‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 59 sur 341 · OUD · texte numérisé non relu

OUD

^fipher, épousa Axa, fille de Caleb, que celui-ci avait promise en mariage à cjuicon- <]ue prendrait cotte ville des Chananéens. L(>s Israélit^'s ayant été assujettis pendant liiiitansparChusam Rasathaini, roi de Méso- ]i(it,imie, Of'oniel, suscité de Dieu, vainquit ce prince, et après avoir délivré de servitude les'lsraélites, il en fut le juf,'e, elles gouverna en paix l'espace de quarante ans. Sa mort, arrivt'e Tan 1344 avant J.-C, fit couler les larmes des Israélites.

OTRORTSIFORIS ( Fra:\çois ), Hongrois, fit ses études à Utrecht, et fut ministre dans sa patrie. Après bien des disgrâces occasionnées par son attachement à l'erreur, il embiassa la religion catholique, enseigna le droit h Tyrnau, mit en ordre le6 archives de l'église de Strigonie, et mourut à Tvrnau l'an 1718. On a de lui : plusieurs ouvrages polémiques iin|iriinés en Hollande, dont il rougit ensuite , et qu'il réfuta lui-môme; Orii/incs liituf/aricœ, Franeker, 1G93, 2 vol. in-8% ouvrage plein de recherches. 11 y faut joindre Antiqua religio Hungarorum, vere christiana et catholica, Tyrnau, 170("), in-8°, que le môme auteur fit lorsqu'il fut revenu de ses ]iréjugés. Examen reformationis Lutheri, 1096; Jtoma civitas Dei sancta ; Tlieologia prnphclica, seti Claris prophetianim, Tyrnau, 1705, in-4".

OTT ( Je.w-Henri ), Ottius, né à Zurich en 1617, d'une famille distinguée, fut professeur en éloquence, en hébreu et en histoire ecclésiastique à Zurich, où il mourut en 1682. On a de lui plusieurs ouvrages de théologie et de littérature. — Son fils, Jean- Baptiste Ott, né en 1661, se rendit habile dans les langues orientales et les antiquités, et |irofessa l'hébreu à Zurich. On a aussi de lui divers ouvrages peu connus.

OTTFRIDE ou OTFRID, Otfrulus, moine allemand vers le milieu du ix' siècle, passa la plus grande partie de sa vie au monastère de Weissembourg en basse Alsace, et fit de grands |irogrès dans la littérature sacrée et profane. Il épura la langue allemande, qu'on appelait alors théodisque ou tiuhsque. Il fit dans cette vue une grammaire, ou |ilutôt il perfectionna celle que Charlemagne avait commencée. Pour faire tomber les chansons profanes, il mit en vers tudesques rimes les plus beaux endroits de l'Evangile. Comme ces vers pouvaient se chanter, ils se répandirent beaucoup, et produisirent l'effet qu'il en attendait. Ils ont été publiés en 1571, in-8°, à B;île, par Francowitz. On conserve dans la bibliothèque impériale, à Vienne, plusieurs ouvrages en allemand d'Ottfride, manuscrits; une Paraphrase en prose des Psaumes; les Cantiques de l'office divin, et quelques Homélies sur les Evangiles. Il était disciple de Raban-Maur. Yov. les Antiquités teutoniques deJ. Sohilter.

OTTOMAN (le Père). Voy. Osman.

OTTONI (dom Lucien degli), bénéûictin de la congrégation du Mont-t^assin, né à Goito. près Mantoue, fit profession, en 1507, dans l'abbaye de Saint-Benoît à Padolironc, OÙ il mourut en 1328. Dom Ottoni fut élu abbé

de Pompose, et député par les supérieurs do la congrégation au concile de Tidnte. II traduisit du grec en latin lo ConnnentLirc de saint Jean Chrgsostome sur l'Epître aux Romains, et y joignit une Apologie de ce saint docteur, que quelques-uns accusaient d'avoir relové la force du libre arbitre aux dépens do celle de la grâce divine. Celte Apologie fut mise à l'index; toutefois c'était un religieux d'un grand mérite et de beaucoup de s.ivoir.

OUDEAU (Joseph) , prédicateur du xvii' .siècle, est un des premiers orateurs chrétiens qui se sont elTorcés de délivrer la chaire de la contagion du mauvais goût c[ui paraissait en avoir pris possession avec les Maillard, les xMonot, etc. Né à Gray en 1607, il professa pendant sept ans, chez les jésuites, les humanités et la rhétorique, puis ff se livra tout entier à la prédication. Il jiariit avec beaucou|i d'éclat dans les jirincipalos chaires de Paris et de Lyon, et mourut à Besançon lo 23 octobre 1068. On a de lui: Içs Panégyriques des fondateurs des ordres religieux , avec une préface où il est traité de l'artitice du panégyrique, Paris, 1664, in-8"; VJllustre criminel, ou les Inventions merveilleuses de la colère de Dieu dans la punition d'un pécheur, représenté par le roi Balthazar, Lyon, 1663, in-h" : c'est un recueil de sermons pour l'avent; Panégyriques pour toutes les fêtes de la .sainte Vierge, ibid., 1665, in-8"; le Prédicateur évangeliquc ou Discours pour tous les jours du carême, ibid., 1667, in-8°; Le Banquet d'Elie, ou les Merveilles de la table de Jésus, ibid., 1668, in-8°.

OUDET (dom Jean), bénédictin do la congrégation de Saint-^'annes, né à Yvoi-Carignan, ancien duché de Luxembourg, lit profession à l'abbaye de Saint-Vannes de Verdun. Il enseigna longtemps la théologie, et il passait pour un des plus habiies professeurs de la congrégation. Oudet excellait surtout dans la métaphysique. Lorsque le P. Malebranche eut fait paraître son système, dom Oudet, après l'avoir lu, partit pour Paris afin de voir ce savant oratorien, et de discuter avec lui sur divers points de son ouvrage. On argumenta vigoureusement, et on se sépara dans des sentiments d'estime et de bienveillance réciproque, après avoir épuisé la discussion, sans que do part et d'autre on eût changé de sentiment. Oudet composa divers ouvrages, mais dont il paraît qu'aucun n'a été publié. On dictait dans les cours de théologie de la congrégation un Traité, qu'il avait composé, de Jure et Justitia, qu'on assure être excellent; et l'auteur de la Bibliothèque générale des anciens écrivains de l'ordre de Saint-Benoit parle d'un Traité de la Grâce, par dom Oudet, « où, dit-il, sans donn'er dans aucun écueil, « il lie laisse rien à désirer. » 11 mourut à Novi-les-Moines, maison delà congrégation, près Retliel-Mazarin , le 18 décembre 1736.

OUDIN (Casimir) , né à Mézières sur la Meuse en 1638, entra chez les prémontrés en 1656, et s'a()pliqua principalement à l'étude de l'histoire ecclésiastique. Louis XIV

Page 1