‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 49 sur 341 · OLE · texte numérisé non relu

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logie et surintendant de Hall, mort en 1087, à 81 ans, est auteur d'un Corps de théologie à l'usage des luilié.iens. — Jean Oléarius, son Hls, professeur do rhétorique, puis de théologie ii Leip ig, fut l'un des premiers auteurs des journaux, de cette ville, sous le titre cVActa eruditorum. Il était né> à Hall en Saxe, en 1639, et il mourut ii Leipzig en 1713, à Tk ans, après avoir exercé les emplois les |)lus distingués de l'universit '■. Ou a de lui : une Introduction à la théologie; une Théologie positive, polé/nir/ue, exégélique et morale, etc., etc.; tousonvrig-s infeclés des nouvelles erreurs. —Go lefroi Oi.éarius, tils de Jean, naquit à Leipzig en 1072, fut professeur en langue gr^^cque et latine à Leipzig, puis en th'éo'ogie, iblint un canonicat, eut la direction des é vidiauts, et la charge d'as^esseur dans le consistoire électoral et ducal. Il mourut do pht'iisio en 1715, âgé de 43 ans. On a de lui : Disserlalio de adoratione Patris per Jesum Christum, m-h", 1709. 11 y réfute une des principales erreurs des sociniens, qui re'usaient à Jésus-Christ le titre et les fonctions do médiateur entre Dieu et les hommes ; une bonne édition de Philostrate, en grec et en latin, i -fnlio, Leipzig, 1709; la traduction latine de l'Histoir.' de la philosopl'ie de Thomas Stanley, Leipzig, 1721, in-4°; Histoire romaine et d'Allemagne, Leipzig, 169t), in-8° : ce n'est qu'un abréj;!'.

O'LEARY (Arthur), capucin irlandais, né en 1729, à Cork, lit s s études au collège de Saint-Malo en Bretag lo, embra-sa l'ordre de Saint-Fra:içois, et, a'irès avoir pris les ordres, il entra eu i|ualité d'aumônier dans un régiment irlandds eu s.'rvice do France. S'étanl dégoûté de cette place, il retourna en Irlande, et ouvrit à Cork sa patrie unech pelle catholique qu'il desservait. Lors(pie le parlement irlandais adoucit les lois pénales contre les catholiques, il pt>blia un écrit intitulé : La Loyauté prouvée et le serment défendu. L'elfet de cet écrit fut de rassurer les consciences des personnes qui hésilaient sur le serment qu'il fallait [irêter, et de les déterminer à le faire. 11 tnt la môme conduite pendant la guerre d'Amérique, 1 rsque-les flo iCS françaises men.iç.uent l'Irlande. Il rappela alors, dans une adresse à ses compatriotes catholiques, qu'ils étaient sujets du roi d'Angleterre, et que rien ne les dispensait do demeurer lldèles au gouvernement. 11 en lit autant en 178i, lors des troubles et des pillages qui eurent lieu dans le comté de Cork. On sut gré au P. Oléary de cette manière 'l'agir, qui lui attira l'estime des gens honnêtes. 11 vint se tixer à Londres, où il érigea (dans Sutton-street, Soho-square), une chapelle catholique dédiée à saint Patrice. 11 y prononça VOraison funèbre de PieVLIo 16 novembre 1799, l.iquelle fut traduire enfrançais par l'abbé Quéquet, Londres, Î805, in-8'. il mourut à Londres le Sjaiivier 1802. On a de lui : Défense de la divinité de Jésus-Christ et de Cbnmortalité de l'âme , Cork, 1776, eu réponse à un ouvrage d'un médecin écossais , intitulé • Pensées sur la

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nature et la religion, où toute espèce de reiii,'inn f^'lait attaquée ; Défense de sa conduite (d'O'léary) et de ses écrits, conlm Wooilward, évoque auyliciu de Cloyue, 1782; Remarques sur la Défense des associations protestantes de Wesley; Défense de sa conduite dans l'insurrection de Munster en 1787 ; Hxawen de la controverse entre le docteur Carroll et MM. Wharlon etUuwhins; un Lssay ou Tolcration, etc. ; des Sermons et des Mélanges. On trouve sur cet e«l siaslique des détails intéressants dans s 'U Eloge fumbre prononcé dans la cliapello de Suho-square, par M Morgan d'Arcy,piôtre attaché a ci'tlediapelle.Ce discours a été imprimé à Londres, 1802, in-S°.

OLKASTER ou OLEASTKO (Jéuômk), habile dominicain jiorlugais, naiiidu bourg de Azanilnija, qui signihe olivier, assista au concile do Trcnle, on qualité de théol()i;ien do Jean 111, roi de P.irtuj^al. Il refusa à son retour un évôché, fut inquisiteur de la foi, et exerça les principales charges de son ordre dans sa pr(Jvinco. On a de lui des Commentaires sur lo Pentateuque. La borne édition de ce savant ouva^e, imprimé à Lisbonne , 1556-1558, 5 [)arties en un vol. in-fol., est rechorchée. Il est rare d'en retrouver toutes les jiarties exaclement rassemblées , vu qu'elles parurent eu diU'érenlcs années. On a encore d'Oléaster des Commentaires sur Isaic, Paris, 1(22, in-fol. Le latin, le grec et l'hébreu étaient aussi familiers à 01 asier que sa pro])re langue. 11 mourut en 1563, en odeur de sainteté.

OLESNIKl (Siiigsée), l'un des plus grands hommes que la Pologne ait produits, né in 1389 d'une noble et anciei ne famille, fut secrétaire du roi Ladislas Jagellon. Ce fut en cette qualité qu'il suivit ce m narque dans ses ox| éditions militaires. 11 fut assez heureux pour lui sauver la vie en renversant d'un tronçon de lance un cavalier qui vouait droit à ce prince. Il embrassa ensuite l'état ecclésiastique, et obtint l'évôché de Cracovie et le chapeau de cardinal. Ladislas l'omiiloya dans les ambassades et dans les affaires les plus importantes. Ce prince lui laissa on inouraiit, |)our marque de sa bienveillance, l'anneau qu'il avait reçu autrefois de la reine Hedvvige, sa première femme, comme le ij,age le plus cher et lo plus précieux de son amitié. Olcsiiiki t/moigna sa reconnaissance en faisant élire h Posnauie, en li3i, le jeune Ladislas, son hls aîné, qui fut depuis loi de Hongrie, et qui périt malheureusement ii la bataille de Varna eu ikkk. Le cardinal-évûque de Cracovie tit ensuite élire Casimir, ii'ère du jeune Ladislas, (t roir.pit l'éloction où quelques Polonais avaient élu Boieslas, duc de Moscovie. Cet illustre [irélat linit traiiquiiloment ses jours à Sandomir, le 1" avrd 1455, à 66 ans. Une régularité exempluir(!, et une fermeté inflexible, qui n'avait en vue que les intérêts et la gloin; do la religion, du roi et de sa jjalrie, fo. inaient son caraclôie. 11 laissa tous ses biens aux jiauvres, dont il avait été le père pendant toute sa vie.

OLIER (Jean-Jacques), fondateur et pre-

mier supérieur de la communauté des prêtres et du séminaire do Saint-Snipice h Paris, était second fils de Jacques Olier, maître d*"s requêtes. Il naquit dans cette ville en 1608. Après avo'r fait ses études en Sorbonno, il fit un voyage à Notie-Daraede Lorette. De retour à Paris, il se lia très-étroitcment avec "N'incent du Paul, instituteur des Lazaristes. Son union avec ce saint lui inspira l'idée défaire des missions en Auvergne, oii était siiuée son abbavo de Pébrac. Son èle y produisit beauv coup do fru ts. Quelque teuips après, le carv dinal de Richelieu lui offr t l'évôché deChAlous-sur-Marne, qu'il refusa. Il projetait de fonder un se oinaire pour (lis()Oser aux fouctions sacerdotales les jeunes gens qui embrassaient ré;at ecclésiastique, lorsiju'on lui f)roj)Osa la cure de Sainl-Subiice. Aj)rès s'ôtre démis do son abbaye, il accepta cette cure comme un moyen propre à exécuter ses desseins, et en prit piissossion en lG?i2. La paroisse de Sain -Sulpice servait alors de letraile à tous ceux qui vivaient dans le désordre. Do concert avec les ecclésiastiques qu'd avait amenés avec lui de "N^augirard, où ils avaient vécu quelque temps en communau é, il travailla à la réforme des mœurs avec autant de succès que de zèle. Sa paroisse devint la plus ré.;;ulièro de Paris. On saitcombien les duels étaientalorsfréqueiits : il vint h bout d'en arrôtei' la fureur. 11 engagea plusieurs seigneurs à faire publiquemoi, t dans son église, un jour d' Pentecôte, uni^ protestation qu'ils signèrent, de no donner ni accepter aucun cartel; ce qu'ils exécutèrent très-fidèlemeilt. Cet exemple fut suivi de plusieurs autres seigneurs avant môme que l'autorité du roi eîlt airété le cours de ce désordre. Au milieu de tant de travaux il n'abandonna pas le projet de fonder un séminaire. Comujo le nombre' des prêtres de sa communauté s'était tiès-multiplié, il crut tiouver une occasion favorable, et commença à les partager. Il en destina une partie à la direction du séminaire , j)Our la fondation duquel il obtint des lettres patentes en 16i5. L'autre parde coutii.ua. à l'aider dans les fonctions du saint ministère. Quoique partagés pour deux oLijets ditl'éi-ents, ces ecclésiasticiuos n'ont jamais formé qu'un même corps. Ce qu'il y a de remarquable dans cette œuvre, c'est que, ilepuis son établissement, on n'a jamais manqué de sujets, malgré le grand nombre qu'en exige l'étendue de la jiaroisse, le séminaire de Paiis et ceux de la province, et quoiqu'ils n'y soient attirés par aucun intérêt, ni retenus par aucun engagement. En 1646, il lit commence!' les ciaistructioiis {!<■ l'église de Saint-Sul|)ice ; mais le vaisseau de cette église n'étant pas assez grand pour le nombre des paroissiens, il lit, de concert avec son succi-sseur , jeter de nouveaux fondements en 1655, pour l'é'glise que l'on voit aujourd'hui. Ce pieux fondateur s'étanl iiémis de sa cure en 1652, se retira dans son siiuinaiie, et travailla à faire de semblables établissements dans quelques diocèses, et à planter la loi à Munt-Kéal en Amérique , par les missionnaires qu'il y

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