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le dépouilla de ces deux places quelques années après. Il mourut en 1683, à 6T ans, k Eling, près d'Acton. On a de lui un trèsgrand nombre d'ouvrages de controverse, renqiiis d'emportements, et indignes d'être lus par les gens raisonnables.
OWEN (Henri), théologien anglican, né vers 1719, dans le comté de Merioiu^th, y commença ses études et alla les achever à Oxford, dans le collège de Jésus, où il prit ses degrés dans la faculté de médecine. Peu après, il embrassa l'état ecclésiastitjue, et fut nommé à la cure d'Edmonton, dans le comté de Middlesex, et ensuite à celle de Saint- Olavis, Hart-Street, à Londres. Il avait joint à l'étude de la théologie celle des mathématiques, pourlc'^queHes il avait un goût naturel. 11 était érudit et bon crit cjue. On a de lui: un Traité de Trigonométrie ; des Observations sur les miracles de VEcriturc ; des Remarques sur les quatre Evangiles; Recherches sur l'état actuel de la version des Septante; Les Modes de citation des évungélistes expliques et justifiés; Avis aux étudiants en théologie ; une Introduction à la critique sacrée ; des Sermons, prêches pour la IbndHtion de Hoyle, sous le titre de But et avantages des miracles de r Ecriture, 177'i-; d'autres 5Vrmons, imprimés après sa mort, il fut , en 1778, l'éditeur du Manuscrit Cotonien de la Genèse, avec ta copie du Vatican, collation faite par Jean-Ernest (îrabe, laipiel e était restée inédite. Owen mourut le 11 octobie 1795. OWEN (John), secrétaire de la société biblique britannique et étrangère, né à Londres en 17G5, fut d'abord placé au collège de Saint-Paul de Londres, d'où il pas^a à l'université de Cambridge, pour faire ses cours de théologie, et fut nommé membre tiu collège de Corpus-Christi de cette université. Il jiarcourut ensuite, avec un jeune homme coniié à ses soins, plusieurs parties de l'Europe, notamment la France, la Suisse et l'Italie. De retour en Angleterre, en 1793, il entra dans les ordres sacrés de l'église anglicane, et s'adonna avec succès à la prédication. Le docleur Porteus, alors évêijue de Londres, lui confia l'administration de la cure de Fulham, peu éloignée delà métropole, qu'U desservit pendant (juinze ans, jusqu'à la mort de son vénérable patron, arrivée en 1808. Depuis, Owen a rempli les fonctions de son ministère dans la chapelle du parc de Chelsea, tant que l'état de sa santé lui a permis de s'en acijuitter. 11 est mon à Ramsgate, où il était venu passer quelque temps, alin de prendre l'air de la mer, le 26 septembre 1822, dans la 57'' année de son âge. On a publié : Memoirs of the life of J. Owen, by W.Onne, London, Hamilton, 1820, iu-8". Owen a laissé : Rétrospective reflections, etc. (Réflexions sur l'état de la religion et des affaires |iolitiques en France et dans ia Grande- Rrelagiie), 179i, in-8"; Trarels into différent parts of Europe (Voyage en ditférentes parties de l'Europe, dans les années 1791 et 1792, avec des remar(}ues sur les hommes et les mœurs), 1795, 2 vol. in-8'; The ehristiau monilor, etc. (le Moniteur chrétien, pour les
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derniers jours), 1799, in-8"; The fashionable world displayed, etc. (le Monde élégant dévoilé), ISOV, in-12 ; An address to Ihe chairmnn of tlie eart India cainpani, etc. (Adresse au président de la compagnie des Indes orientales, à l'occasion de la lettre de M. Tivinuig, sur le danger d'intervenir dans les opinions religieuses des naturels de l'Inde), 181)7, in-8° ; Vindication of Ihe Bible society (Justilication delà société de la lîible, en réponse à un ecclésiastique de la campagne: lettre adressée à lord Teignmouth), 1809, iu-S" ; Histonj nfthe British and foreign Bible society (Histoire de l'origine et des dix premières années de la société Bibli(jue britannique et étrangère), 1816-1820, 3 vol. in-l". On a encore de lui de nombreux sermnns.
OWlîRBliiUi (Bernard), prêtre catholique, né le 1" mai 17o'i. à Hoeckel, hameau de la paroisse de Vultlage au pays d'Osnabruck, fut un des hommes qui contribuèrent le plus à propager en Allemagne, dans ces derniers temps, l'instruction populaire. Il se destina de bonne heure à l'état ecclésiastique, à l'occasion des regrets qu'il entendit exprimer à ses parents sur la mort du curé de leur village, et cette résolution lui fit surmonter avec courage les obstacles que sa pauvreté opposait à ses études. Ordonné prêtre en 1780, après avoir été chargé quilque temps d'une éducation particulière, il fut placé en qualité de vicaire îi Kverswinkel. Dès lors il porta sa principale attention sur l'instruction de la jeunesse, et dans le court espace de trois ans, il devint un catéchiste si accompli, que sa réputation le fit appeler à Munster pour y être professeur à l'école normale. 11 s'établit, le 1" mars 1783, au séminaire épiscopal, dont, en 1809, il devint supérieur, et il y mourut le 9 novembre 1820. Le roi de Prusse lui avait conféré, en 1808, l'ordre de l'Aigle-Bouge de troisième classe. En 1822, on lui olfrit la deuxième prébende du chapitre de Munster, qui venait d'être réorganisé, et dont le traitement était de 1200 tlialers ; il refusa pour cause d'incapacité, et ne voulut point accepter une dispense; il accepta seulement le titre de chanoine honoraire. Georges Cuvier , conseiller de l'université impéiiale, s'exprima plus d'une fois sur lui en termes honorables, notamment dans son Rapport sur rinslruction publique dans les nouveaux départements de la basse Allemagne et de la Hollande, en 1811. Owerbtrg cherchait avant tout à éveiller et à former l'intelligence dans les jeunes enfants; il croyait qu'il valait mieux exercer le jugement que surcharger la mémoire de paroles . souvent mai comprises. Il rendit les plus grands services à l'enseignement religieux, et il fut dans son pays le londateur et le soutien d'une précieuse pépinière d'instituteurs.
Il forma également des maîtresses d'école chargées de répandre l'instruction parmi les jeunes tilles du peuple. Ses fonctions de supérieur du séminaire de Munster lui donnèrent lieu d'exercer aussi la jilus heureuse influence sur l'éducation ecclésiastique. On a de lui un grand nombre d'excellents ouvrages sur l'éducation, parmi lesquels nous citerons son Manuel de religion, sa Méthode d'enseignement, son Catéchisme, son Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament. Ce dernier ouvrage, traduit de l'allemand par l'abbé Didon, supérieur du petit séminaii'o de Saint- Nicolas à Paris, forme 1 vol. in-12 de plus de 600 liages. On a publié : Vie de Bernard Owerberg, professeur à l'école normale et supérieur du séminaire de Munster, par G. -H. Schubert, professeur de sciences naturelles à l'université de Munich ; trad. de l'allemaïul par Léon Bore, professeur d'histoire au collège d'Angers, Paris, 1843, 2' édition, 1 vol. in-18 de 21C pages.
OXENSÏIEKN (N. comte d'), petit neveu d'Axel Oxenstiern, mourut fort <lgé en 1707, dans son gouvernement du duché de Deux- Ponts. Il se fit connaître par ses voyages dans presque tous les pays de 1 Europe. Il embrass i la religion catholique en Italie. Son esprit était naturellement tiès-enjoué; mais un mariage malheureux, les douleurs de la goutte, la perte de ses biens, qu'il avait consumés dans le luxe des couis, remplirent sa vifilless'j d'amertume. Il trouva de la consolation dans une philosophie que la religion avait consolidée ; les événements de sa vio devinrent jiuur lui des matières de réllexion et d'utiles leçons. C'est alors qu'il écrivit ses Pensées sur divers sujets, avec des Bépcxiuns morales, imprimées à La Haye, chez i'aii Duren, en 175'i-, 2 vol. in-12. Briizen delaMartinière, qui dirigea cette édition, en retoucha le style, qui était ctikii d'un étranger; il y laissa (|uelques triviahtés, dont le lecteur est dédommagé par des pensées solides et des traits agréables. « On est charmé, dit « l'éditeur, de voir un galant liomme, quiavait « fait une figure brillante, et qui avait goûté « tout ce que les jouissances du monde peu- « vent avoir de séduisant, se faire une sé- « rieuse occupation de détromper ceux qui « y cherchent un bonheur qu'elles ne don- » nenl réellement pas. On est surtout édifié « du grand respect qu'il témoigne pour la « religion. On découvre un philosophe qui « cherche dans l'esprit humain toutes les « ressources dont il est capable, mais qui, « sentant l'insuHisance do ces moyens pour « être solidement vertueux, n'hésite pas de « recourir aux secours surnaturels, et ne «rougit pas de parler, de Dieu, du para- « dis, de l'enfer, comme ferait un mission- « naire. »
PAC DE BELLEGARDE (Gabriel du). Voy.
Bellegakde.
PACARAU (Pierre), évêque constitutionnel de la Guonde, né l'an 1/16 à Bordeaux,