‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 58 sur 341 · OST · texte numérisé non relu

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lion do sailli Anselme lui-même. Il corrigea la MuPjiie do son iliocèse, la purgea de plusieurs termes b.irbares et grossiers, lixa h-s rites qui étaient iurertains, suppléa î» ce qui man(iuait, et mit tout dans un ordre commode. Ctilte liturgie, ainsi corrigée, devint dans la suite celle de presque to it le royaume d'Anj^letene. Ce prélat, é alemcnt recoin- Diaiiilahle par ses connaissantes et par son zèle, mourut en décen)hre 1099, ot fui canonisé 3oi) ans après par le pape Calixte III.

OSOltlO Jérôme) , savant portugais , naquit à Lisbonne en 1506. 11 apprit les langues et les sciences h Paris, h Salamanqne et à lîologne, et devint archidiacre d'Kvora , puis évèque de Silves et des Algarves. L'infant don Louis, qui lui avait contlé l'éducalion de son fils, le récompensa de ses soins en lui procurant ces dignités. Ce savant s'expriniait avec tant de facilité et d'éloqm nce, qu'on le surnomma le Cicéron du Portugal. Il mourut à Tavira, dans son diocèse, le 20 août 1580, à 74. ans, en allant apaiser une sédition qui s'y était élevée. Ses mœurs et son érudition .justifièrent l'esiime dont les rois de Poitugal l'honorèrent. Il nourrissait dsns son palais plusieurs hommes savants ot vertueux. 11 se faisait toujours lire à taiilo, et après les repas il recueillait les sentiments rie ses convives sur ce qu'on .'vail lu. On a de lui : des Paraphrases et des Commcntairi's Sur plusieurs livres de l'Ecriture sainte; De noh^lilate civili ; De iiobilitule vhrisliana; De gloria lihri V. D'Alemliert a prétendu que c'ét it un larcin f it à Cicéron, et que le traité De Gloria de cet or leur, que nous n'avons plus, é ait celui ([u'Osorio a publié ; il ajoute que plusieurs morceaux de ce traité paraissent être au-dessus du style ordinaire de cet e'vêque : mais cela prouve précis 'ment combien peu d'Alembert se connaissait en style, et avec quelle b'gèreté il calomniait les hommes célèbres, intiniment éloignés des petits moyens qui formaient la politique de cet académicien. De régis institutione ; de rébus Emmanuelis , Lusitaniœ régis, virtnte et auspicio gestis , libri XII, 1571, infol. , Lisbonne , traduit en français par Simon Goulard, sous le titre d'Histoire de Portugal, lo81-l.ï87, in-fol. et in-S" ; De justitia cœlesti ; De sapienlia, etc. Tons ces ouvrages qu'on peut lire avec fruit ont été recueillis et imprimés ii Kome en 1592, en 1 tomes infol. : cette édition est fort rare. Jérôm 'Osorio, son neveu et chanoine d'Evora, a écrit sa Vie.

OSSAT (AiiNâun d'), cardinal , né en 1536 è Laroq.'3-en-.\lagnoac , petit vidage près d'Aiich, de (larents pauvres, se tiouva sans

fière, sans mère, et sans bien î> l'ilge di; 9 ans. I ne dut son élévation qu'à lui-même.

Placé au service d'in jeune seigneur de son pays, appelé Custclnau de Magnoac, de la mai- S(jn de Marca, qui était aussi orphelin, il (it ses études avec lui ; mais il 1(> surpassa bientôt et devint son précepteur. On les envoya à Paris en 1559, et on \ joignit deux auties enfants, cousins germains de ce jeune seigneur. D'Ossat les éleva avec soin jusqu'au mois de mai 1562, et, leur éducation linie, il

les renvoya en Gascogne. Il acheva de s'instruire dans les belles-lettres, apprit '3S mathématique'?, et fit à Bourges un coirs de droit S'ius Cujas. De retour à Paris, il suivit le barreau, et s'y fit admirer par une éloquence p'eine de force. Ses talents lui tirent des protecteurs, entre autres Paid de Foix, pouilors conseiller au parlement de Paris. Il obtint, ()ar leur crédit, une charge de conseiller au présidial de Melun. Ce fut alors qu'il commença h jeter les fondements de sa l<)rlune. Paul de Foix, devenu archevêque de Toulouse, et nommé ambassadeur à Rome par Henri III, emmena avec lui d'Ossat en qualité de secrétaire d'ambassade. Après la mort de ce prélat, arrivée en 158i, Villerà, secrétaire d'état, instruit de son mérite et de son intégrité, le ch.irgea des affaires de la cour de France. Le cardinal d'Est, protecteur de la nation française, h' fut aussi tie d'Ossat. Le roi lui fit offrir une charge de secrétaire d'Etat, qu'il refusa avec autant de modeslie que de sincérité. Henri IV' dut à ses soins sa réconciliation avec le saint-siége, et son absolution qu'il obtint du jiape Clément VI I. S s services furent n^compensés par l'évêché de Rennes, par le chapeau de cardinal en 1598, enfin par l'évêché de Bayeux en li.Ol. Après avoir servi sa patrie en sujet zélé et en citoyen magnanime, il mourut à Rome en l!30+, à (;8 ans. Le cardinal d'Ossat était ua homme d'une pénétration prodigieuse. Il sut allier, dans un degré éminent , la politique avec la probité, les grands emjilois avec la modestie, les dignités avec le d sinléressement. Nous avons de lui un grand nombre de Lettres, qvv passent avec raison pour un chef-d'œuvre de politique. On y vo t un homme sage, [)rofond, mesuré, décidé dans ses principes et dans son langa.^e. La meilleure édition est celle d'Ameïot de la Houssaye, à Paris, en 1093, in-i°, 2 vol., et in-12, 5 vol. Le cardinal d'Os-at, disciple de Uamus, composa dans sa jeunesse, pour la défense de son maître, un ouvrage sous ce litre : Exposilio Arnaldi Ossati in disputationem Jacobi Carpentarii de methodn, 15o4, in-8°. Lors de cette composition, d'Ossat ne connaissait pas encore toute la méchanceté de Ramus, qui ne prit les armes de la révolte que trois ans ajirès l'impression de cette pièce. Elle ne regardait d'ailleurs que des disput s grammatic.des. Madame d'Arcanville a publié une Vie du cardinal d'Ossat, Paris, 1771, 2 vol. in-8". Elle y a inséré la traduction d'un Mémoire remarquable sur les effets de la ligue, écrit par ce ca.dinal, en italien.

OSTEllVALD (.Iean-Frédéuic) , né en 1663 à NeufchAtel, d'une famille ancienne, fut fait pasteur dans .sa patrie en 1699. Il forma une étroite amitié a\ee Jian-Alphonse Turretin de Genève, et deux ans après avec Samuel "Wercniois de B;He ; et l'union de ces trois théologiens, qu'on appela le triumvirat des théologiens de la Suisse, a duré jusqu'à la mort. Ostervald n'était pas celui des trois qui valait le moins. Ses talents, ses vertus et son zèle à former des disciples, et à rétablir la discipline ecclésiastique autant qu'elle pou-

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vait s'assortir à la secte de Calvin, le rendirent le moilèle des pasteurs calvinistes. 11 niounit en 1747, et sa mort inspira des regrets îi tous les bons citoyens. On a de lui ini grand nombre d'ouvr.tnes. Les piincipaux sont : Traité des sources de la corruption, in-12 : c'est un bon traité de morale; Cdiéchifine, ou Instruction dans la rclif/ion chrétienne, in-8°. Ce catécliisme , très-bien fait dans son genre, si on excepte les matières relatives aux erreurs de l'auteur, a été traduit en allemand, en hollandais et en anglais. On l'a souvent attiibué à Turretin , et cité sous son nom. Il paiMÎt elîeciivement qu il y a eu paît. L'Abréfié de l'IIisloire sainte, qui est à la léte, fut tiadnit et iinpiiujé en arabe. Traité de l'impureté, in-12, écrit avec beaucoup de sagesse, et dans lequel il n'apprend pas le vice en voulant le corriger, commei'ontsouventdesmoralislesindiscrets; une Edition de la bilile française de Genève, avec des Arguments et des Réjlexions , in-fol. ; un Recueil de Sermons , in-8°. — Jean-Rodolphe Ostekvalu, son (ils aine, | asteur de l'Eglise fraiiçiise h Bjle, a donné au i)uljlic un traité intitulé Les Pcvoirs des communiants, in-12, estimé des protest.aits.

OSTll'.NSlS. V'o(/.Hemu de Su?e.

0SW.\L1) (saint), roi de Northumberland en Angleterre, fut obligé, après la mort d'Elhelfiid, son pèr.', de se réfngier vhi'Z les Pietés, et de là en Irlande, parce qu'Edwin, son oncle, s'était emparé (le .-on royaume. 11 se fit chrétien duiant sa reliaite, revint ensuite dans son |iays, délit dans une grande bataille C.id;i-Wello, roi des aucii'us bretons, qui y perdit la vie. Avant la bataile Oswald avait fait faire une grande croix di- bois qu'il planta de ses propres mains ; puis il cria à ses soldats de se | rosteriier devant cette croix, et d*' pr er le D eu des armées pour olitenirla victoire. Le lieu où l'on av it élevé celte croix fut apjselé Hcvevfetlli, on Champ du ciel, et ce fut le premier trophée érigé en l'honneur de la foi chrétienne oans ces contrées. Cette croix devint très-célèbre dans la suite, au rapport de Bède et d'Alcuin. Durant plusieurs siècles, le sceau de l'abbaye de Durham représentait cette croix d'un coté, et avait pour revers la tète de saint Oswald. Le saii;t roi, vainqueur de ses ennemis, i-endit grâces i» Dieu, s'a|i, liquaà rétablir le bon ordre, à faire lleurir la religion de Jésus- Christ dans ses éiats, et donna l'i-xemple de toutes les vertus d'un prince chrétien. Penda, roi de M rcie , lui ayant déclaré la guoi're, Os\vald aima pour le re|)Ousser; mns il fui) tué dans la ba-aille de Marsefeith, en 6i2.

OS ^ ALD (Erasme), professeur d'hébreu et de mathématiques à tubingen et à Friboiuij, mort en 1579, à G8 ans, publia une Traduction du Nouveau Testament en hébreu, et d'autres ouvrages.

OTHELIO (Marc-Antoine), Othelius, liilif d Udine, enseigna avec succès le droit à PadoueJLsqu'k l'aoB de 8;) ans. Ses écoliers lui donnaïf jt ordinairement le nom de i^c/ri qu'il méritait par son extrême douceur. Il mourut en 1628. On a de lui : Consilia ; De iure do-

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tium ; De pactis ; des Commentaires sur le droit civil et canonique.

OTHON l"ou OTION, empereur d'Allemagne, dit te Grand, fils aîné de Henri l'Oiseleur, naquit en 912, et fut cour nné à Aixla-Cliapelle en 93ti. J,e nouvel empereur ne fut tranquille sur le trùn.^ qu'après avoir essuyé des contradictions de la part de sa mère Mathilde. Cette princesse s'effer^ait d'y placer son lils cadet Henri, sous pri^'.exte qu'au tem(>s de la nais^ance d'O.hon, iienri l'Oiseleur n'était encore que duc ic Saxe; au lieu que le jeune Henri était lils de Henri l'Oiseleur, roi d'Allemagne. Olhon éiant monté sur le trône l'obligea de se retirer en Westphalie ;il la lit revenir dans la suite à la cour, l'honora conime sa mèie, et se servit utilement de ses conseils. La couronne devenue pour ainsi dire héréilitaiie aux ducs des Saxons, rendit ce peuple extrêmement fier. Eberhard, duc de Franconie, entreprit de les humilier par la force des armes ; mais Othon l'humilia lui-même. Il fut condamné à une amende < e cent talents, et ses associés à la peine ùxxharnescar. Ceux delà haute noblesse qu'on condamnait à celte peine, éta'ient obliges décharger un chien sur leurs épaules, et de le porter souvent iusqu'h une dislance de deux lieues. La i etite noblesse portait une selle, les ecclés astiques un grand missel, et les bourgeois une charme. Othon sut nonseulement se faire respecter au dehors, mais il rélabt au dedans une partie de l'empire de t;harlemagne ; il étendit, comme lui, la religion chrétienne en Germani'^ par des victoires. Les Barbares, une lois soumis, étaient insiruits d.ns la foi, recevaient avec reconnaissance une religion qui f lisait leur bonheur. Les Danois , peuple indomptable, qui avaient ravagé la France et l'Allemagne, reçurent ses lois. Il soumit la Bohème en 950, après une guerre opiniâtre, et c'est depuis que ce royaume fut r pu é [irovince de l'Eml)iie. Olhon, s'étant ainsi rendu le monarque le plus puissant de l'Occid' nt, f .t larbitre des princes.,Louis d'Outre-.Mei', roi de Fiance, implora son seeo rs contre quelques seign urs français qui s'érigeaient eu souverains et eu petits tyrans. I. Italie, vexée [lar Béreuger II, usurj>ateur du titre d'empereur, appelle Othon contre ce tyran. Olhon paraît, et Béienger preii i la fuite; mais l'empereur pofite de cette occasion pour établir son autorité en Italie. Il marche vers Kome ; on lui ouvre les 'portes, et Jean Xll lo couronne em|iereur en 962. Oïlion prit les noms de César e. d'Auguste, et obligea le pape à lui faire le serment de fidélilé. Otlion c.inti.ma en même lemps les donations de Pe, in, de Charlemagne et de Louis le Débonnaire, ce qui était un peu contradictoire, puisque ces donations rendaient le pape souverain temporel et indé|endant : mais cela [leut s'entendre d'un ■ fidélité d'alliance et d'attachement. Jean XII était dans le cas de faire prendre cette précaution. 11 se ligua contre l'empereur avec Béreuger même, réfugié chez des Mahométans qui venaient de se cantonner sur les côtes de Provence. 11 lit venir

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Adalbert, fils de ce Bérenger, à Rome, tandis qu'Othon était à Pavie. Tout cela rendit Jean XII extrêmement odieux. Othon j>assa à Kome, fit d(''i)Oser le pontife et élire Léon VIII i\ sa |ilace en 903. Il est à croire, vu la reli;j;ion et la pii'té sincère d'Otlion, qu'il crut cette déposition permise et valide à raison des vices de Jean et des vertus do Léon. {Voyez ces deux articles.) Le, nouveau [lape, le sénat, les i»rincipaux du peuple, le clergé de Uome, solennellement assemblés dans Saint-Jean-de-Latran, furent contraints d'accorder à Otlion et à tous ses successeurs le droit de nommer au saint-siége, ainsi qu'à tous les archevêchés et évèchés de ses royaumes. On lit en même temps un Décret, poViani que « les empereurs auiviient le droit « de se nommer tels successeurs qu'ils juge- « raient à propos. » Ce qui semble prouver que d.ms ce conllit de prétenlious, les empereurs se regardaient comme dépendants de Rome, tandis ([u'ils voulaient en être les maîtres. A peine Othon était retourné en Allemagne, que les Romains emprisonnèrent Léon, et prirent les armes contre l'empereur. Le préfet de Rome, les tribuns, le sénat, voulurent faire revivre les anciennes lois ; mais ce qui dans un temps est une matière de gloiri', devient dans d'autres une source de malheurs. Othon revole en Italie, prend Rome en 96i, fait pendre une partie du sénat ; le préfet do Rome est fouetté dans les carrefours, promené nu sur un Ane, et jeté dans un cachot où il mourut de faim, et Benoit V, successeur de Jean XII, envoyé prisonnier en Allemagne. Les dernières années d'Othon furent occupées par une guerre contre les empereurs d'Orient. Il avait envoyé des ambassadeurs pour amener en Allemagne la fille de l'empereur grec, fiancée à son fils Othon II; mais le traître Nicéphore II fit assassiner les ambassadeurs, et s'empara des présents dont ils étaient chargés. Othon, îi la tête d'une armée, se jeta sur la Touille et la Calabre, qui appartenaient encore aux Grecs. L'armée de Nicéphore fut défaite, et les prisonniers renvoyés à Constantinople avec h; nez coupé. Jean Zimiscès, successeur de Nicéjihore, fit la jiaix avec Othon, et maria sa nièce Théophanie avec le jeune Othon II. L'emjiereur d'Allemagne mourut |)eu de temps après, en 973, avec la gloire d'avoir rélabli l'empire de Charlemagne en Italie; mais Charles fut le vengeur de Rome, au lieu qu'Othon en fut le vainqueur et l'oppresseur, et son empire n'eut pas des fomlements aussifermes quecelui de Charlemagne. Othon avait d'ailleurs de grandes qualités, beaucoup do courage, une piété fervente, une extrême droiture, et un amour aident pour la justice : sa colère et son ambition dérogeaient quelquefois à ces qualités; mais il y revenait dès que son Ame reprenait sa situation naturelle. C'est à lui principalement que le clergé d'Allemagne est redevable de .ses richesses et de sa puissance. 11 lui conféra des duchés et des comtés entiers, avec la même autorité que les princes séculiers y exerçaient. L'abbé

Schmidt, dans une Histoire des Allemands, ouvraiie plein d'inexactitudes, de préjugés, de prédilections et de haines, a pris à t.lche d'exalter ce prince dans ce qu'il a fait de mai, et de lui faire presque un crime de ce qu'il a fait de bien, de contourner ses actions et ses intentions, et de changer l'idée que nous en ont donnée les écrivains du temps, en particulier Wiltikind, moine de Corbie en Saxe, auteur équitable , impartial, parfaitement instruit des faits qu'il rapporte, contemporain et compatriote d'Othon. A qui croire? A des écrivains du xviii' siècle, qui raisonnent Vliistoire pour la faire servir à leurs vues, ou aux hommes sans prétention, qui ont écrit tout simplement les faits dont ils ont été témoins, ou qu'ils rapportent d'après la connaissance publique, générale, non contestép, qu'on en avait <le leur temps? Voyez l'Histoire des Allemands sous Othon le Grand, par T. G. Voigt^l, Halle, 1802, in-8° (en allemand); et l'Histoire des républiques italiennes, par Sismondi, tome I"".

OTHON (saint ), évêque de Bamberg et apôtre de la Poméranie, naquit en Souabe vers 1069, devint chapelain et chancelier de l'empereur Henri IV, puis évoque de Bamberg en 1102. Il convertit Uratislas, duc de Poméranie, avec une grande partie de ses sujets, et mourut à Bamberg, le 30 juin 1139. Ses vertus, snn zèle, ses lumières, furent l'admiration de l'Allemagne. On a de lui une Lettre h Pascal IL Voy. sa Vie écrite |iar D. Anselme Mciller, abbé d'Ensdoif dans le haut Palatinat, sous ce titre : Mundi miraculum, S. Otho, etc., Amberg, 1739, in h". On célèbre sa fêle le 2 juillet.

OTHON DE FRIESINGEN, ainsi nommé parce qu'il était évoque de cette ville au xii" siècle, était fils de saint Léopold, marquis d'Autriche, et d'Agnès, fille de l'empereur Henri W. 11 fut d'abord prévôt de Neubourg, en Autriche; il alla ensuite en France faire ses études dans l'université de Paris, et s'y distingua. L'amour de la solitude le fit entrer dans le monastère de Morimond, dont il devint abbé. Nommé évêque de Friesingen en 1138, il accompagna l'empereur Conrad dans la terre sainte, sans quitter l'habit de religieux. Peu après son retour, il abdiqua l'épiscopat en 11 50, et retourna à son ancienne solitude à Morimond en Bourgogne, ou il mourut le 21 septembre 1158. On a de lui une Chronique en sept livres, depuis le commencement du monde jusqu'en lUO. Cet ouvrage, peut-être de quekiLie utilité malgré les fables dont il est rempli, a été continué jusc^u'en 1210, |)ar Othon de Saint-Biaise. On le trouve dans les Recueils (le Pistorius et de Muratori, ainsi que deux autres productions du prélat allemand : la première est un Traité de la fin du monde et de l'Antéchrist, et la deuxième une Vie de l'empereur Frédéric Barberousse, en 2 livres. Ces ouvrages d'Othon ont été publiés à Francfort par les soins de Chiistian Ursilius, 15H5, in-fol.

OTHOMEL, lilsde Cenez, et pavent de Caleb, ayant pris Dabir, autrement Cariath-

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