‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 61 sur 341 · OVE · texte numérisé non relu

OVE

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Sa jeunesse à la cour de notaire II et à celle de bagobert, qui lui confia la garde de son 5ceau. Elu évoque de lîouen en G39, la même année où saint Eloi, son ami et son guide dans la vie sjiirituellp, fut élevé sur le siège de Nojon, il alla s'enfermer dans un monastère à Mâcon , alin de se dispo'^er j>ar la prière et par le j;'ûne, à recevoir les ordres sacrés. L'année suivante il prit possession de son diocèse, où il s'acquit une grande considération par son savoir et par ses vertus. Il employa l'autorité que lui donnaient son caractère et ses lumièi'es, j)Our établir la ])aix entre les princes français. Ce fut au retour d'une de ces négociations qu'il mourut à Glicliy, près de Paris, le 14- août 683, ;1gé de 7i ans. Il s'était trouvé, en CVi, au concile de Chî'ilons, dont il souscrivit les actes le troisième. Ce prélat est auteur de la Vie de saint Eloi, puh\v'e par Surius {Vitœsanrt., 1 dec), mais sans la Préface, qui se trouve dans le tnm. II de la Biblioth. mnnuscript., du P. Labbe. Cette Vie a été traduite en français par Louis de Montigny, arcliidiacre de Noyon, Paris, 1626, et par un anonvme (Levesq le, p'être de la chapelle des Orfjvres), ihid., l!)93, iii-8°.

OULTRE.MAN (Henri d') , seigneur de Bombise, né à Vali'nciennes en 15i6, s'applqiia avec beaucoup de succès aux hf^lleslettres, au droit et à l'histoire de sa patrie, fut chef de la magistrature à Valenciennos, et mourut en 1005. On a de lui : des Poésies saei-ées en latin ( t quel |ues-unes en français; Histoire de la ville et comte' de Yalenciennes, publiée par son tils Pierre d'OuItreniaii, qui la corrigea el rau,menta, Douai, 1639, in-i'olio. — Philippe d'OuLTREMAN, lils de Henri, se ht jésuite en 1G07, prêcha avec i)eaucoup de succès pendant 26 ans, et mourut le 16 mai 1652. On a de lui : le Vrai chrétien catholique, Sa'ml-Omer, 1622, traduit en angla'S, 1623.; Pédagofjue chrétien, Mons, 164-5-16o(), â vol. in-4". C'est un corjts complet de la morale chrétieniie, tiré de l'Ecriture sainte et des saints Pèies. Jacques BrO({uart, jésuite, le [)ublia en latin à Luxembmu'g, et le P. Brignon le donna à Rouen en français plus modeine, l'an 170i, in-i". On en a donné un abrégé. — Pierre d'Oi i.trema-n , jésuite, frère du précédent, mort à Valenciennes, sa patrie, le 23 avril 1656, à 65 ans, a donné plusieurs ouvrages au puidic, entre autres : Vie de Pierre VErmite et de plusieurs croisés, ■Valenciennes, 1632, in-S"; La Constantinople Belgique, Tournai, 1643, in-i". C'est l'histoire de Baudouin et d'Henri, empereurs de Constantinople. L'amour incréé répandu sur les créatures, Lille, 1652, in-fol.

OL'SEL, OISEL ou LOISEL (Philippe), né à Dantzick en 1671, d'une famille originaire do France, devint ministre de l'église allemande de Leyde, puis professeur en théologu' à Franctort-sur-l'Oder, en 1717. Il remplit cette chaire avec distinction jusqu'à sa mort arrivée en 1724. Son collègue lui rappelant pendant sa dernière maladie des passages de l'Ecriture sainte en latin ou en allemand pour sa consolation, il corrigeait la

version sur l'hébreu ou sur le grec, avec autant de soin que si son lit eût été une chaire de théologie : occupation qui, dans cette circonstance, parait aussi supertlue que déplacée. Ses principaux ouvrages sont : Introductio in accentuntionem Hebrœorum metricam, in-4°. Il soutient dans la préface de cet ouvrage que les points et les accents hébreux sont aussi anciens que les livres de l'Ecriture sainte. Cette singularité l'engagea dans quelques disputes littéraires, où il n'eut point l'avantage. Voij. Cappel (Louis). Z>e accentuatione Hebrœorum prosaica, in-8°; De lepra, jn-'t-", 1709. — Un autre Ousel (Jacques), (larent du précédent, a laissé des notes estimées sur ïOclainus de Minutius Félix, insérées en entier avec celles de Meursius, dans l'édition Vnriorum de 1672, in-8°.

OUSTItlLLE (saint). Yoy. Austrkgesii.e.

OUTRAM (Cuillacme), théologieu anglais du XVII' siècle dont nous avons un Traité estimé sous ce litre : De sacrificiis Judœorum libri duo, Londi'os, 1677, in-4°. L'auteur y disserte sur les sacritices de la loi ancienne et sur ceux des gentils, et huit |iar celui de la croix. Les préjugés de sa secte l'ont engagé à rejeter celui de la messe.

ÔUTKSÎIN (Jean d'), ministre protestant, né à Middelbourg en lG'o2, fut professeur en philosojihie et en ant qidtés sacrées, dans l'illustre école de Lordrecht, et mourut ministre à Amsterdam le 24 fJ'vrier 1722. On a de ce m nistre un très-.;ranii nombre d'ouvrages ascétiques et ])hilologiques, la plupart en tlam and. Courte esquisse des vérités divines, Amsterdam, 1736 , in-12, que les ]irotestants ont tra luite en ditlérentes langues; Essai d'emblèmes sacrés, 1700, 2 vol. in-4°; Plusieurs Dissertations sur dilférents passages de l'Ecriture sainte.

OUVRARD (René), chanoine de Tours, habile dans les belle^-lettres, la philosophie, les malhématiq les, la théologie et dans la nnisique, naquit vers IG20 à Chinon , et mourut l'an 1694, aimé pour sou caractère et respecté pour sa conduite. Ses ouvrages sont : Défense de l'ancienne tradition des églises de Frartce, sur la mission des premiers prédicateurs évangéliques dans tes Gaules, etc., Paris, 1678, in-8° : L'auteur y .^uit le sentiment de Maica toucliant saint i){:n\s ; Secret pour composer en musique, par un art nouveau ; Biblia sacra, 529 carminibus mnemonicis comprehensa; le même ouvrage en français; Motifs de réunionùl' Eglise catholique, elc; Calendarium novumpcrpetuum et (rrei'oca&«7e.Vu la marche du ciel astrijnomique, il est douteux qu'il puisse exister un calendrier de cette nature. On voit aujourd'hui sur la tombe d'Ouvrard les deux vers suivants, de sa composition :

Dum vixi, diiinn milii lutts unicu cura : Post obilum sit luus d'nnna milti uiiica merces.

Mon soin fut ici-bas de louer le Seigneur : Que ce soin, dans le ciel, fasse tout mon bonheur.

OVÉRALL (Jean), d'abord professeur de théologie à Cambridge, puis doyen de Saint- Paul à Londres , devint en 1614 évêque de Coventry et de Lichttield, et quatre ans après

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