‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 48 sur 341 · ODO · texte numérisé non relu

ODO

fut, pour ainsi dire, le créateur du parti catholique qui, plaçant les int rôts religieux au-<ies-;us de tnus les autres iiit.-rôts, a pdur principe de ne s'enrùlcr sous auc .ne hannière polit'que absolue. On sait que M. le comte de Montaleiivbert est en France l'un des princi 'aux chefs do ce pai ti.

OGTAVIEN, anti-pape, de la famille des comtes de Frascati, .-.e lit élire, en 1159, par deux cardinaux, après la mort d"Adiien IV, et prit le nom de Victor IV. Il fut soutenu par l'empereur Fré.iérie I". Il convoqua un concile en IIGO, à Pavie, oii Alexandre 111 fut déposé. Ce pape, contraint d.' fuir en France, laissa le trône ponidical à l'usurpateur, qui mourut à Lucques en 116i, éç|;alement haï et méprisé.

ODDI (J^cQui;s degli), cardinal, d'une noble fimille de Péro'ise, naquit dans ci'tte ville vers llJOO, et occupa divers em[ilois im})orlanls, où il lit pr.'uve de capacité et d'habileté dans le maniement des atl'aiie-i. En 174.'î, à son retour de Portugal, où il avait été euvo\é en qualité de nonce pi'ès de cette cour, il i'ut élevé par Benoit X.lVà la dignité de cardinal. 11 fut ensuite légat à Ravenne où il lit beaucou|) de b.cn, protégea les letties et se concdia l'estime générale par sa vertu, sa liliéralité et l'esprit de just ce qu il po. tait dans l'adminislralion. Nommé évèque de Viterbe, il se montra dans ce nouveau poste jiastrur aussi zélé que savant, aida les pauvres, maintint la discipli e i)armi son chargé, et n'omit rien de ce qui pouvait contribuer à l'éditication et h l'avanlege de ^on tiou[)eau. Ce iiii'uxet estimab.epréiat mourut à Viterbe en 1770, âgé de 80 ans, et regretté de tous ceux qui lavaient connu. 11 a laiss'; les ouvrages suivants : ('onstitutiones editœ in diœccsana sipiodo habita in cathedrali ecctesia Siincti Laurentii ViterOicnsis nnno 10G"i, Vileibe, 1703, in-V" ; Vilcrbiensis synodi vindicutio, ibiii., 1764-, in-4°.

ODDI (Nicolas degli), cardinal et neveu du précédent, homme d'un méri;e distingué, de beaucoup de sagi sse et de prudence, 1 1 d'un talent rare , fut envoyé à la d ôle de Francfort après la mort de lemiiereur François 1", ets'y Lomporiade manière à olitenir et ;\ mériter les plus grands doges. Il mourut en 1767, à Arezzo, au collège des jésuites, dans un temps et à un âge où il pouvait rendre encore les plus grands services à l'Eglise, qui fondait sur lui de justes espérances. ODLD,|)ro|)hètequi, s'é.ant trouvé h Samarie dans le lempsque Phacée, roi d'Israël, revenait dans cette ville avec 200,000 prisonniers que les Israélites avaient l'ai s dans le rojauiue de Judti, alla au-devant des victorieux, leur reprocha leur inhumanité et leur fureur contre leurs frères que Di u avait livns entre leurs mains. Les soldats se laissèrent lo.iclier par les paroles du proi)hète. La couipassion et le désintéressement pr.rent tout à coupdan> leur cœur la place delà cruauté et de lavarce; ils rend reiit la liberté aux capt ts, etaoainJoiinèieii. le rhhe b.tinqu'ds avaiciii fuit {Il Parai, xxvnij.

ODESPLNG DE Là MESCHINIÈRE (Louis),

DlCTIONN. DE ClOGnAPUlE KELIG. 111.

prêtre de Chinon en Touraine, oh il était né l'an 1597, devint chanoine de la cathédrale de \K< unes, et fui pendant 15 ans oflicial métropolitain di; Bietagn . 11 fut enriiiloyé par le clergé de Fra ice, et en recueillit les Mémoires, doBt il donna 2 vnlumes in-folio en lO'iG; mais d autres collections plus amples et mieux faites ont éclipsé la. sienne. Il fit paraître aussi la même année une collection des Conciles de France, tenus depuis celui de 'rrenti% in-folio, qui sert de suite ii ceux du P. Sirmond, 3 vol. in-folio, et auxiiuels on joint les Suppléments de Lalande, 1G66, in-.olio. On ignore l'époque de sa mort.

ODILON (saint), cinquième abbé de Cluny, fils (le Béraud surnommé le Grand, seigneur de Mer(-œur, naquit en Auvergne l'an 962. Dès son enfance il lit des progrès dans les le' très et dans la vertu. Le désir de mener une vie plus parfaite lui inspira la résolution de se retirer à Cluny. Saint Mayeul jeta les \eiix sur lui [lour lui succéder : Odilon fut le seul qui désapprouva ce choix. La réputation que lui tirent ses vertus vint jusqu'à reiii|iereur saint Henri, qui le pria de l'accompagner dans le voyage qu'il lit à Rome pour s'y faire couronner, et jouit plusieurs fois drpuis de ses pieux entreliens. Son humilité était si gramle, qu'il refusa l'archevêché de Lyon et le pallium dont Jean XIX voulut l'honorer. Ce saint abbé mourut à Souvigui en 1049, à 87 ans, après avoir répandu son ordre en Italie, en Espagne et en Angleterre. Son caractère dominant était une bonté extrême, qui le fit api eler le Débonnaire. Son nom est immortel dans l'Eglise, par l'institution de la Commémoration fjéncrale des trépassés. Celte pratique passa des monastères de Cluny dans d'autres églises, et fut enfin adoptée par l'Eglise universelle. On raconte diversement la r.vélation qu'on dit y avoir donné lieu. Dans le doute, il est plus prudent d'attribuer cette institution à la piété de l'illustîe abbé de Cluny qu'à des visions inceitaims. On a de lui, dans le recueil intitulé Bibliotheca Cluniacensis, IGli, in-lbl., la Vie de saint Mayeul; celle de sainte Adélaïde, impératrice; des Sermons (|ui mar.|uent une grande connaissance de l'Ecriture sainte; des Lettres ; des Poésies. On trouve encore quelques Lettres de lui dans le Spicilcge de dom d'Achery. Autant ce pieux écrivain fut soigneux de cultiver lui-même les bonnes éludes, autant le fut-il de les favoriser et d'exciter les lalents dans son ordre. Pierre Damien a écrit sa Vie. — 11 ne faut pas le confondre avec Odilon, moine de Saint- Jlédard de Soissons, dont on a un Traité sur les translations des reliques des .Hiints, dans les Aeta benedictinorum de .M.diuibil. Celui-ci vivait à peu près dans le même temps que le premier.

ODCANT-DESNOS (Pierue Joseph), médecin, né le 21 novembre 1722, à Alençon, où il mourut le 11 août 1801, était un comjiilateur plus rerominaudable pour son éru- (iitioii que pour le méi'it du sttle. Le plus imjiortant de ses ouvrages est intitulé : Mémoires historiques sur la ville d'Alençon et

CIF.CÔ

OECU

sur ses s'i^neurs. Alciiçon, 1787,2 vol. in-8°, avec ligures. Nous citerons encore sa Distsertation sur Srrlon, évfqite de Seez, et Ituoul, mort nrc'ierffjue de Cantorbénj, Uome (Aleuçon), 1785, in-8°. ....

(,)DON (sailli), né en 879, fut chanoine de Saiiil-Maitin dé Tours, sa pairie, en 899; moine à Baume en Frantlie-Coiiité en 909, et second abbé de Cluny en 927. Sa sainteté et ses luiiiicresrc'-iaiidirent beaucoup d'éc .it sur cet ordre. Le s.iint abbé était l'arbitre des princes séculiers et des princes de l'Eglise. Son èle [tour la discipline nionastiipie le fit appeler d ms les mona^ères d'Aurillac en Auverb'ne, de SaJat en Périgorl, de Tulles en Limousin, de S lint-Pierre le Vif à Sens, d'' Saint-Julien a Tours, et dans plusieurs aut.es qu'il souiu.t à une exacte r^-forme. Appelé ensuite en Italie d y donna le s.ieclacle de ses vertus, et y forma plusieurs communautés nombreuses. Ce saii.t abbé mourut en 9i2, auprès du lombeau de saint -Ma. tin. On a de lui: un Abrégé des Morales de saint Grégoire sur Job; des Hymnes en riionneur de saint Martin ; trois livre> du Sacerdoce; la Vie de saint Gérard, comte d'Aurilhic; divers Sermons, etc. La Bibliothèque de Cluny, collection pubiée par dom Marrier, IGU, Paiis, in-f.l., renferme les dill'éreiits ouvrages de saint Odon. On trouve uans le même recueil la Vie du pieux abbé, écrite par uu de ses disciples appelé Jean.

OUON (siint), né en Angleterre de par 'Uts Idol.Ures, danois d'origine, montra dès l'enfance du penchant pour le Christian. snie; ce qui lui occasionna des persécutons de la p rt de ceux dont il avait reçu le jour. Le duc Athelm , un des principaux seigneurs d'Angleterre , soulagea ses soullrarces par toutes sortes de bienfaits. Il fut baptisé , .'eçut ensuite les ordres sacrés, et jouit de la confiance de plusieurs rois. 11 fut placé sur le siège épiscopal de Wilton, et ensuite sur cel li de Cantoruéry en 9't2, a|>rès avoir reçu l'habit de l'ordre de Saint-Benoit; car c'étai 1 us;)ge lie ne metlre à la tèle de ce grand iliucôse que des hommes qui avaient professé la vie monaslujue. Voy. saint Noum;;iT. 11 n'avait consenti quavec répugnance à -^a première promotion, et il s'opjjosa Ion, temps à la seconde. 11 mourut le 'ijuillet %T. On a de lui des Constitutions ecclésiastiques dans la collection des concdes. Il est regaidé comme un des principaux, auteurs des lois pui. liées par Edmond et Edg>ird, rois u'-Viigleterre.

ODON ou ODARD, évAque de Cambra', né à Orl 'ins, moiirut en 1113. On a de lui une Explication du canon de la messe, Paris, Iti'tO, in-V°, et d'.-iulres traités, imprimés i!ans la Bibliothèque des Per.s. Sa vie fut remphe par le travail et par les bonnes ojuvres.

ŒtlOLA.MPADE (Jean), naipiit au village de Weinsberg. dans la l lanconie, en l\bi. Son nom véritable était IJausscliein, qui veut du-o en allemand lumière domestique : il le changea, suivant la coût me des savants de te temps, pour celui ii'OEcolampade qui

a la même signification en grec. 11 apprit assez bien le grec et l'Iiébreu, et acquit diverses eonniissances. L'amour de la retraite et de l'étude l'engiigea à se faiie religieux de Sainte-Bngille dans le monastère de Saint- Laurent, près d'Augsbourg; mais il ne persévè.a pas longtemps dans sa vocation. 11 quitta son cloitre et se retira à B;Ue. La prétendue réforme commençait à éclater ; OEcolampade en adopta les rinci[)es, et préféra le sentiment de Zuingle à celui de Luther sur l'ei.char.stie. 11 fut fait ministre à B.'ile, et pub ia un Traité intitulé : De l'exposition naturelle de ces paroles du Seigneur, CECI EST MON COUPS, e"est-à-iiiie, selon lui, le signe, la figure, le type, le symbole. Les luthériens lui lépondiieiit par uu livre intitulé : Syngramma , c'est-à-dire Ecrit commun, composé, à ce qu'on croit, par Brentius. OEcolampade en publia un second intitulé : Anti-Syngramma, tjui fdt suivi de diversti-aités contre le libre arbitre, l'invocation des saints, etc. A l'exemple de Lutlier, OEcolainpade se maria, quoique prêtre, à une jeune fille dunt la beauté l'avait touché. Vo ci comment Era^me le raille sur ce mariage : « OËcolarapade i dit-il) vient d'épouser une « assez lielle Qlle; apparemment que c'est « a nsi qu'il veut mortifier sa chair. On a « beau dire que le luthéranisme est une chose « tragique, pour moi je suis per.-uadé que « rienn'e.-t |ilus comique; carie dénouement « de la pièce est toujours quelque mariage, .( et tout finit en se mariant, comme dans « les comédies.» Ecasme avait beaucoup aimé OEcolampade avant qu'il eût em.jrassé la réforme. 11 se plaignit que, de[»uis que cet ami était entré dans un ]tarti, et qu'il eut quitté avec l'Eglise sa lendre dévotion pour embrasser l'aigre et sèche réforme, il ne le reconn.iissait plus; et qu'au lieu de la candeur dont il faisait profession tant qu'il agissait par lui-même, il ne trouvait [dus en lui que d,ssim;dat.on et artifice. OEcolampade eut beaucoup de part à la ruine de la vraie religion dans plusieurs cantons de la Suisse. 11 luiiurul à B le en 1531. On lit entre autres choses sur son é,utai'he dans l'ancienne cathédrale : Auctor cvangeUcœ doctrinœ in hac urbe primas, et templi liujus verus epis~ copus. Expressions bien dignes de l'orgueilleux réformateur, mais bien au-dessous de lu simplicité évaugélique. Le mot auctor, du reste, exprimait aduiirablement la nouveauté de sa doctrine. On a de lui des Commentaires sur iilusieuîs livres de la Bible, in-iol., et d'autris ouvrages, fruits du l'an..t.sme de secte. Sa Vie, écrde en latin |)ar Wolfgang Caàton.se trouve dans les Viiicvirorum eruditorum de Fichui'd, et dans ï'Athniie Rauricœ. Elle a été aussi [luuliée en français, Lyon, lbt)2, in-i2, et en allemand par Hess, Zui ich, 17j3, in-S". Ses Lettres ont été publiées ]iar Ch. Buttingliauseu, ri77, iu-8°,avec des notes. Oe,CU.MllNlLiS, auteur grec du x' siècle, selon la plus commune opinion. Ou a de lui des Commentaires sur les Actes di s afiôtres, les Epities de saint Paul, sur l'Epitre de saint Jacques, etc., et d'autres ouvrages,

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recueillis avec ceux d'Arétas, par Frédéric Moral, Paris 1131, en 2 vol. in-iol., grec- Jatiii. Il ne fait presque qu'abréger saint Chrysostome, et il le 'ait avec assez pou de choix. OED.WANN (Samiel), théologien et natur.Tliste suédois, iié à Wexioe en 1750, lit ses études de phil ;iso;iIiie et de théologie h l'université d'Upsal, et il y joignit la botanique et la zoologie, sciences auxquell s d s'appliqua sous la direction de Liunée. Après avoir été, pendant seize années, maître d'école dans un village, il fut nommé, en 1700, professeur de théologie à Upsal, puis pasteur de Vieil-Upsal. Sa mauvaise santé le retenait presque continuellement dans son lit, et sa chambre à coucher était le rendez-vous d'un grand nombre de savants compatriotes et étrangers. OKdraann mourut le 2 octobre 1820, laisantun assez grand nombre d'ouvrages écrits en suédois. Nous citerons : Dictionnaire géographique pour le Nouveau Testam'Ul: Essai sur l'Apocalgpse, t ndaut h prouver que les [irophéiies qui y sont contenues ne se raj)porlent qu'à la destruct on de Jérusalem par 1;'S Romains; des lissais sur les écrits du Nouveau Testament; une traduction de l'Evangile de saint .\Iattliieu, (ju'il jiublia seul en 1814, parce qu'il ne put s'enteuilre avec 1;'S autres memores de la commission chargée do ce travail.

OELHAF (Nicolas-Jérùme), t'iéologicn de Nuremberg, né l'an 1637, étudia dans (lusieurs universités d'Allemagn ■, et dans celles de Strasbourg et d'Ltrecht. Il devint, dans sa 38° année, pasteur h Lautl'en, où il raouriit en 1073. Il a écrit sur le droit naturel et sur la prédestination. li a fait aussi une Réfutation du Traité de l'état des dmes après la mort, etc. Ses ouvrages sont restés dans son pays.

OENOMAUS, philosophe et auteur grec du 11' sièile. Piqué d'avoir été trompé plusieurs fois p .r l'oracle de De i)!ies, il fit un Recueil des mensonges de cet oiacf' fameux. Eusebe BOUS a conservé, dans sa Préparation évangélique, une partie considérable de ce Traité, où l'on voit que si le démon s'est mêlé do rendre des oracles comme l'on ne peut guère en douter {voy. Baltus), il n'a |iu donner à ses conjectures et à sa divination la clarté, la précision et surtout la certitude qui distuiguent les oracles prophétiques.

0(1 était roi de Basan, c'est-à-dire de cette partie de la Terre-Promise qui éait au delà du Jourdain, entre ce fleuve et les montagnes de Galaa I. Les Israélites voulant entrer dans la Terre-Promise, Og, pou," s'y o])poser, vint au-devant d'eux avec tous ses sujets jusqu'à Edrai. Moise le vainquit et le tua, passa au fil de l'épée tous ses enfints et tout son peuple, sans qu'il en re4At un seul, conformément aux ordres de Dieu, qui voul lit détruire ces nations abominables, dont les crimes justifie, .t la punition, mémo selon les lumières naturelles. Voy. Josué. Les Israéhtes se mirent en possession de son pays , ruinèrent soixante villes, et en exterminèren, tous les haoïtants. Og était seul resté delà race de Raphauu. On peut

juger de la taille de ce géant par la grandeur de son lit, qu'on a conservé longtemps dans la ville de Rabbath, capitale des Ammonites. Il était de 9 coudées de long et de 4- do large, c'est-à-dire de 15 pieds 4 pouces de long sur 5 pieds 10 pouces de large. Mais comme ce roi géant éiait sans doute couché à son aise, et que les anciens guerriers aimaient à exagérer leur grandeur par celle de leurs lits (voy. Quinte-C rce, livre ix, ch.ip. 3j, on peut croire qu'Og n'était pas p'us grand qu:' Goliath ijui avait environ 9 pieds.

OGER le Danois, appelé aussi Otger etAutcaire, rendit de gianils services à Charlemagiie, et fut aussi aimé qu'estimé par ce prince et p.ir sa cour. Le ciel lui ayant ouvert les yeux sur les prestiges du monde, il se lit religieux dans l'abbaye de Sa iut-Faron de Meaux, où il attira un de ses amis, nommé Benoit. Ils moururent tous deux au i\' siècle, avec de grands sentiments de piété.

OGIER (François), frère du poète Charles, embrassa l'éiat ecclésiastique, et suivit le comte d'Avaux, lorsqu'il alla signer la pais de Mu.istrr en 1648". L'abbé Ogier s'était signalé dans une querelle de Bal.;ac avec le P, Goulu, où il prit le parti du premier, puis se brouilla avec son protégé. Dégoûté de la dispute, il s'occupa à piocher; mais il n'y eut que les succès que donne la vog,ie d'un moment. Cet écnvaui mourut à Paris en 1G70. On a d.- lui : Jugement et censure de la doctrine curieuse de François Garasse, jésuite, 162.J, in-8°; Actions publiques, en 2 \ol. in-4° : ce sint de mauvais sermons applaudis dans 1 • temps; des Poésies répandues dans dilférents r.'cueiis.

OGIER (Joseph-Marie), prètredu diocèse de Vienne, né à Crémieu, mort eu février 1821, dans sa 71' aimée, après une vie toute consacrée aux fonctions du ministè e. Oji lui doit : Moyens de perfection pour une vierge chrétienne, 3' édit. augmentée de plusieurs chapitr. s, de l'oflice de la pénitence, des vêpres et compiles, Lvon, 1820; Moyens de salut pour les chrétiens de tous les sexes, de tous les états et de toits les âges, etc., Lyon, 1817 iii-12. C'est une tradiiction libre du Sapientia christiana d'Arvisenet. La 2' édition a pour litr • Sagesse chrétienne, etc. Traité du style épislolaire pour tous les différents genres de lettres, Lyon, 18.8, in-18; Bréviaire du pénitent, Lyon, 1819, iu-18; Préparations et actions de grâces à l'usage des personnes pieuses qui font leurs délices de la fréquente communion, Paris, 1820, in-18, extrait du Sapicntia christiana. Ce recueil renferme une préparation pour les trois jours ipii précèdent la communion, et ensute huit préparations-ei actions de grâces did'érentes entre lesque les les lidèles pourront choisir, ou dont ils pourront se servir successivement. Conférences et discours sur divers points de morale, à l'usage de MM. les ecclésiasliq'ies, Lyon, 1821, 2 vol. iii-12. Ce liv.e, écrit d'une manière simple, est trèsutile aux liiièles qui ne iieuvent assister aux instructions de leurs pasteurs. On y trouve

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d-ix conf(!'renres qui traitent des dispositions pour les s-irreinenis et les divers points de 1110 ail-, et six discours en forme d'examen sur- la confession, les comniandements de Dieu et de l'K^'iise et les pécliés capitaux ; des instructions pour la ()rcinièie communion di's enfants; des discours pour le renouvellement des vœux du baptême, etc.

OGILBI (Jew), issu d'une famille noble d'Ecosse, entra chez les ji'-suites en lo'.l'T, âgé de 1"7 ans. Il se distingua dans sa patrie par S"n zèle pour la nlii^ion de ses pè es, et fut mis à mort à (l'a^cow, en 1GI5, |)0ur J'avoir défendue contre le schisme et l'hérésie. Li'S rép inses q^i'il lit à ses juges sont plenes de cette force et de cette dignité chiétienne qui di-lingua les premiers martyrs. Le Père Mathi s Tanner, dans sa Sociclas Jesu usque ad sanfjuiiwm mil'itans, raconte le < circonstances de la mort de cet homme vraimeni apostolique, dune manière pleine d'élégame, d'inti-rèl et d'énergie. On peut consulter aussi lielatio incarccralionis cl martyrii Jouiiniii OrjUbei, à Douai et ensuite à Ingo'stadt, 1G1G, in-16.

UKSKl Stanislas', Orichovius, gentilhomme polonais, né dans le diocèse de Frémis aw, étudia à Wittenberg, sous Luther et sous .Mélanchthon, puis à \'enise sous Jean- Baptist ' Egnace. De retour en sa patrie, il entra dans le clergé et devint chanoine de Prénnslaw. Son éloquence le lit surnommer le Déinosthènes polonais. Mais son attachement aux erreurs de Luther causa de gi'ands maux au cler;.;é. 11 l'ut excommunié par son évô |ue, et n'. n devint que ])lus furieux. Eulin il rentra dans l'Eglise catholique au synode tenu h Varsovie en 1391, et lit imprimer sa Profession de foi. Depuis ce leuipslà, il s éleva avec zèle contre les [irotestants, et publia un grand nomlire de livres de controverse. On a imprimé ses Opuscules en 15(53, in-8'. Ou lui doit aussi les Annales du règne de Sif/ismond-Auguste, in-12, en latin, et Institutio principis. Son vrai nom était Orzécowskjj ; mais on sait que dans la langue polonaise, et eu général dans l'esclavonne, mère de tant d'autres, plusieurs lettres semblent disparaître dans l,i prononciation, quoique les indigènes prétendent les faire sentir.

OL.WIDÉ (Pail-A^toine-Josepii), littérateur et homme d'Etat, connu aussi sous le nom de Comte de Pilos, né à Lima dans le Pé ou, vers il-ln, vint dans sa jeunesse en Espagne, et perfectionna ses études il Alcala de Héiiai'cz et à Madrid. Il suivit en qualité de secrét.ure de h'gaiion le comtj d'Aianda dans son ambassade en France, et, Ji son retour en Espagne, fut nommé comte |iar Charles III, et intendant de Séville. On compterait |>eu o'hommes qui eussmil été aussi féconds en pro, ets qu'Olavulé. Il avait songé, en 1778, à réformer la déclamation thé.itrale en Es|iagne, et à établir des rè déments pour les auteurs et 1rs comédiens. Il avait cimmenié lui-même cette réforme; mais, n'a.antpas regu d encou.a .ement, il abandonna ce dessein. Il en présenta un au-

tre qui fut adopté, celui de défricher la Sierra-.Moréna, montagne aride, aux confins de la CastiUe, de l'Estramadure et de l'Andalousie, laquelle avait près de trente lieues d'étendue sur cinq à six de large. Olavidé y appe'a des colons de toutes les nations, et surtout des Français et des Allemands. Les rochers qui en défendaient l'approche, les ma ais qui encombraient les vallons, disparurent par les soins actifs de l'intendant. Des roules, des hôtelleries, des hameaux, des manufactures, des villes même, s'élevèrent dans un pays où naguère tout était inculte et iiresquc inh.ibitable. Le pays commençait à prospérer, et les provinces voisines se ressentaient déjà de ces bi nfai's, lors |ue des malveillants et des envieux alarmèrent le roi sur les énormes déjienses ()u'entraînait cet établissement, sans faire remarquer l'utilité cjui en était le résultat. Ne pouvant empêcher les progrès de l'établissement, ces intrigants cherchèrent à l'anéantir, en perdant son fondateur : ce qui ne leur fut pas difficile. Olavitlé, qui ne rrspectait point assez les idées et les coutumes religieuses, donna lieu par sa conduite à des dénonciations. L'inquisition présenta ses plaintes, et Olavidé liil arrêté et eiif rmé dans les prisons de ce tribunal. Il fut condamné à vivre exilé, à vingt lieues de la cour et de toutes les grandes villes, après avoir passé d'abord huit ans dans un couvent pour y faire pénitence. On prononça en outre son exclusion perpétiii Me de tout emploi; on lui enjoignit de ne jamais aller qu'à pied et de ne se vêtir que des habits les plus humbles. Sa captivité ne dura que trois ans : le souvenir de ses services fut assez puissant pour lui faciliter les moyens de s'y soustraire. 11 se retira à \eui-e, où il composa son ouvrage de VEvangclio en triunfo, etc.. Triomphe de l'Evangile, ou Mémoires d an philosophe conrerti. En moins de deux ans ce livre eut huit éditions, fut traduit en italien, et en fiançais pai- Buynand-iies-Hcbolles, Lyon, 18ii5, 4 vol. in-8°; nouv. édition un peu dégagée des longiieuis de l'original, Lyon, 1821, 3 vol. in-8°. Ci t ouvrage, écrit avec force, est plein de sentiments chrétiens et renferme de grai.des beautés. Cependant il a le grand défaut qu'on pourrait rejirocherà d'autres ouvrages célèbres sur des matières leligieuses, qui ont jiaru de nos jours : le coloris en est très-varié, les images frappantes, les pensées subi. mes; mais to it cela est présenté d .ns un styli poétique, et souvent même de roman. Des sujets aussi sérieux ne devraient être écrits qu'avec cette iiob.e simplicité, cette éloquence qui naît du sujet môme, et non de la trop brillanl-e imag inalioii de l'auti'ur. Ce qui éblouit ne touche pas, et au milieu d'une multiude de tableaux dill'érents, des tropes et des ligures, On trouve rarement la morale qui persua le et la véiitaole onction. (Jiioi qu'il en -oit, le Triomphe de l Evangile obtini à Olavidé la ))ermis-,i(in tie retourner en Espagne. 11 y vécut oublié dans une petite ville de l'Andalousie ; sa conduite devint exemplaire, et

lis OLD

il mourut en ft03, iV^é do 78 ans. 11 avait adressé au roi Charles III et à son successeii'/- plusieurs Mémoires pour que sou établissement de la Sierra-Moiéna ne fût pas entièrement oublié. Ces monarques ont eu en fiartie égard à sa demande.

OLBERT ou ALBERT, m'; à Lerne près de Thuin, dans le pays do Lié^e, vers la lin du \° siècle, embrassa la vie mona^ique h Lobbes, f.it envoyé dans le monastère do Saint-Germain-des-Prés à Paris , de là à Troyes, et enfui à Chartres, où il se perfortionna d ms les sciences divines sous Fulbert, évèque de cette yilb\ Olbert lïit fait abbé de Gemhlo u-s, puis appelé |)Our être le premier abbé du monastère de Saint-Jacques que l'on venait d'ériger à Lié.;e, où il mourut l'an lO'i-S. On a de lui : un Rrcucil de canons, qu'il Ut avec B u'chard, évèque de Worms ; Vie de saint Véron, publi.'e par Georges Galopin. Il est encore auteur de plusieurs ouvrages qui n'ont pas été |)ubliés. OLDEGOKN (Édolakd), plus connu en Angleterre sous le nom de Hall, né eu 1561, dans la province d'York, lit ses études à Reims et à Ri)mf,oîi il l'oçut l'ordre delà i)rètrise. Admis dans la compagnie de Jésus, et envo é comme missionnaire en Angleterre en lo88, il en remplit les fonctions avec beaucoup de zèle et de succès |)endant oix-sept ans, dans la province de Worcester. La con.juratinn des poudres donna occasion de l'arrêter. On i'apijliqua cin i fois à laquest.on; maison ne put apprendre, id par so i aveu, ni par aucun autre témo gnage sullîsanl, qu'il eût eu connaissance tie la conjuration. 11 protesta toujours qu'd n'avait pas connu ce complot avant ([u'il fût pub ic, qu'il n'av nt jamais approuvé ni pris la défense des coupables ; mais cela ne l'empêcha jjas d'être condamné au supplice des traîtres h Worce-ter, le 7 avril 160tj. 11 eut la consolation de réconcilier à l'Eglise un des criminels ipii subit la mort av 'c lui, et qui mourut dans de grands sentiments de foi et do pénitence. Un nommé Littleton demanda publiquement partlon il Dieu et au P. Oldeciiru de l'avoir injustement accusé de la conjuration. Nous av .ns pris ces détails dans les Me'moires de M. Challoner, vicaire apostolique à Londres, imprimés en 17'i.l.

OLDEiNDORP (CuRÉriiiM-GiiORGE-AMDRÉ), missionnaire moravo , né l'an 1721, au village de Gro^sell-Lall■ert dans l'évêché d'Hildesheim, se l'endit tlansles iles danoises des Ant lies, pour visiter les m ssions dont la communautédesFrères Moraves l'avait chargé u'écr.re l'histoire. Après son reiOirà Marienborn, il fut nommé prédicateur de la conununauté de ce lieu, et, en 178V, il fut appelé à Ebersdorf, où il mourut 1j 9 mars 1787. On a do lui, eu allemand, outre cpielques opuscules en prose et en vers, et des c aitiques à l'usage des Frères Moi aves, une Histoire de la mission des Fr^'res évangéliques diins les îles Caraïbes de Saint-Thomas, Sainte- Croix et Saint-Jean.'Ëarby, 1777, 2 in-8", fig.

OLfiOlNl (AlGUSTlN). Vol/. VlTTORKLLI.

OLEARIUS (GoDKi^Roi), docteur en théo-

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