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le toxie de ce piou\ et snvant religieux dans toute son int(''griié. Ses ouvrages ('■taienl devenus si rares, qn'h peine on en trouvait des exemplaires coiuplets.Le F'èreNouet mourut Ji l'aris en 16S0, ;1i,'é de 75 ans.
NOULLliAU (Jean-Baptiste), né à Sainl- Bi'ieuc en 160V, de parenis distingués dans la magistrature, entra dans la congrégalion de l'Oratoire, et devint ateliifliaere de Saint- Hrieuc en 1639, puis tlii'ologal en Ki'iO. Il ^)r(>eha avee applaudissement à Saint-Malo, à Paris et dans |)lusieurs autres villes. Son zèle pour le parti jansénien l'ayant engagé dans <ie fausses démarches. La Barde, son évéque, l'interdit de toutes fonctinns ecclésiastiques dans son diocèse. Noulleau comjiosa ])lusieurs écrits et lactunis pour sa défense ; mais, ne pouvant réussir à faire lever son interdit , il lit pendant trois ans sept lieues pai' jour, jjour se rendre à Saint-Guel, dans le diocèse de Dol.afin d'y dire la messe en défiit de son évèque.Il mourut vers 1672. On a de lui : Politique chrélicmic et ecclésiastique, pour chacun de tous messieurs de l'nssemliléc (jeiierale du clerf/e', en 166.5 et 1660, in-r2, livre oublié; VEsprit du christianisme dans le saint sacrifice de la tnesse, in-12; Traite de l'extinction des procès, in-12 ; D'e l'usage canonique de l'Eglise, in-12, etc.
NÔUKUY (dom Nicolas Le), né à Dieppe en 16'i-7, bénédictin de la congrégation de Saint-Maur en 1665, s'api)liqua avec, succès à l'étude de l'antiquité ecclésiastique. Ce savant religieux, également estimable par ses mœurs et par ses connaissances, mourut à Paris en 172'i-, à 77 ans. A la piété tendre (pii l'animait il joignait un caractère bon et ollicieux. L'édition des OEuvres de Cassiodore est lo fruit de son travail et celui de dom Garel, son confrère. Il travailla avec dom Jean Duchesne et dom Julien Bellaise, à l'édition des OEuvres de saint Amliroise, ([u'il continua avec dom Jacques Frischo. On a de lui 2 vol. , sous le tilre de Apparatus ail Bihiiolhecum J'atrum, Paris, in-fol., 1703 et 171o. Le premier volume est rare, et le si'coiul plus conmmn. On les joint à la Bibliothèque des Pères de Philijipe Despont , Lyon, 1777, 2 vol, in-fol., et avec Vindeocde Siméon de Sainte-Croix, Gènes, 1707, infol. Le tout forme trente volumes. Il y en a qui y joignent Bibliotheca Patrum primitivw Ecclesiœ, Lyon, 1080, in-fol. La collection tle dom Le Nourry renferme des dissertations reujplies de recherches curieuses et savantes sur la vie, les écrits et les sentiments des Pères, dont il éclaircit un grand nombre de passages dilliciles. On a encore d(! lui une dissertation sur le traité De mortilius persccutnrum, Paris, 1710, in-8". Il prétend mal à propos qniï ce traité n'est point de Lactance. Voq. Lactance.
NOVABIN ou' NOVAHINI (Louis), religieux théaiiu di' \'érone, mort dans sa patrie lo li janvier 1630, à 56 ans, exerça les prcnners emplois de .«on ordre. Il él'ait habile dans l'hi'breu et dans les autres langues orientales, cl se lit aimer des princes et des savants do son temps. 11 a com|)ilé un grand
nombre d'ouvrages ; mais il n'y a mis ni choix ni discernement. Les principaux sont : des Commentaires sur les quatre Evangiles et sur les Actes des apôtres, 4- vol. in-fol.; Electa sacra, 0 vol. in-fol. ; Adagia sanctorum Patrum, etc., 2 vol. in-fol.; Calamita de cuori, Vérone, 10V7, in-16. C'est sous ce titre singulier qu'il a écrit la Vie de Jésus-Christ dans le sein de la sainte Vierge. Paradiso Betleemme, Vérone, 16i6, in-16. C'est la vie de Jésus-Chiist dans la crèche. Ces deux derniers sont recherches pour leur singularité.
NOVAT, Novatus , prêtre de l'Eglise de Carthage au m' siècle, était un homme perfide, arrogant, dévoré d'une extrême avarice, et qui ])illait elfrontément les biens de l'Eglise, des pupilles et des pauvres. Il crut éviter la punition de ses crimes en se séparant de son évCque. 11 s'arrogea le droit d'ordonner diacre Félicissime, homme qui lui ressemblait , s'unit avec lui contre sanitCyprien, et prétendit qu'on devait recevoir les laps à la communion, sans aucune pénitence. Novat , étant allé à Kome, en 251, s'unit avec Novatien, et embrassa l'erreur de cc.ui-ci , diamétralement opposée à celle qu''! avait soutenue en Afrique ; cette union causa nonseulement le premier schisme, mais fit encore une hérésie. Yoy. l'article suivant.
NOVATIEN, antipape en 251. Il était d'abord philosophe païen. Se trouvant dangereusement malade, il demanda le baptême, et on le lui conféra dans son lit. Etant relevé de sa maladie, il fut quelque temps après ordonné prêtre, contre les règles canoniques et contre l'avis de son évêque. Son éloquence lui acquit une grande réputation. Cet ambitieux portait ses vues sur le siège de Rome, et fut si outré de se voir préférer Corneille, après la mort du })ape Fabien, qu'il publia contre le nouvel élu des calomnies atroces. S'étant uni avec Novat, ils firent venir trois évèques simples et ignorants , et les ayant fait boire, ils les obligèrent d'ordonner Novatien évèque de Rome. Cette ordination irrégulière produisit un schisme funeste , qui dégénéra en hérésie ; car Novatien soutint que l'Eglise n'avait pas le [wavoir de recevoir à la comumnion ceux qui étaient tombés dans l'idolâtrie, et se sépara de Corneille. Ses premiers disciples n'étendirent pas plus loin la sévérité de leur discipline. Dans la suite, les novatiens exclurent j)our toujours ceux oui avaient commis des péchés pour lesquels on était mis en pénitence : tels étaient l'adultère, la lornication ; ils condamnèrent ensuite les secondes noces. Il y avait encore des novatiens en Africfue du temps de saint Léon, et en Occident jusqu'au vui' siècle. Les novatiens prirent le nom de c«thares, c'est-à-dire purs ; ils avaient un grand mépris ])our les catholiques, et lorsipie quelqu'un d'eux embrassait leur seutimcut, ils le ; rebaptisaient. Novalien ne faisait ((uerenouvelerl'erreurdesmonlanistes.^l'o//. jMontan.) , A Ijcaucoup d'orgueil il joignait un caractère dur et austère. On lui attribue le Traité de la Trinité, \c; J. ivre des viandes juives , (jui sont parmi les OEuvres de Tcrtullien, et une
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Lettre qu'on [trouve parmi celles do saint Cyprien. C'est lui, et non pas Novat, qui a donné son nom aux hérétiques appelés Novdtiens. Jackson a publié à Londres, en 1728, in-'i-", une édition de tous les ouvrages de Novatien. Relativement à l'édition de ses écrits donnée par M. Migne , voy. Lucien, et Tertullien.
NOYERS (Hugues de) , évêque d'Auxerre en 1183, fut informé de quelques désordres de Pierre de Courtenai, comte d'Auxerre, qui le forcèrent à l'excommunier. Le comte, pour s'en venger, chassa tous les ecclésiastiques de l'église cathédrale. L'excommunication, qui dura assez longtemps , fut enlin levée, à condition que le comte déterrerait un enfant qu'il avait enterré ^ans une salle de l'évôché, et qu'il l'apporterait pieds nus et en chemise dans le cimetière, ce qui fut exécuté h la vue de tout le peuple. Ces usages, sacrés dans des temps que nous nommons barbares, et qui aujourd'hui paraîtraient bien ridicules , avaient le précieux oll'et de punir et de contenir la violence des liouuues scélérats et puissants. Hugues mourut en 120G.
NUMÉNIUS, philosophe grec du ii' siècle, natif d'Apamée, ville de Sjrie, suivait les opinions de Pythagore et de Platon, qu'il tâchait de concilier ensemble. Il prétendait que Platon avait tiré de Moïse ce i[u'il dit de Dieu et de la création du monde. Qu'est-ce que Platon ? disait-il , sinon Moijse parlant athénien ? Numénius pouvait dire vrai, et l'on ne peut guère douter en lisant cjnelqu es passages de Platon, qu'il n'ait eu connaissance des Livres saints ; mais rien n'empêche de croire cjue la tradition primitive, encore subsistante dans quelques-unes de ses parties, a pu instruire les philosophes de la création et du Dieu créateur, supposé que la raison, abandonnée à elle-même , ne puisse atteindre à celte connaissance. Voy. Ophionée , Lavaur, etc. II ne nous reste de Numénius
que des fragments qui se trouvent dans Origène, Eusèbe, etc. Ce philosophe était un modèle de sagesse.
NYEL (le Père), missionnaire français, et jésuite, né en Alsace, fut désigné par ses supérieurs pour aller rejoindre ses confrères dans les missions de la Chine. Comme la guerre de la Succession empochait alors de s'y rendre par la voie ordinaire, les Anglais et les Néerlandais fermant aux navires français le passage des détroits de la Sonde et de Slalacca, on jugea fdus prudent de suivre la voie de l'ouest, en franchissant le détroit de Magellan, et de là en parcourant dans toute son étendue le grand Océan. Mais des obstacles imprévus contrarièrent l'exécution de ce projet, et Nyel avec ses compagnons fut obligé de s'arrêter quatre mois à Lima. Les missionnaires prirent alors la résolution d'aller au Mexique, et de passer de l;i aux Philippines, d'oîi il leur serait facile de se rendre à la Chine. On ignore si ce dessein put s'accomplir jusqu'au bout. On a de Nyel une Lettre du 20 mars 1705, datée de Lima , et adressée au P. de La Chaise, confesseur du roi, dans laquelle se trouvent les détails relatifs à son voyage. Une autre Lettre, du même mois, écrite auPère recteur du collège de Strasbourg, ofl're la Relation de deux nouvelles missions établies depuis quelques années dans l'Amérique méridionale. Le P. Nyel lui mande en même temps qu'il envoie au P. Le Gobien l'histoire de la vie et de la mort du P. Cyprien Baraze, l'un des premiers fondateurs de cette mission, et qui reçut la couronne du martyre deux ans et demi auparavant, après avoir travaillé k la conversion des Moxos pendant plus de 27 ans. Cette notice est extraite d'une relation espagnole imprimée à Lima par ordre de l'évoque de la Paz. On trouve ces trois morceaux intéressants dans le tome IX des Lettres édifiantes, édition de 1781. Les Lettres du P. Nyel se retrouvent aussi dans le tome III des Voyages de Coréal.
OATES (Titus), Anglais, né vers 1619, fds d'un tisserand, eut successivement deux espèces d'office ou de cure, dont il fut dépouillé pour crime de faux témoignage. 11 s'enfuit d'Angleterre, et, feignant dêtre catholique, il fut reçu au séminaire anglais à Valladolid ; mais il ne tarda pas d'en être chassé. Il eut le môme sort au séminaire de Saint-Omer, où il fut pendant huit mois. De retour en Angleterre , il forma avec deux scélérats, nommés ïong et Digbey, un projet exécrable. Il accusa juridiquement, en 1678, les catholiques anglais d'avoir conspiré contre la vie du roi Charles II et des protestants anglais, de concert avec le pape, les jésuites, les Français et les Espagnols, pour établir par cet horrible attentat la seule religion catholique en Angleterre. Malgré l'absurdité de l'accusaliou, les i)reuves démonstratives
de l'imposture, les variations des témoins, milord Stafford, d'autres personnes de mérite et quelques jésuites furent mis à mort, comme convaincus de crime de haute trahison, et l'on donna une pension au scélérat Oatès. Jugement qui nous apprend ce qu'il faut penser de plusieurs autres rendus dans le même pays, pour des sujets et des procédures toutes semblables. Sous le règne de Jacques II, la mémoire des suppliciés fut réhabilitée, et Oatès condamné comme parjme à une prison perpétuelle, à être fustigé par la main du bourreau quatre fois l'année, et mis ces jours-là au pilori. Ce clKitiment fut exécuté jusqu'en 1689 , que le prince d'Or.uige, s'étant emparé de la couronne d'Angleterre, le fit sortir de prison et lui rendit sa pension. Ce malheureux mourut à Londres je 23 juillet 1705. Les écrits qu'on lui a at-
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