‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 44 sur 341 · OBI · texte numérisé non relu

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tribués sont de Tong et de Digbey, ses complices; car iJ était absolument incapable de rien composer. Ce fut à l'occasion de celle lirtrribl(! et ridicule accusalion , que le luinislre Jurieu pul)lia son livre dc]i\ l'olitif/ne du clenjé, auqui'l Arnauld répondit par l'.lpologie des cntholhfues. Ily juslitie les catholirpies , et en particulier rarchevcVine de Paris, le père de la Chaise et les autres jésuites. Celle Apolofjie élail d'aulanl moins .suspecte, qu'elle tendait à laver ceux quArnauld regardait comme ses plus grands ennemis.

OBED, fils de Booz et de Ruth, pi>re d'Isaïe et aïeul de David, naquit vers l'an 1273 avant J.-C.

OBEDEDOM , Hébreu distingué par ses vertus, de la tribu de Lévi, vers l'an 10':5 avant l'ère chrélienne. Ce fut dans sa maison que David lit déposer l'arche d'alliance, lors(pi'il la faisait transporter à Jérusalem. David, f.appé et épouvanté de la punition d'Oza, et ne croyant pas digne de la recevoir auprès de lui, la lit porter chez Obededom, oii elle ne resta que tiois mois; mais David se rassura, ranima sa confiance dans le Seigneur, et s'apercevant que la famille d'Obedeilom était comblée de bénédictions, il lit transférer ce sacré dépôt à Jérusalem. Obededom est appelé gélhéen dans l'Ecriture, non qu'il fût de Geth,qui était une ville des Phili-lins, mais parce qu'il y avait demeuré avec David.

ORENHEIM (Chbistophe), thé ilogien calvinisle du xvi' siècle, né à OElltingen dans la Haule-Bavière, et, selon d'aulres, cnSouabe , est auteur des trois ouvrages suivants : Exposition des passages du Nouveau-Testament qui semblent se contredire; Explication des Actes des apôtres; Exemples des vertus et des vices.

OBEItHAUSER (dom Benoit), bénédictin allemand, né à Weissenkirchen en Autriche, le 2o janvier 1719, fit ses études à Saltzbourg et à Vienne, et embrassa la règle de Sainl-Beiioit en 17i0, à l'abbaye de Lambach. B^m théologien, savant canoniste, il professa d'abord la philosophie à Saltzbourg, et ensuite le droit à Gurk et à Tulde. De nouvelles opinions commençaient alors à prévaloir dans les écoles d'Allemagne : Houtheim y avait préludé dans son Febronius ; elles se répandirent dans les domain s de la maison d'Autriche. L'empereur Joseph II les favorisait , et des évèques complaisants se jnèlaient h ses vues. Oberliauser les avait a(lof)lées. 11 relevait les prérogatives et l'autorité des princes temporels , au préjudice des droits el de l'autorité de l'Eglise , et il enseignait celle docirine dans ses leçons, l'établissait dans ses ouvrages, et la faisait soulenir dans des thèses publiques.

Quelques-uns de ces écrits pai'venus h Home y furent mis à Vindex. Clément XIII , informé de ces innovalions, adressa au priiiceévèque de Fui le un bref par lequel il lui enjoignait de destituer Oberliauser de sa chaire. Ce prélat invita le professmir à quitter l-'ulde; Oberliauser obéit, et se relira à

Lambach dans sa maison de profession. De Ih, il écrivit contre le père Peck, bénédictin du monastère de Schwarzak en Franconie, qui lui avait succédé dans la chaire de Fulde, et qui y enseignait une docirine opposée à la sienne. Le prince-évèque de Sallzbourg, (jui partageait les opinions d'Oberhauser, le nomma son conseiller. Il mourut le 2 avril 178(). On a de lui : Prœhctiones calholicœ in très priores libros Decrelalium, Anvers (Lauterbach), 1762, 3 vol. in-i°. Il y attaque l'infailiibililé du pape, sa supériorité sur les conciles, ses prétentions sur le temporel des princes, etc. Apoloç/ia historico-crilica dirisarum potestatuin in Icgibus matrimonialibus impedimentorum dirimentium , Francfortsur-le-Mein , 1771, iii^S" , réim|irimée à Vienne dans \a.Collection canonique d'Eybel. Manuale selectorum conciliorum et canonum, 1776, 1 vol. io-i"; SpeciiHcn cultioris jurisprudentiœ canonicœ , in 8°, Leipzig, 1777. Cet ouvrage fut allaqué par le ijère Shmidt, jésuite d'Heidelberg, et par le père Hochsladt, capucin de Mayence. Le père Oberhaiiser leur répondit par un opuscule intitulé : Pagillœ volantes de causa dccisa , 1782. Un Abrégé de Van Espen, Saltzbourg, 1785, 5 vol. in-8" ; De dignitate ittriusque cleri. Saltzbourg, in-8°. Il n'en parut que la première partie ; la deuxième était prèle à im- ]irimer lorsgue l'auteur mourut. Un Abrégé de T/iomassin, etc. Il y enseigne que les princes seuls ont d'eux-mêmes le droit d'imposer des empêchements dirimanls au mariage, et que, si l'Eglise en impose, c'est par leur concession. Ses écrits sont savants; mas il dispute avec aigreur et dureté.

OBERHAUSER(dora Bernard), bénédictin, né dans les états du prince-évêque de Saltzbourg, ava't fait profession dans l'abbaye d'Eslal en Bavière. Il enseigna la philosojiliie à Saltzbourg et Fiisingue. L'abbaye d'Estal étant devenue vacante , il en fut élu abbé. On a de lui un cours de philosophie sous ce titre : Biennium philosophiœ tliomisticœ , 1725, 4 vol. in-8'. Il en parut un supplément, 1729, in-4°.

OBICINI (Thomas), missionnaire du Levant, né à Non près de Novare, d'où il prit le nom de l'homas à Novaria , mort vers 1636, entra dans l'ordre des Frères mineurs, et l'ut destiné aux missions du Levant. Il devint commissaire apostolique, et gardien du couvent de son ordre à Jérusalem. Pendant son séjour dans l'Orient, il sut allier avec les fonctions de son ministère l'élude de la langue et de la littéralure arabes, et celle ilu syriaque et du copble. A son retour à Rome, on le chargea d'enseigner ces mûmes langues dans le couvent de sou ordre, situé au sommet de l'ancien Janicule, et qui existe encore sous le nom de San-Pietro inMontorio. Tout en rem|jlissant ces fonctions, Obiciin mil la dernière main à son édition d(! la grammaire arabe intitulée Djarownia, qu'il lit su: vre d'une traduction latine el d'un commentaire, qui a été cité avec éloge par Silvesire île Sacy dans sa grammaire arabe, idle fut imprimée à Rome, à l'iiupiimeriedô

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la Propagande , sous ce titre : Grammatica arabica ayrumia appellata , cum versione latiiia ac (hlucida exposilione, Rome, 1631, iii-8'.

O'BIERNE (T.-L.), prélat anglican, né dans le comté de Longford en 17i8, déferla de bonne heure les croyances eallioliqiies, dans les(iuelles il avait été élevé, pour entrer dans l'Eglise d'Angleterre. Plus tanl on le vit revêtu de la dignité d'évèque anglican dans le même diocèse, où son frère exerçait les fonctions de prêtre catholique avec zèle et dévouement. 0 Bierne lievint premier aumônier du comte Fitz-William, puis il fut promu à l'évôché d'Ossory, qu'il échangea pour celui de Méath, après la mort du docteur Maxwell. 11 mourut en 1822, laissant quelques ouvrages : Le Crucifiement, poëme , 1776, in-i"; L'Imposteur rjénéreux, comédie, 1780, in-S"; Prévis historique de la dernière session du Parlement (anonyme), in-8°, publié vers l'/81; Considérations sur les principes de la discipline navale et sur les cours martiales, 1781, in-8°; Sermons sur des sujets importants, mandements , etc., 1813, iii-8°.

OBITECZKI (Jean), jésuite, néà Podiebrad en Bohême, l'an 1618, mort à Giczin en 1679, s'est distingué par son zèle et ses connaissances. 11 a laissé un ouvrage intitulé : Annusdominicœpassionis,V\'aQ\ie, 1670, 1vol. in-12; réimprimé, ibid., 1674.

OBREGON (BER^Ar>DI^'), instituteur des Frères infirmiers minimes , qui ont soin des malades dans les hôpitaux en Espagne, naquit à Las-Huelgas, près de Burgos, en 1310, d'une famille ancienne. Bernardin vécut d'abord dans la dissijjalion qu'entraîne le parti des armes, qu'il avait embrassé; mais un exemple de vertu dans un homme de la lie du peuple , qui le remercia d'un soufdet, toucha son cœur en 1568. Il renonça au monde et forma sa congiégation, qu'il instruisit autant par son exemple que par ses discours. Ce saint homme mourut dans son hôpital général de Madrid, le 6 aoilt 1599. Le peuple appela Obregons les religieux établis par cet homme vertueux.

O'BRYEN (Thadée), Irlandais et prêtre catholique, naquit au comté de Cork, et vint en France après la capitulation de Limmerick, [lour y achever ses études. Lorsqu'elles furent limes, il prit les ordres, et devint s ipérieur du collège des Irlandais à Toulouse. De retour dans sa patrie, il y fut pourvu de la cure de Castlelyons. C'était un ecclésiastique zélé et vertueux. On a de lui une bonne Réfutation d'un ouvrage de Davis , docteur protestant, contre le catho'icisme , 1716. Il reprit le même snjrt en 1720. Il a aussi écrit .sur le jubilé de 1725. Il mourut en 1747.

OCCAM, OCCHAM ou OCKHAM (GtiLlaume), théologien scnlastique, de l'ordre des cordeliers, naquit vers la lin du xiii'' .siècle au village d'Occam, dans le comté de Surrey en Angleterre, et fut disciple de Scot; mais il s'éleva dans la suite contre les opinions de son maîire, et devint clief des nominaux. On appelait ainsi ceux qui expli-

quaient principalement les choses par la jiropriété des termes, et soutenaient que les mots et non les choses étaient l'objet de la dialectique. Il s'acquit une si grande réputation, qu'on le suiuouima le Docteur invincirble. Il imagina do nouvelles subtilités pour mettre aux prises de nouveaux champions di^ l'école, et fut un des plus ardents défenseurs de l'universel a parte rei. il faut convenir cependant que ces subtilités ont pu contribuer à perfectionner la logique, à donner de la netteté et de la [)récision aux idées. {Voy. DuNs.) Ce qu'il y a de certain, c'est qu'on a eu tort de ridiculiser ces anciennes disputes, vu que nos plus illustres savants s'occupent de spéculations du même genre, et qui n'ont pas un but direct plus réel. « Il « s'est élevé, dit un auteur moderne, parmi « ks newtonieus une question fameuse; sa- « voir si la force centrifuge est la même que « la centrijiète et la t;ingenliale a parte rei, « et seulement distinguée per conceptum « pnecisivum, ou si elle est réellement dif- « férente des deux autres. Par les diiïérenls « jiersonnages qu'on a fait faire à ces deux « lorcis, on a rendu cette question comme « inévitable, et l'on a vu en quelque soite « repioiluire la question arabique : Utrum « relalio sit forma ntodatis, realiter, moda- « Hier distincta a fundumento, termina et ra- « tione fundandi. Le jésuite Buscowich est « pour l'identité a parte rei, leur accordant « tout au plus une petite distinction ««& con- « ceptu. Les newtonicns du génie de Scot « défendent la distinction pure et simple a « parte rei. (Voy. la Physica gcneraiis de « Léopold Bivaid , Gratz , année 1767, « pag. 82.) » Mais si Occam n'est pas répréhensible jiour s'élre occv.-pé de ces querelles d'école, il l'est très-fort pour avoir oublié l'esprit de son état jusqu'à prendre avec une esiièce de fureur le parti de Louis de Bavière contre le pape. Il écrivit en fanatique pour ce prince et son antipape Pierre de Coibario, contre Jean XXII, qui l'excommunia. Occam avait l'impudence de dire à Louis de Bavière :« Seigneur, {)rêtez-n]oi votj;,e épée « pour me détendre, et ma plume sera tou- « jours prête à vous soutenir. » Il aurait été beau en effet qu'il y eût une bataille pour faire adopter les idées des nominaux. Occam fu( accusé d'avoir enseigné avec Césène,que Jésus-Christ ni ses apôtres n'avaient rien possédé, ni en commun , ni en particulier: assertion évidemment fausse ; car, quoiqu'ils ne fussent pas riches, et qu'ils })Ossédassent très-peu de chose, le peu qu'ils avaient leur apjiartenait. Do là vint la fameuse t|uestiou qu'on ap[)ela le Pain des Cordeliers. Il s'agissait de savoir si le domaine des choses qui se consumaient par l'usage, comme le ]jain et le vin, leur appartenait, ou s'ils n'en avaient que le simple usage sans domaine, leur règle ne leur permettant pas d'avoir rien en propre. Nicolas III avait arrêté qu'ils n'auraient que l'usufruit des biens qui leur seraient donnés, et que la propriété serait à l'Eglise romaine. Jean XXII révoqua la bulle de Nicolas III , dont quelques-uns abusaient

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