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Idée de ces ouvrages, après
une des plus extravagantes erreurs des luthériens ; Disputatio de onnipi-œsentia Cniusvi hominis, ouvrage qui a le même but; des Oraisons fuiwbres en latin; Deboplismo; De regimine ecclesiastico ; De viribus liberi arbitra, etc.
OSIANDER (André), petit-fds du disciple de Luther, fut ministre et professeur de théologie à Wittenberg. On a de lui : une Edition de la Bible avec des observations qui se ressentent de l'esprit de sa secte : Assertiones de conciliis ; Disputât, in lib. Concordiee: Papa non papa, seu papœ etpapicolarum lutherana confessio, Tubingen, 1599, in-8°; Responsa ad Analysin Gregorii de Valentia, de Ecclesia, etc. Tristes fruits du fanatisme qui troublait alors li-s têtes en Allemagne. Il mourut en 1(517, à 5'* ans.
OSIANDER (Jean-Adam), théologien de Tubingen où il était né le 3 décembre 1622, mort le 26 octobre 1697, tint la plume d'une main infatigable. On a de lui : des Observations latines sur le livre de Grolius, De jure belli et pacis; Commentaria in Pentateuchum, Josue, Judices, Rutli, et duos libros Samuelis, 3 vol. in-fol.; Dejubilœo Hebrœorum,gentilium et christianorum, dans le tome vi du Trésor de Grono. ius; Speeimcti Jansenismi ; Theologia casualis, de /«njta, Tubingen, 1087, in-i", etc.
OSIAS ou OziAS, est le môme que Azarias, roi de Juda. Voy. Azarias.
OSIUS, évèque de Cordoue en 293, était né en Espagne, l'an 236. Il eut la gloire de confesser J:''sus-Christ pendant la persécution de l'empereui- Maximien-Hercule, qui le trouva inébranlable. La pureté de ses mœurs et de sa foi lui concilia l'estime et la confiance du grand Constantin, qui le consulta dans toutes f'S allai res ecclésiastiques. Osius profita de son crédit auprès de ce prince pour l'engager à convoquer (l'an 325) le concile de Nicée, auquel il présida, et dont il dressa le Symbole. L'empereur Constance ne res|)ecta pas moins que son père cet illustre confesseur : ce fut à sa prière qu'il convoqua le concile de Sardique, en Si". Mais ce prince, s'étant laissé prévenir par les ariens et les donatistes, devint l'ennemi déclaré de celui dont il avait été jusqu'alors l'admirateur. Il le lit venir à Milan, où il ré.sidait, pour l'engager à favoriser l'arianisme. Osius reprocha avec force à l'empereur son penchant pour cette secte, et obtint la permission de retourner dans son église. Les ariens en tirent des plaintes à Constance, qui écrivit à ce respectable jirélat des lettres menaçantes, pour le [lorter ;» condamner sdnt Athanase. Osius lui répondit par une lettre qui est un chef-d'œuvre de la magnanimité épiscopale : " J'ai coiif ssé, dit-il, Jésus-Christ dans la per- « sécution (jue Maximien, votre aïeul, excita « contre l'Eglise; si vous voulez la renouve- « 1er, vous me tiouverez prêt à tout souf- « frir, plutôt que de trahir la vérité, et de « consentir à la condamnation d'un inno- « cent. Je ne suis ébranlé ni par vos lettre$ « 111 par vos menaces.... Ne vous mêlez |>as, < « ajouta-t-il, des allaires ecclésiastiques, ue i
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« commandez point sur ces matières; mflis « a|iprcnez plutôt de nous ce que vous de- « vez savoir. Dieu vous a contié l'empire, et « à nous ce qui regarde l'Eglise, f'omme ce- « lui qui enlreprend sur votre gouvernement « viole la loi divine, craignez aussi, à votre « tour, qu'eu vous arrogeant la connais- « sance des alfaires del'Egiise, vous ne vous « rendiez coupable d'un grand crime. Il est « écrit, Rendez à César ce qui est à Ce'sar, et « à Dieu ce qui est à Dieu. Il ne nous est pas « permis d'usurper l'empire de la terre, ni à « vous, seigneur, de vous attribuer aucun X pouvoirsurleschosessaintes.» L'empereur, nullement touché de ce langage, le fil encore venir à Sirmich, où il le tint un an comme en exil, sans respect pour son âge, qui était de 100 ans. Les prières ne produisant rien sur lui, on eut recours aux menaces, et des menaces on en vint aux coups. Cet illustre vieillard, accablé sous le poids des tourments et de l'âge, signa la confession de foi arienne , dressée par Potamius , Ursace et Valens, au second concile de Sirmich, l'an 33". Exemple encore moins étonnant qu'effrayant de la fragilité humaine, contre laquelle les plus longs triomphes ne doivent jamais nous rassurer. Dès qu'il eut acquiescé à ce qu'on prétendait, il obtint la liberté de retou ner en Espagne, où il mourut bientôt après, mais en pénitent, et dans la communion de l'Egli^^e, connue saint Athanase et. saint Augustin nous l'apprennent. A l'articli- de la mort, il protesta d'une manière authentique et par forme de testament, contre la violence qui l'avait abattu, anathématisa l'arianisme avec le plus grand éclat, et exhorta tout le monde k en concevoir la même horreur. On a dit de lui, et jusqu'au moment de sa chute rien n'a été plus vrai :
Relligioiiis Atlas, vox et manus altéra Pauli.
Le P. Michel Macédo, jésuite, a tâché de justifier Osius, et de prouver la fausseté de la faiblesse qu'on lui attribue, dans une dissertation intitulée : Osius rcre innoccns et sanctus, Bologne, 1790, in-i°. Cette dissertation est bien écrite et pleine de recherches ; mais l'on comprend qu'il est difficile de combattre un fait si longtemps avoué et reconnu, sans qu'il reste des doutes dans l'esprit des lecieurs môme les plus dociles. On accuse Osius d'avoir souscrit la condamnation de saint Athanase, mais ce dernier le juslitie sur ce fait, quoique saint Hilaire soit d'un avis opposé; ce|iendant l'éloignement où se trouvait saint Hilaire nous porterait l\ adopter l'oiiinion de saint Athanase, témoin oculaire et intéressé dans ce même fait. Telle était la réputation de vertu et de savoir d'Osius, qu'on l'appelait Osius le père des évêques, le président des conciles. — M. Migiie a publié les OEuvres d'Osius de Cordoue, dans son Cours complet de Patrologie. Voy. la fin de l'art. Jules (saint).
OSMA. Voyez Dosma et Pierre d'Osma.
OS.VIAN, connu longtemps sous le nom de Père Ottoman, était fils aîné d'Ibrahim, em-
pereur aes Turcs, et de Z.ifira, l'une oes femmes do son sérail. Son père s'étant att'ré par son mauvais gouvernement la haine de Riosem, sa mère, et du mufti, ils conspirèrent contre lui, et saisirent le prétexte du vœu qu'd avait fait do consacrer à Mahomet le preui'cr enfant qui naîtrait, et de l'cnvayer circoncire à la Mecque, pour soustraire Osman k sa criiauté. Ayant réussi à faire équiper à cet elfi't la grande Sultane, montée de 120 canons, et escortée par neuf vaisseaux de guorre, Osman et Zafira s'embarquèrent et a rivèrent heureusement h Rhodes vers la mi-seplembre 16il. Mais, ayant lemis en mer, ils rencontrèrent sept vaisseaux de M.ilte, commandés par le chevalier du Bids- Boudran, qui, apfès un combat de cinq heures, se rendit maître de la flotte turque et de tout l'équipage. Le respect que les Turcs portaient à Zafira et à Osman, les richesses qu'ils avaient avec eux, et le grand nombre d'esclaves qui les accompagnaient ne laissèrent point de doute sur l'émiuente qualité de leurs iirisonniers, et bientôt l'aveu de quelques officiers indiscrets acheva de prouver la vraie condition d'Osman et de sa mère. Celle-ci étant morte le 6 janvier 16i6, Ibrahim devint furieux, et déclara la guerre aux Maltais ; la Canéefut prise sur les Vénitiens, sous lu'étexle cju'on y avait donné retraite aux Maltais , après la prise d'Osman ; mais bieidôt après, Ibrahim fut sai-^i et mis à mort par les conjurés. Osman, élevé dans les principes du ehr s ian sme par les pères dominicains, fut baptisé le 23 octobre 1656, reçut en 1658 le sacrement de confirmation , embrassa la même année l'institut de ces religieux, et prit le nom de Dominique de Saint- Thomas. Après plusieurs vovages en France et en Italie, où il fut reçu avec tous les honneurs dus au fils d'un empereur turc, et après avoir médité contre les infidèles, en faveur des princes chrétiens, dé grands projets qui n'eurent point de suites, il mourut h Made le 25 octobre 1673, dans l'emploi de vicaire général de tous les couvents de son ordre qui sont dans cette île. Le Père Octavien Bidgarin a donné sa vie sous le titre' de Vita del P. M. T. Domenico di S. Thomaso. Quelques auteurs révoquent en doute certains détails de sa vie ; mais nous ne croyons pas qu'on puisse contester ce que nous venons d'en dire.
OSMOND (saint), né en Normandie, d'une fîimille noble. Joignit à une grande connaissance des lettres beaucoup de prudence et des qualités guerrières. Après la moi t de son père, qui était comte de Séez , il distribua aux églises et aux pauvres la plus grande partie de ses revenus, et suivit , l'an 1066 , Guillaume le Conquérant en Angleterre. Ce prince récompensa Osmond en le faisant comte de Dorset, puis son chancelier, et ensuite évêque de Salisbury. Osmond eut la faiblesse d'entrer datis le parti de ceux qui, par complaisance pour le roi , s'étaient déclarés contre saint Anselme ; mais bientôt ai^rès il ouvrit les yeux, et, ])énétré d'un sincère repentir, il voulut recevoir l'absolu-
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