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Kipnigsberg, ISSi ; Le Christ seul mnUre, K !'ni.;sbrrg, 182!) ; Preuve de VinfuUlibilité H de In véracité de toutes les écritures du Nnin'enn Testament, Hamboui'g, 1832; Commentaire liililifiue sur toutes les écritures du Nouveau Testennent, 2' édition, Krenigsbnrg, 1833. 2 vol.; 3' édition, Kœnigsberg, 1837, 3 vni.; Opuscula llieologica ad crisin et interprrtatiouem Novi Testamcnti pertinentia, Brrlin, 1833; Quf peut-on attendre des ri~ qururs militaires employées envers les vieux latliériens dans la Silésie? Leipzig, 1833;» Apostolica evanr/elii Mallhvi oriejo defenditur, îMnngen, 18'îo, 2 vol.; Réponse aux écrits dr Scheihel, Kellner et Wclirhan, concernant mon ouvraçje sur les événements relir/ieux de la Silésie, Lci|)zig , 183G ; Traduction allemande des E|)îti-es de saint Paul aux Romains, Leipzig, 183(). '
OLYvlPIODORE, moine grec, qui, scion la plus commune opinion, (loi-issait vers l'an O'.IO. On a de lui un Commentaire sur l'E^'clésiaste publié en grec et en latin jiar le P. Fronton du Duc, dans l'addition à la Bibliothèque desPères, 1621. Ce Commentaire est court, mais savant et bien écrit. On attribue mal à propos à 1 auteur une Chaîne de commentaires sur Job; elle est deNicétas Sernm. Plusieurs croient qu'Olympiodore était diacre de réglis(^ d'Alexandrie ou de Constantinople, et qu'il est auteur des Commentaires sur le livre des Météores d'Aristo'e, 1351, in-fol., et sur les livres Goryias, Alcibiade et Pliœdon de Platon , et d'une Vie de ce philosophe, où il y a bien des choses qui ne se trou eut que dans Diogéiie Laérce. Jacques Windet a traduit celte Vie en latin et 1 a enricliie de savantes notes. — Il ne faut pas le confondre avec Oi.ympiodoiie de Thèbes, en l'gypti", païen, qu' a écrit une Histoire de[)uis 'i07 jusqu en 4-25, dédiée à Théodose le Jeune, dont parle Photius dans sa Bil)li'itltè(/ue.
OMIiKLLI. Foy. Belli.
OMEIS (Magnus-Damel), né à Nuremberg, en Ui4G, obtint par son savoir la place de professeur d'éloquence, de morale et de poésie à Altorf, où il luourut en 1708. On a do lui : Elliica pylha(jorica ; Ethica platonica, eut accessit Spéculum virtutum quotidie consulendum ; Tiieatrum virtutum et vitiorumab Aristotele omissoi'tim ; Juvenci Historia evangelica cuni notis.
OMER ( saint ), Audomarus , né vers la fin du w siècle dans le val de Goldenthal, près de Constance, sur le haut Rhin , d'une laraille noble et riche, se retira dans sa jeunesse au monastère de Luxeud, et fut élu évèque de Térouanne à la demande du roi Dagobert, en 63G. 11 travailla avec zèle à faire fleurir la religion dans son diocèse, et bîtit le monastère de Sithiu, auquel saint Berlin, qui en fut le second abbé, adonné son nom. Sa mort fut sainte comme sa vie ; elle ariiva le 9 septembre 670, ilaie sur laquelle néanmoins on n'est pas d'accord.
ONAN, fils de Juda et petit-fils de Jacob. Juda ayant donné Thamar pour femme à Her son lils aîné, celui-ci mourut sans avoir
d'enfants ; alors Juda fit épouser Thamar à Onan, son second fils, afin qu'il fit revivre le nom de son frère. Mais Onan empêcha par une action détestable que Thamar ne devînt mè:e, et le Seigneur le frap[)a de mort.
ONÉSIME, phrygien, esclave de Philémon, ami de saint Paul, fit un vol considérable à son maître, et, s'étant sauvé, rencontra saint Paul ,\ Rome. L'Apôtre le convertit et lui donna une lettre pour Philémon. Rien de plus touchant et de mieux dit que cette lettre, qui est placée dans le canon des livres saints ; Erasme la regardait comme un chefd'œuvre dans le genre épistolaire. Philémin, ravi de voir son esclave chrétien, le combla de biens en le mettant eu hbcrté, et le renvoya aupiès de saint Paul à Rome, auquel il fut très-attaché. L'Apùtie le fit encore jiorteur avec saint Tychiquo de la lelln; qu'il écrivit aux Colossiens, où il l'appelle son tiès-iher et 'fidèle frère (cuni Onesimo charissinto et fideli fratre) : il remi)loya dans le minislère de l'Evangile et l'ordonna, au rapport do saint Jérôme {Ep. 62, c. 2), évêque de B.-rée en ISLicédoiiie , où il couronna sa vie p:ir le martyre.— 11 paraît qu'il ne faut pas le confondre avec saint O^ésime, troisième évèque d'Ephèse, dont on trouve l'éloge dans la lettre que saint Ignace écrivit aux EphéMcns. Cependant , en supposant qu'Oiiésime ait survécu 40 ans à saint Paul, rien n'empêche, quant à la chronologie, d'adopter ce sentiujent, qui est celui de Baronius et d'aulres savants. 11 est vrai que les Grecs placent son martyre sous Domitien, l'an 93 ; mais rien ne paraît constater suliisamment l'exactitude d ■ C' ttt^ date.
ONESIPHORE, disciple de saint Paul, souffrit le martyre avec saint Porphyre, et fut traîné à la queue d'un cheval. C'est au moins ce que nous apprennent les hagiographes grecs d'après d'anciennes traditimis. 11 est plus certain (|u'il fut cher à saint Paul , et qu'il lui rendit de grands services, ainsi que toute sa famille, comme on le voit dans sa 2' Epître à Timothée : Det misericordiam Dominus Onesiphori domui qui me refrigeravit, et catenam meam non erubuit ; sed cum Romam venisset, sollicite me quœsivit et invcnit.
ONIAS I", successeur de Joddoa , ou Joadd s, obtint le souverain pontificat l'an 32'i. avant J.-C. Pendant son gouvernement, Ptolémée, surnommé Soter, fils de Lagus, prit Jérusalem par trahison un jour de salibat que les Juifs l'avaient reçu dans la ville conmie ami. Il mourut l'an 300.
ONIAS II, gran I prêtre l'an 242 av. J.-C, était un homme de peu d'esprit et d'une avarice sordide. Il refusa do payer le tribut de 20 talenis d'argent, que ses prédécesseurs av.ueut t(jujours payés au roi d'Egypte, comme un hommage qu'ils faisaient à cette couronne. Ptolémée Evergète, qui rognait alors, envoya à Jérusa;em un de ses courtisans, pour demander les arrérages qui montaient fort haut : menaçant cette ville, en cas de refus, d'abandonner la Judée à ses sc/1-
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dats, et d'y envoyer ii"autres habitanis h la plac (ics Juit's. Ces nirnafes uiii-oiil l'alariiK; dans J rusaleui. Oiiiasfut le seul q 'i ne s'en ellriya [loinl ; et les Jails allaienl éprouver les demies mallieurs , si Josepli, neveu du grand prèlre, n'eilt d(!'ti)nrné l'orage par sa piudence. il se lit dé|)uler à lacnurd'E^'/pte, et sut si bien gagner l'esprit (Ju roi et de la reine, qu'il se lit dnnncrla ferme des tributs du roi dans les provinces de Célésyrie et de Palestine. Cet emploi le mit en état«d'acuitter les sommes dues par son onc'e, et ut le salut de sa nation. Ouias eut pour sucrcsseiu' Simon II, sou lils.
ONl.VS 111, lils de Simon et oetit-fils d^Oniasll, fut établi dans la grande sacrilieature après la mort do son père, ves l'an 290 avant J.-C. Celait un lionime juste, dont on voit 1(^ plus bel (loge dans le livie de VEcc^siastii/ue, ebap. 50. Sa piét '• et sa fermeté faisaient observer les lois de Dieu dans Jérusalem , et inspiraient aux rois mêmes et aux princes idol.Ures un grand respect pour le temple du Seis^neur. C'est sous lui ',, n'arriva riiistoire d'Hélioilo.e. Un juif nommé Simon, outré de la i ésistance ciu'Ouias apportait à ses injustes entreprises, lit dir ; à Séleucus, roi de Syrie , qu'il y avait dans les trésors dutempledessommesinunenses, qu'il pouvait facib'mi'ut faire passer dans le sien. Le roi, sur cet avis, envo» a h Jérusalem Hé- ]io'lorc.{Voy. ce nom.) Le pcrlld ■ Simon, toujours plus animé contre Onias , ne cessait de le faire passer pour l'auieur de tous les troubles qu'il excitait lui-mèmo. Onias, craignant les suites de ces accusations, se détermina ;i aller à Antioche pour se justifiiT auprès du roi Séleucus; ce prince mourut sur ces entrefaites. Antioc'ms Epijihanes, son frère, lui 'lyanl succédé, Jason , frère d'Onias, qui désirait avec ar eur d'être élevé à la souveraine sacriticature, l'acheta du roi h )irix d'argent, et en dépouilla son frère , qui se retira dans l'asile eu bois de Bapbné. Ce saint homme n'y fut pas m sûreté; car .Ménélaiis , qui avait usur(>é sur Jason lu souverauie sa- lilicature, et [ùllé les vases d'or du temple, fatigué des reproches que lui en fai.sait Onias, le lit a-sassun r par AiîJronic, gouverneur du pays. Ce meurtre révolta toi.t le monde. Le roi lui-même, sensible à la mort d'un si grand homme, ne put retenir ses larmes, et la vengea sur l'auteur, qu'il lit tuer au même lieu où il avait commis celte impiété , l'on ICG avant J.-C. Onias laissa un lils qui , se vo.vant exclu de la dignité de son père par l'ambition de Jason et de Ménélaiis , ses oncles , et jiar lu]ju^tice des rois de Syrie, se léfugia en Lgypie auprès du roi Ptolémée Phi;ométor. Ce prijice lui accorda la permission de faire bûtu' un lemjilo au vrai Dieu dans la préfecture d'Héliop(j|is. il a])pelace temple Onioit, elle construisit sur le modèle de celui de Jérusalem. 11 y établit des prêtres et des lévites, qui faisaient le même service et pratiquaient les mêmes cérémonies que dans le vrai temiile. Le loi assigna de grandes terres et du fuiis revenus pour l'entretien des prô-
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très et pour les besoins du temple. Après la ru'iie de Jérusalem, Vespasien, craignant que les Ju'fs ne se retirassent en Egypte, et ne continuassent à faire les exercices de leur religiiiu ilans h; tem|ile d'Héliopolis , le lit dépouiller de tous ses ornements, et en lit fermer les portes.
OML\S, Juif d'une vertu éminente, obtint do Dieu vers l'an 70 avant J. - C, par ses prières , la lin d'une cruelle famine qui affligeait ses compatriotes , mais il n'obligea que des in:rats. Voyant la guerre allumée pour le ponlilicat eiitre Hyrcan et Aristobule, il se retira dans une caverne pour ne point pendre paît ii ces horreurs, l'un et l'autre parti élant conijiosés de Juifs. Il fut cependant accusé d'être de celui d'Hyrcan. Comme on voulut le forcer il maudire Aristobule et les sacriiicateurs attachés au temple, le saint homme lit cette prière : « Grand Dieu, puis- « que ce ix-ei sont vos peuples, et ceux-là «vos sacrificateurs, je vous ci.njure de « n'exaucer ni les uns ni les autres I » Le peuple furieux l'accabla aussftùt de pierres; et ce ciime fut puni peu après p ir le même Uéau dont Dieu, h sa c ns.dér.ition, les avait délivrés. (Flave Josè[)he, IliUoirc des Juifs , liv. XIV, chap. 3.)
ONKELOS, surnommé le ProscIyle,îàmPux raijbin du i" siècle , est auteur de la première Paraphrase cluildaïque sur le Pentatruque , qu'il inlilula Targum. On lit dans le Talmud, cpi'il lii les funéradles de Gamidiel, maître de saint Paul, et que, pour les rendre plus ma-;niliques , il y brûla des meubles pour la valeur de plus de 20,000 livres : c'éla.t la coutun)e des Hébreux de brilier le lit et les autres meubles des ro s apiès leur moit. On o.jservait la même cérémonie aus funérail es des présidents de la suiag ig .e, tel qa'éiait Camaliel. La [;lus ancienne édit on du Tarfjuiii que l'on connaisse est celle de Bolugue, 14S2. On le trouve dans toutes les Polj/filoltes.
OONSi-XL (t'iiiLLAiME van), religieux dominicain, né 1 an J571, à Anvers, lii ses pieniières études tians sa patrie, et a:la faire ses cours de iiliilosophie et de th:'ologie en l'Espagne , oii il lit profession le 10 mars 1593. De retour dans sa patrie, il prit les grades de licencié et (.e docteur ; il gouverna successivement les couvents de Gand et de liruges, se distingua comme |»réiiicatour, et mourut subitement le 3 septembre lo30. Ou a de lui : Consokitorium animœ rnigrantis , sive lirevis ac succincta metliodus visilandiac consolandi œf/rofos, etc.,(îaiid,l(U7 ,1 vol.in-lG; Envhiridiùii concionalorum ex Hosilo aureo fr. Siiicstri Prieriatis, ord. prwd irai v r., Anvers, IGIO, in-8°. Voy. Mozzolino ; Synlaxis inslruclissima ad cxpeditani divini verbi traclationeni, etc., Anvers, 1022, in-ri, plusieurs fois réimpiimé ; Officina sacra bibiica locupletissima, in dimn partes divisa , guaritiii ijiiœlibit gnatuur alpliabeta compleclilur, Douai, 11)24-, in-S"; Victoria ac triiimplius spunsw Christi apostoticw, cutholica ac romanœ ccc'esiw ; item casiis ac ruina cuivanisticu; ecangelicœ, hercticwquc synayogœ, eu Uamand,
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Gand, 1625 , in-S"; Libellus precum ex intimis ad Deum soliloqidis sacrœ scripturœ , on .flamand, Gaiid, iG2o, in-8"; fliernglypiticn sacra, etc., Anvers, 1027, in-l2: Tuba Dei , etc., (iand, 1029, in-8°; Concionummoraliuin hrcve ar siiccinctum coinpeiuliiim, Donai, 1630, iii-8° ; Srrmones de trmpore et sanctis, restés manuscrits, etc.
OPHIONÉR, Ophioneus, clief des démons qui se révoltèrent contre Jupiter, au rapport de Phérécide , Scyrien (de Scyros). C'est un des endroits cjui marquent que les anciens païens ont eu (|UPlquesconnaissancesobscures de l'Ecriture sainte. Hnmère, en décrivant dans son Iliade le châtiment d'Até, que .lupiler chassa du ciel, représente quelque chose de semblable à la chute de l.iici.er, queDii'U ])réci pila dans les enfers. Plalou avait appris des Éjiypliens, que Jupiter avait chassé du ciel li's démons impurs, et que ces démons ■tâchaient d'attirer les hommes dans l'abîme où ils étaient. Il faut porter le même ju:j;ement de Phéiécide , lorsqu'il dit qu'Ophionée conduisait une troupe de démons qui s'étaient soulevés contre Juiùter; par oîi il fait connaître qu'il avait apjiris quelque chose do la révolte de Lucifer, désigné parle nom d'Opliionée, qui sij,nirie Serpentin: carie Démon, connue nous l'apprend la tlenèse, a proiiiièrement paru sous la ligure d'un serpent, soit qu'il en ail pris l'apparence corporelle, soit ipi'il n'ait employé que l'organe du reptile de ce nom , comme la suite du récit nous le fait croire. « Peut-on s'étonner, dit « un ciiti(jue , du pouvoir que le Démon a « eu sur l'organe de ce reptile , vu ce que « nous pouvons nous-mêmes , avec un peu « de temps et de patience, sur dilférents oi- « seaux. )) Kawlegh, dans son Histoire du monde, observe (pie « les auteurs profanes « nous offrent même une tradition, (]uoique « défigurée, de la chute des auges rebelles « dans la fable des Titans, qui, ayant entre- « jiris d'escalader le ciel pour détrôner Ju- « piler, et régner à sa place, furent précipités « dans les enfers , où ils sont tourmentés « par un feu qui n ■ s'éteint jamais. » Yoy. AsMODÉE. 11 est d'ailleurs certain que le paganisme a bâti plusieui'S de ses fables sur le récit des auteurs sacrés , et il y a plusieurs rapports si manifestes qu'il n'est pas possible de les méconnaître. L'auteur du premier livre des Machabées dit expressi'ment que les nations ont piis les traits de leurs idoles dans les Livres saints : Ex quibus scrutabantur ijcntes siiniiitudincm simidacrorum suorum. Tertullien et firesque tous les Pères , M. Huet et un grand nombre do savants, ont montré dans le plus ample détailla vérité de cette assertion. M. Bergier, dans l'Encyclopédie méthodique, article Auteurs profanes , paraît pencher vers l'opinion contraire , par des raisons bien peu dignes de son érudition et de sa logique. Voy. Ficimo, Lavacjr, Nu-
MENILS.
Ol'HNI et PHINÉES, enfants du grand i)rê- (re Héli, fuient aussi impies et aussi méchants que leur père était sage et vertueux. Ils faisaient violence aux femmes et aux tilles