‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 50 sur 341 · OLI · texte numérisé non relu

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envoya. Après s'être signalé par ces différents él.iblis>einents, il mourut saintement en 1657, à 49 ans. Olier étiit un homm^ d'iinc charité ardenteetd'uni';iét6 tondre. 11 jouissait d une gr.inde répntatimde science et de vertu. Bossue! rappelle virum pr i stantissimum oc sanctitatis odores (lorentem. On a de lui quelques ouvrages de spiritualité, entre autres des Lettres, publiéesàParis, 16"4,in-l2, remplies d"onction, mais dans lestiuelles on désirerait quelquefois une dévotion moins minutieuse et plus éclairée. Un Traité des saints ordres, i676 et 1817; un Catérliismc chrétien pour la vie intérieure ; nne Journée chrétienne, etc. Le P. Giry a donné un court abrégé de sa Vie en un petit vol. in-12, d'après nés mémoires que lui avait conmumiqu''s Lescbassier, un des successeurs d'Olier, dans la place de supérieur du séminaire. Une autre KîV de M. Olier, a été publiée à Versailles . en 181-3, in-8°; elle est de M.Nagut, de Saint-Sulpice, à quelques changements près dont on est redevable à l'illustreauleur de laFfetleBossuet. I OLIVA (Alexandre), L,énéral de Tordre de Saint-Augustin, et célèbre cardinal, né à Sassoferrato, de parents |iau res, prêcha avec réputation dans les pi emières- villes d'Italie. Son savoir, sa vertu, et surtout une modestie extrême au milieu des applaudissements, lui méritèrent l'amitié et l'estime de Pie II, qui l'honora d<! la pourpre, et le nomma à l'archevèc'.ié de Camerino. Ce pontife l'employa dans plusieurs né.^ociations importantes, et il eut asitanl îi se louer de sa dextérité que de sa prudence. Ce vertueux cardinal moun.t k Tivoli en 14G3, à 3Sans. On a de lui : De Christi ortu serniones centum ; De cœna rum apostolis facla ; De peccalo in Spiritum sanctum. Ces ouviages sont des monuments de son érudition et de sa piété. Son c:u'aclère était fort doux, et il y avait autant d'agrément à vivre avec lui que de plaisir à le lire.

OLIVA (le P. Fernand Perez), savant littérateur espagnol, naquit à Conloue en 14.97, embrassa l'état religieux, fut attaché aux papes Léon X et Adrien M, devint recteur de l'université de S;ilamanque, et pu s piéc^'ptcur de Piiilip|)e H. Il se disiingiia par ses connaissances dans les langues anciennes, traduisit plusieurs tragi'dies du grec, parmi lesquelles on cite La Vengeance d'Agamemnon , et Ilécube affligée ; on les trouve dans le Parnasse espagnol. Il a aussi composé deux Tragédies, des premières qui aient paru en Espagne ; et trois autres ouvrages en forme de dialogues, savoir, sur la dignité de l'homme, sur remploi des richesses, et sur la chasteté. Il est mort en 1533, âgé de 36 ans Ambroise Morales, son neveu, a donné en 1388, le recueil des OEuvres du P. Oliva, Cordoue, in-'i.°. Parmi les pièces renfermées dans ce volume on distingue le [Dialogue sur la <lign té de l'homme, le plus remarqualile des écrits d'Oliva. C'est le pre- ^mier modèle que la littérature espagnole ait lotfert d'une discussion nette ei franche, dans iUn langage correct, noble et élégant.

OLWA (Jean-Paul), jésuite, né à Gênes

en 1600, d'une famille illustre, qui a donné deux doges à cette république, prêcha avec beaucou;i oe succès et d'éclat dar.s les |)rincipales villes d'Italie, et devant les paries Innocent X, Alexandre VII, Clément IX et Clément X. Il fut élu général de son ordre en 1634, et mourut à Rome en 1681, à 81 ans. On a de kii : un recued de Lettres, estimées ; des Sermons, qui sont un monumi'ut de son éloquence ; des Commentaires sur plusieurs livres de l'Ecriture. Son Commentaire sur le seiitième chapitre du jiremier livre d'Es ras montre jusqu'otl on doit porter le respect et la soumission envers ceux que Diwinousa ionnés pour maîtres, quels qu'ils puissent ètie.

OLIVA (Jkan), né en 1689, à Rovigo dans les Etats de Venise, embrassa l'état ecclésiasti.iue, et fut élevé au sacerdoce en 1711. Son goût et son talent décidés pour la littérature le lirent nonmier à la place de professeur d'humanités à Azrilo, qu'il occupa |iendant huit ans. 11 alla à Home en 1713, oii il fut bien accueilli par Clément XI. Après la mort de ce pape, il eut la place de secrétaire du conclave, place qui lui procura la connaissance du cardinal de Kohan, qui se l'attacha, l'euunena à Paris et le lit sou bibliothécaire en 1722. Le cardinal n'eut qu'il se louer de ce ceoix. Sa bibholhèijue devint le crntre de l'érudition et l'asile des savants étrangers. ïr^nte-six années de recherches ciintinuelles enric ir rit j)rodigieusenient le dépôt couiié à l'infatigable abbé Oliva. 11 le conserva jus(i!rii sa moi-t arrivée à l'aris le 19 mars 1737. On doit à .=a punie laborieuse et savante: '.n Discours latin ([u'il prononga dans le collège d'Azolo, sur la nécessité de joindre l'étude des médailles anciennes à l'histoire des faits ; une Dissertation sur la manière dont les études s'ii.tr duisirent chez les Romains, et sur les causes qui lirent déchoir les lettres parmi eux ; une autre Dissertation sur un monument de la déesse Isis. Ces trois ouvrages ont été i)ubliés à Paris, in-8% 1758, chez Martin, sous le titre 6'OEavres diverses de Cabbé Oliva ; une Edition d'un manuscrit de Sdvestris sur un ancien manuscrit de Castor et Pollux, avec la vie de l'auteur, in-8° ; de plusieurs lettres du Pogge, qui n'avaient point encore paru ; un Catalogue m.umscrit de la bibliothèque du cardinal de Rolian, en '2o vol. in-fol. ; Traduction, en latin, du Traité du choix et de la méthode des études, de l'abbé Fleury.

OLIVA RIUS. Voy. Olivier.

OLIVE (Pierre-Jean), cordelier de S rignan dans le diocèse de Béziers, était uu partisan zélé de la | auvielé et de la désappropriation des biens. Les religieux de son ordre, ennemis du joug qu'il voulait leur imposer, cherchèrent des erreurs dans son Traité de la pauvreté et dans son Commentaire sur l'Apocalypse. Ils crurenc en avoir trouvé plusieurs, qai furent c n-urées sur leur dénonciation. OJive expliqua sa doctrine dans le chapitre général tenu à Paris, en 1292, et ses accusateurs furent confondus.

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