‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 55 sur 341 · ORE · texte numérisé non relu

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l"a enrichie de courtes notes au bas des pages, avec un recueil des actes des conciles, des lettres des évoques, des édits des etnpereurs et des actes des niartyis, qui ont rapport à riiisioire des douatistes, disposés par ordre chronologique jusqu'au temps de Grégoire le Grand. On trouve'à la tôte uue préface savante et bien écrite, sur la vie, les œuvres et les ditlérentes éditions û'Optal. Avant celle de du Pin, on estimait l'édition qu'en avait donnée Gabriel Aubcspine, avec oes notes, Paris, 1631, et celles de Le Prieur, 1679. — M. Migne a donné les écrits d'Optat, dans son ''<Hirs complet de Palrologie, sous ce titre : OKuvres très-complètes de saint Zenon, d'après l'édition des frères Ballerini : OEuvres également très-complètes de saint Optât, évéqne de Milet , reiiroduites d'après l'édition d Ellies du Pin, renfermant les commentaires de de l'Aubesinne, de Casaubon, de Barthe, enrichies de notes et de variantes, suivies de l'histoiro des Donatistes et des monuments his(ori<(uis qui y ont rapport; formant eusenil.ile 1 vol. in-i".

OPTATIEN (Publius Porphijrius Oplalianus), ))oèie latin (jui llorissait au comuicncement du iv' siècle, adressa à Constantin plusieurs |ioëmes qui ne nous sont point parvenus. Mais nous avons la lettre que Constantin lui écrivit pour l'en remercier, et oii il l'appelle charissimus frater.Ycvs l'an 325, Optatien fut exilé [JOur un molif cpii n'était point fondé. Cette injustice aurait été réparée, s'il est vrai qu'il soit le même qui fut désigné préfet de Rome, en 3i9 et eu 333. On a de lui un Punègi/rique de Constantin, imprimé dans les Poemata Yetera de Pilhou, Paris, 1590. A la suite du Panégyriciue viennent des poëmcs dont les vers son disposés de manière à former diverses figures, telles qu'un autel, un orgue hydr.udique, une syrinx, etc. — M. Migne a publié les OEuvres d'0|)tatien avec celles de Juvencus et de plusieurs autres poètes chrétiens. Yoy. Juvencus.

ORANTES (François), cordelier espagnol, mort en 1584, assista en qualité de théologien au concile de Trente, où il prononça un savant discours en 15()2. 11 fut ensuite confesseu de don Juan d'Autiiche, puis évoque d'Oviédo en 1581. On a de lui, en latin, un Livre contre les Institutions de Calvin, etc.

ORBELLIS (Nicolas de), cordelier, natif d'Angers, mort en 15i5, laissa un Abrégé de théologie seloti la doctrine de Scot, in-8".

ORDERlCouORDRlC ouOLDEKlC (Vital), originaire d'Orléans , né en Angleterre en 1075, fut amené, à l'âge de dix ans, en Normandie, et élevé à l'abbaye d'Ouche ( Saint- Evroult), après que son père, qui était prêtre et veuf, eut embras^é^étal monastiquc.il en prit lui-même l'habit à 11 ans, et quoiqu'il eût recule sous-diaconat à l'clge de ltjan^,il ne f. t élevé au sacerdoce que dans sa 3.3° année. 11 passa toute sa v e dans l'état de simple religieux, n'étant occupé (pie de ses desoirset de l'élude. Il mou ut a|)rès 114.3. Nous lui de, 01. s une Histoire ecclédastiguc, en i3 livres, que Kuohesue a lait imprimer dans les

Historiœ Normannorum scriptores , Paris , 1619, in-fol. Cet ouvrage contient , parmi quelques fdjles adoptées dans le siècle d'Orderic, beaucoup de i'aits très-intéressants qu'on ne trouverait pas ailleurs, tant par rap, ort à la Normandie et h l'Angleterre, que par rapport à la Franco. Il a été traduit pour la iiremière fois en français par Dubois, Paris, 1827, k vol. in-8°.

OREGIUS ou OREGIO (Augustin), le cardinal ), philosophe > t théologien, né à Sainte- Sophie, bourg de Toscane, en 1577, de [varents pauvres, alla à Rome pour y faire ses études. On le plaça dans une petite pension bourgeoise, où il éprouva les mêmes sollicitât,ons que le patriarche Joseph, et ne fut pas moins fidèle à son devoir. Il fuit de la maison de son hôtesse, et eut le courag • do passer une nuit d'hiver dans la rue, sans habits, l.e cardinal Bellarinin, instruit de sa vertu, le fit élever dans un collège de pensionnaires de la première qualité, à Home. Orégius fut chargé par le car.iinal Barberin d'examiner quel était le sentiment d'Aristote sur riuiniiirtalité do l'âme ; et c'est pour ce sujet qu'il publia, en 1()31, son livre intitulé : Aristotelis vera de rationalis animœ immortalitute sentoitia, in-4°, où il tâche de prouver que ce ph.loso|dio a cru cette vérité si importante, appuyée sur les [ilus grandes raisons, comme sur les motifs les plus consolants. Il faut convenir cependant que la flottante raétaiihvsique de ce [ihilosoplie grec ne nous a rien laissé de bien lumineux sur ce sujet, ni même rien ipii puisse bien constater son pro|)ro sentiment. Le cardinal Barberin étant devenu pape sous le nom d'Urbain VIlî, honora Orégius de la (jourpre en lti3'^, et lui ilonna l'archevêché de Béiiévent, où il mourut en 1635, ii 58 ans. On a de Sri plume les traités De Dca, De Trinitate, De Jncarnationc, De Angclis, De opère sex dierum , et d'autres ouvrages , iu.primés à Home en 1637 et en 1642, in-fol., par les soins de Nicolas Orégius, son neveu. Le cardinal Bellarmin l'appelait son théologien, et le pape Urbain Vlll le nommait son docteur.

ORESME (Nicolas), évoque de Lisieux, un des premiers écrivains du xiv' siècle, naquit à Caen. 11 devint docteur de Sorbonne,et grand maître du collège de Navarre depuis l'an 1356 jusqu'à l'an 1361, doyen de l'église de Rouen, trésorier de la chapi lie du roi, fut précepteur de Charles V, qui lui donna, en 1377, l'évêché de Lisieux. On l'avait dé()uté à Avignon, en 1363, vers le pape Urbain V, à qui il persuada de ne pas retourner à Rome. Oresine mourut à Lisieux en 1382. Ses ouvrages les plus connus sont : un Discours contre les dérèglements de la cour de Rome, qu'il prononça en i)résence d'Uibain V, en 1363. Francowitz a eu suin d'en augmenter son Catalogue des témoins de la vérité: collection infâme de tout ce qu'il a pu trouver d'injurieux contre le sant-siége; un beau traité De communicationc idiumatum ; un Discours contr le cliang' ment de la munn.ne, dans la Bibliollièque nés Pères; un traité De Antichristo, imprimé daus le toui.

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