‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 51 sur 341 · OLI · texte numérisé non relu

OLI

Il mourut h Narbonne l'an 1297, en odeur de

sainloié.

OLIVETAN (PiERRE-RoiiEnT) , parent du fameux Calvin, né à Noyon, lit imprimer, en 1535. in-fol., à NeutcliAtel où il avait été obliiié de se retirer après sa première prélication, une Trndurtion ù-wriùsc. (U' la I?il>le, la première ipii ait été laite sur 1". ébrcu et sur le grec. Mais en cela il y a deux ei reurs : 1° Cette traduction française n'est pas la première, Lefebvre d'Evtaples ayant déjà entrepris ce travail; 2° bien qu'Ôlivetan se soit vanté d'avoir traduit sur les textes orij^inaux, il n'a fait f|ue retoucher la version de Lefebvre il'Estaples. Du reste cette traituction est éci-ite d'un stvle dur et barbare, et n'est pas lidèle. Le caractère de l'imnression est gotbiquc, et l.i diclion ne l'est pas moins. Sa rareté est son seul mérite. Bèze, pour expliquer la ra|iiditi' du trav;nl d'olivet.in , prétendait que Calvin l'avait aidé dans ce te traduction. Olivelan survécut [leu à sa publication, et nuiurut à Feirare en 1538. Quelques fanatiques de son parli publièrent qu'il fut em|)oisonné à Rome ; mais c'est ini conte qui n'a aucun foiidemenl. On réim[irma la Bible d'Olivetan à Genève, 1540, in-4-°, revue par Jean Calvin et N. Malingre. Cette édition est encore plus rare (|ue la première. On l'appelle la Ilihh de l'Epe'e, parce que c'était l'enseigne de l'imprimeur.

0L1\ lEU (JEVPi), oncle de François Olivier , qui fut chancelier de France sous François I", en 1545, fut évéque d'Angers en 15;i-2. De simple religieux étant devenu grand aumônier au monastère de Saint- Denys, et ensuite abbé de Saint-Crépin et de Saiiit-Médard de Soissons, il iiermuta cette dernière abbaye pour l'évéché d'Angers, où il partagea son temps entre les fonctions pastorales et les lettres. On a île lui un ])o(^me 'afin, intitulé : Jani Olircirii Paudora, Paiis, 15'i-2, in-12; et Reims, 1G18, iu-8% Iradint en français par Gabriel Micliel de Tours, in-12. Ce prélat gouverna son diocèse avec autant de zèle que de lumière, et lit le bien sans faste et sans ostentation. Il mourut le 12 avril i^n 1540. Il ne faut pas le confondre avec un autre .lean Oiivikh, ou Olivarius, de Gand, pi-ofesseur d'éf quence et d(! langue grecque h Douai, mort ;» Cnmbrai vers l'an lG2't, qui nous a laissé plusieurs Poèmes estimés, et une bonne Edition de saint l'rosper, enrichie de variantes, plus ample et plus correcte que celles qui avaient paru jusqu'alors. Douai , 1577, et réimprimée plusieius l'ois depuis.

OLIVIER (SKRAPni^i) , cardinal, natif do Lyon, étudia à Rologne en droit civil et canon. Etant allé à Rome, il y fut connu | ai' Pie IV, devint auditeur de rote, el exerça cet emploi pendiiil 40 ans. Grégoire Xlll et SixleVl'eiupknèrent en diverses nonciatures. Clément VIII lui donna, en 1604, le chajieau de cardinal , à la recommandation du roi Henri IV. Il fut évéque de Reniu's, ajirès la mort du cardinal dOssat. On a de lui : Dccisiones roUv romanœ, en 2 vol. in-fol., Rome, 1G14 ; ol Francfort, avec des additions et des

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notes , 1615. Olivier mourut en 1G09, âgé de 71 ans.

OLIVIERI (Algustin), évéque d'Artusa dans le royaume de Naples, né à Gênes en 17o8 , mort à Naples le 10 juin 1834, fut reçu à 18 ans dan^ la congrégation oes Frères de Mai'ie , et devint ensuite instituteur du piinr'C héritier du roi Fi'rdinaud I", qui fut depuis François I", aiiiM que des autres princes de la même famille. Au milieu tles honneurs qui vinrent le trouver, Olivieri n'oublia jamais sa cellule de religieux, et il institua en mourant le couvent de Sainte- Marie m Portico, pour son héritier universel. On a de lui : La filosofia morale, Naples, in-8", ouvrage estimé.

OLI.IÈIU.S ( François -Dieudonné-Ma- BiE u'), jésuite, missionnaire en Chine, né à Longuyou dans le duclii' de Bar (maintenant déparlement de la Moselle], le 30 novembre 1722, professa d'abord les humanités dans plusieur-s collèges de son ordre. En il'à^, il p.Hitit pour le Chine avec le P. Cibot, de Limoges. On trouve dans le lecneil des Lettres e'difinntes la relation intéress.uite que Je P. d'Ollières a donnée de son voyage, dans une lettre qu'il écrivit à son frère, curé de Lexy près de ! ongwy (tom. \1V de l'édition de Lyon, 1819, pag. 545-5*13). On y trouve également (tom. Xlll, |)ag. 3(16-311) une lettredu P. d'Ollièr e^, datée de Pékin le 8 octobre 176 i, où d rend compted sdilfK ultés qu'il eut à surmonter pour a|)prendre à pai'ler la langue chinoise et se faire entendre des catéchumènes qui se motrtraient disposés à embrasser la religion catholique. Il apprit aussi la langue lartare, corisacrant ses nuits à cette étude |iénible. Malgr-é la défense que l'empereur avait faite airx missioiuiaires de s'éloigner' de P('kin, le P. d'Olières, n'écoutant que son zèle, f isait, non sans danger-, des excursions de 40 h 50 lieues, pour entretenir les bonnes dispositions des nouveaux convertis qu'il appelait ses chers néophytes. F'rapjié d'ai oplexie, il succonrba à celte suite de ses fatigu s le 24 décembre 1780. De plus amples détails ont été donnés sur ses tr-avaux apostoliques par M. Bourgeois, missionnaire à Pékin, dans une Lettre qui se lit au tome \i\ des Lettres edi/iantes de l'éditioir de Lyon. Le P. d'Ollières avait composé un Catéchisme chinois, que M. l'abbé Borrr'geois fit ' exeriqilaires.

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OLSHAUSEN (Herman), théologien protestant, né le 29 aoiU1796 à Oldeslo'', fit son cour-s de théologie à l'université de Kiel, l)rris à celle de Ber-lin, où il remporta le prix pr'0[iosé poiu' célébrer le 300° anniversaire de la rélbrmation. En 1821, il obtint une chaire à Ku/rugsbei-g, et, en 1834, il fut appelé en (p.r.ililé de professeur de théologie à Erlangen, où il est mor1 le 4 septembre 1839. Les litres de ses ouvrages, qu'il com- ])(»sa en latin ou en allemanti, sont : Historié eeclesiastieic reteris monumenta jyrœcipua, Berlin, 1820, 2 vol.; Aa véracité des quatre Evanfjiles canoiiiqites , Kierrigsber-g , 1823; Un mot sur le sens profond de l Ecriture,

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