, dit-il, décrivent autour du soleil des cercles, dont il est le centre, et sur un plan h peu près semblable. Tous ces mouvements réguliers ne viennent d'aucune cause mécanique, iiuisque les comètes suivent un jdan différent. Ce système magnifique du soleil , des planètes et des comètes n'a pu ê!re enfanté que par la volonté et le pouvoir d'une intelligence toute - puissante. » P/nï. nat. princ. math., p. i82, Cambridge, 1713. Il était en cela [larfaitement d'accord avec Leibnitz, qui dit dans sa Thc'odicc'e, iv 3V5 : « Les physiciens ont beau expliquer, et les géomètres faire des calculs, il faut reconnaître quantité de choses qui ne sont rien moins qu'un résultat de physique ou de géométrie. » Quoique Newton parût attaché à l'église anglicane, il avait embrassé la doctrine de Socin. On croit que l'habitude de calculer l'avait entraîné dans cett'e erreur plus que tout autre motif: trois qui n'en font qu'un lui paraissait un argument arithmétique parfaitement insoluble. Ce|>endant, par une inconséquence moins conciliable avec la logique qu'avec l'algèbre, il était fermement persuadé de la révélation. Une preuve de cette persuasion, c'est qu'il a commenté VApocahjpse. Il y trouve clairement que le pa|ie est l'antechrist, et les autres chimères que les protestants y ont découvertes contre l'Eglise romaine. Apparemment il a voulu par ses rêveries, dit un liomme d'esprit, consoler la race humaine de la supériorité qu'il avait sur elle, ou prouver qu'il ne l'avait ]3as au point que l'on croyait. On a de lui, outre ses Principes et son' Optique : un Abrci/é de chronolor/ie , tiaduit en français par Granet, 172H, in-i°, où il y a des sentiments et un système très-différent des autres chronologistes. Fréret attaqua ce système, et Newton lui répondit avec vivacité, en 1726. Le P. Souciet, jésuite, s'éleva aussi contre la Chronolof/ie de Newton dans plusieurs Dissertations. On a reproché en Angleterre aux deux savants français de n'avoir pas trop bien entendu la partie astronomique de ce système ; mais on convient aujourd'hui que leurs critiques sont justes : l'enthousiasme national, qui se communiqua, même aux savants étrangers, ne permit l)oint alors d'a|)précier les choses avec justesse. Une Arithmétique universelle, en latin , Amsterdam , 1761, 2 vol. in-4°, avec des Commentaires de Castillon ; Analysis prr quantitatum séries, fljixioncs et difjercnlias, 1716. in-V", traduite en français par M. de Builoii, Paris, 17'i.0, in-V ; plusieurs Lettres dans le Commercium epistolicum. Newton a certainement rendu de grands services à la pli sKiue en l'unissant" à la géométrie ; mais il faut convenir qu'il a poussé
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cette alliance si loin, qu'elle a paru dégénérer en abus, et que la science de la nature n'est presque devenue qu'une combinaison ariile de mesures et de nombres. Dans cet état décharné et squeletteux, la physique n'a pi-ésenté ii la jeunesse qu'un aspect rebutant. L'influence d'une étude purement algébrique sur les belles - lettres n'a point été favorable à leur progrès; en réprimant l'essor de l'imagination , elle a diminué les ressources du génie; des efforts pénibles et calculés ont remplacé cet enthousiasme qui produit les beautés naturelles et touchantes. Quant au fond môme des systèmes auxquels le philosophe anglais a fait servir une si profonde géométrie, il y a eu un temps où il n'était pas permis de les révoquer en doute. Les académies et les collèges eu avaient fait une espèce de dogme, qu'on ne pouvait contredire sans note d'hérésie. Le temps a apporté quelque adoucissement à cette rigueur. En 1772, on vit paraître des Otiservalions (réimprimées à Paris en 1778, et à Liège en 1788), où l'on osait examiner les titres du règne exclusif qu'exerçait la nouvelle physique; on y démontrait' que le faux pouvait être calculé comme le vrai ; et dès lors la grande base de l'édifice newtimien se trouva ébranlée. On réfléciiit surtout sur l'inconséquence que présente la théorie de reilijise, suivant laquelle les planètes s'éloign nt de rechnf du soleil, au moment môme qun l'altraction li>s a rédu tes au point de devoir s'engloutir dans cet astre. Le chevalier de Forliin ( Eléments des forces centrales) a fait depuis sur cet articlii des observations victorieuses, auxquels l'académie des sciences n'a trouvé à opposer rien do raisonnable, puisqu'elle a cru ne pouvoir y répondre que par voie d'autorité, par une espèce d'rtii^o* epha, ce grand argument des péripatéticiens, que le philosojihe anglais à eu pendant quelque temi)s la gloire de voir ressusciter en sa faveur. Les disciples de Newton ont changé, modilié, expliqué ses systèmes de cent façons diverses. Selon qu'ils ont cru apercevoir plus de focililé à satisfaire aux dihicultés, ils ont abandonné plusieurs de ses assertions, pour mieux défendre les autres; do manière que le maître aurait aujourd'hui bien de la peine à reconnaître son ouvrage. Cependant, si nous en croyons un savant moderne, qui a imaginé lui-môme des systèmes brillants et spécieux (le baron de Marivetz), toutes ces précautions n'empêcheront pas que la théorie de l'attraction ne soit un jour et peut-être bientôt reléguée avec celle des anti[)éristases et autres qualités occultes: toute l'autorité des savants qui la défendent encore, et qui s'etforcent de la maintenir dans la prérogative d'une vérité reconnue et démontrée, ne la sauvera pas du danger qui la menace. « Nous n'écrirons point ici, dit-il « dans sa Lettre à M. Badly, la liste très- « nombreuse de savants qui n'ont pas jilié « le genou devant l'idole appelée attraction, « qui n'ont pas reposé leurs pensées sur ce « nuage léger. Les autorités doivent céder à « la raison. Cela est fâcheux, ueut-ètre. i;our
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« ceux qui se soni emparés de l'autorité : « pour se consoler. Monsieur, qu'ils regar- « dent derrière eux , qu'ils considèrent le « sort de leurs prédécesseurs ; ils subissent « la loi générale et invariable. Dans l'empire « des sciences, le sceptre du despotisme, « toujours usurpé, a toujours passé de main « en main à titre également illégitime. Ce « sort est réservé aux ligues usurpatrices, « comme aux particuliers usurpateurs. C'est « sur des exemples si midtipliés que s'éta- « l)lit l'espérance de ceux qui entrent dans « la carrière avec de nouvelles idées. Telle « est la source des consolations qui soutien- « nent leur courage au milieu des contra- « riélés qui les attendent. L'empire des « idées dominantes dans un temps se dé- « truit, d'autres s'en forment un nouveau, « péniblement, lentement à la vérité. L'opi- « nion reçue combat longtemps; mais on « voit ses efforts s'affaiblir progressivement : « on présage, on calcule l'époque de sa dé- « faite , on prévoit l'instant où sa puissance « s'évanouira. Sa chute, amenée par les dé-' « \felopjiements successifs de l'intelligence « est souvent bien moins l'effet d'une impul- « s on [luissante que celui d'une lente dé- « graiiation. A défaut de la foudre du génie, « qui pouvait la terrasser en un instant, la « lime sourde des méditations, les secous- « ses réitéiées que lui donnent des obser- « vaduns suivies et multipliées, l'ébraident: « elle toud)e enfin, sans que personne puisse « s'honnrer de sa chute. Alors ce vaste édi- « lice couvre de ses débris le terrain qu'il « avait couiprimé. Ceux dont ce terrain de- « vient le domaine sont occupés longtemps « encore du soin d'enlever ces décombres, « qui retardent la construction d'un nouvel « édifice , taudis que d'autres architectes « méiliteutdéjà d'en étaldir un nouveau sur « ses ruines. » Il n'y a point d'édition réellement complète des OEuircs de Newton, bien que Horsley ait prétendu en donner une en 5 vol. m-k°, Londres, 1779-85. Pour la rendre complète, il faudrait y joindre les k\o\am(is d'Opuscules, publiés par Castillon, Berlin, 177'i., ainsi que les Lettres scientifiques de Newton, rapporlées dans la Biographia britnnnica et dans le Commercium epistolicum. On peut consulter sur Newton l'ouvrage fort rare, intitulé: Collection for the historij of the town and sol;e (iranlham, containing authentic memoirs of sir Isaac Newton, now first publislied from the original Mss. in the possession of the cari of Portsmouth, Londres, 180G. On a imprimé à Glascow, en 1822, 4 vol. in-8° : Les principes mathématiques de la philosophie naturelle de Newton, avec les commentaires des RR. PP. Leseur et François Jacquier, religieux minimes, professeurs de mathématiques.
NEWTON (Thomas), évoque anglican, né l'an 1704, à Lichtfield, dans le comté de Stafford, fit ses premières études dans sa ville natale et à l'école de Westminster, puis alla à Cambridge au collège de la Trinité, où il fut reçu agrégé. 11 exerça le ministère dans différentes églises de Londres jusqu'en 1745,
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Ôpoqiie où il prit le dexré <le docteur, et épmisa en 17V7, la (iHe du docteur I icheek. Dcvpnu cliapclaindii roi ficnrges II en 1750, il l'iil hieiitiM après pourvu d'une pr(5l)i'nde à M'cstmin«ter, et de la sous-clianleried'Vork. Noinin6,enl7r)l,M'évêché de Bristol, auquel il ri^'unit.deux ans après, lo doyenné de Sanil- Paui, il mourut îi WV^e de 79 ans, dans son doyenné, le 14 février 1782. On a de ce prélat : une édition du Paradis perdu, de Milton, avec des notes variorum, dont quciqufS-unos sont de lui, ilkd; Dissertations sur tes prophéties, 2 vol. in-12. 11 y renouvelle les diatribes de quelques protestants contre l'Eglise romaine; Mémoires écrits i)ar lui-même; Olùivres mêlées. La primatie d'Irianile lui avait été olferte , mais il la refusa. C'était uji prélat exact et cliaritajjle. Quant ^ sa théologie, elle n'est orliiodoxe ni suivant la foi catholique, ni suivant la réformation anglicane. Il combat l'éternité des Tieines, et croit au rétablissement linal de l'harmonie et du bonheur général. Ses OEurreu complètes ont été imprimées en trois volumes avec sa Vie écrite par lui-même. — Newton (Richard), ecclésiastique anglican, docteur de l'unversité d'Oxford, né vers 167G,fut nommé, en 1752, chanoine de l'église de Christ et principal du collège de Hertford, auquel il consacra tous ses soins et une partit; de ses revenus. Il moirut le 21 avril 1753, à Lavendou-Grange dans le comté de Buckingham. On a de lui un volume de Sermons, |)ublié en 178'p; La pluralité des bénéfices illégitimes, XIV*, en anglais, oij il réfute un écrit de Henri Wharton pour la défense de la pluralité des bénéfices ; Les caractères de Théopliraste, tr. duit en anglais avec des notes. Cette traduction fut im;)rimée peu do temps après la mort de Richard Newton r conformément à ses intentions, le produit de la vente en fut alTecté aux travaux du collège de Hertford.
NEYRAC, évêque de Tarbcs. Voy. N.ei-
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NICAîSK (saint), en latin Nicasius, évoque de Reims au v° siècle, martyrisé par les Vandales. — Il ne faut pas le confondre avec sauit Nicaise , martyr du N'exin , que l'on compte pour le premier archevêque de Rouen, au milieu du m' siècle.
NIC.VNOR, général des armées du roi de Syrie, et grand ennemi des Juifs, vint d'abord eu Judée par oidre de Lysias, régent du royaume pendant l'absence d'Antiochus,pour comb'ittre les Juifs. Il invita, avant le combat, les marchands à venir acheter les esclaves qu'il allait faire; mais Judas Machabée l'ayant vaincu dans un premier combat, qiioiiiu'il n'eilt que 7000 hommes, Nicanor s enfuit déguisé, et se retira à Babylone, lit rapport à Antiochus de sa défaite ci confessa la puissance du Dieu que les Juifs ad(uaieiit. A i'imitati;.)n de tous Tes dévastateurs sacrilèges , qui ad Mont la main de Dieu au moment qu'elle les frappe, et ne changent rien pour cela dans la disposition de leurs cueurs, Niiawor reciMnmeiu;a la guerre, et fut encore défail. Ce fut ab.rs que, plein d'admiration
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et de respect pour Judas Machabée , il demanda une entrevue, et fit une trêve avec lui. Alcime , juif apostat, l'accusa faussement auprès du roi de s'entendie avec Juilas Machabé':! jiour le trahir. Le roi , ajoutant foi à ce rapport, écrivit à Nicanor, qu'il trouvait fort mauvais qu'il eût fait une trêve avec Machabée , et lui ordonna de le faire prendre vif, et de l'envoyer lùods et mains liés à Antioche. Nicanor fut surpris et affligé de cet ordre; mais il n'emplo. a pas moins l'artilice et la pertidie pour l'exécuter. Profitant de la sécurité que la trêve ins lirait au général des Juifs, il chercha l'occasion de se saisir de lui. Mais celui-ci se défiant de ses mauvais desseins, se retira avec quelques troupes , avec lesquelles il battit Nicanor, qui l'avait poursuivi. Ce général , désespéré de voir échapper sa proie, vint au temple, et, levant la main contre Je saint lieu, il jura avec serment qu'il détruirait le temple jusqu'aux fondements, et qu'il en élèverait un en l'honneur de Bacchus, si on ne lui remettait Judas entre les mains. Ayant ensuite appris qu'il était sur les terres de Samarie, il résolut de laUaquer avec toutes ses forces le jour du sabbat. Il marcha comme à une victoire assurée , au son des trompettes , cont e Judas, (pji, ne mettant sa confiance qu'en Dieu, lui livra bâta, lie, le défit, et lui tua 35,000 hommes. Nicanor lui-même perdit la vie dans cette bataille, et son corps ayant été reconnu, Judas lui fit couper la tête et la main droite, qu'il lit porter à Jémsalem. Lorsqu'il y fut arrivé, il rassembla dans le parvis du temple les prêtres et lo peuple, et leur montra. la tête de Nicanor, et cette main détestable qu'il avait levée insolemment contre la maison de Dieu toutpuiss int. Puis, ayant fait couper en petits morceaux la langue de cet impie, il la donna à manger aux oiseaux. Sa main fut atladiée vis-à-vis le temple, et sa tête exposée aux yeux de tout le monde, comme u.i signe visible du secours de Dieu, l'an 162 avant Jésus- Christ. « Exemple terriblede la divine justice, « dit un historien, et d'autant plus propre « à réprimer le sacrilège et le blasphème, « que, répété dans tous les siècles et par « toutes sortes d'impies, il ne peut être le- « gardé que comme une de ces punitions « rares qui frappent le crime dans des cir- « constances extraordinaires. » Voy. Spel-
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NICANOR, natif de ('île de Chypre, fut un des sept diacres choisis par les apùtres. On dit ipi'd [irècha dans son pays, et qu'il y lut martyr-isé.
NiCÉPHOBE (saint) , martyr d'Anlioche, sous rem[)ereur Valéi-ien , vers l'an 2G0 , était simple laïque. Une amitié aussi tendre qutï chrétienne l'avait lié avec le prêtre Saprice. Ils eurent le malheur de se brouiller, et la |iersi'cution s'étant allumée dans le temps de leur désunion, Sa|)rice fut condamné à avoir la tèle tranchée. Son ennemi lit tout ce qu'il put pour se réconcilier avec lui; mais Sapriice ne voulut point lui pardonner, et renonça a la religion chrétienne.
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qui ordonne un pardon sincère de toutes les injures. Nicdphore, plus sensible à cette honteusii apostasie qu'au ressentiment de Niprice, déclara qu'il était chrétien, et qu'il M!' saciifierait jamais aux idoles. Condamné ;i avoir la tète tranchée à la place de Sa|irice, il reçut la couronne du martyre , dont son ennemi irréconciliable s'était rendu indigne.
NICÉPHORE (saint), patriarche de Constantinople, naquit vers l'an 750, et .succéda à Taraise en 80G. Il défendit avec zèle le culte des saintes images, contre l'empereur Léon l'Arménien, qui l'exila en 815. 11 se retira dans le monastère de Saint-Théodore qu'il avait fondé, et il y mourut saintement, en 828, à 70 ans. On a de lui : Chronologia tripartiln, traduite en latin par Anastase le Bil)Ii()thécaire. C'est une chronologie depuis la ciéation du monde jusqu'au temps où vivait le suint. On y a fait quelques additions dans les siècles postérieurs. Le P. C.oar , dominicain, la publia à Paris, en 12.30, en mettant à la suite des notes de Georges le Syncelle. On la trouve dsns la Bibliotltèque des Pères, et dans ] Histoire bijznntinr, Venise, 1729; Historicuin breviarium , publié .par le P. Petau en IGIG, in-8'% et traduit par le président Cousin. Cet abrégé historique, écrit d'une manière trop sèche et trop succincte, mais exacte, s'i'tend depuis la mort de l'empereur Maurice jusqu'à Léon IV; il a été réimprimé au Louvre, en 16i8, in-l'ol., et fait partie de la Byzantine ; la Slichomé- (rî'e, c'est-à-dire rénumération des livres sacrés ; elle est ordinairement jointe à la Chronologie. On ne peut contester cet ouvrage à Nicéphore. [Yoij. dom Cellier, tome XVIII, paije 'i.75i. Les Antirrhe'tiques, ou éci'its contre les iconoclastes, dont quelques-uns se trouvent dans la Bibliothèque des Pères. La ]iréscnce réelle y est établie de la manière la jilus claire et la plus précise. {Voi/. Léon Allatius, De consens. l'ccl. occid. et orient., lib.in,c. 13, p. 1225.1 Dix-sept canons, ins{>lés dans la Collection des conciles, etc. Dom Anselme Banduri avait l'orujé le iirnjet de donner une édiiioii de tous les ouvrages de saint Nicéphore ; la mort l'en a empêché. Le Prospectus qu'il en avait publié en 1705, a été insé.é tout entier dans la Bibli ithèijue grecque de Fabricius, tome VI, page 6i0. Ces ouvrages sont des monuments de la saine critique et de l'érudition de Nicéi'hore, qui était aussi bien grand écrivain que judicieux. — 11 ne faut pas le confondre avec Nicéphore Callixte dont nous avons une Histoire ecclésiastique , en grec qui va jiisqu'en 610, Paris, 1630, 2 vol. in-fol. Celui-ci vivait au xiv siècle. Il rapporte beaucoup de faits qui ressemblent extrêmement à des îàbles.
NICÉPHORE CARTOPHILAX, c'est-à-dire gurde des archives, auteur grec, florissait au commencement du ix" siècle. Il nous reste de lui quelijues ouvrages dans la Bibliothèque des Pères, et dans le Recueil du droit grec-romain.
NICÉPHORE BLEMMIDAS, savant abbé grec du Mout-Athos, refusa le patriarcat de
Constantinople en 1255, et fut favorable aux Latine. On a de lui deux Traités de laprocession du Spint-Esprit, imprimés avec d'autres théologiens grecs, à Rome, en 1652 et 1659, 2 vol. in-i".
NICÉPHORE GRECORAS, bibliothécaire de l'église de Constantinople au xiv siècle , eut beaucoup de part aux affaires de son temps. On a de lui une Histoire des- empereurs grecs, farcie d'inexactitudes et écrite d'un style barbare, depuis 120'i- jusqu'en 1359. La meilleure édition de cet ouvrage est celle du Louvre, en grec et en latin, 2 vol. in-fol. 1702.
NICÉRON (Jea\-François), religieux minime, né à Paris en 1613, et mort à Aix en 16i6, à 33 ans, s'appliqua à l'optique et fut ami du célèbre Descartes. Ce jeune auteur donnait les plus grandes espérances , lorsqu'il fut moissonné à la fleur de son Age. Au milieu des occupations et des. voyages qui devaient le distraire, il sut ménager les moindres moments pour les consacrer à l'étude. On a de lui : \ Interprétation des chiffres, ou Rèqle pour bien entendre et expliquer solidement toutes sortes de chiffres simples, tirée de l'ilaliend'Antonio-Maria Cospi, 10il,in-8''; La Perspective ctirieuse, ou Magie artificielle des effets merveilleux de l'optique , avec la Catnptrique du P. Merseniie, Paris, 1652, in-fol, ; Thaumaturgus opticus, 16'i6, in-fol. ; l'ouvrage précédent n'est qu un essai, qui est beaucoup dévolo;ipé dans c, lui-ci.
NICÉRON (Jean-Pieruei, i arent du précédent, né à Paris en 1685. entra dans la congrégation des cle;cs réguliers de Saint-Paul, connus sous le nom de Barnabites. Après avoir professé les liumanités, la philosophie et la théologie dans son ordre, il se consacra à la chaire, à la direction et au cabinet. Les langues vivantes et les langues mortes lui devinrent familières. Il s'adonna suitout avec succès à la bibliographie et à l'histoire Htléraire. Il mourut à Pars le 7 juillet 1738, à 53 ans. Les gens de lettres le regreltèrent autant pour ses connaissances que pour son caractère doux et obligeant. Ses ouvrages sont : Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la république des Ict-^ 1res, avec un Catalogue raisonné de leurs ou' vrages, Pavii, in-I2. Le I" volume de cette compilation parut en 1727; les autres ont été donnés successivement jusqu'au 39' qui parut en 1738; le 40' parut en 1739. On a donné depuis trois autres volumes, dans lesquels il y a jilusieurs articles qui ne sont pas du P. Nicéron. Quoique son style soit négligé , et qu'il ne démôle pas avec beaticoup de finesse les caractères de ses différents personnages, ses recherches sont en général utiles et souvent curieuses. L'auteur ne promet dans son titre que les vies des Hommes illustres ; mais il y a fait entrer une foule d'auteurs, dont plusieurs ne sont que médiocres ou méprisables. On lui reproche d'avoir quelquefois critiqué outre mesure des écrivains catholicjues, d'avoir trop exalto quelques ennemis de l'Eglise romaine, comme on peut le voir entre autres à l'arti-
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cle Jean Sleidan ; et d'avoir loue sans r5- serve des écrivains ennorais de touto religion, tels que Baylc, etc. On peut croire que cela vient en partie de la docilité avec laquelle il a copié les journalistes et bibliographes, sans connaître par lui-niOiue les ouvrages et les auteurs dont il parlait. Son recueil forme hk vol., parce que le 10' a deux i)artics ipii se relient séparément. Le grand Fébrifuge, où l'on fuit voir que l'eau commune est le meilleur remède pour les fièvres, et vraisemblablement pour la peste; traduit de l'anglais de Jean Hanekock, in-12. Ce livre eut beaucoup de cours. La meilleure édition est celle do Paris, 17:J0, sous le titre de Traité de l'eau commune, en 2 vol. in-12; la Conversion de l'Angleterre au christianisme, comparée arec lu prétendue réformalion, traduit de l'anglais, in-8' ; Traduction des réponses de Woodward au docteur Caïuéiariiis, sur la (léograpliie iihysiquc, ou Histoire naturelle de la terre, in-'i-° ; Yogugcs de Jean Orington, 1725. On trouve son Eloge par l'abbe Goujet , dans le tome XI de ses Mémoires pour riiisloire des hommes illustres.
MCl-yr. Voy. NicÉTRs.
MCIiT.VS (saint), deCésarée, on Bithynie, souU'rit beaucoup sous l'empire de Léon l'Arménien, qui [)ersécuta en lui ses vertus et son zèle pour la foi et jiour le culte des saintis images. Il fut abbé des Acemètes, dans le monastère de Médicion sur le Mont- Olympe, du côté de la ville de Pruse en Rilhynie, et mourut en 82'*. — M. l'abbé Migne a recueilli ses OEurres dans le môme volume (pii renferme celle de saint Pierre Chrysologueetdc saint Valérien. Fo)/. Pierre Chrvsologue.
NICÉTAS SERRON, diacre de l'église ae Constantinoplc dans le xi° siècle, puis évêque d'Héraclée, est connu par plusieurs ouvrages. Ou lui attribue : une Chaîne des Pères grecs sur le livre de Job, Londres, 1C37, in-fol., en grec et en latin ; une autre sur les Psaumes; une troisième sur le Cantique des cantiqiies ; des Commentaires sur une partie des OA'iairr,'; de saint Grégoire de Nazianze. Il recueillit dans ces (lilVérent(?s compilations les passages des plus savants écrivains do l'Eglise gi'OC([uo.
MCETAS ACOMINATUS ou CHOMATE , historien grec, ainsi surnommé iiarce qu'il était d(! Clione. ville de Phrygic, exerça des emplois considéi-abhis à la ('(mr d'Andronic, d'Isaac l'Ange et de Mursuphle, empereurs do Constantinoi)le. Il servit dans la guerre contre les Latins et fut chargé de défendre Philippopolis ; mais il no put o])posor ([u'uno faible résistance à l'armée victorieuse de Frédéric Harborousse. A la [>rise de Conslantiuojilc i)ar les Français, en 120''i', il tint la vie à un marchand vénitien q\ii montait la garde h sa porte. Son palais fut incendié, et il n'eut cpu! le temps d'emporter un sac de bardes et de fuir avec sa femme, qui mourut en chemin. Il.s(! retira îi Nicée, où il mourut vers 120() après s'être marié, en secondes noceS; à la lillu d'un sénateur, qu'il avait eu
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"le bonheur àe soustraire à la brutalité des soldats latins. On a de lui : une Histoire en 21 livres, depuis 1118 jusqu'à 1205. C'est une continuation de celle de Zonare ; celle do Nicétas a été continuée par Acropolitc et Ni céphore (irégoras. Cet ouvrage traduit ou latin par Jérôme Wolff, et en français par Je président Cousin, est plus agréable dans ses copies que dans l'original. Le style do Nicétas est em|)hatiquo, obscur, embarrassé ; mais il y a assez d'exactitude dans les faits. On le trouve dans le corps do VHistoire byzantine, publiée an Louvre, où on l'imprima en 1657, ie foi. Trésor ou Traité de la foi orthodoxe, en 27 lives. Pierre Morel a rais au jour les cinq premiers, Paris, 1580.
NICETIUS ( saint ), évèquo de Trêves au vr siècle, s'acquit l'estime de Thierry, roi d'Auslrasie, par sa piété et par la sainte liberté avec laquelle il avait osé lui reprocher ses crimes. Il illustra son siège par la pratique dos plus excellentes vertus, et surtout par un zèle vraiment pastoral, qu'il Ht éclater dans plusieurs conciles tenus dans les Gaules pour le maintien do la discipline. La sévérité dont il usa envers Théodebert, successeur de Thierry, opéra la conversion de ce roi, qui s'était abandonné h tous les excès do débauche et do cruauté. Il ne fut pas si heureux à l'égard de Clotaire qui succéda à Théodebert, et qui enchérit encore sur ses excès. Nicétius fut envoyé en exil, dont il ne revint qu'ajirès la moi t de ce prince incestueux. Il gouverna l'église de Trêves jusqu'en 566. Saint Grégoire de Tours rapporte plusieurs miracles que le saint évoque opéra ])ondant sa vie, et assure qu'il s'en opérait un grand nombre sur son tombi'au, qu'on voit encore dans l'église de la célèbre abbaye de Saint-Maximin, près de Trêves. NICHOLS (William), théologien anglais, né en 1004, àDonington, dans le comté de Buckingham, fit ses éludes à l'université d'Oxford. Agrégé ensuite au collège de Merton, il y fut reçu docteur on 1695, et peu de temps après il obtint le rectorat de Solsey, dans le comté de Sussex. Il a publié divers ouvrages estimables , savoir : Entretiens avec un déiste, in-8°, en 5 parties, 1703. Ils ouienl plusieurs éditions ; la 3' parut en 1723, avec des augmentations, 2 vol. in-8° ; Defensio Ecch'siœ anglicanœ, 1707, in-12. Il en parut une traduction on anglais. Commentaire sur le liooh of cummon prayers (Livre dos communes prières, ou Paroissien), in-8' , r('im[irimé en 1705 ; Essai pratique sur le mépris du monde, 169i, in-8% réuuprimé en 170'i- ; Traduction de l'Introduction à la vie dévote de saint François de Sales, évèque et |)rincede Genève; 'Consolation pour les parents qui ont perdu leurs f»/"(ni/>', 1701, in-8°; La religion du prince, où l'on démontre que les préceptes de l'Ecriture sont les meilleures maximes du gouvernement, 170V, in-8'; dos Discours, dos Servions, des Ouvrages polémiques, ou destinés à l'instruetion de la jeunesse. Nichols mourut vers 1712. C'était un homme instruiJ M vertueux.
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NICKEL ( GoswiNus ) , né à Juliers Je 1"mai loS'i, entra chez les jésuites en 160'i-, enseigna la philosophie à Cologne, et, après avoir géré divers emplois, il fut élu général de son ordre en 1652. Il fut en grande considération auprès du i)ape Alexandre VII, et eut la consolation lie voir par les efforts de ce pontife la société rentrer dans les Etats de la république de Venise, dont elle avait élé exilée sous le poniiticat de Paul V. Il mourut après une longue maladie, le 31 juillet, jour lie siint Ignace, 16(5V.
NICODÈME, homnii^ distingué parmi les Juifs par ses connaissances et sa dignité de sénateur, fut frappé de la doctrine et des miracles de Jésus-Christ. N'osant sedéclaror iiubliquemenl, il alla le trouver de nuit, et lui dit : « Nous ne pcivons douter que vous « ne soyez l'rnvoyé de Dieu; car pei sonne « ne pmit faire les prodiges que vous faites, « si Dieu n'est avec lui. « Jésus-Christ, voyant la sincérité de son cœur, l'instruisit par un discours sublime et touchant , où, pour a ;éantir l'orgueil du monde dans l'esprit du nouveau disciple, il lui parla de la régénération par le baptême, de la mort ign iminieuse que devait subir le Fils de Dieu pour le salut des hommes, de l'aveuglement et de l'obst nation des enfants du siècle. Dès lors N'coJème s'atiacha à lui, et devint un de ses |ilus zélés disciples, mais en secr 't. Il se déclara ouvertement, lorsqu'il vint avec Joseph d'Arimathie pour rendre les derniers devoirs à J.-C. cruoii'ié. Ils embaumèrent son coips el l'enterrèrent. L'Ecriture ne nous ap|)rend plus rien de Nicodème. La tradition a;oute qu'ayant reçu le baptême avant ou après la passion de j'.-C, il fut déposé de sa dignité de sénateur par les Juifs, excommunié et chassé de Jérusalem. Ils voulaient même, dit -on, le faire mourir; mai'i eu considération de Gama- Jiel, son parent, ils se contentèrent d ; le charger de coups, et de piller son bien : alors il demeura jusqu'à sa mort chez Gamaliel , qui le fit ei;terrer auprès de saint Etienne. Leurs corps, au rapport de saint Augustin et de Piiotius, furent trouvés en 415, avec celui de Gamaliel. 11 y a un Evangile sous le nom de Nicodème, plein d'erreurs et de faussetés, qui a été composé par les manichéens, Leipzig, 1516, in-4-° ; il se tiouve dans le Codex apocr-i/phus Novi Testamenti de J.-A. Fabricius, etc.
i NICOLAI (Philippe), luthérien emporté, né dans le landgraviat de Hes-e en 1356, mort en 160i, n'est connu que |)ar deux satires de la plus abjecte platitude contre le pontife romain, intitulées, l'une. De daobus Anti-Christis, Mahumcte el pontificc roniano, Marpurg, 1590, in-8° ; l'autre. De Anti- Christo romano, perditionis filio, conflktus, Rosiock, 160y, in-8°. L'exactitude avec laquelle les amis de l'honnêteté pub ique ont supprimé ces deux libelles, les a rendus rares, surtout le premier.
NICOLAI (Jean), dominicain, né à Mouza dans le diocèse de Verdun, en 1394, prit le bonnet de docteur de Sorbonne en 1632.
Dicr. DE BlOGRiPHlE UELIG. III.
Pendant vingt ans qu'il professa la théologie à Paris, il se distingua également par ses lumières et par ses vertus. Il mourut en 1673, à 79 ans , dans le couvent de Saint- Jacques, dont il avait été prieur. On a de lui : une excellente Edition de la Somme de saint Thomas, avec des notes, et de tous les ouvrages de ce saint docteur, Lyon. 1660 et années suivantes, 19 vol. in-foj. Il avait passé une partie de sa vie à concilier les principes de ce Père avec ceux des théologie,is qui ne sont pas de son école. Cinq Dissertations pleines d'érudition sur plusieurs points de la discipline ecclésiastique, in-12, contre Launoy, qui eut la brutalité de dire, en parlant iJe ce savant et respectable adversaire, qu'il craignait moins saplume que son canif: Fralris Nicolai scaipelhun longe magis quam caUunnm refjrmido.
Jiidicium seu censorium suffragiam de propositione Antonii Arnaldi : Défait gratin Pelro, etc., in-l°. Le père Nicolai publia aussi cet écrit en français so is le titre d'/lr/s délibe'ralif; il y donne les motifs de son suffrage qu'il porta contre Arnauld en Sorbonne, et il y combat la doctrine de Jansénius. Ludovici Jiisti XJIl Iriumphidia monu menta. C'est un poëme latin di' Charles Bey,' . que Nicolai traduisit en français. Cet ouvrage, semé d'emblèmes, de figures el de vers latins et français, valut à Faut ur iiiie pension de 600 livres. Des Thèses sur la gr;ke ; elles furent attaquées par Nicole, qui les nublia sous ce titre : Thèses molinisticœ J. Nicolai, thomisticis notis expunctœ. On Sf>nt bien que ces notes ne sont poi; t tiO[) oit ,o loxes, el que le système de Jansénius n'y est pas étranger. C'est l'u âge des écrivains de cette secte de traiter de luolinisles ceux qui combattent leurs erreurs. {Voy. .Momna). - Ou trouve e.. cure Philippe et .Michel ISicolai , professeur de thécdogie, dont on a quelijues ouvrages. Le premier m' lurut en 1608, le second en 165o, à Tubingen. Jtem un Nicoi.ai dont on a une mauvaise dissertation sur tes Templiers. — La magistrature française a eu plusieurs hommes illustres de ce no.n.
NICOL.\I (Alphonse), célèbre jésuite italien, naquit à Lucques le 31 décembre 1706; il entra dans la société à Home, le 13 février 1723, et s'y engagea par les quatre vœux, le 15 ao it 1740. Il fu chargé pendant plusie rs années d'interpréter 1 Ecriture sain e à Florence, et montra tant d'ériidilion dans cet emploi, que l'em lereur François I" lui coulé a le titre honorable de son théologien. Il survécut à la suppression de son ordre. Accoutumé à la retiaite et à la vie claustrale, il entra dans celui de Citeaux, et y continua ses doctes occupations. Il mourut en 1 784, dans un monastère de cet ordre, ;1gé de 78 ans. On a de lui : Memoric istoriche di san Biagio, vescovo e martire, protrttore délia republica di Ragusa, Koine, 1732, in-i"; Prtnegiriche, Orazioni e Prose toscane. Home, 1733, in-4°, et Veni.se, 1737. On y trouve l'éloquence réunie il la grâce et à l'élégance du style. Disscrtazioni e lezioni di sacra Scriltura. Ce sont les leçons qu'il donnait quand
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il professait l'Ecrit ire sainte. Elles forment
13 vol. m-\\ Florence, depuis 1756 jusqu'en 1765 ; et Venise, 1766-1783. Les livres saints que l'auteur y eKaïuioe sont : la Genèse, ÏExode, Daniel, Esther, Judith et Tobie. Elles sont euricliies de notes puisées dans tous les ij;enres d'érudition ancienne et moderne, sacrée ou profane, et aucune occasion n'y est néi^ligée de combattre rirréli;^ion et l'incrédulité. Raggionamenl i sopra la religione, Gôoes, 176'J, 12 vol. in-8°, et Venise, 1771, ouvraj^e qu'on peut rej^arder coiume un riche magasin de preuves en faveur de la religion, et duquel la plupart de ceux (jui dej/uis ont fait son apologie unt tiré celles dont ils se sont servis i)our la défendre. Prose toscane, oralorie, scientifiche, storiche, etc., Florence, 1772, 3 vol. in-V°, etc. On a aussi du père Nicol.iï des Poésies latines, imprimées avec celles du Père Carlo Koiti, jésuite llorenlin, Pad >ue, 1736 ; quelquesunes dans les Arcadum carmina, pars altéra, Rome, 1767 ; d'autres enfin avec les Sciccta PP. societatis Jesu carmina, Gènes, 174-7, Venise, 1751, Pavie, 1779. On trouve dans les Novelle letterarie di Firenze, année 1784, un Eloge de cet illustre religieux. — il avait un f ère aîné, Jean-Daptiste Nicoi.aî, aussi jésuite, homme versé dans les sciences ecclésiastiques. 11 professa, pendant près de quarante ans, la tiiéologie à Arezzo, etétait examinateur du clergé pour le grand duc de Toscane.
NICOLAI (Nicolas-Marie), auditeur général de la chambre apostolique, né à Rome le
14 septembre 1736, entra dans la carrière de la jurisprudence, et l'ut un des em|iloyés de la rote. Pie Vî le nomma substitut de la chambre pour veiller aux intérêts du trésor dans les travaux des marais Pontins, et, en 1806, il en fut nommé commissaire. Pendant l'occupation des Etals pontificaux par les Français, la Consulte extraordinaire établie par Napoléon lui oU'ril la sous-préfecture de Viterbe ; mais il la refusa, et sa ti lélité fut récompensée par les dilférentes fonctions que Pie Vil, de retour à Rome, lui confia. Il fut nommé jiar Léon Xil auditeur général, et chargé par ce ponlifo d'inspecter les travaux de l'Anio à Tivofi. Nicolai mourut le 10 janvier 1833. Il aimait les lettres et était président de l'acidéinie archéologique. On a de lui : des Améliorations du territoire Pantin, 18 JO, in-fol.; rfe ta Hasiligue de Saint-Paul, 1813, in-fol.; de la Basilicfue du Vatican et de ses privilèges, 1817, in-fol.; Eloge du cardinal Lanlc; Ues lieux autrefois habile's et aujourd'hui déserts dans la Campagne de Rome : ce dernier ouvrage n'a [)as été terminé.
NICOL.VS, prosélyte d'Antioche, ijui de païen s'était fait juif, embrassa ensuite la religion chrétienne, et fut choisi pour être un des premiers sept diacres de l'église de Jérusalem. La mémoire de ce diacre est obscurcie par l'accusation intentée contre lui, d'être l'auteur de la secte des NiculaUes, ou du moins d'y avoir donné occasion.
Ceux qui le fout coupable [irélendent que Nicolas ayant été blâmé par les apôtres de
ce qu'il avaitrepris sa femme, dont il s'était séparé pour garder la continence, se fit des principes opposés à la vérité et à la pureté , et se livra aux derniers excès. D'autres soutiennent qu'il ne donna jamais dans ces abominations; mais quelques libertins, abusant de certaines expressions équivoques échap[)ées à Nicolas, avaient donné lieu à une hérésie qu'ils appelèrent de son nom pour l'accréditer. Ces sectaires avaient des sentiments extravagants sur la Divinité et sur la création ; ils admettaient la communauté des femajes et pratiquaient toutes les impiétés du paganisme. Les premiers fidèles avaient une grande aversion pour cette secte, qu'ils savaient être particuliôremeut odieuse à Dieu. Odisti facta Nicolaitarum, quœ et ego odi. Apoc. II.
NICOLAS (saint) , évoque de Myre en Lycie, était honoré par un culte public dès la VI' siècle, chez les Grecs et chez les Latins; mais il n'y a rien de bien certain sur les circonstances de sa vie et de sa mort. On trouve une bonne Dissertation sur saint Nicolas tians les Mémoires de littérature et d'histoire du P. Desmolets , tom. I", p. 106. Il y est prouvé, contre Tillemout et Raillet, que le saint évèque de Myre vivait sous Constantin le Grand, et qu'il assista au premier concile général de Nicée. Falconius, arc'ievèque de San-Severino, fit imprimer à Naples, en 1751, plusieurs actes de la vie de saint Nicolas de Myr-, avec ceux de la vie de saint Nicolas de Pinare, et de ces deux saints il n'en lait qu'un. Putignani, chanoine de Bari, l'a réfuté daus ses Vindiciœ sancti Nicolai, Naples, 1733. On trouve une réfutation encore jilus solide dans Jos. Assemani, in Calendarium univers., tom. V, p. 415, et tom. VI, p. 226 et 822.
NICOLAS 1", dit le Grand, était hls de Théodore et diacre de l'Eglise de Rome, sa patrie. 11 fut élu pape après Benoit lli, le 24 avril 838, et fut sacré le même jour dans l'église de Samt-Pierre , en présence de l'empereur Louis II. Il envoya des légats à Constcintinople en 860, pour examiner l'affaire de saint Ignace, et frappa d'anathème, en 863, Photius, homme superbe et violent, premier auteur du schisme déplorable ipii subsiste entre l'Eglise grecque et l'Eglise latine. Nicolas obligea Lolhaire de quitter Valrade, sa concubine, et cassa les décrets des conciles de Metz et d'Aix-la-Cha[)elle , qui avaient a()piouvé le divorce que ce prince avait fait avec Tietberge, sa femme. Les soins que se donna le pape pour la propagation de la foi produisirent la conversion de Rogoris, roi des Bulgares. Ce prince embrassa la rehginn clirélieniie avec une partie de sa nation, on 863. Il envoya, l'année d'après, son lils ii Rume, accompagné de plusieurs seigneurs, chargés de demander des évèqucs et des prêtres, et de consulter le pape sur plusieurs questions de religion. Nicolas fit une ample réponse à leur consultation, et leur accorda tout ce qu'ils demandaient. Il envoya en môme temps trois légats à Gonstantinople; mais ayant été