‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 42 sur 341 · NOU · texte numérisé non relu

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différentes époques des Syro-Macédoniens.

De duobus nummis Diockliani et Licinii dissertatio duplex, pioJuctiou digue do la précédente; Parœnesis ad Palrcm Ilarduimun.

Le cardinal Noris avait relevé les extravagances de ce jésuite dans plusieurs tie ses écrits; il le fait dans celui-ci d'une manière particulière. Ce n'est pas le soid honuue contre lequel il ait écrit. Il aimait les guerres de [ilume : sensible à la critique et aux éloges, il se permettiit contre ses adversaires, luôme les plus dignes d'estime, des railleries et des injures (jui n'honoraient |)as sou savoir, il appelle l'illustrePetau un criard (clamantem), le savant Siruiond un bon vieillard ( honum senem J. L'on ne peut disconvenir qu'il n'eût du pencliant pour les opinions extrêmes , et que la véhémence avec laquelle il les dél'endait ne lui ail l'ait dire bien des choses qui ne lui seraient point échappées dans des moments plus calmes.

Les réponses à ses critiques sont aussi faibles par les raisons, qu'elles sont dures , ;lpres et malhonnêtes par la manière. On s'aperçoit sans peine que l'éducation lui a manqué, et qui; dans le cloître on a négligé de réparer ce défaut. Ccnotaphia pisuna Caii et Lucii Cœsarum, in-fol. Il y a une édition de V Histoire pelagienne de Louvain, 1702, à laquelle on joignit cinq dissertations historiques, avec les écrits dont nous avons [larlé aux n"^ 2 et 3. On a sa Vie, par les Ballermi, frères. Il y a une autre Vie, par Bianchini, dans les Vile dec/li Arcudi : Nicéron eu a donné une analyse dans le tom. III de ses Mémoires.

NOïGER, issu d'une illustre famille de Souabe, embrassa la vie monastique à Saiut- Gall, et s'y distingua tellement par son érudition, qu'il fut appelé dai^s le célèbre monastère de Stavelo, pour y enseigner les hautes sciences. Il fut ensuite élevé sur le siégo épiscopal de Liège l'an 971. Il s'y distingua par toutes les vertus qui font l'oruement de l'épiscopat. Ce qu'il eut le plus à cœur, ce fut l'éducation de la jeunesse ; il ne crut point s'abaisser en consacrant ses moments de loisir à enseigner les jeunes gens dans lesquels il trouvait des dispositions pour les lettres. On peut le regarder comme le second fondateur de la ville de Liège. Il la fit ceindre de murailles, et l'orna de beaux bAtiments. Les collégiales de Saint- Jean évangél.ste, de Sainte-Croix, de Saint- Denys à Liège ; l'éghse de Malines , celle d'Aix-la-Chapelle, etc., le comptent au nombre de leurs fondateurs. 11 mourut l'an 1007. Aubert Le Mire croit qu'il a composé, avec Hérigère, abbé de Lobbes, mort l'an 1007, l'Histoire des évêques de Liège; mais il est plus que vraisemblable que Hérigère la com- 1-osa seul, à la sollicilation de Notger. Elle est insérée dans les Gesta pontificum leodiensi uni de Chapeauville.

NOTKER (saint), surnommé Balbulus ou le Bègue, moine de Saint-Gall, né à Hedigau près de cette abbaye, mort le (5 avril 912, est auteur d'un Martyrologe jinblié dans Ii>s.4htiquœ tcrtiones de Henri Canisius, mais nos

en entier. On conserve quelques manuscrits de saint Notker dans la bibliothèque de Saint-Gall : les Ft'wdes saints Gall et Friilolin, abbés; Paraphrase, en langue teutonique, des Psaumes. Lambecius, pour en donner une idée, a inséré la paraphrase du premier psaume dans son Cornmenlaire de la Bibliothèque de Vienne, liv. ii, chap. 5. On trouve (ilusieurs ouvrages de ce saint dans le iVoi'w.s lliesa\irui monumenlorum de doni Pez, Augsbourg, 1721 à 1720, !> vol. in-fol. Sigebert et Honorât confondent Notker avec Notger, évèque de Liège.

NODET (Jacques), jésuite, né l'an 1605 au Mans, fut d'abord professeur d'humanités, et se consacra ensuite à la prédication. Selon ce que rapporte Dupin, auteur de l'Histoire ecclésiastique du xvir siècle, le Père Noiiet attaqua dans ses sermons le livre de la Fréquente communion du fameux Aruauld; mais comme ce livre avait été approuvé par des évoques, ceux-ci, conjointement avec d'autres prélats, firent comparaître lePèreNouet dans une assemblée qu'ils tinrent à Paris, et où il fut contraint de désavouer ce qu'il avait avancé contre l'ouvrage d'Arnauld. Après cette disgrilce, il devint recteur des collèges d'Alcnyon et d'Arras, place qu'il exerça pendant 2a années. D'après Dupin, déjà cité, et d'où nous tirons ces faits, le Père Nouet fut un des plus ardents adversaires de Lenoir, contre lequel il publia cet ouvrage : Remcrciinents du consistoire de N. aux théologiens d'Alcnçon, disciples de saint Augustin. Il dirigea aussi contre Pascal ci't écrit : Réponse aux Provinciales. On a encore de lui plusieurs livres ascétiques , qui parurent en 1G7.'|. ;i 1(>78, et qu'on lit eiacore avec fruit, savoir : Méditations sur la vie cachée, souffrante et glorieuse de Jésus-Christ, 7 vol. in-12 ; la Vie de Jésus-Chris! dans les saints, 2 vol. ; l'Homme d'oraison, 5 vol. réimprimés en 1767 ; La dévotion à Jésus-Christ , IGGii, 3 vol. in-i°; Réponse au ministre Claude sur la présence réelle, 1668; Méditations et entretiens pour tous les jours de l'année, sur la vie, la doctrine et la personne sacrée de Noire-Seigneur, Paris, 167o, 6 tom. en 8 vol. in-12. On y trouve la Vie de Jésus-Christ dans les saints, qui forme 2 vol. ; L'Homme d'oraison, sa conduite dans les voies du salut, Paris, 1693, 5 vol. in-12. C'est le plus estimé de ses ouvrages : il a été réimprimé en 1767. On a fait entrer, dans un ouvrage intitulé Bibliothèque des familles chrétiennes, 24 vol. in-18, un choix des méditations du Père Nouet, sous le titre de Méditations pour tous les dimanches de l'année, Paris, 1828, 2 vol. On a annoncé à Lyon une nouvelle édition des principaux écrits de ce jésuite, sous le titre d'OEuvres spirituelles de R. P. Jacques Nouet, de la compagnie de Jésus, ou y Homme d'oraison, 13 vol. in-12, comprenant : les Méditations, 8 vol. in-12, des Retraites annuelles, en 4 vol. , et pour se préparer à la mort, 1 vol. ; Conduite dans les voies de Dieu, 2 vol. Comme le style du Père Nouet n'a que très-peu d'expressions surannées, l'éiliteur annonçait qu'il conserverai

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