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OCHOSIAS, fils et successeur d'Achab, roi d'Israël, fut aussi impie que son père. 11 com- 1 laença à régner l'an 898 avant J.-C. La deux'ième année de son règne, il tomba d'une lenôtre et se froissa tout le corps. 11 envoya consulter Béelzébutli, divinité des habitants d'Accaron , pour savoir s'il relèverait de cette maladie. Elle vint au devant de ses gens par ordre du Seigneur, el les chargea de^ dire à leur maître, que, puisqu'il avait mieux aimé consulter le dieu d'Accaron que celui d'Israël, il ne relèverait point de son lit, mais qu'il mourrait très-certainement. Les gens d'Ochosias retournèrent sur leurs pas, et dirent à ce prince ce qui leur était arrivé. Le roi, reconnaissant que c'était Elle qui leur avait parlé, envoya un capitaine avec cinquante hommes pour l'arrêter. Cet officier, impie comme son maître, ayant parlé au prophète d'un ton menaçant et dérisoire , le saint homme, embrasé d'un zèle ardent pour l'honneur de Dieu, insulté en sa personne, lui demanda qu'il tirât une vengeance éclatante de l'insolence de ses ennemis, et il fut exaucé sur-le-champ. Un feu lancé du ciel consuma l'officier avec sa troupe. La même chose arriva à un second, que le malheur du premier n'avait pas rendu plus sage. Le troisième qui fut envoyé se jeta à genoux devant Elle, le priant de lui conserver la vie. L'ange du Seigneur dit au prophète qu'il pouvait aller avec ce capitaine sans rien craindre. Il vint trouver Ochosias, auquel il annonça sa mort prochaine en punition de son imp"iété. Il mourut l'an 896 avant J.-C. Joram, son frère, lui succéda.
OCHOSIAS, roi de Juda, dernier fils de Joram et d'Athalie, était âgé de vingt-deux ans lorsqu'il commença k régner. 11 marcha dans les voies de la maison d'Achab, dont il descendait par sa mère, fille de ce roi impie. Il alla à Kamoth de Galaad avec Joram, roi d'Israël, pour combattre Hazael, roi de Syrie; et Joram, ayant été blessé dans le combat, retourna k Jezrael pour se faire traiter de ses bles'sures. Ochosias se détacha de l'aimée pour aller lui rendre visite. Mais Jéhu, général des troupes do Joram, s'étant soulevé contre son maître, courut, pour le surprendre, k Jezrael, sans lui donner le temps de se recoiniaître. Joram et Ochosias, qui ignoraient son dessein, allèrent au devant de lui ; le premier ayant été tué d'un coup do flèche, Ochosias prit la fuite. Jéhu le fit poursuivre, et ses gens l'atteignirent k la montée de Ganer, près de Jebblaan, et le blessèrent mortellement. Il eut encore assez de force jiour aller k Mageddo, où ayant été trouvé, il fut amené à Jéhu, qui le fit mourir l'an 884 avant J.-C.
OGKLEY (Simon), ecclésiastique et orientaliste anj,lais, né k Exeter en 1678, vicaire de Swavesey dans le comté de Cambridge, et en 1711 professeur de langue arabe k Cambridge, a publié on 1706 : Introduclio adlingiias orientales. Il a donné aussi une Histoire des Sarrasins, avec un Précis sur tes Arabes, sur Mahomet et sa secte, 1718, en anglais, traduite par Jault en français, 1748, 2 vol.
in-12; Description de la Barbarie, Londres, 1713, in-8°, en anglais ; des Notes sur plusieurs auteurs et quelques versions. Ses talents ne l'empêchèrent pas de devenir pauvre, et d'être confiné pour dettes dans une prison, où vraisemblablement il mourut vers ,V'an 1720. On cite encore d'Ockley une His- 'toire de l'état présent des Juifs dispersés sur le globe, traduite de l'italien de Modena, rabbin vénitien.
O'CONNELL (Daniel), surnommé VAgitateur de l'Irlande, naquit le 6 août 1775 k Carbon, près du village de Cahirciveen, dans le comté de Kerry. Il était le fils aîné de Morgan O'Connell, d'une très-ancienne famille du comté de Cork, qui faisait remonter son origine k Conaire II, roi d'Irlande au commencement du m' siècle Dans la suite Daniel O'Connell rappelait avec complaisance ijue l'année de sa naissance était celle où les colonies américaines avaient, pour la première fois, revendiqué leur indépendance : c'était comme un pronostic de sa mission politique. Son oncle Maurice, propriétaire de Darrynano, adopta Daniel et son frère, et se chargea en grande partie du soin de leur éducation. Lorsque le jeune O'Connell eut atteint l'âge de treize ans, il fut envoyé k l'école du révérend M. Harrington, la première qui eût été tenue par un prêtre catholique depuis l'('tablissement deslois pénales contre l'immixtion du clergé catholique dans l'enseignement. Au bout d'une année Daniel et son frère, qui s'appelait aussi Maurice, se rendirent à Louvain, puis k Saint-Omer, et enfin k Douai, et partout les succès de Daniel furent des plus brillants. Le docteur Stapylton, président du collège de Saint- Omer, écrivait k son sujet au propriétaire de Darrynane , qu'il ne se serait jamais plus fortement trompé , si l'aîné de ses neveux n'était destiné k jouer un rôle remarciuable dans la société. C'est le jour même de l'exécution du roi Louis XVI que les deux frères quittèrent Douai pour retourner en Angleterre. Daniel emportait un profond sentiment de tristesse et de mépris contre la révolution française, dont il disait plus tard qu'elle avait presque fait de lui un tory. Le gouvernement anglais, que tes embarras causés par la révolte de ses colonies américaines avaient porté k alléger quelque peu le joug qui pesait sur la malheureuse Irlande afin de se ménager son appui, fit tomber en 1793 les barrières qui fermaient aux jeunes cens de ce pays la carrière du barreau. Ce ut celle que choisit Daniel O'Connell , et, en i794, il entra k Lincoln's-Inn comme étudiant en droit: Secondé par une vive intelligence, il y prit avec éclat tous ses grades, et lorsqu'on 1798 il commença à exercer sa profession d'avocat k Dublin, il n'y avait pas, assuro-t-O!?, d'homme plus versé que lui dans la connaissance dos lois. A cette époque éclata la révolte des Irlandais-Unis, qui attendaient le secours d'une armée franç lise : O'Connell, q ii prévoyait les suites désastreuses de cette rébellion, s'enrôla dans le corps des yeoinanry, sorte de garde ur-
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baino instituée pour prt^ter mnin forte au goiivenienu'Ul. i^on |ircmier essai oratoire/ lut un discours co'lre l"uiiion : cc'-lait un acie lianii elle/, un jeune lionnii<^ de 25 ans. La terreur r.'-gnail alors en Irlande ; les protestants mijnies qui laissaient ('■claler des seniiuieals mtionaux et qui osaient réda-' mer avei' les i-atholiques la lihcrli'' de conseiencc étaient mis au ban dune intol'''rauce s^inguiniiire. Des troupes anglaises couvraient toute l'Irlande, ul Ion disait au peuple qu'd n'avait pas le droit de s'assend)li'r. Mais 0'Cnnni.'ll ne se laissa pas intimider : le 13 janvier 1800, il pr.uionea son premier discours politique ilans une rriuiion des catlioiqiics de Dublin, li'uue à Koyal-Excliange-llall jiour pétitionm-r contre l'union. Le luci tin.^ fut dissous et dispersé parle féroce major Sirr, l'un des agents les plus redoutés de la domination britaruiiqui'. « Depuis ce jour, dit un biographe, J'aclivité d'O'ConnelI j)ourl'alïVanchis5.iuenldesa patrie ne s'est [)as ralentie un seul instant. Son discours du 13 janvier 1800 laissait voir l;i route dans laquelle il allait inviter ses compatriotes à le suivre. Les scènes de désordre et de sang qui venaient de désoler sa patrie fortifièrent chez lui l.i conviction que l'Irlande di'vait renoncera lutter contre l'Angleterre les armes à la main. Il fallait se créer des ressources nouvelles, se rendre inatta.'iuable en se plaçant sur le terrain de la légalité, et i)ro(iter des avantages de cette |insit,on, jiour inquiéter, harceler, ftitiguer l'Angleterre, en la forçant d'avoir sans cesse les yeux sur l'Irlande, en ne lui accordant aucune trêve, aucune diversion, afin d'arracher à la crainio et à la lassitude ce qu'on ne saurait lui ptendre par la force. Armé du di'oil de pétition et d'association, O'Connell a tinu h~ ans l'Irlande debout, toujours agitée, toujours menaçante, allant juscpi'à la dernière limite du droit, mais ne la franchissant jamais. O'Connell, qui avait commencé par être l'avoctit des catlioliques, devint celui de sa jiali-ie. 11 s'identifia avec le peuple, lui paila son langage, réveilla ses douleurs en lui rapiielaul h's persé'cutions de ses pères, fit naître en lui le sentiment de ses droits, a'iumn dans son cœur l'amour de la liberté, se l'atliicha par des liens si forts et si durables (pie lu mort seule les a brisés. » Lu 180V les catholiques irlandais déployaient déjà uneactiviiéqui faisait ombrage au gouvernement. Ils avaient organisé une commission centrale qui s'appehdt catholic hoard; il fallut bicntùt la dissoudre devant une proclanuttion du vice-roi : O'Connell la reconstitua aussitôt sous le non* de conùté catholiqne. Lorsqu'après lamoit dePitt, en 1800, les wighs arrivèrent au pouvoir, les catholiques ( onçurenl quelques espérances, qui ne tardèrent pas h s'évanouir. Deux nouvelles jji'litions rédigées en 1808 et en IfclO par O'Connell furent encore repoussées par le Parlement. La municipalité de Duldin prit alors l'initiaiive d'u.ie démonstration imposanl( en faveur du rappel de l'union, et O'Connell prononça dans ce meeting, eu présence
des catholiques et des protestants vraiment libéraux un de ses plus magnifiques discours. Cette même année 1810, les évèques catholiques publièrent des résolutions dans le but de calmer certaines inquiétuiies publiques et de dissificr cert.iines rumeurs. On disait qu'ils avaient acquiescé aux désirs de l'Angleterre sur la question du veto que le gouvernement désirait d'a»oir sur la nomination des évèques, et qu'ils avaient acci'i té des traitements pr s sur le budget de l'Etat. Un démenti formel rassura la pipulation irlandaise. Les poursuites que le panpiet de Dublin dirigea en 1811 coidre plusieurs catholiques éminents et contre la presse, furent l'occasion de nouveaux triomphes pour le grand avocat, qui défendait à la fois de son éloquence et de son génie le dr. it d'association, le droit de pétition et la liberté de la jjresse. Ces succès mêmes ranimaient les catholiques, que la ténacité du gouvernement et de ses magistrats aurait pu décourager à la fin dans leurs luttes laborieuses, et d'année en année l'accroissement de leur ]irépondérance devenait plus sensible. Le gouvernement se montrait plus disposé à faire d'importantes concessions ; mais il ne les àccoidait qu'au prix de certaines réserves que les catholiques ne pouvaient admettre, et O'Connell ava.t promis qu'd ne se reposerait qu'après qu'd aurait obtenu la révocation de l'Union et un parlement national à Dublin. Il a tenu sa parole. Cependant en 1814 quelques rares évèques avaient cru pouvoir souscrire au veto ; et les journaux publièrent même un document signé par Mgr Quarantotti, vice-préfet de Rome , annonçant que les prélats chargés du gouvernement de l'Eglise durant la ca(itivilé du jiape y avaient aussi consenti, en approuvant le bill d'émancipation tel que le pioposait le gouvernement anglais. L'Irlande tout entière en ressentit une atlliclion cpà ne cessa que lorsque Pie Vil, rendu à la liberté, eut désavoui' le vice-préfet et destitué le signataire et les complices de cet acte. Contraint, par suite des rigoureuses mesures du gouvernement anglais, à dissoudre le comité cathulliiue , O'Connell organisa aussitôt avec une activité et une fermeté indomptables Vassociution catJiolique, laquelle tint son premier meeting en 1815. Cette même année la vie de O Connell fut marquée par un miilbeur qu'il ne cessa jamais depuis de déplorer amèi-ement : un membre de la corporation municipale de Dublin, M. d'Esterre, qui avait la réputation de se servir du pistolet avec assez d'adresse pour moucher une (handelle à quinze pas, fut chargé par ses collègues de la municipalité d'engager
une all'aire avec
le grand
agdaleur. Quel-
(jues expressions d'un discours prononcé par ce dernier fouriurent un prétexte à une provocation. Les deux adversaires placés en présence tirèreid en niêu.e tenips , et ce fut, malgré son aih-esse, M. d'Esterre, qui tomna blessé mortellement. Il expira au bout de qiK'l;}ucs jours. Quelques mois après, O'Connell l'ut sur le [ioint d'avoir un second
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engagement avec Robort Peel; le duel devait avoir^ lieu sur le coiituifiit, et Robert Peel s'était déjà rendu à Oslende. O'Citnnell allait le rejoindre, lorsqu'il fut arr-èlé dans son hôtel à Londres. 11 dut jiayer, avec ses cautions, cinquante mille francs. Lorsque les deux rivaux se revirent à Dublin , la querelle fut un moment sur le point de recommencer : la police exigea de nouvelles garanties de paix, et le raagisirat allirina à O'Conncll que le gouvernement était résolu, dans le cas d'une rencontre fatale, à |)Oursuivre et à faire exécuter celui des adversaires, quel qu'il îàl, qui serait favorisé par îe sort. L'agitateur a souvent déclaré dans la suite qu'il acceptait avec lierté, comme une expiation de la mort de d'Esterrc, les insultes des personnes avec qui il refiisait de se battre, et il a su démontrer ainsi que chez kii l'abnégation chrétienne balançait la fougue du légiste et du tribun po|iulaire. En 1817, O'Connell concourut au projet d'établir à Duljlin une société des Amis de la réforme parlementaire. Ce projet, tpii ne se réalisa point, eut néanmoins un résultat, celui de réunir les efforts des protestants et des catholiques. Georges IV, au moment de son avi'nemcnt au trône, ayant voulu visiter l'Irlande, O'Connell , trompé comme tant d'autre-; sur les intentions libéral.'S de l'ex-régenl, se joignit à la foule des Irlandais notables qui tirent au monarque un accueil empressé, et il lui od'rit, accompagné d'une députation de catholiques, une couronne de lauriîT qui fut accueillie gracieusement. Le prince prodigua les promesses , qu'd parut ensuite avoir complètement oubliées. En 1823, O'Cormell fonda la vaste association catholique , dont celle de 1813 n'était, en (pielque sorte, qu'un essai. Ses membres se divisaient en deux classes : les uns devaient payer 25 francs par an, les autres 1 fr. 20 c. desouscription. C'est cette association qui par ses gigantesques efforts et sa vaste influence devaif décider qu(>lqui'S années plus tard le gouvernement îi relever enfin les catholiques de la proscription légale qui pesait sur eux. Le peuple, accoutumé jusqu'alors à ne rencontrer au-dessus de lui que l'injustice et la tyrannie, vit avec bonheur cette association protectrice et bicntaisante s'interposer enti'e lui et le gouvernement. Voici dans quels termes ini auteur s'exprime à ce sujet : « L'association gouverne en réalité l'Irlande. Ses chefs sont les re[)résentaiits du pays ; ses ordres sont des lois que chacun regarde comme obligiloires. Le comité central accueille toutes les plaintes, prend ses informations et |)oursuit les abus. L'association perçoit un iuipôt, toujours acquitté pai'ce qu'il est librement consenti. Si des élections se pré;)arent, elle s'occupe de la révision des listes électorales , fait les frais d'iiiscripiion des électeurs catholiques et poursuit impitoyablement la radiation des or ijjistes qui y sont indt-lmcnt portés. Elle recommande tes candidats qui ont des titres à la conilanco publique, et encourage les électeurs à remplir leurs de-voirs. Une loi est-